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	<title>Mieux-Etre.org</title>
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	<description>Le portail de la Psychoth&#233;rapie, du Coaching et du mieux-&#234;tre en Belgique, &#224; Bruxelles et en Wallonie. Recommandations de th&#233;rapeutes et formations.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Mieux-Etre.org</title>
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		<title>Question de curiosit&#233;</title>
        
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		<description>&lt;p&gt;Les praticiens en relation d'aide (th&#233;rapeutes, counselors, coachs...) ont l'habitude de poser des questions. Bien s&#251;r, ce n'est pas leur seule fa&#231;on d'intervenir ou de pratiquer leur m&#233;tier, n&#233;anmoins le questionnement occupe une place pr&#233;pond&#233;rante dans le m&#233;tier. Et c'est dans la pratique du questionnement que les impasses sont possibles. En effet, il existe deux orientations de questions possibles : tourn&#233;es vers le praticien ou tourn&#233;es vers le client.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/-Articles-.html" rel="directory"&gt;Articles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2306-c2dc4.png?1712870192' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les praticiens en relation d'aide (th&#233;rapeutes, counselors, coachs...) ont l'habitude de poser des questions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien s&#251;r, ce n'est pas leur seule fa&#231;on d'intervenir ou de pratiquer leur m&#233;tier, n&#233;anmoins le questionnement occupe une place pr&#233;pond&#233;rante dans le m&#233;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est dans la pratique du questionnement que les impasses sont possibles. En effet, il existe deux orientations de questions possibles : tourn&#233;es vers le praticien ou tourn&#233;es vers le client.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;i&gt;&#034;Tout ce qui se d&#233;robe sous la main est, &lt;br class='manualbr' /&gt;ce soir, essentiel. &lt;br class='manualbr' /&gt;L'inaccompli bourdonne d'essentiel&#034; &lt;br class='manualbr' /&gt;(Ren&#233; Char) &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les questions orient&#233;es vers le praticien, en position centr&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le praticien peut orienter ses questions vers lui-m&#234;me (et son client vers une impasse) avec la meilleure intention du monde. &lt;br class='autobr' /&gt;
S'il pose des questions orient&#233;es vers lui-m&#234;me, cela signifie que sa curiosit&#233; est &#233;galement tourn&#233;e vers lui-m&#234;me. Souvent ce seront des questions ayant trait au contenu, au sens, qui permettront au praticien de trouver du sens &#224; ce qu'il entend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi cette curiosit&#233; tourn&#233;e vers soi ? Peut-&#234;tre parce que le praticien, inquiet de ne pas comprendre la probl&#233;matique du client, tente par des questions &#034;d'approfondissement&#034; d'adoucir sa propre inqui&#233;tude.&lt;br class='autobr' /&gt;
Essayer de comprendre r&#233;v&#232;le un d&#233;sir d'aider tr&#232;s humain, peut-&#234;tre inspir&#233; de la croyance que comprendre c'est r&#233;soudre, et de l'id&#233;e qu'une deuxi&#232;me intelligence peut venir prendre le relais de la premi&#232;re l&#224; o&#249; elle bute. Et pourtant nous savons tous qu'il n'y a aucune cause &#224; effet entre la compr&#233;hension que le praticien pourrait faire du sens imm&#233;diat de ce qu'exprime le client et la r&#233;ussite de ce dernier en s&#233;ance ! Il se pourrait m&#234;me que, lorsque le praticien se rassure par une r&#233;ponse &#8212;bien souvent convenue d'ailleurs&#8212; il risque d'augmenter l'inqui&#233;tude de son client.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que le praticien ait des trous dans la tapisserie qu'il tisse avec le client, c'est de peu d'importance puisque sa zone d'influence se situe &#224; un niveau autre que celui de la compr&#233;hension imm&#233;diate. Ce qui importe, c'est que ce soit le client qui remplisse les vides et les blancs. Le praticien est en interaction pour permettre au client de se transporter d'un espace satur&#233; par le probl&#232;me, vers un espace o&#249; il lui sera possible de savoir, de comprendre, de faire du sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le praticien se met en qu&#234;te du sens, il entre dans une d&#233;marche tourn&#233;e vers lui, il remplit les vides et les blancs, certes, mais pour son propre compte, ce qui n'avance gu&#232;re le client. Un avantage pour le praticien, nous l'avons vu, est de se rassurer. Un autre est d'asseoir sa place dans la relation, une place de pouvoir, le pouvoir de &#171; l'intelligence des choses &#187;, le pouvoir du sachant. La question &#171; pourquoi &#187; est souvent de cette nature. Sauf lorsqu'elle vise &#224; mettre &#224; jour les intentions du client, lui permettre de verbaliser ce qui est important pour lui. Par exemple : &#171; Je souhaite r&#233;ussir cette mission &#8211; Pourquoi dites-vous cela ? &#8211; Parce que je me suis investi, parce que cette mission va permettre &#224; toute l'&#233;quipe de [...] et que j'aime aller au bout de ce que je commence &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les questions de contenu orient&#233;es vers le praticien m&#232;nent, tr&#232;s souvent &#224; une impasse. Une impasse est une voie sans issue, une voie dont le bout bute toujours sur le m&#234;me mur. Tout client, avant devenir nous voir, a souvent investigu&#233; son probl&#232;me dans tous les sens, a discut&#233; celui-ci avec diff&#233;rentes personnes, s'est pos&#233; ou s'est fait poser de nombreuses questions, a &#233;labor&#233; beaucoup de r&#233;ponses. Il y a de fortes chances pour qu'il ait d&#233;j&#224; r&#233;pondu aux questions du pourquoi pos&#233;es par des personnes orient&#233;es vers elles-m&#234;mes, c'est-&#224;-dire orient&#233;es vers la compr&#233;hension imm&#233;diate. Et il aura r&#233;pondu. Les m&#234;mes r&#233;ponses donn&#233;es &#224; de m&#234;mes questions, nous les appellerons des r&#233;ponses convenues. Et ces m&#234;mes questions, si le praticien les pose, alors qu'elles ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; tr&#232;s souvent pos&#233;es, recevront les m&#234;mes r&#233;ponses qui ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; faites. Nous dirons que ce genre de question ne fait pas avancer la probl&#233;matique du client, et font parfois m&#234;me pire, elles peuvent impatienter, voire agacer et consolider le mur au fond de l'impasse.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Les questions orient&#233;es vers le praticien soutiennent le probl&#232;me. Les questions orient&#233;es vers le client vont au contraire aider &#224; le dissoudre.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les questions orient&#233;es vers le client, en position d&#233;centr&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s souvent, les questions auront pour objectif de permettre au client de verbaliser &#224; voix haute, pour lui, une id&#233;e, une histoire, une option, une r&#233;flexion... La qu&#234;te d'un autre sens est pour lui, lui permettre d'&#233;toffer une repr&#233;sentation de la r&#233;alit&#233; qui va dans le sens de ses souhaits, de ses envies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, nous imaginons qu'elles pourraient &#234;tre de deux sortes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1/ les questions interpellantes, curieuses, inattendues, bousculantes, improbables&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En tant que praticiens, notre intention est de poser des questions qui transporteront le client dans un espace improbable, un espace interpellant, un espace auquel il n'a pas pens&#233;. Un endroit bien peu visit&#233; ; un lieu que le probl&#232;me n'a pas investi. Un lieu o&#249; le probl&#232;me n'est pas pr&#233;sent. Un lieu improbable, voire &#171; impossible &#187;, comme dirait Jacques Derrida, c'est-&#224;-dire &#233;tranger &#224; l'ordre des possibles, et non pas un espace inaccessible que l'on ne pourrait alors que renvoyer &#224; plus tard. C'est cela &#171; la d&#233;construction de l'impossible &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont donc des questions de curiosit&#233; tourn&#233;es vers le client. Des questions qui ont pour objectif de lui proposer de se transporter dans un espace de r&#233;flexion qu'il n'aurait jamais investigu&#233; sans cela. Ce sont des questions qui aident le client &#224; r&#233;v&#233;ler l'implicite, &#224; inverser son point de vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2/ les questions du r&#233;el&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
A nouveau, nous imaginons qu'elles pourraient &#234;tre de deux sortes :
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Les questions qui prennent en compte les manifestations, les &#233;v&#233;nements qui se passent, se d&#233;roulent pendant la s&#233;ance, dans l'ici et le maintenant. Ce que l'on pourrait r&#233;sumer trop rapidement par l'expression &#171; questions de processus &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Et les questions pour aider le client &#224; quitter l'explicatif, voire le justificatif, pour entrer dans le descriptif. Ces questions-l&#224; lui permettront de se rapprocher au plus pr&#232;s de son exp&#233;rience, de son v&#233;cu, de la complexit&#233; et de l'ambig&#252;it&#233; inh&#233;rentes au r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous les cas, la finalit&#233; des questions orient&#233;es vers le client est la m&#234;me : faire appara&#238;tre l'absent mais implicite.&lt;br class='autobr' /&gt;
Force nous est de constater que la compr&#233;hension du sens premier du discours du client par le pratiien est bien secondaire. Aucune d&#233;monstration n'a pu nous convaincre de la r&#233;ussite d'un client qui serait due &#224; la compr&#233;hension du contenu par le praticien. Celui-ci va avec le client vers la r&#233;ussite, et le chemin n'en est pas la compr&#233;hension, mais la r&#233;organisation de sens que le client effectue lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#034;&lt;i&gt;Nous inventons des forces qui touchent les extr&#233;mit&#233;s,&lt;br class='autobr' /&gt;
presque jamais le c&#339;ur&lt;/i&gt;&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Ren&#233; Char)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;Isabelle Laplante, Nicolas De Beer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>El&#233;ments de S&#233;mantique g&#233;n&#233;rale d'Alfred Korzybski</title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/Elements-de-Semantique-generale-d.html</link>
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		<dc:subject>S&#233;mantique G&#233;n&#233;rale</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Nous pensons spontan&#233;ment que la langue que nous utilisons est un outil neutre qui nous permet de d&#233;crire efficacement le monde, de donner des informations, d'exprimer nos sentiments et bien d'autre choses. Alfred Korzybski (1876 &#8211; 1950) s'est pos&#233; la question des pr&#233;suppos&#233;s - et notamment de l'h&#233;ritage de la pens&#233;e d'Aristote dans la culture occidentale - qui sous-tendent notre utilisation de la langue et plus particuli&#232;rement des relations qui lient langue et r&#233;el.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/+-Semantique-Generale-+.html" rel="tag"&gt;S&#233;mantique G&#233;n&#233;rale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton3206-630ab.jpg?1712870192' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous pensons spontan&#233;ment que la langue que nous utilisons est un outil neutre qui nous permet de d&#233;crire efficacement le monde, de donner des informations, d'exprimer nos sentiments et bien d'autre choses.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alfred Korzybski&lt;/strong&gt; (1876 &#8211; 1950)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Alfred Korzybski (1876 - 1950), ing&#233;nieur polonais qui s'est int&#233;ress&#233;, entre (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; s'est pos&#233; la question des pr&#233;suppos&#233;s - et notamment de l'h&#233;ritage de la pens&#233;e d'Aristote dans la culture occidentale - qui sous-tendent notre utilisation de la langue et plus particuli&#232;rement des relations qui lient langue et r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le langage est omnipr&#233;sent dans presque toutes les activit&#233;s humaines qu'il permet de d&#233;crire, de comprendre (prendre avec soi) de th&#233;oriser. C'est aussi par sa m&#233;diation que nous pouvons relier les diff&#233;rentes &#233;tapes de notre vie personnelle et/ou collective et construire une histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mot fran&#231;ais &#034;s&#233;mantique&#034; nous vient du Grec s&#234;mantikos : qui signifie. Il a &#233;t&#233; propos&#233; en 1883 par le linguiste fran&#231;ais Michel Br&#233;al (1832 - 1915), professeur au Coll&#232;ge de France. Mais, la S&#233;mantique g&#233;n&#233;rale de Korzybski ne doit pas &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une partie de la linguistique au sens habituel de ce terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voici deux d&#233;finitions de la s&#233;mantique, celle de la &#034;s&#233;mantique (en g&#233;n&#233;ral)&#034; et celle de la &#034;s&#233;mantique g&#233;n&#233;rale&#034; de Alfred Korzybski.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;La premi&#232;re&lt;/strong&gt; est traditionnelle et rel&#232;ve de l'&#233;tude des langages. La s&#233;mantique concerne le sens des &#233;nonc&#233;s.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;La seconde porte&lt;/strong&gt; sur notre fa&#231;on d'&#233;valuer le monde. La S&#233;mantique g&#233;n&#233;rale de Korzybski traite de la mani&#232;re dont les &#234;tres humains r&#233;agissent &#224; leur propre processus de perception.&lt;br class='manualbr' /&gt;Ou bien, formul&#233; diff&#233;remment, elle &#233;tudie la mani&#232;re dont nous produisons du sens dans notre exp&#233;rience du monde, comment nous jugeons les diff&#233;rents aspects de notre vie quotidienne en fonction de nos croyances et notamment de nos valeurs.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La circularit&#233; de la connaissance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notre relation au monde s'effectue &#224; trois niveaux :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;le monde des &#233;v&#233;nements&lt;/strong&gt; : ondes corpuscules, champs, etc. Ce niveau ne nous est pas directement accessible et n'int&#233;resse que les sp&#233;cialistes de ces questions (scientifiques, math&#233;maticiens, biologistes &#8230;),
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;le monde empirique&lt;/strong&gt; qui se fonde sur notre exp&#233;rience spontan&#233;e. C'est ma r&#233;alit&#233; exp&#233;rientielle,
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;le monde symbolique&lt;/strong&gt; qui utilise nos diff&#233;rents langages pour d&#233;crire les deux premiers niveaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces 3 niveaux forment une boucle que Korzybski nommait la circularit&#233; de la connaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monde des &#233;v&#233;nements ? Monde empirique ? monde symbolique ? Monde des &#233;v&#233;nements...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette boucle cr&#233;e une incertitude sur notre neuro-r&#233;alit&#233; &#034;qui perd tout fondement ontologique premier.&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Edgar Morin' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apprentissage de la S&#233;mantique g&#233;n&#233;rale est ludique et son application quotidienne valorisante car elle se positionne en m&#233;ta-discipline dans la plupart de nos activit&#233;s. Dans un environnement surm&#233;diatis&#233;, ou l'information se substitue &#224; l'exp&#233;rience du monde, cette discipline se positionne en prophylaxie de la communication et nous aide &#224; cr&#233;er du sens.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;figure class='spip_document_3309 spip_documents spip_documents_left' style=&#034;max-width:130px;&#034; data-w=&#034;130&#034;&gt; &lt;span &gt; &lt;picture style='padding:0;padding-bottom:112.30769230769%' class='conteneur_image_responsive_h'&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/IMG/jpg/michel-saucet-resp130.jpg?1711791087' alt='' data-src='IMG/jpg/michel-saucet.jpg' data-l='130' data-h='146' data-tailles='[\&#034;160\&#034;,\&#034;320\&#034;,\&#034;640\&#034;,\&#034;1280\&#034;,\&#034;1920\&#034;]' data-autorisees='{&#034;130&#034;:{&#034;1&#034;:&#034;IMG\/jpg\/michel-saucet-resp130.jpg?1711791087&#034;,&#034;2&#034;:&#034;IMG\/jpg\/michel-saucet-resp130.jpg?1711791087&#034;}}' class='image_responsive' style='max-width: 500px; max-height: 10000px'&gt;&lt;/picture&gt; &lt;/span&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michel Saucet&lt;/strong&gt; a une formation d'ing&#233;nieur. Apr&#232;s quelques ann&#233;es de recherche technique, il a orient&#233; sa carri&#232;re vers le marketing et la gestion avant de se consacrer au conseil et &#224; la formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, il anime r&#233;guli&#232;rement des stages de s&#233;mantique g&#233;n&#233;rale dans les entreprises et aupr&#232;s de personnes souhaitant, dans un cadre associatif, faire une d&#233;marche de d&#233;veloppement personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Membre de l'Institute of General Semantics (U.S.A.) il est tr&#232;s impliqu&#233; dans le d&#233;veloppement de cette technique en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auteur de La s&#233;mantique g&#233;n&#233;rale aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Alfred Korzybski (1876 - 1950), ing&#233;nieur polonais qui s'est int&#233;ress&#233;, entre autres, &#224; l'influence de la structure des langues sur notre interpr&#233;tation du monde.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Edgar Morin&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'impasse, une (b&#233;)vue du praticien</title>
        
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		<dc:date>2012-10-21T12:20:31Z</dc:date>
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		<description>&lt;p&gt;Etre dans l'impasse signifierait ne pas avoir d'issue ; entrer dans l'impasse, se diriger vers le mur ; et sortir de l'impasse, signifierait-il rebrousser chemin ? Escalader une &#233;chelle de corde ? Creuser un tunnel ? L&#233;viter ? Bref soit un peu de temps perdu, soit quelques acrobaties&#8230; Choses que les coaches n'aiment pas forc&#233;ment. Mais ils aiment encore moins les impasses et leur cort&#232;ge de sentiments d'impuissance, d'incomp&#233;tence, d'enfermement, de d&#233;sarroi.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/-Articles-.html" rel="directory"&gt;Articles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton3061-cbdfc.jpg?1712870192' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Isabelle LAPLANTE&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;L'impasse, c'est l&#224; par o&#249; on ne peut pas passer, habituellement une voie dite sans issue.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etre dans l'impasse signifierait donc ne pas avoir d'issue ; entrer dans l'impasse, se diriger vers le mur ; et sortir de l'impasse, signifierait-il rebrousser chemin ? Escalader une &#233;chelle de corde ? Creuser un tunnel ? L&#233;viter ? Bref soit un peu de temps perdu, soit quelques acrobaties&#8230; Choses que les coaches n'aiment pas forc&#233;ment. Mais ils aiment encore moins les impasses et leur cort&#232;ge de sentiments d'impuissance, d'incomp&#233;tence, d'enfermement, de d&#233;sarroi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arr&#234;tons-nous un instant &#224; &#034;sortir de l'impasse&#034; en coaching car n'est pas tr&#232;s compliqu&#233;. En effet, il suffit, si on choisit la solution &#034;rebrousser chemin&#034;, de reprendre la conversation en amont de la mauvaise bifurcation (re-poser le cadre, r&#233;-&#233;noncer l'objectif, consolider l'engagement, red&#233;finir les positions, etc.) ou, si on choisit la voie &#034;acrobaties&#034;, se replonger dans l'ici et maintenant (interroger les espoirs et les intentions au lieu du probl&#232;me, se mettre en vuln&#233;rabilit&#233;, demander de l'aide, explorer les exceptions, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement plus int&#233;ressante est la pr&#233;vention de l'impasse en coaching puisque, dans le fond, la meilleure fa&#231;on de ne pas &#234;tre dedans, c'est bien de s'abstenir d'y aller ! Il s'agit donc ici de rester, d'une part, conducteur de la s&#233;ance, tant sur le plan de la relation que sur celui de la t&#226;che (ma&#238;trise de l'influence), ce qui suppose la conscience et le choix de l'orientation. Et, d'autre part, d'&#234;tre dans une position de grande vigilance &#224; l'autre, aux implicites de son r&#233;cit et aux r&#234;ves qu'il nourrit (ma&#238;trise du centrage sur l'autre).&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Et cette id&#233;e d'impasse a-t-elle du sens d'ailleurs ? Lorsque le r&#233;el est appr&#233;hend&#233; comme une information, les portes s'ouvrent et les murs s'estompent. L'impasse ne serait-elle qu'une des nombreuses peurs qu'un coach peut projeter en s&#233;ance ?&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nicolas DE BEER&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;L'impasse, signifie un cul de sac, une voie sans issue, puis &#034;une situation sans issue&#034; d'apr&#232;s Diderot.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il y a une situation qui pour certains praticiens en relation d'aide est inconfortable, c'est bien celle de se retrouver dans l'impasse avec les cons&#233;quences psychiques pour le praticien face au client.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, impasse par rapport &#224; quoi ? Par rapport &#224; qui ?&lt;br class='autobr' /&gt;
L'impasse est construite par le praticien qui s'enferme de lui-m&#234;me, par exemple :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; soit dans des id&#233;es re&#231;ues (on ne f&#233;licite pas un client, on ne le plaint pas, on n'exprime pas son &#233;motion, on ne lui apporte pas une r&#233;ponse car ce n'est pas notre r&#244;le, etc.) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; soit dans des r&#232;gles implicites (s'interdire tel geste ou telle parole avec tel client) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; soit parce qu'il court tout seul apr&#232;s son propre objectif ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; soit parce que l'objectif de la prestation n'est pas suffisamment explicit&#233; ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; soit parce que, touch&#233; peu consciemment par une parole du client, il se voit dans l'obligation de r&#233;pondre. Etre oblig&#233; de r&#233;pondre signifie ne plus avoir d'autre choix que de r&#233;pondre, cela signifie r&#233;agir, et ainsi avoir perdu sa libert&#233; d'agir ou de ne pas agir ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; soit ...&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;L'impasse, c'est aussi poser une question dont le praticien esp&#232;re la &#034;bonne&#034; r&#233;ponse, reli&#233;e &#224; une intention personnelle ou c'est le client/patient qui a une r&#233;action qui am&#232;ne le praticien &#224; ne plus savoir quoi dire, faire. Par exemple : &#224; une question &#034;Qu'en pensez-vous ?&#034; - &#034;Rien, et vous &#187; dit le client&#034;. Ou le &#034;blanc&#034; du praticien qui se demande, quoi faire, quoi dire, le silence qui n'est pas voulu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce peut &#234;tre aussi, vu du c&#244;t&#233; du praticien bien s&#251;r, la non-collaboration du client &#8211; le client non motiv&#233;, le client touriste, le passant qui passe.&lt;br class='manualbr' /&gt;Ou encore s'enfermer tout seul en acceptant une alternative pos&#233;e par un client : &#034;Je pars ou je reste ?&#034; - Vouloir aller trop vite &#8211; vouloir r&#233;ussir &#224; la place du client.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et encore :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Un objectif flou (je veux &#234;tre serein, par ex.) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Poursuivre un objectif ind&#233;pendamment ou malgr&#233; celui du client ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le client n'est pas au niveau de motivation suffisant ou esp&#233;r&#233; par le praticien (cf. Scott Miller) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Oublier de demander de l'aide au client ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ne pas croire &#224; l'auto-comp&#233;tence du client ; ou consid&#233;rer le client comme trop fragile pour pouvoir supporter l'intervention, alors qu'il a de toute &#233;vidence r&#233;ussi &#224; contenir le probl&#232;me jusqu'&#224; pr&#233;sent, puisqu'il est l&#224; !&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'absence de r&#233;ussite attribu&#233;e au client ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Croire que le client r&#233;siste alors qu'il peut tout simplement craindre que le fait d'accepter la d&#233;marche cr&#233;e de la d&#233;pendance. Ou bien il a eu une exp&#233;rience malheureuse avec un professionnel, ou encore parce qu'il pense que cela ne servira &#224; rien ou encore pour r&#233;server sa dignit&#233; ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Anticiper l'impossibilit&#233;, comme si le praticien savait mieux que le client et pensait difficile voire impossible le changement ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La loyaut&#233; du praticien envers ses concepts th&#233;oriques, autrement dit le contre-transfert du praticien ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; R&#233;p&#233;ter des m&#233;thodes, techniques et pratiques inefficaces ou faire plus de ce qui ne marche pas ce qui nous am&#232;ne souvent &#224; croire que notre client r&#233;siste ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ne pas avoir de plan d'intervention ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Perdre la posture d&#233;centr&#233;e et influente ou refuser la directivit&#233; (posture de non-influence, centr&#233;e ou d&#233;centr&#233;e) ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ces impasses sont issues d'une position centr&#233;e du praticien. Et la liste est longue !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines interventions sont donc contre-productives au point de stabiliser, sinon d'aggraver les difficult&#233;s existantes. Nous introduirons ici la notion de &#034;soluprobl&#232;me&#034; que propose Gilbert Pregno, psychologue et th&#233;rapeute familial. Elle est d&#233;finie comme &#034;une solution qui repr&#233;sente un probl&#232;me plus grand que celui qui se posait au d&#233;part.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des pistes pr&#233;paratoires &#224; la collaboration en s&#233;ance : &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Se rappeler que les clients r&#233;sistent au probl&#232;me pas au praticien ;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Demander au client si nous allons bien dans le sens qu'il souhaite. Comment il nous voit le mieux travailler ensemble ? &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Et v&#233;rifier en s&#233;ance : Est-ce qu'il a l'impression que nous respectons sa direction de travail ;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Proposer des objectifs clairs, concrets, limit&#233;s, petits, pas challengeants. Eviter les ambitions d&#233;mesur&#233;es ;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Appliquer le principe d'honn&#234;tet&#233; : dire clairement ce que nous pouvons faire, savons faire ou ne savons pas faire ;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Etre capable de quitter sa m&#233;thode, voire sa th&#233;orie et privil&#233;gier celle du client. Cela &#233;vitera souvent au client la n&#233;cessit&#233; de r&#233;sister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A notre avis, une situation n'est jamais bloqu&#233;e dans la relation client-praticien, c'est le praticien qui se bloque !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs possibilit&#233;s nous permettent de percevoir le moment propos&#233; autrement que comme une impasse, ou de se pr&#233;munir suivant les cas. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle que soit la possibilit&#233;, la posture pertinente &#224; maintenir sera : d&#233;centr&#233;e (le client au centre) et influente de la part du praticien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Une m&#233;thode sera de poser un espace de silence, propice au client pour le forcer &#224; penser un espace plus loin. Puis, peut-&#234;tre une question ?
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Augmenter le niveau de complexit&#233; et s'&#233;carter des explications simplificatrices ;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Poser une question r&#233;flexive : &#034;Quand vous me dites cela, qu'&#234;tes-vous en train de me dire ?&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre voie possible est celle dite de &#034;l'absent mais implicite&#034; invent&#233;e par Michael White d'apr&#232;s les travaux de Jacques Derrida. Pour lui, les compr&#233;hensions internes &#233;taient des culs de sac. Croire en la &#034;nature humaine&#034; (je suis comme-ci, l'&#234;tre humain est ainsi fait&#8230;) nous coupe des &#233;motions, de l'exp&#233;rience, c'est un cul de sac. Et il y a toujours un implicite : une histoire sociale et relationnelle dans une phrase aussi lapidaire soit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela signifie qu'il n'y a pas d'impasse pour autant que je garde ma posture d&#233;centr&#233;e. Quelle que soit la plainte, nous consid&#233;rerons qu'il y a un absent mais implicite. Une personne qui se dit &#234;tre d&#233;sesp&#233;r&#233;e peut g&#233;n&#233;rer chez le praticien un sentiment d'effroi, de peur, selon sa projection, sachant bien qu'il risque de se mettre dans l'impuissance &#224; vouloir trouver une solution pour l'autre (ou pour se sauver lui-m&#234;me), ou sympathiser. Le praticien qui sait entendre le deuxi&#232;me discours cherchera avec le client des r&#233;cits d'espoir, puisque tout sentiment de d&#233;sespoir est reli&#233; &#224; une exp&#233;rience ant&#233;rieure d'espoir. Sinon comment pourrait-il comparer et nommer ce qu'il vit. Si un client vit un &#233;chec, c'est qu'il a exp&#233;riment&#233; des victoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelqu'un qui est perdu nous signale qu'il a le sens de l'orientation. Nous explorerons la plainte : &#034;Qu'est-ce que cela refl&#232;te de vos soucis, de vos pens&#233;es. Qu'est-ce que cela r&#233;v&#232;le de vos buts et de vos valeurs dans votre vie professionnelle ? D'o&#249; cela vous vient-il ? Racontez-moi des histoires qui me permettraient de comprendre ce qu'il y a derri&#232;re tout cela, qui prouve cela ?&#034;&lt;br class='manualbr' /&gt;Nous devons d&#233;faire les valises de la plainte. Plus le client d&#233;crit richement ses difficult&#233;s en terme de ce que cela refl&#232;te dans ses valeurs, ses histoires, plus cela ouvre d'opportunit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plainte nous am&#232;nera &#224; explorer le souci, qui lui-m&#234;me nous parlera de la valeur bafou&#233;e, qui elle nous &#233;voquera une histoire de ce qui est pr&#233;cieux pour elle.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ces diff&#233;rentes r&#233;flexions nous am&#232;nent &#224; dire que l'impasse est bien construite dans la t&#234;te et par la t&#234;te du praticien.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;Nicolas KOREICHO (psychanalyste, superviseur, DEA de psychopathologie)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'impasse, m&#234;me si elle r&#233;v&#232;le une inad&#233;quation intellectuelle, relationnelle ou affective, avant tout discursive, dans le premier cas, qui concerne une pr&#233;cision de pens&#233;e, l'impasse doit pouvoir s'expliquer. Apr&#232;s tout, l'accompagnant est cens&#233; disposer de capacit&#233;s intellectuelles qui lui permettent d'avoir une compr&#233;hension a minima des choses et des &#234;tres et, partant, il est apte &#224; proposer une issue, de silence, de d&#233;placement, de d&#233;centration, de limitation, de l'ordre du verbal ou du non verbal.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le second cas, qui a trait &#224; une vigilance intuitive, il s'agit de questions propres au transfert, au contre-transfert, &#224; l'&#233;motion, pouvant s'interpr&#233;ter en termes de demande d'aide, de proposition d'attention, de d&#233;sir de reconnaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le discours, par contre, ne se d&#233;veloppe que dans la ma&#238;trise du langage qui l'habite ou dans l'entente de ses ressources jusqu'aux plus cach&#233;es, et, de m&#234;me que la po&#233;sie ne peut venir que du mot juste, l'appr&#233;hension de l'impasse ne se fera qu'en pr&#233;sence du juste propos ou de la juste entente.&lt;br class='autobr' /&gt;
En de&#231;&#224; de la dialectique logique et commune qui consiste &#224; faire entrevoir qu'&#224; travers un &#233;chec se trouve l'id&#233;e de la victoire, nous avons besoin de la justesse du soi, de la bonne place et du moment pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant les propositions des m&#233;thodes narratives, avant les psychanalystes, les philosophes du langage ont compris que la nature du langage &#233;tait de faire correspondre, coexister, relier. Voil&#224; qui nous est bien utile.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;spip&#034; summary=&#034;&#034;&gt;
&lt;caption&gt;&lt;figure class='spip_document_2268 spip_documents spip_documents_center' style=&#034;width:260px;&#034; data-w=&#034;260&#034;&gt; &lt;picture style='padding:0;padding-bottom:38.461538461538%' class='conteneur_image_responsive_h'&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/IMG/jpg_media-resp260.jpg?1711790615' alt='' data-src='IMG/jpg_media.jpg' data-l='260' data-h='100' data-tailles='[\&#034;320\&#034;,\&#034;640\&#034;,\&#034;1280\&#034;,\&#034;1920\&#034;]' data-autorisees='{&#034;260&#034;:{&#034;1&#034;:&#034;IMG\/jpg_media-resp260.jpg?1711790615&#034;,&#034;2&#034;:&#034;IMG\/jpg_media-resp260.jpg?1711790615&#034;}}' class='image_responsive' style='max-width: 500px; max-height: 10000px'&gt;&lt;/picture&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/caption&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Nicolas De Beer&lt;/strong&gt; est coach, formateur, responsable de la supervision et analyse de pratiques professionnelles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Membre titulaire de l'Association Europ&#233;enne de Coaching - Membre d'EMCC. Il est membre de Narrative Connections, r&#233;seau international des praticiens narratifs. Directeur-G&#233;rant de M&#233;diat-Coaching (&lt;a href=&#034;http://www.mediat-coaching.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.mediat-coaching.com&lt;/a&gt;).&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Isabelle Laplante&lt;/strong&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Membre d'EMCC (European Mentoring and Coaching Council). Titulaire de l'AEC (Association Europ&#233;enne de Coaching). Membre de Narrative Connections. Responsable p&#233;dagogique, Formatrice des coachs M&#233;diat-Coaching - Coach accr&#233;dit&#233;e par la Commission Europ&#233;enne. (&lt;a href=&#034;mailto:isabelle.laplante@mediat-coaching.com&#034; class='spip_mail'&gt;isabelle.laplante@mediat-coaching.com&lt;/a&gt;)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Nicolas Koreicho&lt;/strong&gt;. Psychanalyste, psychoth&#233;rapeute, consultant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est titulaire d'un DEA de Psychopathologie Fondamentale et Psychanalyse et d'un Doctorat &#232;s Lettres et Sciences Humaines en Litt&#233;rature et Psychanalyse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il enseigne la psychopathologie psychanalytique au sein de cursus centr&#233;s sur l'accompagnement des personnes. (&lt;a href=&#034;http://www.alpes-idra.com/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.alpes-idra.com&lt;/a&gt;)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Conversations pour redevenir auteur de sa vie</title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/Conversations-pour-redevenir.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.mieux-etre.org/Conversations-pour-redevenir.html</guid>
		<dc:date>2011-12-18T16:40:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		
        
      


		<dc:subject>Pratiques Narratives</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Lorsque les gens consultent des counselors, ils racontent des histoires. Ils parlent de ce qui les am&#232;ne en th&#233;rapie et, en g&#233;n&#233;ral, expliquent ce qui les a conduit &#224; prendre la d&#233;cision de chercher de l'aide. Michael White, fondateur des Pratiques Narratives, pr&#233;sente ci-dessous les particularit&#233;s et les effets d'une &#034;conversation pour re-devenir auteur&#034;.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2882-a9abc.jpg?1712870192' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Michael White, fondateur des Pratiques Narratives, pr&#233;sente ci-dessous les particularit&#233;s et les effets d'une &#034;conversation pour re-devenir auteur&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lorsque les gens consultent des counselors, ils racontent des histoires. Ils parlent de ce qui les am&#232;ne en th&#233;rapie et, en g&#233;n&#233;ral, expliquent ce qui les a conduit &#224; prendre la d&#233;cision de chercher de l'aide. En g&#233;n&#233;ral, ils partagent aussi la mani&#232;re dont ils comprennent l'histoire de leur probl&#232;me/situation difficile/embarras. En faisant cela, les gens relient les &#233;v&#233;nements de leur vie en s&#233;quences qui se d&#233;roulent &#224; travers le temps selon un th&#232;me/une intrigue. Simultan&#233;ment, ils font syst&#233;matiquement r&#233;f&#233;rence aux personnages/protagonistes figurant dans l'histoire et partagent avec le counselor leurs conclusions concernant l'identit&#233; de ces personnages/protagonistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conversations pour redevenir auteur invitent les gens &#224; faire ce qu'ils font syst&#233;matiquement, c'est-&#224;-dire, &#224; relier les &#233;v&#233;nements de leur vie en s&#233;quences qui se d&#233;roulent &#224; travers le temps selon un th&#232;me/une intrigue. Cependant, pour ce faire, on les aide &#224; identifier les &#233;v&#233;nements de leur vie les plus laiss&#233;s de c&#244;t&#233; - les r&#233;sultats uniques ou exceptions - et on les encourage &#224; placer ces &#233;v&#233;nements dans les r&#233;pliques d'une histoire alternative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;sultats uniques ou exceptions commencent par fournir un point de d&#233;part aux conversations. Ils offrent une porte d'entr&#233;e vers les r&#233;pliques d'une histoire de vie alternative dont, au d&#233;but de ces conversations, on ne voit que de fines traces, et qui sont pleines de blancs et pas clairement formul&#233;es. Au fur et &#224; mesure que ces conversations avancent, le counselor construit un &#233;chafaudage au moyen de questions qui encouragent les gens &#224; remplir les blancs. C'est un &#233;chafaudage qui aide les gens &#224; aller chercher leur exp&#233;rience v&#233;cue, &#224; &#233;tendre et &#224; exercer leur imagination et leur ressources de construction de sens et qui engage leur fascination et leur curiosit&#233;. En r&#233;sultat, les r&#233;pliques de l'histoire de vie alternative des gens s'&#233;toffent et s'enracinent plus profond&#233;ment dans leur histoire, les blancs se remplissent et ces r&#233;pliques sont clairement formul&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour construire cet &#233;chafaudage, le counselor navigue dans des questionnements sur &#171; le paysage de l'action &#187; et sur le &#171; paysage de l'identit&#233; &#187;. On peut consid&#233;rer (&#224; la suite de J&#233;r&#244;me Bruner) que les histoires de vie et d'identit&#233; personnelle des gens composent les &#171; paysages de l'esprit &#187; eux-m&#234;mes constitu&#233;s des paysages de l'action (&#233;v&#233;nements reli&#233;s en s&#233;quences &#224; travers le temps selon un th&#232;me/une intrigue) et des paysages de l'identit&#233; (conclusions identitaires fa&#231;onn&#233;es par les cat&#233;gories identitaires culturelles contemporaines). C'est au moyen des questions d'&#233;chafaudage que ces paysages alternatifs de l'esprit se trouvent richement d&#233;crits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conversations pour redevenir auteur re-vivifient les efforts que font les gens pour comprendre ce qui leur arrive dans la vie, ce qui est arriv&#233;, comment c'est arriv&#233;, et ce que tout cela signifie. Ainsi, ces conversations incitent les gens &#224; se r&#233;-engager fortement dans leur vie et dans leur histoire et leur offrent des options pour habiter plus pleinement leur vie et leurs relations. Il y a des parall&#232;les entre les comp&#233;tences n&#233;cessaires aux conversations pour redevenir auteur et les comp&#233;tences requises pour &#233;crire des textes de facture litt&#233;raire (le livre &#171; Les Moyens Narratifs au Service de la Th&#233;rapie &#187; a &#233;t&#233; originellement publi&#233; en 1989 sous le titre &#171; Les Moyens Litt&#233;raires au Service de la Th&#233;rapie &#187;). Entre autres choses, les textes de facture litt&#233;raire incitent le lecteur &#224; se r&#233;-engager fortement dans nombre de ses propres exp&#233;riences de vie. C'est par ce r&#233;-engagement fort que les blancs dans l'histoire se remplissent et que le lecteur vit l'histoire comme si c'&#233;tait la sienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme pour les textes de facture litt&#233;raire, l'&#233;chafaudage fourni par les questions de ces conversations permettent aux gens de r&#233;pondre et de remplir les blancs dans les paysages alternatifs de l'esprit. Ces questions ne sont pas orient&#233;es vers le d&#233;j&#224;-connu d'une mani&#232;re qui pr&#233;cipiterait des r&#233;ponses irr&#233;fl&#233;chies, r&#233;sultant de l'ennui et d'une familiarit&#233; aigu&#235; avec le sujet. Et ces questions ne sont pas orient&#233;es non plus vers ce qui pourrait &#234;tre connu d'une mani&#232;re qui pr&#233;cipiterait des r&#233;ponses irr&#233;fl&#233;chies, r&#233;sultant de la fatigue et de l'&#233;chec &#224; identifier le moins familier. Comme le d&#233;veloppement de n'importe quelle comp&#233;tence, l'expression de questions d'&#233;chafaudage est une comp&#233;tence qui s'acquiert par la pratique, par plus de pratique et par encore plus de pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fur et mesure que les conversations pour redevenir auteur &#233;voluent, elles offrent aux gens des conditions dans lesquelles il leur devient possible de faire un pas dans le proche avenir du paysage de l'action de leur vie. On pose des questions qui les incitent &#224; produire de nouvelles propositions d'action, &#224; expliciter les circonstances qui pourraient favoriser ces propositions d'action et &#224; faire des pr&#233;dictions concernant le r&#233;sultat de ces propositions. Ces questions sont rarement introduites avant que de riches conclusions n'aient &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;es dans le paysage de l'identit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but les gens ont tendance &#224; r&#233;pondre aux questions du paysage de l'identit&#233; en produisant des conclusions identitaires bas&#233;es sur les cat&#233;gories structuralistes de l'identit&#233; bien connues &#8211;besoins, motivations, attributs, traits, forces, d&#233;ficits, ressources, propri&#233;t&#233;s, caract&#233;ristiques, pulsions, etc. Ces conclusions identitaires structuralistes offrent invariablement une base faible pour savoir comment avancer dans la vie. Au fur et &#224; mesure que les conversations &#233;voluent, les gens ont l'occasion de produire des conclusions identitaires bas&#233;es sur les cat&#233;gories non-structuralistes de l'identit&#233; bien connues &#8211;intentions et buts, valeurs et croyances, espoirs, r&#234;ves et visions, engagement dans des fa&#231;ons de vivre, etc. C'est en d&#233;veloppant des conclusions identitaires non-structuralistes que les gens trouvent l'occasion de prendre progressivement de la distance par rapport &#224; leur vie, et c'est de cette distance qu'ils apprennent &#224; savoir comment avancer. C'est de cette distance qu'ils trouvent l'occasion d'engagements forts plus significatifs dans leur propre vie, et peuvent faire les pas suivants pour habiter leur existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michael White&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;(&lt;i&gt;traduction Isabelle Laplante&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comment r&#233;ussir &#224; rater son coaching ?</title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/Comment-reussir-a-rater-son.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.mieux-etre.org/Comment-reussir-a-rater-son.html</guid>
		<dc:date>2011-04-03T17:48:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		
        
      



		<description>&lt;p&gt;De m&#234;me que les clients peuvent se trouver coinc&#233;s dans une situation qu'ils jugent &#171; impossible &#187;, les coachs aussi peuvent tomber dans ce pi&#232;ge ! Nous avons r&#233;pertori&#233; pour les coachs 4 mani&#232;res de tomber dans le panneau.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L150xH132/arton2556-1a018.jpg?1712870192' width='150' height='132' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De m&#234;me que les clients peuvent se trouver coinc&#233;s dans une situation qu'ils jugent &#171; impossible &#187;, les coachs aussi peuvent tomber dans ce pi&#232;ge ! Nous avons r&#233;pertori&#233; pour les coachs 4 mani&#232;res de tomber dans le panneau.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anticiper l'impossibilit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coaching &#233;tant une conversation, le langage qu'il utilise est le plus s&#251;r moyen dont le coach dispose pour aider son client &#224; cr&#233;er des probl&#232;mes ou des situations insolubles. Prenons par exemple la simple reformulation : &#171; Client : Lorsque nous sommes en r&#233;union, personne n'ose dire le fond de sa pens&#233;e, je suis impuissant - Coach : En r&#233;union, vous &#234;tes impuissant&#8230; &#187;. En reformulant, le coach, tout en v&#233;hiculant de la reconnaissance pour son client, cautionne &#233;galement de mani&#232;re discr&#232;te la vision du monde de son client, &#224; savoir qu'il est impuissant en r&#233;union. Il induit une situation insoluble, il pave le chemin de l'impossibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les coachs anticipent ainsi l'impossibilit&#233;, ils ont tendance &#224; qualifier leurs clients de &#171; r&#233;sistants &#187; ou de non-motiv&#233;s pour le changement ! Alors que si le coach avait r&#233;pondu &#171; En r&#233;union, vous vous sentez impuissant&#8230; &#187;, ou &#171; Vous n'avez pas encore trouv&#233; le moyen de vous exprimer en r&#233;union&#8230; &#187;, il aurait commenc&#233; &#224; &#233;branler le probl&#232;me et &#224; ouvrir une br&#232;che imperceptible vers les possibilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Projeter sa th&#233;orie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre moyen particuli&#232;rement efficace de rater son coaching est de poser des diagnostics et de rester fid&#232;le &#224; ses principes th&#233;oriques. Il y a des coachs convaincus que les observations qu'ils font, les &#233;valuations qu'ils posent sont vraies et objectives ! Ils sont certains d'avoir d&#233;couvert les vrais probl&#232;mes ! Un confr&#232;re me confiait r&#233;cemment &#171; J'ai fait un Alignement des Niveaux Logiques l'autre jour avec X, mais &#231;a n'a pas march&#233;, pourtant c'&#233;tait vraiment &#231;a qu'il lui fallait &#187;, puis devant mon expression, il &#233;clate de rire et ajoute &#171; Je me suis vraiment ramass&#233;, &#231;a m'apprendra &#224; arriver avec des a-priori ! Quelle belle le&#231;on &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contre-transfert th&#233;orique importune le coaching tout autant que le contre-transfert &#233;motionnel dont les coachs ont appris &#224; tenir compte. En projetant ses pr&#233;-suppositions, le coach empi&#232;te inconsciemment sur son client. Il est important que le coach soit conscient de la mani&#232;re dont ses concepts influencent le contenu et le processus du coaching et veille &#224; installer et &#224; rester dans une relation de collaboration o&#249; les th&#233;ories du client sont respect&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;p&#233;ter des m&#233;thodes inefficaces&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les coachs savent que &#171; Plus de la m&#234;me chose produit plus du m&#234;me r&#233;sultat &#187; et que &#171; Si ce que vous faites ne marche pas, faites autre chose ! &#187;, d'ailleurs ils le disent souvent &#224; leurs clients. Et combien d'entre eux succombent &#224; l'habitude de reproduire des m&#233;thodes, m&#234;me si elles ont &#233;chou&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore une fois, lorsque les clients ne r&#233;pondent pas favorablement aux m&#233;thodes pr&#233;f&#233;r&#233;es des coachs, ceux-ci disent parfois qu'ils sont r&#233;sistants, pas pr&#234;ts &#224; changer, etc. Rappelons-nous que ce sont les coachs qui tombent amoureux de leurs m&#233;thodes, pas les clients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Courir vers son propre objectif&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La meilleure fa&#231;on d'&#233;chouer dans son coaching c'est de travailler avec un client qui n'est pas suffisamment engag&#233;&#8230; ou pour le dire autrement, c'est d'avoir r&#233;ussi &#224; d&#233;sengager son client. Pour r&#233;ussir cette prouesse, il suffit pour le coach de travailler sur ce qui, &#224; son avis, devrait changer au lieu de s'harmoniser avec les id&#233;es de son client, c'est-&#224;-dire de suivre son propre objectif au lieu de celui qui appartient aux possibilit&#233;s de ce client particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de savoir si un client est motiv&#233; ou pas n'existe pas. La seule question est &#171; Pour quel objectif mon client est-il motiv&#233; ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Isabelle Laplante&lt;/strong&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;Membre d'EMCC (European Mentoring and Coaching Council). Titulaire de l'AEC (Association Europ&#233;enne de Coaching). Membre de Narrative Connections. Responsable p&#233;dagogique, Formatrice des coachs M&#233;diat-Coaching - Coach accr&#233;dit&#233;e par la Commission Europ&#233;enne&lt;/i&gt;.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;a href=&#034;mailto:isabelle.laplante@mediat-coaching.com&#034; class='spip_mail'&gt;isabelle.laplante@mediat-coaching.com&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.mediat-coaching.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.mediat-coaching.com&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cartes des Pratiques Narratives</title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/Nouvel-article.html</link>
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		<dc:date>2009-09-06T10:25:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
        
      


		<dc:subject>Pratiques Narratives</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Depuis la publication, il y a presque vingt ans, de son ouvrage d&#233;tonnant Les Moyens Narratifs au Service de la Th&#233;rapie, co-&#233;crit avec David Epston, Michael White s'est incontestablement positionn&#233; comme le talentueux fondateur des Pratiques Narratives. Ses id&#233;es et ses pratiques repr&#233;sentent une innovation majeure dans le monde de la th&#233;rapie, tant sur le plan th&#233;orique que sur le plan clinique. Son influence a d&#233;bord&#233; le champ de la th&#233;rapie familiale pour s'&#233;tendre au traitement des traumatismes, des d&#233;pendances, des d&#233;sordres alimentaires (anorexie/boulimie), de la schizophr&#233;nie, du deuil, de la violence domestique. Il est &#233;galement connu pour son travail avec les enfants et son implication aupr&#232;s de communaut&#233;s (aborig&#232;nes en Nouvelles Galles du Sud, rescap&#233;s au Rwanda, conflit des Trois-Nations &#224; Toronto&#8230;)&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L107xH150/arton2419-80cd8.jpg?1712870192' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis la publication, il y a presque vingt ans, de son ouvrage d&#233;tonnant Les Moyens Narratifs au Service de la Th&#233;rapie, co-&#233;crit avec David Epston, Michael White s'est incontestablement positionn&#233; comme le talentueux fondateur des Pratiques Narratives. Ses id&#233;es et ses pratiques repr&#233;sentent une innovation majeure dans le monde de la th&#233;rapie, tant sur le plan th&#233;orique que sur le plan clinique. Son influence a d&#233;bord&#233; le champ de la th&#233;rapie familiale pour s'&#233;tendre au traitement des traumatismes, des d&#233;pendances, des d&#233;sordres alimentaires (anorexie/boulimie), de la schizophr&#233;nie, du deuil, de la violence domestique. Il est &#233;galement connu pour son travail avec les enfants et son implication aupr&#232;s de communaut&#233;s (aborig&#232;nes en Nouvelles Galles du Sud, rescap&#233;s au Rwanda, conflit des Trois-Nations &#224; Toronto&#8230;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Michael White est n&#233; en 1948 &#224; Adelaide en Australie du Sud. Apr&#232;s avoir bri&#232;vement travaill&#233; comme agent de probation, il a obtenu son dipl&#244;me d'assistant social de l'Universit&#233; d'Australie du Sud en 1979. Il est ensuite devenu assistant social psychiatrique &#224; l'H&#244;pital pour Enfants d'Adelaide avant de fonder, en 1983, son centre priv&#233;, le &#8216;Dulwich Centre', qu'il a dirig&#233; jusqu'&#224; la fin de l'ann&#233;e 2007. A cette date, il a quitt&#233; ce centre pour en fonder un nouveau le &#8216;Narrative Practices Adelaide', centre qui fonctionne toujours aujourd'hui avec ses associ&#233;s Maggie Carrey, Shona Russell et Robert Hall.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en 2004 que nous avons fait la connaissance de Michael White, lorsqu'il a accept&#233; notre invitation de venir animer la premi&#232;re formation en France aux Pratiques Narratives. Connu dans le monde entier, invit&#233; sur tous les continents, c&#233;l&#233;br&#233; dans toute l'Europe, Michael White &#233;tait &#224; l'&#233;poque quasiment inconnu en France. Depuis lors, gr&#226;ce &#224; sa venue r&#233;guli&#232;re et &#224; celle de ses coll&#232;gues, une petite communaut&#233; Narrative a vu le jour au pays de Michel Foucault, de Jacques Derrida, de Pierre Bourdieu et de Gilles Deleuze, pour ne citer que quelques uns des principaux penseurs alimentant sa r&#233;flexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michael White &#233;tait tr&#232;s inspir&#233; par ces penseurs qui avaient en commun de faire &#233;merger des id&#233;es, des concepts en dehors du sentier battu et rebattu du pouvoir moderne qui impose un standard dominant. Il s'inspirait aussi de Jerome Bruner qui a ouvert la porte de la culture dans la psychologie et a inscrit la narration dans l'identit&#233; et les histoires dans le vivant. Nombre d'autres figures comme Lev Vygotski, Barbara Myerhoff ou Ignace Meyerson, ont aussi nourri sa pens&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant 25 ans, il a reli&#233; philosophie et pratique professionnelle. Il a incarn&#233; dans sa pratique, tr&#232;s concr&#232;tement, m&#233;thodologiquement et de fa&#231;on coh&#233;rente, les r&#233;flexions de ces grands personnages. On peut dire de lui qu'il a aid&#233; les gens par la philosophie en action. Michael White &#233;tait une &#233;toile dans le champ de la relation d'aide, qu'il avait fa&#231;onn&#233;e &#224; la lumi&#232;re de la pens&#233;e critique fran&#231;aise. Il fut en cela un pr&#233;curseur.&lt;/p&gt;
&lt;figure class='spip_document_2215 spip_documents spip_documents_right' style=&#034;width:170px;&#034; data-w=&#034;170&#034;&gt; &lt;picture style='padding:0;padding-bottom:136.47058823529%' class='conteneur_image_responsive_h'&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/IMG/jpg_white-resp170.jpg?1711790862' alt='' data-src='IMG/jpg_white.jpg' data-l='170' data-h='232' data-tailles='[\&#034;320\&#034;,\&#034;640\&#034;,\&#034;1280\&#034;,\&#034;1920\&#034;]' data-autorisees='{&#034;170&#034;:{&#034;1&#034;:&#034;IMG\/jpg_white-resp170.jpg?1711790862&#034;,&#034;2&#034;:&#034;IMG\/jpg_white-resp170.jpg?1711790862&#034;}}' class='image_responsive' style='max-width: 500px; max-height: 10000px'&gt;&lt;/picture&gt; &lt;figcaption class='spip_doc_intitules spip_doc_intitules_top'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Michael White
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Michael White a initi&#233; une forme particuli&#232;re d'accompagnement bas&#233;e sur les analogies topologique et textuelle (cartes et r&#233;cits...) quand d'autres lui pr&#233;f&#233;raient l'analogie m&#233;caniste (outils et techniques pour r&#233;parer des syst&#232;mes qui dysfonctionnent...) ou l'analogie des sciences sociales (le jeu, d&#233;placements pour &#233;laborer une strat&#233;gie......) ou encore l'analogie biologique (un syst&#232;me vivant, les principes d'&#233;naction, d'autopoi&#232;se...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le travail de Michael White repose sur la m&#233;taphore litt&#233;raire. La vie est consid&#233;r&#233;e du point de vue de celui qui en fait le r&#233;cit, elle devient donc une histoire et son narrateur, la personne qui consulte, en est l'auteur. L'identit&#233; du narrateur, forg&#233;e par son histoire, devient une entit&#233; mobile qui peut se red&#233;finir au gr&#233; des narrations. Cette conception narrative de l'identit&#233; constitue une v&#233;ritable r&#233;volution en psychologie. Paul Ric&#339;ur la d&#233;crit non plus seulement comme un &#171; m&#234;me &#187; (du latin idem, sujet identique &#224; lui-m&#234;me dans la diversit&#233; de ses &#233;tats) stable et fig&#233;, c&#339;ur de l'&#234;tre, qu'il s'agit de mettre &#224; jour par un patient travail d'introspection, mais &#233;galement comme un &#171; soi-m&#234;me &#187; (du latin ipse, sujet refigur&#233; par toutes les histoires v&#233;ridiques ou fictives qu'il se raconte sur lui-m&#234;me) mobile et souple qui inclut le changement et la mutabilit&#233; dans la coh&#233;sion de sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but d'une conversation narrative est d'aider la personne qui consulte &#224; recouvrer sa capacit&#233; &#224; agir, &#224; redevenir capable de prendre sa vie en mains, &#224; reconqu&#233;rir ce sens de l'initiative personnelle dont tout &#234;tre humain est dot&#233;, et qui peut se trouver occult&#233;. La re-n&#233;gociation des relations avec des personnages significatifs de la vie de la personne fournit des points d'appui sur le chemin, &#233;tayant les fines traces d'une &#171; histoire pr&#233;f&#233;r&#233;e &#187;. L'aboutissement du travail est une auto-biographie &#233;crite cette fois, non plus &#224; l'insu du client, mais de son plein gr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour conduire ce type de conversation, pour aller &#224; la d&#233;couverte des riches territoires de vie des personnes qui le consultent, Michael White a mis au point des &#171; cartes &#187; qui sont autant d'instruments de navigation. Elles fournissent des &#233;chafaudages qui, en construisant des s&#233;quences narratives organis&#233;es, permettent d'arpenter les chemins qui m&#232;nent aux lieux exotiques de la vie des clients. Elles mettent &#224; jour des alternatives au r&#233;cit dominant que les clients se racontent et valident jour apr&#232;s jour. Le r&#233;cit dominant occulte d'autres histoires possibles (contre-exemples) que l'on pourrait fa&#231;onner &#224; partir d'autres &#233;v&#233;nements laiss&#233;s &#224; l'&#233;cart car invalidant l'histoire dominante. Cette navigation en collaboration permet d'envisager l'histoire de vie comme peupl&#233;e d'&#233;v&#233;nements &#171; uniques &#187;, existants et oubli&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son dernier ouvrage, Michael White nous d&#233;voile, dans un langage simple et clair, son atlas. Il y d&#233;taille la topographie de son fascinant terrain th&#233;rapeutique. Il fournit au lecteur le compas et la boussole qui pourront le guider pas-&#224;-pas dans la travers&#233;e. Il offre de multiples exemples pratiques, des retranscriptions consistantes et d&#233;monstratives de s&#233;ances ainsi que leur cartographie. Il propose des cadres th&#233;oriques de r&#233;f&#233;rence, il expose les fondements historiques de son approche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cartes des Pratiques Narratives est si accessible qu'il fournit une magnifique vue d'ensemble pour les lecteurs qui d&#233;couvrent aujourd'hui la d&#233;marche. Simultan&#233;ment, il est tellement d&#233;taill&#233; et complet, que les praticiens plus exp&#233;riment&#233;s y verront une &#233;tude captivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michael White a succomb&#233; &#224; un arr&#234;t cardiaque le 4 avril 2008 &#224; San Diego, Californie. Au sommet de son talent, il nous avait confi&#233; avoir pour projet de rassembler sa pens&#233;e en un ouvrage philosophique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A sa requ&#234;te, nous nous sommes engag&#233;s &#224; diffuser les Pratiques Narratives et, ce faisant, &#224; contribuer au d&#233;veloppement de leur histoire en Franco-phonie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Isabelle LAPLANTE et Nicolas DE BEER&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.pratiquesnarratives.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.pratiquesnarratives.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Le savoir, le pouvoir et le coaching</title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/Le-savoir-le-pouvoir-et-le.html</link>
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		<dc:date>2009-06-13T18:40:05Z</dc:date>
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		<description>&lt;p&gt;&#171; Qu'est-ce que c'est que les relations de pouvoir ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le pouvoir, c'est essentiellement des relations, c'est-&#224;-dire ce qui fait que les individus, les &#234;tres humains sont en relation les uns avec les autres, non pas simplement sous la forme du d&#233;sir, mais &#233;galement sous une certaine forme qui leur permet d'agir les uns sur les autres et, si vous voulez, en donnant un sens tr&#232;s large &#224; ce mot, de se &#171; gouverner &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
les uns les autres. Les parents gouvernent les enfants, &lt;br class='autobr' /&gt;
le professeur gouverne&#8230; &#187; (&lt;i&gt;Michel Foucault&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/-Articles-.html" rel="directory"&gt;Articles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2379-06b9e.jpg?1712870192' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Qu'est-ce que c'est que les relations de pouvoir ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le pouvoir, c'est essentiellement des relations, c'est-&#224;-dire ce qui fait que les individus, les &#234;tres humains sont en relation les uns avec les autres, non pas simplement sous la forme du d&#233;sir, mais &#233;galement sous une certaine forme qui leur permet d'agir les uns sur les autres et, si vous voulez, en donnant un sens tr&#232;s large &#224; ce mot, de se &#171; gouverner &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
les uns les autres. Les parents gouvernent les enfants, &lt;br class='autobr' /&gt;
le professeur gouverne&#8230; &#187; (&lt;i&gt;Michel Foucault&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et le coach, que gouverne-t-il ? Comment gouverne-t-il ? Est-ce qu'il assoit son gouvernement sur la d&#233;tention du savoir ? Auquel cas, il cherchera &#224; en savoir toujours plus. Plus de savoir technique et d'outils, et aussi plus de savoir sur le client. Toujours plus d'information, comme si l'obtention du r&#233;sultat &#233;tait li&#233;e &#224; la compr&#233;hension et au savoir. Comme s'il y avait une cause &#224; effet entre le savoir du coach, sa compr&#233;hension de l'autre et le fait que le client trouve ses solutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Savoir &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le praticien (th&#233;rapeute, coach, counselor), s'en va souvent en qu&#234;te d'un nouveau savoir, d'une nouvelle pratique, nouvel outil, nouvelle typologie de personnalit&#233;, nouveau test, qui lui permettraient d'en savoir plus. Pour quoi faire ? Pour &#234;tre plus comp&#233;tent ? Pour &#234;tre qui ? Etre le meilleur ? Pour mieux aider le client ? Alors, quel est le savoir du praticien qui aide le client ? Est-ce que l'outil suppl&#233;mentaire aide le client ? Ou nous rassure, car c'est une b&#233;quille au cas o&#249; nous ne saurions pas quoi faire ? Pas qui &#234;tre ? Ceci pour nous aider &#224; combler nos vides int&#233;rieurs, notre peur de ce qui peut arriver que nous n'attendions pas. Cette peur du futur imm&#233;diat qui nous ferait peur si nous ne contr&#244;lions pas ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Le risque est de vouloir savoir pour faire et faire pour exister en s&#233;ance, pour justifier sa pr&#233;sence, se l&#233;gitimer, l&#233;gitimer sa prestation, &#233;viter la disqualification toujours possible. &lt;br class='manualbr' /&gt;Il y a m&#234;me des praticiens, ils sont rares heureusement qui font un test avant de commencer une s&#233;ance. Ceci, juste pour se rassurer quant &#224; l'autre ? Mais, comment peut-on seulement envisager de conna&#238;tre l'autre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens d'un praticien qui, ayant utilis&#233; un profil de personnalit&#233;, en avait conclu en accord avec le client, que celui-ci n'&#233;tait pas fait pour telle fonction, alors qu'il &#233;tait venu, en fait, voir le praticien en vue d'y arriver. S'appuyant sur son syst&#232;me typologique, le praticien avait dit &#171; Vous ne semblez pas fait pour cela, explorons d'autres pistes possibles &#187; allant ainsi dans le sens de la faiblesse du client, &#224; l'inverse de sa demande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le savoir d'un praticien, c'est du savoir-faire. Savoir-faire avec les processus. Et des proc&#233;dures pour le cadre. C'est aussi de la connaissance : &#233;thique, philosophique, scientifique, m&#233;thodologique pour pouvoir travailler avec ce qui est important. L'important, c'est le savoir du client, l'important c'est qu'il retrouve son savoir, qu'il retrouve sa comp&#233;tence, qu'il retrouve son autonomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous allons partir de l'hypoth&#232;se que, dans une conversation, plus le praticien veut savoir, moins le client saura. Plus le praticien fera, moins le client aura d'espace pour faire. Conduire une s&#233;ance, c'est cr&#233;er un contenant, &#234;tre concave, poser espace vide o&#249; sont pr&#233;sents le confort et la s&#233;curit&#233;, pour permettre au client d'exp&#233;rimenter ce qu'il ne peut ou n'ose pas ou plus faire dans le contexte probl&#233;matique particulier pour lequel il est venu nous voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus le praticien conna&#238;t ce dont on parle, plus il sera tent&#233;, souvent, d'agir &#171; &#224; la place &#187;, d'utiliser ses savoirs pour intervenir. Avec le risque d'afficher un pouvoir, celui du savoir. Et plus il agira en ce sens, moins il laissera de place au client pour faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, acqu&#233;rir encore plus de savoir, que ce soit en posant des questions de contenu afin de nous rassurer que nous comprenons, ou mettre en avant du savoir pour nous rassurer que nous sommes professionnels, sont une m&#234;me d&#233;marche : craindre de ne pas savoir quoi faire, de ne pas savoir qui &#234;tre en s&#233;ance, l&#233;gitimer sa pr&#233;sence, sa prestation ou d&#233;sir de briller. La peur du silence ? La crainte de ne pas exister ? La m&#233;connaissance de sa position ? &lt;br class='manualbr' /&gt;Ceci &#233;tait la posture strat&#233;gique, savoir, analyser, diagnostiquer, anticiper, intervenir pour.&lt;br class='manualbr' /&gt;La posture collaborative sera d'acqu&#233;rir des savoirs n&#233;cessaires pour pouvoir s'en retirer, g&#233;n&#233;rant ainsi un espace au client.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Comment &#234;tre en m&#234;me temps tout &#224; la fois l'entourage qui appelle le mouvement et le mouvement qui informe le vivant ? Il n'y a qu'une r&#233;ponse : &#234;tre aveugle et ignorant, aveugle pour voir sans bouger dans toutes les directions et ignorant pour que tout puisse venir &#224; l'esprit et au corps &lt;/i&gt; &#187;. (Fran&#231;ois Roustang)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Pouvoir &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le savoir procure du pouvoir. C'est un danger certain. Sommes-nous ici pour prendre du pouvoir sur le client ? Certainement pas, beaucoup de professionnels en sont convaincus. &lt;br class='manualbr' /&gt;Michael White &#233;voquait ainsi le pouvoir dans les m&#233;tiers de la relation d'aide : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Nous devons travailler &#224; identifier le contexte des id&#233;es dans lesquelles nos pratiques se situent et &#224; explorer l'histoire de ces id&#233;es. Cela nous permettra d'identifier les effets, les dangers et les limites de ces id&#233;es et de nos propres pratiques. Et, au lieu de croire que l'accompagnement n'a rien &#224; voir avec le contr&#244;le social, nous devrions supposer que &#231;a a toujours &#233;t&#233; une forte possibilit&#233;. Nous devons donc travailler &#224; rep&#233;rer et &#224; critiquer les aspects de notre travail qui pourraient s'apparenter &#224; des techniques de contr&#244;le social&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque le point important, c'est le pouvoir du client, c'est-&#224;-dire qu'il &#171; puisse &#187; &#224; nouveau, soyons attentifs au pouvoir qui met l'autre en d&#233;ficit, et au savoir qui, issu d'une soumission inconsciente au contr&#244;le social, risque d'influencer nos s&#233;ances dans un sens que n'a pas souhait&#233; le client.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soyons attentif, l'accompagnement des personnes peut avoir une dimension politique. Soit de conformit&#233;, soit d'autonomie : &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; De conformit&#233; aux normes &#233;conomiques, sociales ? &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; D'autonomie du client qui va retrouver sa puissance, se sentira plus responsable, plus &#224; m&#234;me de choisir dans sa vie professionnelle ce qui lui convient. Alors, la question que nous pourrions nous poser pourrait &#234;tre : &#171; Que fais-je quand j'interviens en s&#233;ance ? Au service de qui, de quoi ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Non-Savoir &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partons de la dynamique suivante, si le praticien se retire de son savoir alors le client va pouvoir retrouver le sien. S'il se retire du pouvoir, alors le client va retrouver le sien. &lt;br class='manualbr' /&gt;Qu'est ce que cela veut dire ? Plus le coach montrera son savoir, utilisera son savoir, plus le client se retirera. C'est tr&#232;s visible en s&#233;ance, et, dans ce cas, nous pouvons souvent voir le corps du client se reposer sur le dos de sa chaise. Il attend la suite &#171; Et apr&#232;s ? &#187;. Le risque est que le coach continue &#224; fournir, fuie en avant. Ou donne des consignes, des imp&#233;ratifs... Alors quand il voudra reprendre la position, redonner la main au client, celui-ci, pouss&#233; en position passive par l'incongruit&#233; du coach, attendra une nouvelle r&#233;ponse, sera d&#233;mobilis&#233;, et le coach pourra en conclure que le client r&#233;siste. Or r&#233;sistance et pouvoir sont un couple indissociable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Que faire d'informations qui ont amen&#233; le client &#224; se noyer dans sa recherche d'informations ? Peu de choses. Les informations que rel&#232;ve le coach sont plus celles concernant la relation entre le client et lui, bien plus que celles de la situation probl&#233;matique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le non-savoir, c'est se retirer de son savoir ce qui est diff&#233;rent du &#171; pas savoir &#187; qui est une attitude non-professionnelle (celle de ceux qui croient savoir). C'est la diff&#233;rence entre zazen et s'asseoir sur un coussin. Le non-savoir va permettre au coach d'avoir des nouvelles de la relation, de rep&#233;rer le processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pouvoir &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui l&#233;gitime le coach, ce n'est ni Le Savoir, ni Le Pouvoir, ce sont deux autres notions : non-savoir et pouvoir. &lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; Pouvoir &#187;, comme un verbe &#224; l'infinitif. Si je d&#233;sire que le client puisse arriver &#224; faire ce qu'il souhaite, un bon moyen d'y arriver est de lui montrer que c'est possible, et donc d'&#234;tre capable de le faire moi aussi - et surtout moi, en premier. Que je sois exemplaire, d&#233;monstratif de ce que le client souhaite. C'est parce que je vais prendre le risque d'oser, que le client, voyant que je peux le faire, que j'ose le faire, osera &#224; son tour. L'exemplarit&#233;, c'est oser traverser le &#171; th&#232;me &#187; du client. Si je reste tranquille, sans prendre de risque, sans &#234;tre d&#233;monstratif, utilisant mes outils, typologies... pourquoi le client se bougerait-il ? J'ai &#224; &#234;tre &#224; la hauteur du challenge du client, &#224; la hauteur de sa prise de risque n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traverser le th&#232;me &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traverser le &#171; th&#232;me &#187; du client passe par l'ici et maintenant. C'est mettre en acte ce que le client est en train de nous montrer de son processus (ou ce qu'il nous dit). Et &#231;a fait souvent peur ! Parce que c'est prendre un risque, celui de &#171; percuter &#187; le processus, donc de provoquer une rupture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est, par exemple, couper la parole au client en disant &#171; le temps court, bient&#244;t il sera trop tard &#187;, quand celui-ci depuis le d&#233;but de la s&#233;ance r&#233;pond en termes abstraits aux questions de contenu concret &#8212; &#233;vasion. Bien s&#251;r, en agissant comme cela, le client ne faisait qu'acter sa probl&#233;matique (&#171; Je n'arrive pas &#224; passer &#224; l'acte &#187;). R&#233;sultat, il s'est lev&#233; de sa chaise en disant &#171; je vais vous montrer &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dire &#171; nous tournons en rond, je ne sais pas si nous pouvons continuer &#224; travailler ensemble, je ne sais pas si je suis la bonne personne pour vous accompagner &#187;, au moment o&#249; la conversation s'enlise et que le coach se dit &#171; nous tournons en rond, il n'ose pas plonger, je ne sais pas quoi faire, on va dans l'impasse &#187;. Evidemment, cette impasse &#233;tait la mise en acte de la probl&#233;matique du client : d&#233;valoris&#233; par son hi&#233;rarchique, il avait perdu son autorit&#233; et en &#233;tait arriv&#233; &#224; se demander s'il &#233;tait vraiment fait pour &#234;tre manager (suis-je la bonne personne ?) ; comment retrouver son autorit&#233; tout en gardant le relationnel ? R&#233;sultat, il bouge sur sa chaise, son visage se transforme et il dit &#171; Je souhaite que nous travaillions ensemble, j'ai bien compris qu'il me fallait y aller &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais attention ! Ce n'est pas calcul&#233;, ce n'est pas strat&#233;gique, ce n'est pas la position basse, ou la position m&#233;tacompl&#233;mentaire de Palo-Alto. C'est une position collaborative, sans intention cach&#233;e, une position de fragilit&#233;, de vuln&#233;rabilit&#233;. Parce que la fragilit&#233; est une force saine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traverser le &#171; th&#232;me &#187; du client fait encore plus peur lorsque ce th&#232;me est en r&#233;sonance avec le n&#244;tre. Il s'agit alors non seulement de prendre le risque relationnel, mais en plus d'oser se confronter soi-m&#234;me, traverser une zone sensible chez soi. Double appr&#233;hension ! Un lieu de th&#233;rapie et de supervision s'av&#232;re n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coaching est un co-apprentissage. L&#224; est le m&#233;tier de coach, oser grandir aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;Isabelle Laplante, Nicolas De Beer &lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;mailto:contact@mediat-coaching.com&#034; class='spip_mail'&gt;contact@mediat-coaching.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.mieux-etre.org/forums/index.php?showtopic=3425&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;R&#233;agir dans nos forums&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pourquoi les Pratiques Narratives viennent-elles d'Australie ?</title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/Pourquoi-les-Pratiques-Narratives.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
        
      


		<dc:subject>Pratiques Narratives</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Je suis venu participer &#224; la derni&#232;re conf&#233;rence internationale des Pratiques Narratives &#224; Ad&#233;laide en Australie du Sud du 23 au 28 novembre dernier accompagn&#233; de deux coachs - des professionnels de la relation d'aide. Nous avons rencontr&#233; des praticiens aux comp&#233;tences exceptionnelles dans ces diff&#233;rents domaines d'intervention. Toutes et tous en posture d&#233;centr&#233;e et influente. Toutes et tous extr&#234;mement respectueux de l'avis du client, faisant tout le temps appel au savoir du client.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/-Articles-.html" rel="directory"&gt;Articles&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/+-Therapie-Narrative-+.html" rel="tag"&gt;Pratiques Narratives&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2372-07094.jpg?1712870192' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Je suis venu participer &#224; la derni&#232;re conf&#233;rence internationale des Pratiques Narratives &#224; Ad&#233;laide en Australie du Sud du 23 au 28 novembre dernier, accompagn&#233; de deux coachs - des professionnels de la relation d'aide.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quoi de diff&#233;rent des congr&#232;s habituels de professionnels de la relation d'aide (th&#233;rapeutes, coachs, counselors...) ? Les vari&#233;t&#233;s de sujets, les diff&#233;rences, les distinctions (voir plus loin).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On y a parl&#233; des probl&#232;mes de violence des hommes envers les femmes, des abus sur les enfants, de la m&#233;diation, de la contribution de Gilles Deleuze dans cette approche, des probl&#233;matiques li&#233;es au transgenre, du deuil et du chagrin,de l'utilisation de la musique comme aide, du travail dans les organsations. On y a entendu des t&#233;moignages d'aborig&#232;nes en rapport au pouvoir dominant blanc, le r&#233;cit d'une intervention d'un groupe de th&#233;rapeutes aupr&#232;s de personnes ayant surv&#233;cu au g&#233;nocide au Rwanda, la confrontation des patients avec une culture diff&#233;rente (des blancs en visite dans Bathurst Island au nord de l'Australie, territoire aborig&#232;ne o&#249; ils ont &#233;t&#233; confront&#233; &#224; des habitudes de vie quotidienne tellement diff&#233;rentes qu'ils leur a fallu d&#233;passer leur propre culture), et quand l'un de nous pose la question &#034;Mais, et les crocodiles ? S'ils les rencontrent ?&#034; la r&#233;ponse du th&#233;rapeute est br&#232;ve &#034;Ben, il faut courir vite, vite !&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons rencontr&#233; des praticiens aux comp&#233;tences exceptionnelles dans ces diff&#233;rents domaines d'intervention. Toutes et tous en posture d&#233;centr&#233;e et influente. Toutes et tous extr&#234;mement respectueux de l'avis du client, faisant tout le temps appel au savoir du client.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une philosophie&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Cette approche philosophique et engag&#233;e politiquement pour la d&#233;fense des minorit&#233;s, des pens&#233;es minoritaires, est bas&#233;e entre autres sur la philosophie critique fran&#231;aise (Michel Foucault, Gilles Deleuze, Jacques Derrida, Paul Ricoeur, plus le sociologue Pierre Bourdieu), et d'&#233;minentes personnes comme Carl Tomm, Cliford Geertz,... qui &#233;voquent tous la distinction n&#233;cessaire, la diff&#233;rence indispensable. Refusant l'universalisme, discours dominant du pouvoir moderne. &#034;Ce qui compte n'est plus le vrai ni le faux, mais le singulier et le r&#233;gulier, le remarquable et l'ordinaire. C'est la fonction de singularit&#233; qui remplace celle d'universalit&#233;&#034; (Gilles Deleuze). C'est la distinction plut&#244;t que de l'universalisme - c'est la diff&#233;rence&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='La diff&#233;rence de Gilles Deleuze : toute identit&#233; est fond&#233;e sur la diff&#233;rence, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; que propose Deleuze ou celle que propose Foucault - ou encore la diff&#233;rance comme le propose Derrida&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='La &#034;diff&#233;rance&#034;, c'est le fait de diff&#233;rer. La diff&#233;rence en train de (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et pourquoi ces philosophes n'ont-ils pas &#233;merg&#233; dans nos pratiques d'accompagnement en France&lt;/strong&gt; o&#249; ils ont &#233;labor&#233; ces d&#233;marches, et sont-ils rest&#233;s dans le paysage de la pens&#233;e et ne sont pas entr&#233;s dans le paysage de l'action ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Ces id&#233;es ont pu &#234;tre appliqu&#233;es concr&#232;tement ailleurs (Usa, Canada, Mexique, Br&#233;sil, Norv&#232;ge, Finlande, Su&#232;de, Danemark, Autriche, Angleterre, Irlande, Italie, Pacifique, Australie, Nouvelle Z&#233;lande...) mais pas en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Reconna&#238;tre et accepter les diff&#233;rences&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Les Australiens, conscients du g&#233;nocide perp&#233;tr&#233; au 19 et 20&#232;me si&#232;cles, au point que les aborig&#232;nes ne sont plus que 2% de la population, les hante. Ils sont conscients que les cultures sont importantes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s avoir pass&#233; 3 semaines en Australie du Sud, j'ai pu constater, dans la population des th&#233;rapeutes narratifs combien les Aborig&#232;nes, Maori, Fidjiens et autres Samoans, tenaient une place importante et &#233;taient honor&#233;s. Combien, les blancs trouvaient n&#233;cessaire de rendre hommage &#224; ces cultures tellement opprim&#233;es. D'ailleurs, tous les th&#233;rapeutes n&#233;o-z&#233;landais commencaient leur intervention par une salutation en Maori. Les organisateurs mettaient en avant les instituts micron&#233;siens et m&#233;lan&#233;siens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Adosser sa pratique sur la philosophie critique fran&#231;aise&lt;/strong&gt; pour aider les minorit&#233;s &#224; trouver une place honorable et honor&#233;e dans la soci&#233;t&#233; dans lesquelles ils vivent &#233;tait essentiel pour Michael White. Lui et ses collaborateurs ont travaill&#233; avec diff&#233;rentes cultures g&#233;nocid&#233;es&#034; (Aborig&#232;nes, Rwandais, Ougandais), opprim&#233;es (Palestine), exclues (homosexuels, transgenre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une fa&#231;on d'aborder le multiculturel par la reliance entre les cultures plut&#244;t que l'int&#233;gration, la richesse des diff&#233;rences plut&#244;t que &#034;l'&#233;galit&#233;&#034;. Pr&#233;f&#233;rons la parit&#233; qui reconnait et accepte les diff&#233;rences culturelles &#224; l'&#233;galit&#233; qui impose un standard pour tous. Le praticien narratif est un relieur d'&#233;v&#233;nements, d'histoires, un soutien de cultures minoris&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michael White nous disait un jour : &#034;Nous Australiens, ne pourrons jamais r&#233;parer ce que nous avons commis, mais nous pouvons payer un loyer pour les terres que nous habitons&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors, pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Pourquoi cette approche innovante est-elle apparue en Australie ? Parce que certains autraliens ont eu une forte prise de conscience. La conqu&#234;te des territoires, la colonisation, l'&#233;radication de la culture non-blanche. La croyance terrible que celle-ci est bien meilleure que les autres cultures. Que l'universalisme prime sur l'individuel (l'&#233;galit&#233; pour tous), que la d&#233;marche scientifique est la seule vraie d&#233;marche (on va trouver la v&#233;rit&#233;), qu'on est fait pour le progr&#232;s (tout le monde veut un monde meilleur), le savoir de l'Ouest est sup&#233;rieur (c'est d&#233;montr&#233;, le n&#233;olob&#233;ralisme est le meilleur des mod&#232;les). Et la liste n'est pas close.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi est-elle apparue en Australie ? Parce que des professionnels de la relation d'aide australiens ont d&#233;cid&#233; d'&#233;couter les autres cultures sans vouloir les changer, sans se r&#233;fugier dans leur savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il pourrait nous sembler illusoire de r&#233;-importer cette d&#233;marche politique en France par exemple, ou les minorit&#233;s doivent &#234;tre int&#233;gr&#233;es, les cultures diff&#233;rentes ne devant pas faire partie du paysage de l'identit&#233; (cf. Egalit&#233; dans la trilogie). Cela finit par ne plus faire un paysage de l'action, bien souvent d&#233;sesp&#233;r&#233; (revendication, contre-production, gr&#232;ve...) Pour faire cette r&#233;volution en France, il nous faudrait juste quitter un temps notre savoir, nos r&#233;f&#233;rentiels. Ecouter les autres sans vouloir les changer, &#233;couter et respecter leur avis. Nous en sommes capables et ce n'est pas si difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous me direz, quel rapport tout ceci a-t-il avec le coaching ? Domination culturelle, pr&#233;ssion normative, &#233;radication des minorit&#233;s... quoi d'autre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nicolas De Beer&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;mailto:connexions@pratiquesnarratives.com&#034; class='spip_mail'&gt;connexions@pratiquesnarratives.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.mieux-etre.org/forums/index.php?showtopic=3409&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;R&#233;agir &#224; cet article dans nos forums&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La diff&#233;rence de Gilles Deleuze : toute identit&#233; est fond&#233;e sur la diff&#233;rence, pas sur la similitude (comme l'est le diagnostic). Ce qu'il y a en dessous de l'identit&#233;, c'est la diff&#233;rence - Michel Foucault disait &#034;Pr&#233;f&#233;rez ce qui est positif et multiple, la diff&#233;rence &#224; l'uniforme, le flux aux unit&#233;s, les agencements mobiles aux syst&#232;mes...ce qui est productif n'est pas s&#233;dentaire, mais nomade &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La &#034;diff&#233;rance&#034;, c'est le fait de diff&#233;rer. La diff&#233;rence en train de s'&#233;tablir, pas la diff&#233;rence de fait. La diff&#233;rance d&#233;signe un processus, ce n'est pas un constat ou quelque chose que l&#034;on puisse cerner.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Th&#233;rapie Narrative</title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/Therapie-Narrative,862.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.mieux-etre.org/Therapie-Narrative,862.html</guid>
		<dc:date>2009-05-16T15:46:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
        
      


		<dc:subject>Pratiques Narratives</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La th&#233;rapie narrative est le dernier n&#233; du courant dit de la troisi&#232;me vague des th&#233;rapies br&#232;ves qui inclut &#233;galement la th&#233;rapie orient&#233;e vers les solutions. Elle a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e par Michael White et David Epston, deux psychologues australiens.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La th&#233;rapie narrative est le dernier n&#233; du courant dit de la troisi&#232;me vague des th&#233;rapies br&#232;ves qui inclut &#233;galement la th&#233;rapie orient&#233;e vers les solutions. Elle a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e par Michael White et David Epston, deux psychologues australiens. Bien que pratiqu&#233;e depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1980, elle a &#233;t&#233; connue publiquement surtout &#224; partir de leur livre &#034;Narratives Means to Therapeutic Ends&#034; publi&#233; en 1990. L'essentiel du pr&#233;sent texte est tir&#233; du livre &#034;Narrative Therapy&#034; de Freedman et Combs, deux am&#233;ricains qui ont contribu&#233; &#224; vulgariser cette approche en Am&#233;rique du Nord.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La premi&#232;re vague a &#233;t&#233; identifi&#233;e comme &#034;cybern&#233;tique de premier ordre&#034;. Ce courant r&#233;unit les approches dites strat&#233;giques avec des auteurs comme Haley, Madanes et Watzlawick. Bien que ces approches strat&#233;giques aient innov&#233; dans plusieurs domaines de l'intervention pour r&#233;duire la dur&#233;e de la th&#233;rapie, les tenants de la troisi&#232;me vague ont pris des distances face &#224; ce courant qui invite &#224; voir la famille comme une machine d&#233;fectueuse que le th&#233;rapeute peut r&#233;parer &#224; la fa&#231;on d'un technicien. Voici quelques critiques apport&#233;s &#224; ce courant : trop de contr&#244;le sur les clients, pas assez de cr&#233;dit accord&#233; au client pour les r&#233;sultats obtenus, th&#233;rapeute per&#231;u comme hors du syst&#232;me, l'accent est trop centr&#233; sur la dysfonction. La deuxi&#232;me vague nomm&#233;e &#034;cybern&#233;tique de deuxi&#232;me ordre&#034; propose de donner moins de pouvoir au th&#233;rapeute et &#224; ne pas le situer hors du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce courant origine du groupe de Milan (Boscolo, Cecchin) ou d'autres auteurs influenc&#233;s par ces derniers (Hoffman, Tomm). Le langage pr&#233;conis&#233; s'apparente plus &#224; une &#233;cologie des syst&#232;mes qu'&#224; une machine. Le th&#233;rapeute s'int&#233;resse davantage au sens des interactions, il pr&#233;f&#232;re poser des questions que de donner des suggestions, les &#233;quipes de th&#233;rapeutes collaborent plus avec le client &#224; construire des solutions qu'&#224; en proposer. Les clients sont m&#234;me invit&#233;s &#224; proposer leurs t&#226;ches intersessions. M&#234;me s'il est difficile de cat&#233;goriser Milton Erickson, celui-ci se rapproche de ce dernier groupe avec plusieurs positions qui s'accordent avec la th&#233;rapie narrative. Il croit que &#034;chaque entrevue est unique et requiert une bonne dose de cr&#233;ativit&#233; de la part du th&#233;rapeute et du client pour obtenir des r&#233;sultats.&#034; (Erickson et Rossi, 1979).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Erickson affirme que la t&#226;che principale du th&#233;rapeute est de comprendre les croyances et l'exp&#233;rience du client mais d'&#233;viter de lui imposer les siennes. De plus, il d&#233;montrait une appr&#233;ciation r&#233;elle et int&#233;ress&#233;e pour les gens et il les voyait comme remplis de ressources. Par ailleurs, il croyait que les gens peuvent continuellement et activement r&#233;&#233;crire leurs vies. Enfin, il estimait que l'exp&#233;rience personnelle est construite &#224; travers le langage qui devient alors un levier majeur de l'intervention. Par contre, la th&#233;rapie narrative se d&#233;marque des approches ericksoniennes ou cybern&#233;tiques de second ordre par le fait qu'elle tient compte de la r&#233;alit&#233; culturelle, historique et sociale de chaque personne. Ces derni&#232;res assument faussement que les hommes et les femmes ont un pouvoir &#233;gal. Elle oublient que le th&#233;rapeute a son histoire et ses valeurs et opinions qui influencent la th&#233;rapie. De plus, ces approches manquent encore de transparence et de collaboration ; la strat&#233;gie et la hi&#233;rarchie client-th&#233;rapeute existe toujours et enl&#232;ve beaucoup de pouvoir au client sur son processus de changement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;rapie narrative est issue du constructionnisme social qui croit que les valeurs, les croyances, les institutions, les coutumes, les &#233;tiquettes, les lois, etc. sont construits par les membres d'une culture par leur interaction entre eux de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration et de jour en jour. Ainsi, cette approche organise le monde de l'exp&#233;rience non plus en terme de syst&#232;me ou de pattern mais plut&#244;t en terme d'histoire. La t&#226;che du th&#233;rapeute n'est plus de trouver une solution ou de comprendre les syst&#232;mes mais plut&#244;t de poser des questions pour aider les clients &#224; observer l'influence de certaines histoires culturelles restrictives et &#224; enrichir leur propre histoire de vie. L'important n'est pas de r&#233;soudre le probl&#232;me mais d'identifier ou de modifier les histoires qui maintiennent le probl&#232;me et de construire de nouvelles histoires qui cr&#233;ent de nouvelles possibilit&#233;s de vie. Le th&#233;rapeute est conscient qu'il est issu d'un autre milieu culturel et qu'il doit &#233;viter de reproduire les mod&#232;les de la soci&#233;t&#233; (tels que les hommes ont plus de pouvoir que les femmes dans notre soci&#233;t&#233;) avec ses clients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voici quelques hypoth&#232;ses sur les personnes et sur la th&#233;rapie (Freedman et Combs) :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Les clients et le th&#233;rapeute partagent plus de similitudes que de diff&#233;rences comme &#234;tres humains. &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Les clients sont des gens ordinaires menant une vie ordinaire qui malheureusement rencontrent des exp&#233;riences de vie difficiles et inhabituelles. &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Quand les personnes ou les familles demandent une psychoth&#233;rapie, c'est parce qu'elles sont confront&#233;es avec un dilemme pour lequel la sorte de support n&#233;cessaire &#224; sa r&#233;solution ne leur est pas disponible. &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Les personnes et les familles poss&#232;dent toujours plus d'exp&#233;rience r&#233;elle en eux pour r&#233;soudre le probl&#232;me que tout autre personne. &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Au plus profond d'eux-m&#234;mes, les personnes et les familles ne souhaitent pas se faire du mal ou en faire aux autres. &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Le th&#233;rapeute ne peut comprendre le langage d'une personne tant qu'il ne peut en discuter avec lui. &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Le changement est toujours possible. &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Le client souhaite toujours se lib&#233;rer du probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#233;rapeute ne conna&#238;t pas vraiment ce que le client doit faire pour r&#233;soudre son probl&#232;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les probl&#232;mes sont consid&#233;r&#233;s comme s&#233;par&#233;s des personnes. Cela aide les clients &#224; se mobiliser davantage face &#224; leurs probl&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La th&#233;rapie narrative a des id&#233;es tr&#232;s pr&#233;cises sur la fa&#231;on de voir la r&#233;alit&#233; :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Une premi&#232;re id&#233;e elle consid&#232;re que les r&#233;alit&#233;s sont construites socialement. Tout ce qui existe a &#233;t&#233; d&#233;termin&#233;e par l'usage que les hommes en ont faits : la nourriture, le langage, les t&#226;ches domestiques, l'&#233;ducation des enfants, l'agriculture, le logement, le transport, etc. Au fil des g&#233;n&#233;rations, les hommes ont fini par oublier qu'il existe d'autres possibilit&#233;s pour ex&#233;cuter les m&#234;mes activit&#233;s car ils ont appris que c'est comme &#231;a que &#231;a se fait !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Une deuxi&#232;me id&#233;e est que les r&#233;alit&#233;s sont constitu&#233;es &#224; travers le langage. Ainsi la signification exacte de chaque mot est toujours quelque peu ind&#233;termin&#233;e et potentiellement diff&#233;rente. Cette signification doit toujours &#234;tre n&#233;goci&#233;e entre deux personnes ou plus. Un changement th&#233;rapeutique quelconque implique n&#233;cessairement un nouveau langage et de nouvelles significations &#224; des croyances, comportements ou sentiments probl&#233;matiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Une troisi&#232;me id&#233;e est que les r&#233;alit&#233;s sont organis&#233;es et maintenues &#224; travers des histoires. Chaque personne a son histoire sur sa vie et sur une situation. Quand une personne raconte une histoire, elle choisit certains &#233;l&#233;ments au d&#233;triment d'autres et elle organise et structure divers faits. En th&#233;rapie narrative, on cherche &#224; comprendre l'influence de certaines histoires dominantes sur le client. On tente de cr&#233;er avec elle de nouvelles histoires qui vont favoriser de plus grandes possibilit&#233;s dans sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Une quatri&#232;me id&#233;e soutenue est qu'il n'y a pas de v&#233;rit&#233;s essentielles. Il existe de nombreuses fa&#231;ons d'interpr&#233;ter une exp&#233;rience mais aucune interpr&#233;tation ne peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme la &#034;vraie&#034;. Ce qui est vrai c'est la pr&#233;sentation particuli&#232;re d'une exp&#233;rience que pr&#233;f&#232;rent des personnes particuli&#232;res dans une culture particuli&#232;re. Une interpr&#233;tation pr&#233;f&#233;r&#233;e est diff&#233;rente d'une interpr&#233;tation vraie. Le th&#233;rapeute narratif cherche &#224; apporter diff&#233;rentes interpr&#233;tations d'une situation et ainsi d'amener la personne &#224; pr&#233;f&#233;rer des interpr&#233;tations qui supportent sa croissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diverses attitudes th&#233;rapeutiques d&#233;coulent de ses postulats ainsi que de ce courant o&#249; le client est consid&#233;r&#233; comme expert de ses solutions et o&#249; les probl&#232;mes sont per&#231;us comme construits par la r&#233;alit&#233; sociale et culturelle. Afin de rendre ces attitudes moins directives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles sont formul&#233;es sous forme de questions (Freedman et Combs) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Est-ce que je demande la description de plus d'une r&#233;alit&#233; ? &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Est-ce que j'&#233;coute suffisamment pour comprendre comment la r&#233;alit&#233; exp&#233;rientielle de cette personne a &#233;t&#233; socialement construite ? &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Quel langage est-ce que je privil&#233;gie actuellement ? Est-ce que j'essaie d'accepter et de comprendre les descriptions linguistiques de cette personne ? Si je propose une distinction ou sp&#233;cification dans mon langage, pourquoi fais-je cela ? Quels sont les effets de distinctions linguistiques vari&#233;es qui se pr&#233;sentent dans la conversation th&#233;rapeutique ? &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Quelles sont les histoires qui supportent les probl&#232;mes de la personne ? Y a-t-il des histoires dominantes qui oppressent ou limitent la vie de la personne ? Quelles histoires marginalis&#233;es est-ce que j'entend ? Y a-t-il des indices pour les histoires marginalis&#233;es qui n'ont pas encore &#233;t&#233; abord&#233;es ? Comment puis-je inviter cette personne &#224; s'engager dans une &#034;r&#233;volution&#034; de connaissances autour de ces histoires marginalis&#233;es ? &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Est-ce que je mets le focus sur le sens au lieu des faits ? &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Est-ce que j'&#233;value cette personne ou est-ce que je l'invite &#224; &#233;valuer une vaste gamme de choses (comment la th&#233;rapie va, directions pr&#233;f&#233;r&#233;es dans la vie, ...) ? &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Est-ce que je situe mes opinions dans mon exp&#233;rience personnelle ? Suis-je transparent au sujet de mon contexte, mes valeurs et mes intentions de telle sorte que cette personne peut &#233;valuer les effets de mes biais ? &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Suis-je dans une pens&#233;e pathologisante ou normalisante ? Est-ce que nous d&#233;finissons en collaboration les probl&#232;mes en nous basant sur ce qui est probl&#233;matique dans l'exp&#233;rience de cette personne ? Est-ce que je me tiens &#224; l'&#233;cart d'hypoth&#232;ses d'expert ou de th&#233;orie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Yves Gros-Louis, psychologue &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Intervenant depuis 1980 et consultant dans des centres de r&#233;adaptation en toxicomanie.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Pratique priv&#233;e depuis 1992 aupr&#232;s d'une client&#232;le d'adolescents, d'adultes, de couples et de familles.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Formateur, conf&#233;rencier et consultant en th&#233;rapie orient&#233;e vers les solutions et en toxicomanie depuis 1995.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Membre de l'Ordre des psychologues du Qu&#233;bec depuis 1981.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Autres sites sur la th&#233;rapie narrative
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Michael White et son &#233;quipe : &lt;a href=&#034;http://www.dulwichcentre.com.au&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.dulwichcentre.com.au&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Jill Freedman et Gene Combs : &lt;a href=&#034;http://www.narrativeapproaches.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.narrativeapproaches.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les limites d'intervention du coach</title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/Les-limites-d-intervention-du.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.mieux-etre.org/Les-limites-d-intervention-du.html</guid>
		<dc:date>2007-10-04T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		
        
      



		<description>&lt;p&gt;Ce qui caract&#233;rise le coaching c'est que la demande se situe dans un &#171; contexte identifi&#233; &#187;, et que le coach fait pr&#233;ciser un objectif pr&#233;cis accompagn&#233; d'indicateurs de r&#233;sultat, accessible en un temps court (1 &#224; 8 s&#233;ances). La contextualisation, la pr&#233;cision sont les facteurs importants qui vont permettre &#224; la relation coach/client de fonctionner et de rapidement obtenir des r&#233;sultats concrets.Beaucoup de personnes se posent la question de savoir clairement quelles sont les zones d'intervention du manager qui fait une intervention de coaching, d'un coach interne, d'un coach externe, et enfin d'un th&#233;rapeute/counselor.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/-Articles-.html" rel="directory"&gt;Articles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L85xH85/arton801-2232e.jpg?1712870192' width='85' height='85' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce qui caract&#233;rise le coaching c'est que la demande se situe dans un &#171; contexte identifi&#233; &#187;, et que le coach fait pr&#233;ciser un objectif pr&#233;cis accompagn&#233; d'indicateurs de r&#233;sultat, accessible en un temps court (1 &#224; 8 s&#233;ances). La contextualisation, la pr&#233;cision sont les facteurs importants qui vont permettre &#224; la relation coach/client de fonctionner et de rapidement obtenir des r&#233;sultats concrets.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Beaucoup de personnes se posent la question de savoir clairement quelles sont les zones d'intervention du manager qui fait une intervention de coaching, d'un coach interne, d'un coach externe, et enfin d'un th&#233;rapeute/counselor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour pouvoir &#233;tablir des limites, nous allons poser diff&#233;rents param&#232;tres :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1/ les domaines&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; le domaine public qui rel&#232;ve de la vie ext&#233;rieure, directement observable par tous. Par exemple, un espace de travail, un comportement, une comp&#233;tence appliqu&#233;e. &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; le domaine priv&#233; qui rel&#232;ve de la vie int&#233;rieure, non directement observable : les principes, les valeurs, ce &#224; quoi l'on croit, l'identit&#233; personnelle et les id&#233;aux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2/ la double loyaut&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de &#171; loyaut&#233; invisible &#187; mise en lumi&#232;re par Ivan Boszormenyi-Nagy, ou &#171; double-loyaut&#233; &#187;. Il prenait l'exemple suivant : un homme est dans une barque, avec sa femme et sa m&#232;re, le bateau chavire, il ne peut sauver qu'une personne, qui va-t-il sauver ? Dans chacun des cas il risque de se sentir coupable !&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce concept est maintenant tr&#232;s largement r&#233;pandu sous le nom de &#171; triangulation &#187; : Coach/Coach&#233;/Entreprise. A qui &#234;tre loyal ? Comment &#234;tre loyal &#224; la fois envers le client et envers le prescripteur ? Comment g&#233;rer cette double loyaut&#233; ? Suis-je loyal avec mon client (coach&#233;) et aurais-je une &#171; loyaut&#233; &#187; invisible &#187; avec le prescripteur (il m'a promis un contrat , un march&#233; !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3/ La confidentialit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La personne qui m&#232;ne une conversation de coaching doit pourvoir garder la confidentialit&#233; de ce qui s'est dit. Alors, jusqu'o&#249; peut-on entendre des &#171; confidences &#187; ? Et o&#249; commence le risque de double-loyaut&#233; donc le risque de trahison !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maintenant que les param&#232;tres sont pos&#233;s, examinons chaque cas :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un manager qui fait des conversations de coaching : comment pourra-t-il &#234;tre loyal &#224; son collaborateur, loyal avec l'entreprise et garder la confidentialit&#233; ? En restant, lors de l'intervention, dans les limites du domaine public, visible par tous, c'est-&#224;-dire dans les champs de l'environnement, du comportement et des comp&#233;tences appliqu&#233;es. Il ne peut, en aucun cas, devenir d&#233;positaire d'une &#171; confidence &#187; risquant d'handicaper le bon fonctionnement de l'&#233;quipe, voire de l'entreprise.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout ce qui sera de l'ordre du domaine priv&#233; va mettre le manager en &#171; double loyaut&#233; &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un coach interne : jusqu'o&#249; peut-il garder la confidentialit&#233; sans se retrouver en double-loyaut&#233; ? Il peut intervenir dans les champs du comportement et des comp&#233;tences (professionnalisme) et dans les champs des valeurs et principes du client -atteignant l&#224; sa limite. Au-del&#224;, si le client souhaite parler de son r&#244;le, d'une remise en cause d'un individu, d'un poste, le coach interne ne se trouve-t-il pas d&#233;j&#224; dans une double-loyaut&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un coach externe : il doit g&#233;rer la confidentialit&#233; et la double-loyaut&#233;. Pour cela il identifie avec le prescripteur et le client un objectif public et avec le client, dans la conversation de coaching, ils identifieront les besoins &#233;mergents ou objectifs priv&#233;s. Ceux-ci devront, afin que le coach puisse honorer les deux parties, aller dans la m&#234;me direction que l'objectif public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, qu'est-ce qui diff&#233;rencie le coaching de la th&#233;rapie/du counseling ? Quelle est la limite entre les deux ? Comment savoir dire stop ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous faisons la proposition suivante&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Le coaching sera utile quand : le client vient avec une difficult&#233; &#171; contextualis&#233;e &#187;, un besoin identifi&#233;, il nous parle du milieu o&#249; sp&#233;cifiquement il a une difficult&#233;, ou bien il a une envie de progresser dans tel domaine. C'est une demande conjoncturelle. Due &#224; une difficult&#233; relationnelle, une prise de poste, une saturation, un besoin de d&#233;veloppement&#8230;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; La th&#233;rapie/le counseling sera n&#233;cessaire quand : la demande est g&#233;n&#233;ralis&#233;e &#224; plusieurs contextes. Exemple : le client a du mal a faire valoir ses opinions dans l'entreprise, avec ses amis, et &#224; la maison. C'est une difficult&#233; de vie, une difficult&#233; par rapport au monde en g&#233;n&#233;ral, pas par rapport &#224; une personne ou un groupe de personnes identifi&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, si, en tant que coach, j'entend mon client parler de sa vie priv&#233;e, de probl&#232;mes r&#233;currents dans diff&#233;rents contextes, je vais rapidement lui demander si l'on peut s'en tenir au contexte &#233;voqu&#233; initialement. Il est libre de parler de lui et de sa vie priv&#233;e au cours de la conversation, et je suis libre de n'accepter d'intervenir qu'au niveau identifi&#233; lors de la r&#233;union pr&#233;alable. Si le client a la capacit&#233; de recentrer son discours sur le contexte initial, montrant ainsi qu'il est capable de se g&#233;rer, alors le coaching peut avoir lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, si le client continue &#224; &#233;voquer d'autres contextes publics et priv&#233;s concernant la difficult&#233; qu'il a &#233;nonc&#233;e initialement, navigue d'une situation &#224; l'autre, d'un contexte &#224; l'autre, d'un domaine &#224; l'autre, il semble que sa difficult&#233; concerne sa &#171; relation au monde &#187;. S'il ne peut la r&#233;-inscrire pr&#233;cis&#233;ment dans le contexte, montrant ainsi qu'il ne se &#171; g&#232;re &#187; pas, il me revient alors de lui conseiller un accompagnement th&#233;rapeutique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Nicolas De Beer, Mediat-Coaching&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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