Alternative

Pour moi, la Transition intérieure, c’est…

Par Carole Feulien pour le Réseau Transition.be

Créer un monde durable, équitable, sain, soutenant et résilient.
Entre action militante et transformation intérieure.

Et si créer un monde plus beau, plus équitable, durable, sain, soutenant et résilient reposait sur notre force d’action mais aussi sur notre capacité à nous transformer, de l’intérieur ?

Le Laboratoire de Transition intérieure de « Pain pour le prochain », organisation suisse engagée au Nord comme au Sud pour une transition vers de nouveaux modes de production, d’alimentation et de consommation, a réalisé une trentaines d’interviews de penseur(se)s de la Transition intérieure, qui partagent avec nous leur point de vue sur la question.

« Aller au-delà du système socio-économique actuel qui épuise terre et humains, c’est aussi aller au-delà de notre propre système de valeurs, et changer de regard sur notre manière d’être au monde. (…) Traverser les crises que nous connaissons aujourd’hui, c’est d’abord opérer un travail de retissage de nos liens profonds à nous-mêmes, aux autres et à la Terre », explique Michel-Maxime Egger, sociologue et éco-théologien, responsable ‘Transition intérieure’ à Pain pour le prochain.

«  J’ai longtemps espéré participer à la transformation du monde par l’action, par le militantisme (…) mais je me suis rendu compte que si on ne commençait pas par se transformer soi-même, par se mettre soi-même en harmonie avec le plus profond de son être, et ensuite de communiquer toute cette profondeur avec le monde qui nous entoure, on n’arriverait à rien », témoigne Philippe Roch, consultant en écologie et spiritualité.

« C’est la transformation profonde de notre rapport au monde qui contribue au grand changement de cap. Il est question d’approfondir notre propre lien à la Nature et à la manière qu’on a d’entrer en relation avec l’humanité mais aussi avec tout le monde vivant. Il y a tout un travail à faire sur la place de l’être humain dans la nature, au travers de diverses pratiques. C’est aussi une expérimentation de nouvelles manières de faire ensemble (…). C’est un travail individuel et collectif qui est au service de la collectivité et de la planète. Ce n’est pas juste du développement personnel. C’est au service de quelque chose de collectif… », complète Elise Magnenat, Animatrice socioculturelle à Pôle Sud et au Jardin aux milles mains de Rovéréaz, à Lausanne.

Ainsi, ce serait notre manière de nous considérer comme partie de la Nature, notre capacité à nous (re)connecter à toutes les entités vivantes, humaines et autres qu’humaines, à accueillir nos émotions face à l’état du monde et à remettre en question nos schémas de pensée et nos modes de fonctionnement, qui nous permettraient d’agir de manière juste pour la planète.

Donc… si nous étions à l’écoute des remous en nous liés aux bouleversements que notre planète traverse actuellement, si nous trouvions l’énergie intérieure, psychique et spirituelle pour nous relier à la Terre et nous ré-émerveiller avec tous nos sens devant la beauté du monde, si nous essayions de trouver en nous les leviers du changement pour prendre soin de la planète, de nous-mêmes et des autres, notre action en serait nourrie ?

Le succès du mouvement de la Transition reposerait-il alors sur notre capacité à créer une culture équilibrant réellement changements intérieurs et extérieurs, équilibrant l’être et le faire ? C’est à ce défi que souhaite répondre la Transition intérieure.

Pour eux, la Transition intérieure, c’est…

Découvrez la trentaine de vidéos sur cette playlist « Transition intérieure » avec Dominique Bourg, Sarah Koller, Michel Egger, Yvan Rytz, Xavier Gravend-Tirole, Sophie Swaton, Philippe Roch, Philippe Le Bé, Jean-Claude Huot, Aude Zeller, Bernard DuPasquier, Helena ter Ellen, Bao Long Dang Van, Pascale Smeesters, Nicole Bardet, Pierre Jacot, Alexandre Mariéthoz, Alexia Rossé, Michelle Zufferey, Marie Cénec, Elise Magnenat, Pablo Servigne, Thomas d’Ansembourg, Mathieu Labonne, Philippe Desbrosses

Réseau Transition.be

Etre malade d’un monde malade est un signe de bonne santé. Il est donc nécessaire de changer de cap sociétal. Ce qu’on appelle la Transition.

Mais il est facile et rapide de se perdre dans l’action et l’activisme. Le succès de la Transition repose pourtant sur notre faculté à créer une culture équilibrant réellement changements extérieurs et intérieurs, équilibrant l’être et le faire. Pour ce faire, le Réseau Transition a créé un réseau de professionnels de l’accompagnement, du soin et du bien-être se reconnaissant de la Transition et désireux de proposer leurs services aux personnes en transition qui en ressentent le besoin. La Transition est un mouvement de citoyens qui se réunissent pour réimaginer et reconstruire notre monde.
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