Une peur peut en cacher une autre, comment ne pas en avoir peur ?

Par Virginie Megglé


Tremblements, palpitations, cris irrépressibles. Sensation de vide aussi, mal au cœur, difficulté à s’endormir. Boule dans la gorge, nœud dans le ventre... La peur s’accompagne de phénomènes physiques qui s’expriment et s’impriment dans le corps. Sueurs, sidération, tachycardie, bouffées de chaleur, envie de se dissoudre, de crier Maman j’ai peur alors qu’on n’a jamais eu de maman, vertiges, évanouissement que l’on craint tout en rêvant qu’il se réalise « à notre » place pour nous soustraire à l’impossible ! Les signes symptomatiques de la peur frisent parfois le ridicule ou l’aberration pour celui qu’elle n’agite pas. Catatonie, frissons, secousses, hurlement qui échappe, désir de fuir aussi fort qu’irréalisable. La peur nous fragilise, perturbe la confiance en nos capacités de résistance aux chocs et nous transforme en proie idéale face à celui que la vulnérabilité de l’autre valorise. Influant sur notre métabolisme en profondeur, elle agit, une fois installée « à domicile », même quand elle se laisse oublier. Comment réagir aux circonstances les plus émouvantes, les plus éprouvantes, pour notre sensibilité quand on n’est pas un héros ?

Pavor, dont sont dérivés peur, peureux, apeuré, s’est aussi décliné par les détours de la langue en épouvantail et, plus curieusement en… épave qui, avant de désigner un objet rejeté de la mer et sans propriétaire, signifiait « effrayé » et par connexion égaré. Cela laisse imaginer l’état dans lequel nous plongerait la peur si on s’y livrait sans résistance… Il est vrai que de bien des façons elle nous égare. Terreur, effroi, phobie, crainte, panique, appréhension, angoisse… multiples en sont les synonymes et vaste le vocabulaire qui s’en fait l’écho pour l’affirmer, la sonder, la crier…Oppression passagère ou inquiétude permanente qui revêt toutes les figures et s’arrange de toutes les situations pour se rappeler à celui qu’elle habite, la peur s’impose quand nos forces constructives nous échappent. Réaction face à une difficulté qui nous fait douter de celles-ci et re-douter la réaction que suscitera notre action en réponse à une difficulté, quelle qu’elle soit, la peur, réflexe à priori non pathologique, reste un mystère autant qu’une évidence.

Peur de la prison et hantise du vide. Claustrophobie et appréhension de la liberté. Si la peur existe à l’état pur, il lui arrive de disputer le terrain à l’envie, et quand elles se neutralisent, c’est la paralysie. Nous tiraillant entre ce qui éveille notre curiosité et ce qui nous invite à rester à l’intérieur, elle se chamaille avec le désir, convoque notre vulnérabilité, exhorte notre courage. Espoir et douleur, joie et frayeurs…La peur d’agir agit avec son contraire, et met en jeu des sentiments paradoxaux. Mais, celle d’être agressé ne va pas toujours avec le désir de l’être… Non ! Mais plutôt avec celui de se sentir vivre, vibrer (ce qui vaut mieux qu’être englouti sous les affres d’une terreur !)

Certains s’accommodent de leurs peurs, les débaptisent, les déguisent. La peur de voyager, de prendre le train, l’avion… le vélo se convertit en goût pour la marche. Celle de la lumière, pour se faire légère, aime arborer de belles lunettes. On inverse sa phobie en art de vivre et la panique hystérique des chats se transforme en passion pour la race canine.

Peur de la maladie, de la folie, de l’immobilité, peur des mots aussi. Peur de disparaître, peur que « ça se voie », que mon château de sable ou de cartes s’effondre ! Peur de trahir ou d’être trahi… La peur met à l’œuvre et stigmatise le plus souvent la reviviscence inconsciente d’un passé douloureux. Et l’émotion qu’elle fait surgir plonge dans l’embarras quand au détour d’une phrase, d’un mot, elle nous bouleverse sans dire pourquoi ou fait barrage à la communication. C’est quand elle n’est ni nommée ni reconnue et agit en sourdine que la peur est mauvaise. Comme si ses effets silencieux se liguaient pour sévir avec plus ou moins de violence, sur la vie affective et professionnelle.

Peur de paraître ou peur de disparaître ? Peur de l’échec ou peur du succès ? Peur du chômage, des interprétations… Plus que la peur de rater (ou de réussir) un examen, c’est ce qu’il est susceptible de raviver qui entre par anticipation en résonance avec des souvenirs enfouis et diffuse ce trouble qui le rend redoutable. Les effets présumés en seraient si douloureux que l’on craint qu’ils ne nous effacent. La peur de mal faire ou plutôt - que ce qu’il aura fait de son mieux soit mal perçu - pousse l’enfant à éviter bien des situations.

Sous le règne de la peur, la séparation prend tournure de rupture et la maladie annonce la mort… Qu’elle surgisse à travers un choc transmis par nos sens ou un mirage à notre esprit, qu’elle soit folle ou rationnelle, logique ou insensée, elle sape toute sérénité potentielle. Pourtant, la peur du noir oblige l’enfant qui la surmonte à voir autrement qu’à travers les yeux de ses parents quand, tâtonnant en aveugle, il se heurte au réel, au solide, au palpable avec sa propre sensibilité apprenant ainsi à se passer de leur protection.

La peur de l’étranger, de l’ailleurs, de l’inconnu, de ce qui fait que l’autre est autre, dans laquelle se lovent les germes du racisme, marque l’appréhension de ce qui en nous heurtant éveille le doute. Mais que le tout petit, qui n’a pas encore construit ses défenses soit inquiété par « l’étranger » est dans l’ordre des choses. Il a besoin d’être assuré par un adulte qui le guide ; accepte ses frayeurs sans les exploiter à ses propres fins ni pour autant l’encourager à l’intrépidité ; l’invite à surmonter ce sentiment d’étrangeté qui préfigure la peur, à développer son esprit d’ouverture, à se structurer une identité solide en découvrant que le différent n’est pas en soi terrifiant.

L’appréhension d’une maladie peut nous conduire à adopter des conduites sages. Ne pas avoir envie d’être contaminé la veille d’un voyage…et se protéger d’un virus qui est dans l’air, évite de mettre à mal notre corps et de vouer un projet à l’échec. De même, une frayeur due à l’irruption soudaine d’un vacarme monstrueux semble objectivement fondée. Simple, immédiate, on s’en détache avant qu’elle ne nous entache. Mais pourquoi a-t-on peur du noir, une fois devenu adulte ? Ou d’une souris ?

Contrairement à l’angoisse, dépourvue d’objet, la peur sait identifier ses démons. Mais si la séparation de ces expressions, poussées à leur paroxysme, fait sens, je me demande si, en matière de vécu, de ressenti intime, la frontière est aussi définie, et si toute peur ne dissimule pas une angoisse sous-jacente. Si l’une nous étrangle, l’autre nous paralyse. Et toutes deux - supposant des présences auxquelles nous préférons échapper ou des absences auxquelles nous désirons survivre, en dépit des tortures qu’elles nous font subir - nous infantilisent.

Sentiment d’inquiétude éprouvé en présence ou à la pensée d’un danger, il n’est de peur injustifiée, mais si le danger est bien présent, il n’est pas toujours là où l’on croirait le trouver.

On redoute ce que l’on ne connaît pas mais aussi de ce qui nous rappelle quelque chose que nous croyons connaître… Souvent, derrière la peur se cachent des souvenirs d’émotions fortes, insupportables dont la résurrection effraierait. Ou la reviviscence indicible d’un mal-être qui accompagna la « faute » plus grave d’un ancêtre. Sans savoir pour autant les nommer.

La peur qu’un enfant lira dans le visage d’un être cher est une des plus redoutables, quand elle s’ajoute, sans qu’il n’en comprenne le sens, à la douleur de se blesser ou de tomber malade. Une fièvre bénigne évoquera chez sa mère la disparition culpabilisante d’une sœur, ou une goutte de sang, en perlant sur un doigt, convoquera dans son sillage le souvenir d’une autre plus grave qui « dénonça » des meurs condamnables. La peur aggrave le réel... Et ses causes ne sont pas toujours exaltantes. Volonté de puissance, ambition démesurée, jalousie, culpabilité, en sont parfois le moteur caché. Associée à cette dernière, elle peut occasionner autant, si ce n’est plus, de ravage que la faute commise, incriminée, à tort ou à raison, qui l’aura engendrée. Et quand elle sévit, feignant l’innocence pour se protéger, et démasquer un autre coupable, l’idée d’être découvert lui confère une agressivité phénoménale. Invitant à la précipitation, elle incite à l’erreur, et à travers des actes insensés, se retourne contre nous. Nourrissant le regret, elle exhorte à reprocher à l’autre ce dont on craint d’être accusé. On le charge pour se décharger, et de la peur et du sentiment de culpabilité.

Accompagnant un souvenir récurrent ou associée à des souffrances archaïques qui du fond de l’inconscient nous interpellent, on y reste … par peur indifférent. Avide, elle s’auto-alimente, aussi longtemps que sa véritable source n’a pas été débusquée. La transmission d’une crainte étouffée à travers les générations devient plus lourde et plus douloureuse que ne l’aurait été une révélation soutenue par un entourage bienveillant …Ainsi la peur d’un fantôme en apparence imaginaire serait l’écho d’actes, de faits, réels passés terrorisants qui se feraient entendre, sous une apparence personnifiée, car on aurait cherché à en nier la gravité. Et la portée dramatique de certains secrets serait amplifiée par la crainte de leur révélation, face à l’intransigeance de proches ou la cruauté du jugement social.

Cette mémoire inconsciente, sous le joug de laquelle une enfance s’est tant bien que mal déroulée, imprègne le quotidien. La peur d’être « pas aimé par une mère sadique », qui ne nous supportait que si nous lui faisions plaisir, conditionne les relations amoureuses ultérieures. Certaines émotions vives, qui ont surgi alors que le moi était trop immature pour en faire une expérience sensée, et les considérer avec recul, sont intégrées à notre constitution. Ne pouvant se conjuguer au passé, elles nous rappellent à la douleur par des paniques comme injustifiées, nous menaçant dans l’intégrité de notre intimité.

Quand les figures parentales, supposées soutenir l’enfant, se sont affirmées …par leur absence, quand elles ne se sont pas contentées d’être déficientes, mais se sont présentées en se mettant hors de portée, c’est le supplice de Tantale et sans doute, comme le dit Winnicott, « le pire qu’il puisse arriver au petit humain ». Faim et soif éternelles, rien de tel pour écorcher la sensibilité et aiguiser les frayeurs. Le caractère traumatisant minoré d’un fait, d’une situation, le mépris d’une douleur occasionnée, exacerbe l’émotivité et la perception du danger. La conscience aiguë de ce qui porte atteinte favorise la soumission. Une personnalité anxieuse, perfectionniste, peut être une ancienne victime d’indicibles abus qui s’appliquera à dissimuler toute erreur car il lui a fallu, pour survivre, apprendre à nier toute « erreur »... Atmosphère douloureuse, traitement discriminatoire produisent ainsi des émotions interdites qui fragilisent d’autant plus la personnalité qu’il lui faut éviter qu’elles transparaissent et la trahissent.

Construction imaginaire pour justifier une sensation terrible qui nous étreint et dont nous avons hérité, certaines peurs ressuscitent des impressions étranges qui, si elles s’additionnent, ré-engendrent cela même qui les avait provoquées. Une agression non reconnue développe un sentiment d’inquiétude permanent qui se transmet comme une crainte « sans objet » puisque celui-ci n’a pas été nommé. Et l’on tournera en dérision le comportement de celui qui fait appel à une attitude consciencieuse pour calmer l’anxiété. Le taxant de bizarrerie, on le traite avec sévérité, brutalité parfois, car il est porteur à son insu d’un non-dit. Certains de ses propos, déstabilisants par mégarde, activent le soupçon en entretenant la crainte d’on ne sait quelle révélation. Peur de perdre ses papiers, son identité, la partie, une idée, une amie, la peur hante parfois et un mot au hasard d’une conversation pointe une ancienne terreur, chez soi, chez son interlocuteur, et soudain on se sent traqué…

L’objet sur lequel se projette la peur n’est pas toujours celui qui l’a engendrée, mais celui qui re-déclenche une peur précédente ou un trouble déréalisant. Faisant écran, il la réveille tout en la dissimulant… Sa résurgence se dit alors effrayante. Phobique, fuyant l’objet qui l’excite, on tendrait d’une certaine manière à fuir sa peur… Tant elle re-crée une béance et la rappelle.

L’objet apparent permet de donner une représentation figurative plausible à une peur plus profonde dont l’objet premier a été oublié, car interdit, ridiculisé, ou simplement non dit car indicible. Il autorise l’idée (d’essayer) d’en faire accepter la réalité, par « l’autre ». Et, symbolisant un désarroi réel passé, aide à en authentifier l’intensité émotionnelle.

La peur de toutes les peurs, la mère de toutes les peurs résiderait dans une crainte originelle plus ou moins prononcée chez chacun de nous. On peut imaginer qu’un enfant mal soutenu dans les premiers mois, par une mère elle-même fragilisée - qui n’aura pu qu’apporter des réponses mal adaptées aux besoins les plus essentiels - sera (à son tour fragilisé) plus craintif, et son propre enfant, (plus tard) agressé par les peurs parentales - plus agressif.

La peur est difficile à appréhender quand l’indicible qui l’a produite dans le passé n’a pas été symbolisé. Est-ce pour cela qu’on aime à lui donner des représentations qui en confirment l’évanescente véracité et, derrière les apparences fantasmatiques, aident à la sublimer ? Ainsi les contes et les histoires fantastiques viennent meubler, avec notre consentement, notre quiétude de frissons. On lit Grimm, Perrault et Andersen, Poe et Maupassant, pour nourrir, calmer, divertir, justifier sa peur. Peut-être est-ce parce qu’elles n’entrent pas par effraction que les émotions qu’ils nous font (re) vivre ne nous font pas violence, mais nous donnent à penser, à réfléchir et de quoi dénouer certaines appréhensions, telle celle de l’avenir (sans sa mère) pour l’enfant… Catastrophe et frissons, transposés dans la fiction, nous permettent de transcender nos émotions : on s’autorise à se frotter à leur réalité.

Parfois nous sommes attachés à nos souffrances à défaut de connaître autre chose et craignons de les quitter. Apprendre à dépasser certaine peur permet de ne pas encourager ou de vaincre ce qui la produit. On en sort grandi malgré la sensation désagréable de régresser et la menace d’effondrement qui peut accompagner la traversée. Le passage est inquiétant, mais le bien être sur lequel il débouche est incontestable. Non seulement la nouveauté régénère l’esprit qu’elle oxygène, mais en plus la jouissance que l’on tire de l’acquis apporte infiniment plus de bonheur que celle qui vient de ce dont on a « hérité ».

La peur plonge dans la détresse lorsqu’elle n’est pas reconnue. Certains malades se sentiront apaisés une fois qu’ils connaissent leur maladie - alors même qu’aucun soin miracle n’existe - d’autres préfèreront ignorer… pour pouvoir eux aussi mieux lutter. À chacun ses réponses. Aucune n’est mauvaise, sauf peut-être celle d’y céder sans plus de courage pour la vaincre en bout de course. L’un préfère la comprendre l’autre l’éliminer par l’adoption de comportements qui la défient. Les deux attitudes se valent et d’autres, tout aussi efficaces. Mais sitôt qu’elle insiste pour se faire entendre, aucune peur ne doit être négligée ni minimisée mais justement apaisée.

La peur de souffrir est une résistance saine quand il s’agit de se soigner, mais elle peut engendrer à son tour de nouvelles souffrances. Ne vaut-il pas mieux apprivoiser certains démons pour savoir ce qu’ils ont de vrai (aussi) à nous dire et mieux les combattre ? Ou oser regarder une blessure, qu’elle soit physique ou psychique, avant que, purulente, elle ne se répande, enfle, monopolise l’espace, brûle l’énergie, nous prive peu à peu de liberté en augmentant encore la souffrance. Et l’entendre, quand elle nous étreint, comme une alarme dont il faudrait décrypter le sens, sans la prendre pour argent comptant ni la mépriser cependant.

La peur agit irrationnelle. Plus on la néglige, plus elle sévit sournoise en sourdine. Ne renonçant jamais à faire entendre le pourquoi elle a surgi, jusqu’à prendre des proportions insupportables pour soi et pénibles pour l’entourage - ou grotesques.

Souvent, nos délires et nos déroutes nous semblent infimes si ce n’est dérisoires une fois dépassés. Et pourtant, combien étaient-ils terribles, terrorisants, terrifiants, au moment où nous les vivions. Pour mieux les combattre, il a fallu leur accorder toute la valeur (de traumatisme) qu’ils revêtaient sur le moment pour en venir (enfin) (presque) à bout. Et laisser place à un dynamisme positif, libérateur d’énergie nouvelle, que l’on peut investir dans la création d’une situation qui elle ne sera plus génératrice de peur.

Quand la peur sourd, inhibant nos forces créatrices, on peut rêver à la catastrophe qui nous sortirait de la torpeur, mais plutôt que de tomber dans de si funestes souhaits autant apprendre à différencier les craintes fondées de celles qui le sont moins. Tendre à en découvrir le véritable objet, l’approcher, le considérer, progressivement pour se soustraire à l’état physique et psychique parasitaire dans lequel il nous plonge.

Plus on l’étouffe, plus elle devient source potentielle de violence. Au-delà de son rôle de signal d’alarme, si on ne sait la freiner elle boursoufle, envahit et décompose l’âme, quand, sous la pression des forces agissantes de l’inconscient, affleurent à la conscience les réminiscences incertaines d’une douleur ou la résurgence d’un passé cruel.

Les ténèbres de l’inconscient sont parfois si inquiétants que nous préférons le nier. Mais entrer en dialogue avec lui ouvre sur des horizons infinis, riches de plaisir, par-delà toute difficulté. Voyage dans l’impensé, cheminement malaisé, l’analyse aide à démythifier les peurs, à en atténuer les effets, désactiver les mécanismes et, offrant le recul qu’autorise la prise de conscience de leur « réalité », les remet à leur place.

La peur « matérialise » une angoisse existentielle plus profonde, à travers des interrogations inconfortables qui, en même temps qu’elles se posent - et du fait même qu’elles se posent - nous rassurent sur notre être, autant qu’elles nous inquiètent. Ainsi celle de mourir, qui nous met à l’épreuve lors d’un accident, peut nous rassurer sur notre volonté de vivre !

La peur s’additionnant à la peur qu’elle engendre, les fantômes qui se cachent sous le lit feront peur aussi longtemps que… la peur nous empêchera de les regarder en face…. ! Ne plus avoir peur de sa peur, entendre ce qu’elle nous signifie. Oser ne pas lui obéir quand elle intime de nous taire ou nous sidère. Ouvrir la boite de pandore, sans craindre ce que l’on va y trouver. Comme pour une plaie qui empire si on ne la soigne pas, essayer de se débander les yeux : la peur est une alerte qui mérite notre attention.

- Virginie Megglé
psychanalyste en région parisienne, Virginie Megglé anime également le site www.psychanalyse-en-mouvement.net/



Publié le 1er décembre 2007 - Auteur : Megglé Virginie
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