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Bonne route pour 2015 !

Par Paul-Henri Pion

Et si pour cette année nous apprenions à respecter notre nature plutôt qu’à la forcer ? Voici quelques propositions directement issues du mode d’emploi que l’évolution a inscrit en nous. Notre hygiène de vie en dépend... notre sourire aussi. Alors, êtres de mouvements et de raison que nous sommes, écoutons-les, appliquons-les et laissons circuler la vie en nous et nos proches. Bonne route pour 2015 !

1- Libérer les freins

"Chat échaudé craint l’eau froide" ou le "devoir de mémoire" comme guide d’hygiène première. Vous avez noté cette habitude qu’a notre organisme de libérer des images passées sans qu’on le lui ait demandé ? Ce processus que l’évolution nous a légué est une invitation à accueillir notre histoire plutôt que de vouloir l’ignorer, ou pire la réécrire. Alors, quand il nous rappelle nos turpitudes ou désastres, nos joies ou satisfactions passés, prenons le temps de les reconnaître pour ce qu’ils sont, sans aucun jugement ni aucune évaluation ; le passé est passé et personne ne se lave deux fois dans la même eau. Allons même jusqu’à tirer le fil des associations d’images qui en naissent, et restons en toujours à la scène pour ce qu’elle est, telle qu’elle est, rien de plus... ni de moins.

"Une femme ou un homme averti(e) en vaut deux" ou "prévenir plutôt que guérir" comme hygiène seconde. Chacun sait qu’avoir peur qu’un verre tombe à terre est un non événement s’il reste entier ; il y a juste à le ramasser. Il en est tout autrement si dans sa chute il s’éparpille en une multitudes de petits morceaux sur le chemin d’un bambin aux pieds nus. Ce n’est donc pas tant la chute du verre qui est inquiétante que ses conséquences éventuelles. Il en est ainsi de tout ce qui nous préoccupe, inquiète ou apeure au point que bien souvent nous préférerons ne pas y penser avec comme conséquence d’être désemparé quand la catastrophe survient. Alors, quand quelque chose nous inquiète, préoccupe ou effraie, plutôt que de faire l’autruche et de chasser les images des conséquences éventuelles, imaginons toutes les conséquences incroyables, inimaginables, improbables qui pourraient s’enchaîner à partir de cet événement préoccupant, inquiétant ou apeurant, et quitte à être courageux, poussons le zèle à rester vivant quoiqu’il arrive dans cette suite d’évènements imaginés. Pour ceux qui en lisant ces lignes se diraient " pas la peine, je le fais déjà naturellement", qu’ils testent toute la différence qu’il y a à le faire "naturellement" ou volontairement.

2 - Rester en mouvement...

A quoi cela servirait-il de desserrer les freins si ce n’est à favoriser la mobilité ? Et pour cela trois petits points de vigilance suffiront :
- soyons curieux, cela permet d’aller explorer au-delà de ses limites : une petite différence introduite au quotidien sera bien suffisante, comme changer l’ordre dans lequel nous nous habillons le matin ou la façon dont nous préparons notre repas,
- avoir de l’humour, cela permet de rebondir de ses erreurs,
- et faire un compliment sincère chaque jour à un être vivant, qu’il soit végétal, animal, ou humain : cela permet de s’ouvrir au monde et à son dynamisme.
Tous les grands voyages ne sont qu’une succession de petits pas répétés chaque jour, alors veillons à n’introduire qu’une petite différence et qu’un petit compliment par jour et à recommencer chaque jour à partir d’aujourd’hui et pour le reste du temps.

3 - … et sur la route

Face aux situations déstabilisantes, veillons à questionner la situation, plutôt qu’à juger les protagonistes. Quatre façons permettent de retomber sur ses pieds. Elles sont bien sûr à mettre en oeuvre en toute bienveillance, sans aucune moquerie, ironie ou sarcasme. L’autre ne se rend pas forcément compte de ce qu’il vient de créer par son attitude.
- posons une question qui montre que le sujet est important comme "en quoi est-ce important ?" ou "pourriez-vous préciser ?" ou encore "pourriez vous m’en dire plus ?"
- ouvrir sur l’improbable :
- l’autre exagère de notre point de vue : invitons le à faire encore mieux ce qu’il fait déjà. Un enfant se roule par terre de colère ? Invitons le à veiller à bien salir les deux côtés de son vêtement, beaucoup mieux que ce qu’il le fait déjà, et tout ira pour le mieux, au lavage près du vêtement. Un lavage ne vaut-il pas mieux qu’une bataille dont l’issue pollue le reste des relations ?
- l’autre ne peut s’empêcher de faire toujours pareil : prenons le de vitesse et invitons le à faire ce qu’il fera. Maman téléphone tous les matins pour ne rien dire ? Prenons la de vitesse pour lui tenir un propos aussi vide que le sien et recommençons jusqu’à ce qu’elle demande grâce,
- ou félicitons la, après ses propos, d’avoir fait ce qu’elle vient de faire, c’est signe que tout va bien.
Étonnament, l’autre arrête rapidement ce qu’il faisait et qui était devenu pesant.

4- Dans quelle posture ?

Tout n’étant pas accessible par la pensée, un peu de travail sur la posture viendra en complément. L’information dans notre corps circule entre les vertèbres, à l’aller, comme au retour. Un rachis bien établi garantit une circulation fluide de l’information et donc une vie équilibrée. Les thérapies manuelles seront ainsi partie intégrante de l’hygiène de vie, tout comme le repos.

Les accros du "psy" auront reconnu :
- en 1, l’utilisation de la régression pour transformer le refoulé en ressource. Oui, le fait d’imaginer les conséquences désagréables mobilise l’imagination de toutes ces images que nous avons rencontrées au fil du temps dans les livres, les films, les nouvelles ou notre expérience et que nous préférerions oublier. Il s’agit bien d’une distorsion temporelle vers le passé, le passé est invité dans le présent, donc d’une régression même si la peur elle, est plus souvent orientée vers le futur que vers le passé.
- en 2, rester en lien, c’est à dire être en conscience avec le vivant.
- en 3, accueillir l’instant présent pour ce qu’il est et rebondir pour rester acteur même quand la situation est déstabilisante.
- en 4, l’inscription des émotions dans le schéma corporel.

Bonne année 2015 et bonnes lectures.

- Paul-Henri Pion

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- Disponible en ligne ici

Article publié le 11 janvier 2015
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Article proposé par

Pion Paul-Henri

Paul-Henri Pion exerce les thérapies brèves et le coaching stratégique. Sa pratique s’inscrit dans la lignée des travaux du Mental Research Institute de Palo Alto (Californie) et de son Centre de thérapie brève. Il est licencié en psychologie (Université Paris V Descartes) et a suivi les enseignements de l’Institut Grégory Bateson (Liège-B) et du Centro di Terapia Strategica (Arezzo-I).

- Tél. 06 03 10 66 90 - 01 43 34 12 39
- Courriel : phpion.tb@gmail.com
- France - Courbevoie
- Site : http://pion.tb.free.fr/

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