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	<title>Mieux-Etre.org</title>
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	<description>Le portail de la Psychoth&#233;rapie, du Coaching et du mieux-&#234;tre en Belgique, &#224; Bruxelles et en Wallonie. Recommandations de th&#233;rapeutes et formations.</description>
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		<title>Mieux-Etre.org</title>
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		<title>La Gestalt comme art du contact en entreprise</title>
        
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		<dc:date>2011-09-04T15:24:55Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masquelier Gonzague</dc:creator>
        
      


		<dc:subject>Gestalt</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Gestalt est un mot allemand qui vient du verbe gestalten : &#034;mettre en forme, donner une structure&#034;. Il s'agit donc de mettre en lumi&#232;re comment nous sommes en contact avec nous-m&#234;mes (nos besoins, nos &#233;motions, etc.), avec les autres, avec notre environnement. La Gestalt s'inscrit dans le courant des approches existentielles, c'est-&#224;-dire privil&#233;giant le &#034;v&#233;cu&#034; de l'homme (son existence) plut&#244;t que sa nature (son essence).&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/+-Gestalt-+.html" rel="tag"&gt;Gestalt&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L150xH149/arton2820-8812f.jpg?1712880382' width='150' height='149' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Gestalt est un mot allemand qui vient du verbe gestalten : &#034;mettre en forme, donner une structure&#034;. Il s'agit donc de mettre en lumi&#232;re comment nous sommes en contact avec nous-m&#234;mes (nos besoins, nos &#233;motions, etc.), avec les autres, avec notre environnement. La Gestalt s'inscrit dans le courant des approches existentielles, c'est-&#224;-dire privil&#233;giant le &#034;v&#233;cu&#034; de l'homme (son existence) plut&#244;t que sa nature (son essence).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cet article est centr&#233; sur la formation et n'aborde pas le th&#232;me de la th&#233;rapie, terrain d'origine de la Gestalt. Apr&#232;s un bref historique, &#233;tudions les concepts principaux de cette approche, ses outils les plus connus puis ses domaines d'application, en particulier dans le secteur des entreprises et des institutions.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;I) REPERES&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La Gestalt a &#233;t&#233; &#233;labor&#233;e &#224; partir des intuitions de Friedrich Perls (famili&#232;rement appel&#233; Fritz), psychanalyste juif d'origine allemande, &#233;migr&#233; &#224; l'age de 53 ans aux Etats-Unis. En 1951, sous la triple signature de Perls, Hefferline et Goodman, para&#238;t le livre fondateur de ce nouveau courant, sous le titre : Gestalt-th&#233;rapie : excitation et croissance de la personnalit&#233; humaine. Apr&#232;s une p&#233;riode de maturation, la Gestalt a connu aux Etats-Unis un d&#233;veloppement rapide, en particulier en Californie. Esalen, un Centre de s&#233;minaires et de recherche, au bord du Pacifique, fut le creuset du d&#233;veloppement de cette approche : Perls y proposait des ateliers-d&#233;monstration et sa cr&#233;ativit&#233; m&#233;diatique drainait une large audience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Perls est mort en 1970 ; des membres du groupe fondateur, comme Laura, sa femme, ou des Gestaltistes de la seconde g&#233;n&#233;ration permirent de d&#233;velopper et de mieux faire conna&#238;tre cette approche, en particulier ses fondements th&#233;oriques. L'Institut de Cleveland devint le fer de lance de la Gestalt-O.D. (Organization and Development) et propose audits, s&#233;minaires, et formation de consultants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'impact de la Gestalt est actuellement tr&#232;s important aux USA ; en Europe, son implantation s'est d'abord r&#233;alis&#233;e en Allemagne, o&#249; l'on compte plusieurs milliers de professionnels dans les secteurs de la th&#233;rapie, de la formation, de l'enseignement, de l'entreprise, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, &#224; partir de 1971, plusieurs animateurs, form&#233;s aux Etats-Unis, proposent des stages de d&#233;veloppement personnel bas&#233;s sur la Gestalt. Les Gestaltistes fran&#231;ais se connaissent peu et vont individuellement se former aux Etats-Unis ou au Canada. En 1979, le Centre Qu&#233;b&#233;cois de Gestalt lance une formation francophone en Europe (Centre International de Gestalt, avec Ernest Godin).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;but des ann&#233;es 80 permet un d&#233;veloppement et un d&#233;but d'organisation de ce courant dans notre pays ; Marie Petit publie le premier livre fran&#231;ais sur notre th&#232;me : &#034;La Gestalt, th&#233;rapie de l'ici et maintenant&#034; et ce mot allemand, &#224; la prononciation difficile dans notre langue (&#034;Gu&#233;chtalt&#034;), occupe d&#233;sormais une place importante dans le vocabulaire psycho-sociologique. En 1981, Anne et Serge Ginger ouvrent l'Ecole Parisienne de Gestalt, qui, &#224; ce jour, a form&#233; plus de mille Gestalt-praticiens.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Les domaines d'application de cette approche en France sont en pleine expansion, en particulier dans le secteur de l'entreprise. Un exemple : la Gestalt a &#233;t&#233; retenue comme outil de formation pour le personnel du m&#233;tro parisien (RATP) ; le but est d'am&#233;liorer l'accueil des voyageurs en favorisant le contact et la communication.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Etudions ensemble quelques concepts fondamentaux de cette approche.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;II) QU'EST-CE QUE LA GESTALT ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous avons vu que la Gestalt peut se d&#233;finir comme l'art du contact. Elle met l'accent sur la conscience de ce qui se passe dans le moment pr&#233;sent et cela, sur le quintuple plan corporel, affectif, intellectuel, social et spirituel. Elle cherche moins &#224; expliquer l'origine de nos difficult&#233;s qu'&#224; exp&#233;rimenter le changement. A la place du &#034;savoir pourquoi&#034;, elle valorise le &#034;savoir comment&#034;, mobilisateur de changement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quatre concepts me semblent fondamentaux :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;1) Le cycle du contact&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Il s'agit du cycle de contact-retrait, c'est-&#224;-dire de la mani&#232;re dont un besoin &#233;merge &#224; notre conscience, se d&#233;veloppe, trouve satisfaction puis s'estompe, pour laisser place &#224; un nouveau besoin ; c'est du moins le d&#233;roulement id&#233;al. Ainsi, pendant que j'&#233;cris cet article, la &#034;figure dominante&#034; est le plaisir intellectuel que je ressens &#224; mettre en forme mes id&#233;es. Mais si une vert&#232;bre me signale que je suis mal assis et devient douloureuse, la sensation physique deviendra pr&#233;pond&#233;rante ; le cycle de l'&#233;criture va s'arr&#234;ter, inachev&#233;, et je vais me lever pour me d&#233;tendre : un nouveau cycle de besoin va se d&#233;rouler, dont j'esp&#232;re qu'il ne sera pas interrompu &#224; son tour, par exemple par un appel t&#233;l&#233;phonique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Perls et Goodman ont mis l'accent sur quatre phases du contact :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;le &#034;pr&#233;-contact&#034;&lt;/strong&gt; : dans le flux permanent de mes sensations, de mes besoins, un stimulus pr&#233;cis devient soudain la figure qui sollicite mon int&#233;r&#234;t ; elle se d&#233;tache alors du fond, comme un acteur de th&#233;&#226;tre qui passe &#224; l'avant-sc&#232;ne. C'est l'&#233;mergence d'un nouveau besoin ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;la &#034;prise de contact&#034;&lt;/strong&gt; est la phase active au cours de laquelle je choisis de satisfaire ce besoin ; je monte mon &#233;nergie pour passer &#224; l'action. Dans mon exemple, je choisis de me lever et d'aller me promener pour m&#233;nager mon dos ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;le &#034;plein contact&#034;&lt;/strong&gt; : pendant cette phase, je suis en harmonie avec mon besoin ; il y a coh&#233;rence entre ma perception, mon choix, la r&#233;alisation ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;le &#034;post-contact&#034;&lt;/strong&gt; est la phase de retrait : ma demande est satisfaite, je &#034;dig&#232;re&#034; mon action et vais redevenir disponible pour un nouveau cycle ou pour boucler celui que j'ai momentan&#233;ment interrompu.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chez une personne saine, le cycle des Gestalts se reproduit dans un mouvement continu et ascendant, source de croissance.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;2) Les r&#233;sistances&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Dans la pratique, de nombreuses Gestalts restent inachev&#233;es. Le consultant est attentif au d&#233;roulement de ces &#233;tapes de satisfaction de nos besoins et en rep&#232;re les blocages, les arr&#234;ts, les r&#233;p&#233;titions, les sauts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Perls d&#233;finit le n&#233;vros&#233; comme &#034;une personne qui s'adonne d'une fa&#231;on chronique &#224; l'auto-interruption&#034;. L'&#233;tat de tension provoqu&#233; par l'inach&#232;vement des Gestalts bloque le d&#233;veloppement de l'&#234;tre humain et ses capacit&#233;s d'adaptation &#224; l'environnement.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;figure class='spip_document_2883 spip_documents spip_documents_center' style=&#034;max-width:434px;&#034; data-w=&#034;434&#034;&gt; &lt;span &gt; &lt;picture style='padding:0;padding-bottom:49.539170506912%' class='conteneur_image_responsive_h'&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/IMG/jpg/gest1-resp160.jpg?1711791059' alt='' data-src='IMG/jpg/gest1.jpg' data-l='434' data-h='215' data-tailles='[\&#034;160\&#034;,\&#034;320\&#034;,\&#034;640\&#034;,\&#034;1280\&#034;,\&#034;1920\&#034;]' data-autorisees='{&#034;160&#034;:{&#034;1&#034;:&#034;IMG\/jpg\/gest1-resp160.jpg?1711791059&#034;,&#034;2&#034;:&#034;IMG\/jpg\/gest1-resp320.jpg?1711791059&#034;},&#034;320&#034;:{&#034;1&#034;:&#034;IMG\/jpg\/gest1-resp320.jpg?1711791059&#034;,&#034;2&#034;:&#034;IMG\/jpg\/gest1-resp434.jpg?1711791059&#034;},&#034;434&#034;:{&#034;1&#034;:&#034;IMG\/jpg\/gest1-resp434.jpg?1711791059&#034;,&#034;2&#034;:&#034;IMG\/jpg\/gest1-resp434.jpg?1711791059&#034;}}' class='image_responsive' style='max-width: 500px; max-height: 10000px'&gt;&lt;/picture&gt; &lt;/span&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Les principales r&#233;sistances sont :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;l'introjection&lt;/strong&gt; : si je me contente d'avaler sans m&#226;cher des &#233;l&#233;ments ext&#233;rieurs, je garde en moi des corps &#233;trangers, non dig&#233;r&#233;s. L'introjection consiste donc &#224; avaler &#034;tout rond&#034; des id&#233;es, des principes qui vont distordre la perception de mes vrais besoins. C'est le domaine des &#034;il faut, on ne doit pas, il n'y a qu'&#224;&#034;. L'&#233;ducation repose en partie sur des introjections, mais la personne saine et adulte a dig&#233;r&#233; ces principes inculqu&#233;s pendant l'enfance : elle critique une id&#233;e avant de l'adopter, comme un gourmet croque et mas&#172;tique une pomme avant de l'avaler.&lt;br class='manualbr' /&gt;D&#233;busquer mes introjections permet de ne pas me lancer dans des Gestalts non satisfaisantes et de ne pas d&#233;penser toute mon &#233;nergie &#224; essayer de maintenir ensemble des corps &#233;trangers &#224; l'int&#233;rieur de mon syst&#232;me.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Je pense &#224; ce chef d'entreprise qui sentait la n&#233;cessit&#233; de rester le dernier, le soir, dans son bureau. Une s&#233;ance centr&#233;e sur le &#034;comment il laissait son agenda d&#233;border&#034; lui a donn&#233; l'occasion de d&#233;busquer une introjection : son p&#232;re, lui-m&#234;me chef d'entreprise, lui avait transmis le mod&#232;le du capitaine qui quitte le dernier son navire ; &#034;rem&#226;cher l'introjection&#034; lui a permis de ne plus partir syst&#233;matiquement le dernier, mais de pr&#233;f&#233;rer &#234;tre le premier arriv&#233;, ce qui correspond mieux &#224; son rythme biologique et lui donne une meilleure efficacit&#233;. Il ne s'agit donc pas de d&#233;truire une id&#233;e qui lui correspond (&#034;un manager travaille beaucoup&#034;) mais d'adapter une introjection non pertinente (&#034;il faut quitter l'entreprise le dernier&#034;) &#224; une r&#233;alit&#233; biologique (&#034;j'aime me lever t&#244;t&#034;).&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;la projection&lt;/strong&gt; : Perls la d&#233;finit comme l'inverse de l'introjection. Elle consiste &#224; attribuer &#224; l'environnement des &#233;l&#233;ments qui viennent de moi-m&#234;me. Ainsi, je peux raccourcir cet article &#034;pour ne pas lasser le lecteur&#034;, alors que c'est moi qui suis fatigu&#233;. Les projections faussent mon adaptation &#224; l'environnement, inhibent ma cr&#233;ativit&#233;. Par exemple, je pense que je ne peux pas prendre d'initiative professionnelle parce que mon sup&#233;rieur ne le supporterait pas, alors que c'est moi qui ai de l'agressivit&#233; envers lui.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;la confluence&lt;/strong&gt; : dans cette r&#233;sistance, il n'y a plus de diff&#233;rence entre moi et mon environnement. Les besoins qui &#233;mergent ne sont pas les miens. La confluence bloque le cycle du contact, en ne permettant pas que, dans la phase de pr&#233;-contact, une figure personnelle &#233;merge ; elle emp&#234;che &#233;galement l'acc&#232;s au temps du retrait, indispensable &#224; l'assimilation et &#224; l'&#233;mergence d'une nouvelle Gestalt. Dans une &#233;quipe, une personne &#224; tendance confluente s'exprime majoritairement au pluriel : &#034;nous avons des difficult&#233;s avec les techniciens, nous voulons repeindre la caf&#233;t&#233;ria, etc.&#034; ; elle supporte difficilement les &#034;fins de cycle&#034;, c'est-&#224;-dire la p&#233;riode n&#233;cessaire de reprise de distance avant le partage d'une nouvelle action. Dans le secteur commercial, elle ne distingue plus claire&#172;ment les besoins de son entreprise de ceux de son client.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;la r&#233;troflexion &lt;/strong&gt; : elle consiste &#224; se faire &#224; soi-m&#234;me ce que l'on voudrait faire &#224; d'autres. Par exemple, je me mords les l&#232;vres plut&#244;t que d'agresser verbalement mon interlocuteur. Cette interruption du cycle du contact, lorsqu'elle est trop souvent r&#233;p&#233;t&#233;e, est la porte ouverte &#224; toutes les somatisations.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;la d&#233;flexion&lt;/strong&gt; : c'est une forme particuli&#232;re de r&#233;troflexion qui consiste &#224; d&#233;tourner mon &#233;nergie de sa cible premi&#232;re ; c'est une man&#339;uvre d'&#233;vitement. Ainsi, je pr&#233;f&#232;re casser un cendrier plut&#244;t que d'exprimer directement ma col&#232;re ou, sans intention volontaire, j'ai un accident avec le v&#233;hicule de l'entreprise au lieu d'exprimer mes difficult&#233;s actuelles.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;table class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Tous ces m&#233;canismes de r&#233;sistance ont leur utilit&#233; : il peut &#234;tre sage de griffonner d'&#233;nervement sur un papier plut&#244;t que de sortir mon agressivit&#233; contre mon patron ; la pathologie appara&#238;t lorsque ces m&#233;canismes s'installent d'une fa&#231;on r&#233;p&#233;titive, non adapt&#233;e, car ils bloquent l'ajustement cr&#233;ateur et le d&#233;roulement fluide des cycles contact-retrait.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;3) La fronti&#232;re-contact&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;La Gestalt s'int&#233;resse aux &#233;changes entre une personne et son environnement. Une situation ne peut &#234;tre &#233;tudi&#233;e sans son contexte ; le cycle de contact n'est pas un syst&#232;me clos mais un processus ouvert, en &#233;change permanent avec l'ext&#233;rieur. Le Gestalt-praticien a l'attitude du douanier qui observe &#224; la fronti&#232;re, et r&#233;gule le flux permanent des &#233;changes entre pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons observer divers mouvements de marchandises :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Certains pays ne r&#233;alisent que des importations ; ils n'ont pas la capacit&#233; d'exporter, parce que le monde va trop vite, parce que leur production ne semble pas bonne. Nous savons que leur &#233;conomie sera rapidement asphyxi&#233;e ou mise sous tutelle.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; D'autres pays sont tr&#232;s m&#233;fiants et ne laissent entrer un camion qu'apr&#232;s l'avoir longuement fouill&#233; ; chaque voyageur est un espion potentiel. Les &#233;changes sont rares, les files d'attente tr&#232;s longues.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Certains n'ont pratiquement plus de fronti&#232;re et sont &#224; la merci de toute agression ; ils importent, sans prudence, des marchandises qui pourraient se r&#233;v&#233;ler toxiques.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; D'autres encore ont des fronti&#232;res tellement rigides que rien ne transite, ni dans un sens, ni dans l'autre.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Mais une fronti&#232;re n'est jamais unique ; elle suppose un ajustement &#224; la fronti&#232;re de l'autre et la vigilance du douanier est fonction de la nationalit&#233; du voyageur qui arrive. Ainsi, la &#034;libre circulation&#034; accord&#233;e aux citoyens de l'Union Europ&#233;enne n'est pas applicable &#224; ceux de pays plus lointains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces exemples illustrent ce que nous appelons le &#034;travail &#224; la fronti&#232;re-contact&#034;. La peau est &#233;galement une bonne illustration de ce concept : elle limite l'organisme, le contient, le prot&#232;ge mais elle permet les &#233;changes (respiration, transpiration), les sensations (chaleur, douleur), elle est l'interface entre moi et mon environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Gestalt favorise cet &#034;ajustement cr&#233;ateur&#034; &#224; notre fronti&#232;re-contact pour nous aider &#224; d&#233;velopper le maximum d'&#233;changes harmonieux avec notre environnement. Elle nous pousse &#224; exp&#233;rimenter des pistes nouvelles, minimiser nos d&#233;fenses lorsqu'elles se montrent inadapt&#233;es, ou les renforcer lorsqu'elles ne nous prot&#232;gent pas suffisamment. Le terme anglais de self d&#233;signe l'ensemble des fonctions qui nous permettent cet &#034;ajustement cr&#233;ateur&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;4) Les polarit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Ce th&#232;me me semble fondamental pour comprendre la notion de &#034;bonne sant&#233;&#034; (pour une personne, comme pour un organisme) d&#233;velopp&#233;e par notre approche. Prenons comme exemple l'agressivit&#233; : si je suis toujours dans ce m&#234;me registre, je vais certainement savoir &#034;ne pas me laisser marcher sur les pieds&#034;, mais je vais me priver d'une vie d'&#233;quipe paisible, je vais perdre des clients, etc. Si au contraire je suis toujours dans le registre de la douceur, je serai inadapt&#233; dans un environnement difficile, je ne saurai pas me d&#233;fendre face &#224; la concurrence, etc.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;La Gestalt nous propose de d&#233;velopper simultan&#233;ment les polarit&#233;s oppos&#233;es : loin de me figer dans le &#034;juste milieu&#034; (que Serge Ginger baptise &#034;l'injuste milieu&#034;), je cherche &#224; &#233;tendre &#034;l'&#233;ventail de mes possibles&#034; dans l'exploration de mes capacit&#233;s oppos&#233;es mais compl&#233;mentaires. Ainsi, je suis un homme plus complet, capable d'&#233;changes plus riches, si je d&#233;veloppe, en plus de mes caract&#233;ristiques dites &#034;viriles&#034; (go&#251;t de la performance, de l'exploration, etc.), des qualit&#233;s de sensibilit&#233;, d'&#233;coute, de chaleur - que l'on attribue traditionnellement &#224; la femme. De m&#234;me, le funambule trouve son &#233;quilibre dans le mouvement, par la grandeur de son balancier.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est ainsi que j'ai eu l'occasion de travailler avec une &#233;quipe de vendeurs automobiles, fiers de leur agressivit&#233; commerciale et de leurs &#034;n&#233;gociations &#224; la hussarde&#034;, sur le th&#232;me de ce que serait une &#233;quipe mettant en avant ses qualit&#233;s d'esth&#232;tes de l'automobile (&#034;ah, la douceur de ce tweed pour les si&#232;ges !&#034;) et de sensibilit&#233; dite &#034;f&#233;minine&#034; (&#233;coute attentive, douceur, etc.). Quelques ann&#233;es plus tard, le Directeur commercial me parle encore de l'impact positif de cette formation, &#224; la fois sur le chiffre d'affaires et sur l'ambiance dans l'&#233;quipe.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par l'exploration de ces oppos&#233;s, le consultant cherche &#224; favoriser la fluidit&#233; : c'est &#224; nouveau le th&#232;me de &#034;l'ajustement cr&#233;ateur&#034;, central en Gestalt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais un ensemble de concepts n'a d'int&#233;r&#234;t que si nous en pr&#233;cisons les modalit&#233;s d'application ; c'est l'objet du chapitre suivant.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;III) QUELQUES OUTILS ET TECHNIQUES&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La Gestalt est souvent davantage connue par ses techniques que par ses concepts fondamentaux. C'est normal car les exp&#233;riementations, parfois spectaculaires, sont plus faciles &#224; d&#233;crire, dans les m&#233;dias par exemple ; mais cela peut donner une image parfois un peu superficielle de cette approche. Rappelons que les exercices ne sont que des moyens pour mettre en &#339;uvre les concepts fondamentaux de la m&#233;thode, au service du d&#233;veloppement des personnes, des &#233;quipes et des entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;1) L'awareness&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Il n'y a pas de traduction de ce mot anglais : to be aware signifie &#234;tre au courant, &#234;tre conscient de&#8230; L'awareness est donc la prise de conscience globale du flux permanent de nos sensations physiques, de nos id&#233;es, de nos sentiments. Cet outil est la &#034;lampe de poche&#034; qui nous sert &#224; &#233;clairer le flot incessant des figures qui se d&#233;tachent du fond, c'est-&#224;-dire des besoins diff&#233;rents qui se succ&#232;dent et vont enclencher (ou non) un cycle de satisfaction de nos besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'awareness est cette attention &#224; mon v&#233;cu interne comme &#224; mon environnement, qui m'aide &#224; trouver le meilleur ajustement entre mes besoins et les possibles que m'offrent les circonstances. Percevoir par exemple que mon corps se crispe, me donne conscience qu'une situation me devient p&#233;nible et je vais choisir de m'y soustraire ou chercher &#224; la modifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un chef d'entreprise, attentif &#224; ce qui se passe en lui et autour de lui, attentif par exemple aux micro-gestes des personnes qui l'entourent, percevra plus vite un climat social qui se d&#233;t&#233;riore, une conjoncture qui se modifie (&#034;tiens, l'arriv&#233;e de ce nouveau produit ne cr&#233;e pas les m&#234;mes r&#233;actions chez nos clients&#8230;&#034;), etc.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;2) L'exp&#233;rimentation&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;L'exp&#233;rimentation est un outil original et performant du dispositif gestaltiste. Le stagiaire ne se limite pas &#224; une narration de sa difficult&#233; mais il est souvent invit&#233; &#224; &#034;mettre en acte&#034; son th&#232;me, ici et maintenant. De nombreux supports peuvent &#234;tre alors propos&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Le hot seat&lt;/strong&gt; est probablement l'outil le plus connu de la Gestalt pratiqu&#233;e par Perls. Le client, en venant s'asseoir sur &#034;la chaise chaude&#034; manifeste son d&#233;sir de s'impliquer ; en face de lui, une &#034;chaise vide&#034; offre une place symbolique o&#249; il va pouvoir projeter un personnage imaginaire, une facette de sa personnalit&#233;, un &#233;l&#233;ment de son environne&#172;ment. &lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;De nos jours, un coussin, un v&#234;tement, ou tout autre objet choisi dans la salle de travail, est parfois utilis&#233; comme objet transitionnel &#224; qui le client donne vie pour incarner une interrogation, ext&#233;rioriser une &#233;motion, pr&#233;ciser un ressenti. Je vais utiliser une poubelle pour amplifier ce dont je veux me d&#233;barrasser, un coussin pour mettre en acte mon besoin de tendresse ou ma col&#232;re, une paire de lunettes pour symboliser ce que je ne veux plus voir dans ma vie. Favorisant une mobilisation corporelle, stimulant l'imaginaire, ces sup&#172;ports ont pour but d'aider le client &#224; sortir des sentiers battus, &#224; explorer le &#034;comment il agit&#034; au lieu du &#034;pourquoi de ses actes&#034;. &lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Le &#034;monodrame&#034;&lt;/strong&gt;, inspir&#233; du psychodrame mor&#233;nien, permet au client de jouer lui-m&#234;me les diff&#233;rentes facettes de la situation qu'il travaille ou les diff&#233;rents personnages de son environnement. Il sera successivement lui-m&#234;me, puis son coll&#232;gue pour une diffi&#172;cult&#233; professionnelle - ou sa t&#234;te puis son c&#339;ur, pour un dialogue sur une difficult&#233; de choix&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;L'exp&#233;rimentation a pour but d'augmenter l'awareness du client, lui apporter un &#233;clairage nouveau, contourner une r&#233;sistance par trop invalidante, etc. Cette exp&#233;rimentation est en g&#233;n&#233;ral invent&#233;e par le Gestalt-praticien, &#224; chaud, en fonction de la r&#233;alit&#233; apport&#233;e ici et maintenant par le client ; il n'y a donc pas de &#034;catalogue&#034; de jeux ou exercices pr&#233;fabri&#172;qu&#233;s &#224; sortir d'une bo&#238;te &#224; outils, mais une &#034;co-cr&#233;ation&#034; permanente entre le praticien et son client.&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;3) L'amplification&lt;/strong&gt;. Cet outil est la mise en pratique du concept des polarit&#233;s, c'est-&#224;-dire l'&#233;largissement de notre &#034;espace du possible&#034;. Le Gestalt-praticien facilite la mise en lumi&#232;re d'un sentiment cach&#233;, propose d'amplifier un micro-geste dont souvent le client n'a pas conscience.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;- Consultant : &#034;Que fait votre main &#224; l'instant ?&#034;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Client : &#034;Elle se crispe nerveusement&#8230;&#034; (awareness)
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Consultant : &#034;Pouvez-vous amplifier ce geste ?&#034; (amplification) &lt;br class='autobr' /&gt;
ou bien &#034;Pouvez-vous faire parler votre main ?&#034; (monodrame symbolique).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'important n'est pas de reproduire le contexte exact de la situation, mais au contraire, dans le cadre privil&#233;gi&#233; et s&#233;curisant d'une s&#233;ance, de se donner l'autorisation d'explorer ce qui, &#034;au dehors&#034;, ne peut pas &#234;tre exprim&#233; ou v&#233;cu ; et cela, afin d'avoir une vue glo&#172;bale de la difficult&#233; et favoriser l'&#233;mergence de solutions in&#233;dites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;4) L'approche pluridimensionnelle&lt;/strong&gt; La Gestalt est parfois qualifi&#233;e d'approche corporelle ou &#233;motionnelle. C'est une vision un peu r&#233;ductrice, qui s'explique par le c&#244;t&#233; spectaculaire de certains travaux : la col&#232;re, le d&#233;sespoir peuvent parfois s'ext&#233;rioriser avec panache. La Gestalt, centr&#233;e sur le processus de contact entre un sujet et son environnement, int&#232;gre une vision multidimensionnelle de l'Homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Serge Ginger utilise une repr&#233;sentation symbolique avec l'&#233;toile &#224; cinq branches, le &#034;Pentagramme&#034;, image traditionnelle de l'homme, avec sa t&#234;te, ses deux bras et ses deux jambes. Ces cinq branches repr&#233;sentent pour lui :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; la dimension physique : le corps, la motricit&#233;, le dynamisme ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la dimension affective : le c&#339;ur, les sentiments ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la dimension rationnelle : la t&#234;te, les id&#233;es, l'imaginaire, la cr&#233;ativit&#233; ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la dimension sociale : la relation aux autres, le culturel ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la dimension spirituelle : l'homme dans son environnement, la qu&#234;te de sens, l'&#233;thique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Transpos&#233; &#224; un organisme, une &#233;quipe ou une entreprise, ce Pentagramme peut &#234;tre dessin&#233; ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;figure class='spip_document_2884 spip_documents spip_documents_center' style=&#034;max-width:401px;&#034; data-w=&#034;401&#034;&gt; &lt;span &gt; &lt;picture style='padding:0;padding-bottom:72.069825436409%' class='conteneur_image_responsive_h'&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/IMG/jpg/gest2-resp160.jpg?1711791059' alt='' data-src='IMG/jpg/gest2.jpg' data-l='401' data-h='289' data-tailles='[\&#034;160\&#034;,\&#034;320\&#034;,\&#034;640\&#034;,\&#034;1280\&#034;,\&#034;1920\&#034;]' data-autorisees='{&#034;160&#034;:{&#034;1&#034;:&#034;IMG\/jpg\/gest2-resp160.jpg?1711791059&#034;,&#034;2&#034;:&#034;IMG\/jpg\/gest2-resp320.jpg?1711791059&#034;},&#034;320&#034;:{&#034;1&#034;:&#034;IMG\/jpg\/gest2-resp320.jpg?1711791059&#034;,&#034;2&#034;:&#034;IMG\/jpg\/gest2-resp401.jpg?1711791059&#034;},&#034;401&#034;:{&#034;1&#034;:&#034;IMG\/jpg\/gest2-resp401.jpg?1711791059&#034;,&#034;2&#034;:&#034;IMG\/jpg\/gest2-resp401.jpg?1711791059&#034;}}' class='image_responsive' style='max-width: 500px; max-height: 10000px'&gt;&lt;/picture&gt; &lt;/span&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Chaque culture, chaque entreprise, chaque individu, d&#233;veloppe plus ou moins chacune de ces branches ; ainsi, notre monde occidental valorise parfois les qualit&#233;s &#034;de t&#234;te&#034; au d&#233;triment de celles &#034;du c&#339;ur&#034;. Les outils de la Gestalt, par exemple l'exp&#233;rimentation ou l'amplification, cherchent &#224; r&#233;&#233;quilibrer ces diff&#233;rentes facettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'utilise &#233;galement le Pentagramme de Ginger comme outil de diagnostic en tant que consultant en organisation. Je consid&#232;re alors une &#233;quipe de travail, une usine, comme &#034;un organisme&#034; en relation avec son environnement (la concurrence, les fournisseurs, etc.), avec une fronti&#232;re-contact ; nous parlons alors de socio-Gestalt. Le Pentagramme permet de rep&#233;rer d'&#233;ventuelles difficult&#233;s, d'esquisser un projet de changement, de remobiliser une &#233;quipe.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;IV) LES DIFFERENTS CHAMPS D'APPLICATION&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En dehors du champ de la th&#233;rapie, l'utilisation de la Gestalt peut se r&#233;sumer en trois secteurs principaux :
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;1) La formation &lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Il y a trois grandes cat&#233;gories de s&#233;minaires de formation &#224; base de Gestalt : les groupes ponctuels, les groupes continus et les stages &#224; th&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Les ponctuels, de trois &#224; cinq jours en g&#233;n&#233;ral, permettent une d&#233;couverte de cette ap&#172;proche ; on y trouve &#233;galement d'anciens clients qui veulent, l'espace d'un stage, faire le point ou se ressourcer. Il n'y a pas de th&#232;me impos&#233;, chacun apporte une probl&#233;matique &#224; r&#233;soudre, une piste qu'il souhaite explorer, un choix &#224; examiner, etc.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les groupes continus, hebdomadaires en soir&#233;e, ou mensuels de deux jours par exemple, permettent un travail plus approfondi. Prenons comme illustration, un groupe continu intitul&#233; : &#034;De la vie professionnelle au d&#233;veloppement personnel&#034;. &lt;br class='manualbr' /&gt;S'y retrouvent, pour un cycle de quatre fois deux jours par an, des professionnels d'horizons diff&#233;rents (h&#244;pital, entreprise, distribution), soucieux de d&#233;velopper leur impact personnel, mieux g&#233;rer l'&#233;quilibre travail-famille, travailler leur qualit&#233; de communication, etc.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les stages &#224; th&#232;mes sont g&#233;n&#233;ralement mis en place pour une seule entreprise, en &#034;intra&#034;, &#224; la carte. Nous avons cit&#233; la RATP : des s&#233;minaires de cinq jours (trois plus deux) permettent au personnel en station de d&#233;couvrir les principales &#233;tapes du contact, de travailler sur les obstacles &#224; la relation (r&#233;sistances), sur l'ajustement cr&#233;ateur &#224; des situations nouvelles, sur les peurs (agression, suicide sur la voie&#8230;), etc. &lt;br class='manualbr' /&gt;Intitul&#233;s &#034;Au contact de la client&#232;le&#034;, ces s&#233;minaires ont &#233;t&#233; choisis pour leur volont&#233; affich&#233;e d'un travail en pro&#172;fondeur, &#224; partir de la r&#233;alit&#233; de chaque stagiaire.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans le secteur de la grande distribution, la Gestalt est utilis&#233;e comme un outil de formation permettant de fluidifier les relations, par exemple entre un client m&#233;content et un chef de rayon : rep&#233;rer comment se d&#233;roule le cycle de contact, comment les protagonistes mettent en place des r&#233;sistances, travailler sur la peur ou l'agressivit&#233; avec le concept des polarit&#233;s, permet au stagiaire de d&#233;velopper ses qualit&#233;s relationnelles. &lt;br class='manualbr' /&gt;L'exigence du formateur gestaltiste de travailler sur le &#034;comment&#034; et sur &#034;l'ici et maintenant&#034; permet d'&#233;viter le pi&#232;ge traditionnel de ce type de formation, &#224; savoir de donner des &#034;recettes&#034; de communication, que le stagiaire s'empresse d'oublier !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien peut-il y avoir de stages de Gestalt par an en France ? Impossible de le dire pr&#233;cis&#233;ment. L'Ecole Parisienne de Gestalt (EPG), l'organisme le plus important num&#233;riquement, r&#233;alise environ cent cinquante stages par an pour un total de 7 000 journ&#233;es-stagiaires. L'estimation quantitative globale pour les stages de Gestalt en France doit se situer au double de ces chiffres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;2) Le travail de consultant&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Les Gestaltistes qui utilisent cette approche dans leurs actions de conseil ou d'audit forment un groupe aux fronti&#232;res mal d&#233;finies. La Gestalt est alors pr&#233;sent&#233;e comme un art, une m&#233;thode p&#233;dagogique, un mod&#232;le descriptif de ce qui se passe dans le contact ou un outil favorisant la communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a ceux qui la mettent en avant, comme ce consultant qui propose aux chefs d'entreprises : Avec la Gestalt, mobilisez vos ressources humaines ! Une autre population est form&#233;e par ceux qui pr&#233;f&#232;rent &#034;s'avancer masqu&#233;&#034; et qui, sans changer l'intitul&#233; de leur activit&#233;, la r&#233;insertion de ch&#244;meurs par exemple, ont trouv&#233; un outil performant pour dynamiser leur pratique ; tel Monsieur Jourdain, leurs clients font de la prose, pardon, je voulais dire de l'awareness sans le savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accompagnement d'&#233;quipe permet &#224; un groupe d'am&#233;liorer son &#034;rendement&#034; en diminuant les sources de conflits st&#233;riles, en favorisant la coh&#233;sion par une meilleure qualit&#233; d'&#233;changes ; la Gestalt est alors focalis&#233;e, soit sur l'individu, pour lui permettre de d&#233;velopper au mieux ses potentiels (Gestalt en groupe), soit sur le groupe v&#233;cu comme une entit&#233;, avec sa dynamique, son environnement (Gestalt de groupe). Cette r&#233;gulation d'&#233;quipe par un intervenant gestaltiste s'est principalement d&#233;velopp&#233;e dans les milieux sanitaires et sociaux, mais &#233;galement en entreprise (team building).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres utilisent, dans leurs institutions par exemple, cette approche avec des toxicomanes, des prisonniers, des personnes hospitalis&#233;es, des enseignants ou des &#233;tudiants. Ils ne sont donc pas consultants ext&#233;rieurs mais d&#233;veloppent, au sein de leur &#233;quipe de travail ou avec leurs clients, des modules de Gestalt : groupes de malades en h&#244;pital psychiatrique, s&#233;minaires d'enseignants dans l'Education Nationale, etc. Les outils de la Gestalt sont &#233;galement employ&#233;s dans les bilans de comp&#233;tences, dans l'out placement (accompagnement d'une personne ou d'un groupe en cours de licenciement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;3) Le coaching&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;En anglais, un &#034;coach&#034; est un entra&#238;neur : le travail d'accompagnement individuel des managers est en d&#233;veloppement important. Le pouvoir isole : un cadre a besoin d'un temps et d'une personne qui l'aideront &#224; r&#233;fl&#233;chir, &#224; envisager de multiples pistes, &#224; &#233;vacuer des tensions, et cela &#224; l'abri du stress et sans les jeux de pouvoir auxquels il est habituellement soumis. S'il ne s'accorde pas ce temps, il &#034;vide son sac&#034; avec sa secr&#233;taire (d&#233;flexion), ou il somatise (r&#233;troflexion), ou il projette son anxi&#233;t&#233; sur son &#233;quipe, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Gestalt, par la souplesse et la pertinence de son mode d'intervention, par son regard port&#233; sur le &#034;pour quoi&#034; finaliste au lieu du &#034;pourquoi&#034; causaliste, donne aux d&#233;cideurs une &#034;mise en perspective&#034; diff&#233;rente et cr&#233;ative de leur vie professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des s&#233;ances individuelles, plus longues (une demi-journ&#233;e, par exemple tous les mois), permettent ainsi &#224; des cadres :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; soit de se ressourcer r&#233;guli&#232;rement ; dans ce cas, le client apporte le th&#232;me sur lequel il souhaite travailler librement ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; soit de &#034;faire le point&#034; &#224; l'occasion d'une difficult&#233; passag&#232;re ou d'un bilan : l'utilisation du Pentagramme de Ginger permet, en cinq s&#233;ances, d'aborder en profondeur une difficult&#233;, en ayant un canevas de travail complet et s&#233;curisant.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;V) EN GUISE DE CONCLUSION &#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous avons vu que les domaines d'application de la Gestalt en formation sont nombreux : groupes &#224; th&#232;mes, s&#233;minaires de d&#233;veloppement personnel, coh&#233;sion d'&#233;quipe, coaching, audit. La Gestalt, par sa lente implantation en France, &#233;chappe aux effets de mode qui placent parfois telle approche sous les feux des projecteurs, attirent les apprentis sorciers en recherche de techniques &#034;presse-bouton&#034;, et disparaissent &#224; la prochaine annonce miracle. C'est une chance qui a permis un enracinement, &#224; la fois de la th&#233;orie (la bibliographie de langue fran&#231;aise comporte environ 900 r&#233;f&#233;rences), de la formation des Gestalt-praticiens et de la supervision professionnelle, unanimement consid&#233;r&#233;e comme indispensable quel que soit le champ d'intervention.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Les limites de cette m&#233;thode sont celles que donne l'environnement : l'entreprise n'est pas un lieu de th&#233;rapie. Le consultant est donc centr&#233; sur le d&#233;veloppement des personnes, en s'appuyant sur leurs ressources, en mettant en lumi&#232;re des comportements, en favorisant une prise de conscience du pr&#233;sent. Le &#034;travail sur l'&#233;thique&#034; est donc indispensable pour le Gestalt-praticien afin de ne pas m&#233;langer les registres ; un exemple entre mille : si un stagiaire me demande comment explorer un &#034;mal &#234;tre&#034; dont il a pris conscience lors du s&#233;minaire, je donne l'adresse d'un coll&#232;gue chez qui il pourrait entamer un travail personnel, mais je ne donne pas la mienne afin de ne pas m&#233;langer les statuts.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Le coaching est &#233;galement un mode d'intervention qui demande un grand professionnalisme de la part du consultant : cet accompagnement est pay&#233; par l'entreprise, dans le cadre professionnel. Une solide formation de base, de l'exp&#233;rience et un suivi en supervision permettent au Gestalt-praticien de rester dans le fil du d&#233;veloppement personnel, au service de l'individu et de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;L'utilisation de la Gestalt dans un cadre professionnel suppose une grande clart&#233; et un climat de confiance avec le commanditaire de l'action (service de formation, responsable du personnel, etc.). Le consultant doit pr&#234;ter une grande attention au contrat, au cadre, aux attentes des diff&#233;rents partenaires ; doivent &#234;tre pr&#233;cis&#233;es les notions de discr&#233;tion, de volontariat, de contenu de la formation. Il est vrai que toute action en entreprise n&#233;cessite cette vigilance ; mais je crois, et j'ai souvent constat&#233;, que le mode d'intervention gestaltiste rend plus imp&#233;ratif cette n&#233;cessit&#233; de r&#233;gulation, avant, pendant et apr&#232;s l'action (sous forme de feed-backs r&#233;guliers, comit&#233; de pilotage, etc.).&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Le Gestalt-praticien poss&#232;de une double comp&#233;tence : son regard, focalis&#233; &#224; la fronti&#232;re contact, lui donne &#224; la fois une vision syst&#233;mique (les &#233;changes avec l'environnement) et une attention &#224; l'individu (l'awareness, les r&#233;sistances, etc.). Cela lui donne un outil de diagnostic et d'accompagnement du changement, &#224; la fois souple et performant. Pour moi, la Gestalt est un art, avec toute la noblesse que porte ce terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je laisse &#224; Fritz Perls les derniers mots : &lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;&#034;La Gestalt est une m&#233;thode trop efficace pour n'&#234;tre r&#233;serv&#233;e qu'&#224; des malades ! &#034; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;VI) BIBLIOGRAPHIE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Charles GELLMAN et Chantal HIGY LANG (2000), Le coaching Paris, Editions d'Organisation
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Serge GINGER (1987), La Gestalt, une th&#233;rapie du contact, Paris, Hommes et Groupes Editeurs (8&#232;me &#233;dition : Paris, 2007)
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Gonzague MASQUELIER (1999), LA GESTALT AUJOURD'HUI : choisir sa vie, Paris, RETZ 3&#232;me &#233;dition 2008.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;figure class='spip_document_2900 spip_documents spip_documents_left' style=&#034;max-width:85px;&#034; data-w=&#034;85&#034;&gt; &lt;span &gt; &lt;picture style='padding:0;padding-bottom:103.52941176471%' class='conteneur_image_responsive_h'&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/IMG/jpg/arton679-809aa-resp85.jpg?1711790932' alt='' data-src='IMG/jpg/arton679-809aa.jpg' data-l='85' data-h='88' data-tailles='[\&#034;160\&#034;,\&#034;320\&#034;,\&#034;640\&#034;,\&#034;1280\&#034;,\&#034;1920\&#034;]' data-autorisees='{&#034;85&#034;:{&#034;1&#034;:&#034;IMG\/jpg\/arton679-809aa-resp85.jpg?1711790932&#034;,&#034;2&#034;:&#034;IMG\/jpg\/arton679-809aa-resp85.jpg?1711790932&#034;}}' class='image_responsive' style='max-width: 500px; max-height: 10000px'&gt;&lt;/picture&gt; &lt;/span&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gonzague MASQUELIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ing&#233;nieur Arts et M&#233;tiers (ICAM), dipl&#244;m&#233; de 3e cycle en Gestion des entreprises (IAE) et en Sciences de l'Education, psychologue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dipl&#244;m&#233; de 3e cycle de l'Ecole Parisienne de Gestalt ; membre agr&#233;&#233; de la Soci&#233;t&#233; Fran&#231;aise de Gestalt et titulaire du Certificat europ&#233;en de Psychoth&#233;rapie (CEP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A travaill&#233; comme ing&#233;nieur du fond dans les mines de charbon, puis dans le secteur de la formation. Consultant et coach en entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Directeur de l'Ecole Parisienne de Gestalt (EPG).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;e mail : &lt;a href=&#034;mailto:gonzague.masquelier@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;gonzague.masquelier@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sartre, une muse pour Perls ?</title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/Sartre-une-muse-pour-Perls.html</link>
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		<dc:date>2010-06-06T15:02:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masquelier Gonzague</dc:creator>
        
      


		<dc:subject>Gestalt</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'existentialisme est l'une des racines de la Gestalt-th&#233;rapie et l'on surnomme parfois Sartre le &#034;pape de l'existentialisme&#034;. Quelles sont les id&#233;es fortes de son &#339;uvre qui ont pu inspirer Paul Goodman, Laura et Fritz Perls lors de la conception de la Gestalt-th&#233;rapie ? Comment les Gestaltistes contemporains peuvent-ils se nourrir en relisant ce philosophe ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Apr&#232;s un rappel biographique, Gonzague Masquelier d&#233;veloppe plusieurs th&#232;mes fondateurs de l'existentialisme et montre comment la Gestalt partage ces concepts.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/-Articles-.html" rel="directory"&gt;Articles&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/+-Gestalt-+.html" rel="tag"&gt;Gestalt&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2600-82b7e.jpg?1712880382' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'existentialisme est l'une des racines de la Gestalt-th&#233;rapie et l'on surnomme parfois Sartre le &#034;pape de l'existentialisme&#034;. Quelles sont les id&#233;es fortes de son &#339;uvre qui ont pu inspirer Paul Goodman, Laura et Fritz Perls lors de la conception de la Gestalt-th&#233;rapie ? Comment les Gestaltistes contemporains peuvent-ils se nourrir en relisant ce philosophe ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Apr&#232;s un rappel biographique, Gonzague Masquelier d&#233;veloppe plusieurs th&#232;mes fondateurs de l'existentialisme et montre comment la Gestalt partage ces concepts. Quelques points de divergence sont ensuite &#233;voqu&#233;s.&lt;br class='manualbr' /&gt;En conclusion, l'auteur esquisse un pastiche de Huis-Clos, la pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre dans laquelle trois personnages sont enferm&#233;s pour l'&#233;ternit&#233;, en imaginant une rencontre entre Goodman, Perls et Sartre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Souvent, lorsque le temps est cl&#233;ment, je me prom&#232;ne &#224; midi dans le cimeti&#232;re du Montparnasse. Je n'ai que la rue &#224; traverser, puisque nos locaux de l'&lt;strong&gt;&lt;a href='https://www.mieux-etre.org/Ecole-Parisienne-de-Gestalt-EPG-877.html' class='spip_in'&gt;Ecole Parisienne de Gestalt&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; en sont voisins. Un petit bonjour &#224; Gainsbourg, dont la tombe se renouvelle toujours de t&#233;moignages d'admirateurs ou &#224; Charles Baudelaire ; puis mes pas me portent vers les s&#233;pultures de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir, couple mythique de la litt&#233;rature fran&#231;aise contemporaine. Une m&#234;me pierre tombale, sobre voire d&#233;pouill&#233;e, avec juste leur nom et une date, recouvre deux caveaux (unis, mais chacun chez soi !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup d'adolescents, dont je fus, se sont ouverts &#224; la philosophie par la lecture de Sartre. Lire &lt;i&gt;La Naus&#233;e&lt;/i&gt; reste pour moi un souvenir tr&#232;s vivace, un m&#233;lange d'attirance et de rejet pour Antoine Roquentin, le personnage principal et son message : le sens de la vie n'existe pas, il va falloir me le cr&#233;er moi-m&#234;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que les hasards de l'immobilier aient plac&#233; mon bureau &#224; deux pas de la demeure d&#233;finitive du &#034;Pape de l'existentialisme&#034; m'a donn&#233; l'envie de pr&#233;ciser en quoi Sartre a pu inspirer certains concepts de la Gestalt-th&#233;rapie et sur quels th&#232;mes se fixent les diff&#233;rences, voire les dissonances.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pr&#233;cautions liminaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mon projet n'est pas celui d'un historien ou d'un ex&#233;g&#232;te : ni Friedrich (Fritz) ou Laura Perls, ni &#034;Le Groupe des Sept&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Friedrich et Laura PERLS, Paul GOODMAN, Paul WEISZ, Elliot SHAPIRO, Isadore (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui se r&#233;unissait toutes les semaines &#224; New York pour &#233;laborer les premiers concepts de la Gestalt, n'ont cit&#233; leurs sources. Il serait donc illusoire d'attribuer &#224; Sartre la paternit&#233; d'un concept gestaltiste pr&#233;cis ; nous pouvons uniquement le consid&#233;rer comme une source d'inspiration possible, comme en t&#233;moigne le point d'interrogation de mon titre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Perls a r&#233;dig&#233; son premier livre &lt;i&gt;Le Moi, la Faim, l'Agressivit&#233;&lt;/i&gt; en 1941, et &lt;i&gt;Gestalt therapy&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='PERLS F., HEFFERLINE R., GOODMAN P., Gestalt therapy, Julian Press Inc., (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a &#233;t&#233; publi&#233; en 1951. Toute cette &#233;poque, marqu&#233;e par la seconde Guerre Mondiale, connut un grand brassage d'id&#233;es artistiques, litt&#233;raires, philosophiques, dont l'existentialisme. Nous savons par exemple que Laura Perls souhaitait nommer &lt;i&gt;&#034;th&#233;rapie existentielle&#034;&lt;/i&gt; ce que le groupe mettait en forme &#224; New York, mais que ce terme semblait trop reli&#233; &#224; Sartre, tr&#232;s critiqu&#233; aux &#201;tats-Unis, en cette &#233;poque de maccarthysme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour Paul Goodman ? Le titre m&#234;me de l'ouvrage qui l'a rendu c&#233;l&#232;bre, Growing up absurd&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='GOODMAN Paul, Growing up absurd : problems of Youth in the Organised (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; , semble &#234;tre une r&#233;f&#233;rence &#224; la notion de n&#233;ant, ch&#232;re &#224; Sartre ; tous deux partageaient le m&#234;me activisme politique. Et Suzan Sontag le d&#233;crit en ces termes : &lt;i&gt;&#034;Il &#233;tait notre Sartre, notre Cocteau&#034;&lt;/i&gt;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='SONTAG Susan, Under the sign of Saturn, Barnes &amp; Noble, New York, (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Je ne vais pas non plus d&#233;velopper les concepts gestaltistes qui me semblent proches ou inspir&#233;s de l'existentialisme, consid&#233;rant que le lecteur les a assimil&#233;s. Je me contenterai, apr&#232;s chaque th&#232;me, de sugg&#233;rer quelques passerelles. C'est No&#235;l Salath&#233; qui a le premier explor&#233; ce sujet en France : il pr&#233;sente la Gestalt comme &#034;l'antenne th&#233;rapeutique de l'existentialisme&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Conf&#233;rence de No&#235;l SALATHE : La Gestalt, une philosophie clinique, Congr&#232;s de (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me suis cantonn&#233; &#224; l'&#339;uvre de Sartre et &#224; ses r&#233;sonances dans ma pratique professionnelle, tant en psychoth&#233;rapie qu'en formation. Je me suis donc replong&#233; dans mes livres d'adolescent, avec un regard de Gestaltiste. Alors, qui &#233;tait Sartre, que nous a-t-il apport&#233; ? C'est l'objet de cet article&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Rappel biographique &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Sartre na&#238;t en 1905 ; son p&#232;re meurt peu apr&#232;s et il est &#233;lev&#233; par sa m&#232;re. Son enfance, qu'il raconte dans &lt;i&gt;les Mots&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='SARTRE Jean-Paul, Les Mots, Gallimard, Paris, 1963, 224 pages.' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; , est marqu&#233;e par la solitude et la fr&#233;n&#233;sie de lecture. Ce texte autobiographique prend fin par le r&#233;cit de sa douzi&#232;me ann&#233;e, lorsque sa m&#232;re lui apprend qu'elle aime un homme et qu'il devra l'appeler &#034;mon oncle&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1924, il entre &#224; &#034;Normale sup&#034;, avec Raymond Aron, Maurice Merleau-Ponty, etc. Il rencontre Simone de Beauvoir et ils pr&#233;parent ensemble l'agr&#233;gation de philosophie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='appendix' title='Sartre obtient la premi&#232;re place, Beauvoir la deuxi&#232;me !' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ils ne se quitteront plus. Sartre devient professeur au Havre, puis s&#233;journe &#224; Berlin (1933-34) o&#249; il se plonge dans la philosophie allemande qui le d&#233;concerte, puis le passionne :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;J'avais des os dans le cerveau, je les fis craquer non sans fatigue &#034;.&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='appendix' title='SARTRE Jean-Paul, Situations IV, Gallimard, Paris, (p. 250). Je d&#233;die cette (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est mobilis&#233; en 39, fait prisonnier, puis lib&#233;r&#233; en 41. Dans son ouvrage philosophique le plus connu, &lt;i&gt;l'Etre et le N&#233;ant &lt;/i&gt;(1943), il re-&#233;labore la pens&#233;e de Hegel, Husserl et Heidegger, en d&#233;veloppant les rapports entre la conscience et la libert&#233;. &lt;br class='manualbr' /&gt;Il participe &#224; la R&#233;sistance et publie Les Mouches en 43 puis Huis Clos en 44, pour diffuser les id&#233;es de r&#233;sistance &#224; l'oppression.&lt;br class='manualbr' /&gt;Apr&#232;s la guerre, Sartre abandonne l'enseignement, fonde la revue &lt;i&gt;Les Temps Modernes&lt;/i&gt;, fer de lance de &#034;la gauche intellectuelle&#034;. Il s'engage litt&#233;rairement dans de nombreux combats politiques (Indochine, Alg&#233;rie, Vietnam, Cuba).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sartre s'attire alors de tr&#232;s fortes inimiti&#233;s, voire de la haine comme celle du directeur du Figaro, qui affirme :&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;&#034;Il est temps de l'exorciser, de l'enduire de soufre, et de l'allumer sur le parvis de Notre-Dame, ce qui serait la fa&#231;on la plus charitable de sauver son &#226;me&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='appendix' title='HENRI-LEVI Bernard, Le si&#232;cle de Sartre, Grasset, Paris, 2000, 663 pages (p. (...)' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;On d&#233;file alors sur les Champs-&#201;lys&#233;es en scandant :&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;&#034;Fusillez Sartre !&#034;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la publication des&lt;i&gt; Mots&lt;/i&gt;, on lui attribue le prix Nobel, qu'il refuse (1964). &#192; travers son &#233;tude sur Flaubert&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='appendix' title='SARTRE Jean-Paul, L'idiot de la famille, Gallimard, Paris, 1972-73, 3 tomes, (...)' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, il poursuit le projet, annonc&#233; dans&lt;i&gt; l'Etre et le N&#233;ant&lt;/i&gt;, de contester la th&#233;orie freudienne et de fonder la psychanalyse existentielle. Ironique, il pr&#233;cise que n'ayant pas connu son p&#232;re, et &#233;lev&#233; seul par sa m&#232;re jusqu'&#224; douze ans, il est dot&#233; &#034;d'un &#339;dipe fort incomplet&#034;. Tr&#232;s affaibli par la maladie et une quasi-c&#233;cit&#233;, il n'ach&#232;vera pas cette &#034;refondation&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il meurt en 1980, nous laissant un h&#233;ritage philosophique consid&#233;rable, dont je souhaite reprendre quelques points.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;++++&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'existence pr&#233;c&#232;de l'essence&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;l'Etre et le N&#233;ant&lt;/i&gt;, Sartre &#233;tudie les rapports entre la conscience et la libert&#233;. Ce livre est marqu&#233; par l'&#233;cole ph&#233;nom&#233;nologique allemande ; rappelons-nous que Laura et Fritz en &#233;taient impr&#233;gn&#233;s. L'auteur affirme le &#034;primat du v&#233;cu&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; Paris, lors d'une de ses conf&#233;rences (&lt;i&gt;L'existentialisme est un humanisme&lt;/i&gt;, le 29 octobre 1945), qu'il d&#233;veloppe cette id&#233;e devenue c&#233;l&#232;bre : &lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;&#034;L'existence pr&#233;c&#232;de l'essence. &lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;Cela signifie que l'homme existe d'abord, se rencontre, surgit dans le monde, &lt;br class='manualbr' /&gt;et qu'il se d&#233;finit ensuite.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas de nature humaine qui d&#233;finirait &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; le genre humain ou qui fixerait une destination aux hommes. L'homme sera tel qu'il se sera forg&#233; lui-m&#234;me. Cet &#034;anti-essentialisme&#034; est pouss&#233; &#224; l'extr&#234;me lorsqu'il affirme, lui qui souffrait d'un fort strabisme, qu'on ne na&#238;t pas laid, mais qu'on le devient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mieux se faire comprendre, Sartre utilise la m&#233;taphore d'une carafe d'eau : elle a &#233;t&#233; con&#231;ue, fabriqu&#233;e par un artisan, pour contenir un liquide. Elle a donc d'abord &#233;t&#233; une id&#233;e dans la t&#234;te de son cr&#233;ateur, son essence pr&#233;c&#232;de son existence et sa fonction est fig&#233;e. Mais l'homme est diff&#233;rent : il existe d'abord, de par sa naissance, il est &#034;jet&#233;&#034; dans le monde et va d&#233;cider progressivement de son devenir :&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;&#034;L'homme n'est rien d'autre que ce qu'il se fait.&lt;br class='manualbr' /&gt;Tel est le premier principe de l'existentialisme&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb11' class='spip_note' rel='appendix' title='SARTRE Jean-Paul, L'existentialisme est un humanisme, &#233;d. Nagel, Paris, 1968, (...)' id='nh11'&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En choisissant ses actes, l'homme dessine sa vision du monde. L'humanisme sartrien est donc un d&#233;passement constant de ses propres limites.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;La Gestalt est existentialiste en ce qu'elle n'apporte pas un mod&#232;le de pens&#233;e unique. Nous n'avons pas, par exemple, un mod&#232;le de d&#233;veloppement psychoaffectif universel. Notre approche est une tentative de lecture de tous les ph&#233;nom&#232;nes de contact qui relient un organisme &#224; son environnement. Le Gestaltiste n'&#233;tudie pas LE monde, mais SON monde, il ne cherche pas le sens de LA vie, mais de SA vie.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La contingence&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Antoine Roquentin, le h&#233;ros de &lt;i&gt;La Naus&#233;e&lt;/i&gt;, d&#233;couvre peu &#224; peu que les choses qui l'entourent n'ont aucune raison d'&#234;tre. Lui-m&#234;me se &#034;sent de trop&#034;, et &lt;strong&gt;rien&lt;/strong&gt; ne justifie sa pr&#233;sence dans le monde : son existence n'est pas une n&#233;cessit&#233;. C'est ce que Sartre appelle la &lt;strong&gt;contingence&lt;/strong&gt;. Le premier titre de &lt;i&gt;La Naus&#233;e&lt;/i&gt; &#233;tait &lt;i&gt;Melancholia&lt;/i&gt; et Gallimard refusa le manuscrit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Dieu n'existe pas (existentialisme ath&#233;e&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb12' class='spip_note' rel='appendix' title='&#192; distinguer de l'existentialisme chr&#233;tien, pr&#244;n&#233; par Gabriel MARCEL.' id='nh12'&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;), alors l'homme doit forger lui-m&#234;me sa v&#233;rit&#233;. C'est la &#034;qu&#234;te de sens&#034; qui permet &#224; l'homme de s'en sortir : chaque homme doit inventer son chemin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb13' class='spip_note' rel='appendix' title='SARTRE Jean-Paul (1943), Les Mouches, Livre de poche n&#176; 1132, (p. (...)' id='nh13'&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il n'a pas la possibilit&#233; de recevoir des signes qui l'orienteraient dans ses choix, car il d&#233;chiffre lui-m&#234;me ces signes comme il lui plait. Ne pas choisir est d&#233;j&#224; un choix.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;L'ajustement cr&#233;ateur est notre r&#233;ponse gestaltiste &#224; ce d&#233;passement de la contingence du monde. L'ajustement, c'est l'interaction entre nos besoins et les possibilit&#233;s de l'environnement ; la cr&#233;ation, c'est la recherche de la meilleure r&#233;alisation possible compte tenu des donn&#233;es actuelles.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le pouvoir de la conscience sartrienne est la facult&#233; de se distancier par rapport au r&#233;el ; cette conscience implique un rapport &#224; soi-m&#234;me. En Gestalt, nous sommes tr&#232;s attentifs &#224; cette prise de conscience, dans ses dimensions d'awareness et de consciousness. Cette prise de conscience rend possible &#034;un espace de jeu&#034; dans notre existence.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;++++&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La libert&#233; et l'angoisse&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans un si&#232;cle o&#249; les sciences humaines accordent peu de place &#224; la libert&#233; (visions d&#233;terministes de Freud et l'inconscient, de Marx et les oppressions &#233;conomiques ou sociales, des comportementalistes avec le conditionnement), la pens&#233;e de Sartre sort l'homme de ses prisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La libert&#233; est notre capacit&#233; &#224; nous distancier du r&#233;el, ce qui ne veut pas forc&#233;ment dire notre capacit&#233; &#224; le transformer. Ainsi, Sartre, prisonnier dans un camp allemand, affirme &#034;ne jamais s'&#234;tre senti aussi libre&#034;, et il se le prouve en montant une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre contestataire avec &#034;ses fr&#232;res de mis&#232;re&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La libert&#233; se vit tous les jours, ind&#233;pendamment du poids de l'Histoire. Comme l'auteur l'affirme dans Huis Clos : &lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;&#034;On est ce qu'on veut&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb14' class='spip_note' rel='appendix' title='SARTRE Jean-Paul (1944), Huis Clos, Livre de poche, (p.27).' id='nh14'&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;,&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;ou dans les Mouches :&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;&#034;Je suis ma libert&#233;&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb15' class='spip_note' rel='appendix' title='Les Mouches, op. cit., (p. 104).' id='nh15'&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quand l'homme a trouv&#233; sa libert&#233;, alors ni les dieux, ni les rois ne peuvent l'entraver ! Moi seul puis d&#233;cider &#224; chaque moment de la port&#233;e du pass&#233;. Je ne suis pas victime de mes origines, de mon enfance ou d&#233;termin&#233; par mon inconscient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans une interview donn&#233;e &#224; la revue&lt;i&gt; l'Arc&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb16' class='spip_note' rel='appendix' title='GINGER Serge &amp; Anne (1987), La Gestalt, une th&#233;rapie du contact, Hommes (...)' id='nh16'&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, en octobre 1966, qu'il affirme cette conviction, partag&#233;e par de nombreux Gestaltistes :&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;&#034;L'essentiel n'est pas ce qu'on a fait de l'homme,&lt;br class='manualbr' /&gt;mais ce qu'il fait de ce qu'on a fait de lui.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le corollaire de ce postulat de la libert&#233; humaine est &#233;videmment l'angoisse. Pour Sartre, elle ne se confond pas avec l'anxi&#233;t&#233;, qui est un sentiment subjectif, ou la peur qui a une cause pr&#233;cise. L'angoisse est celle de la contingence et de la libert&#233;. La conscience de la mort par exemple (angoisse de finitude) permet d'affronter la r&#233;alit&#233; du pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;Utilisant d'abord le terme de &#034;contraintes existentielles&#034;, No&#235;l Salath&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb17' class='spip_note' rel='appendix' title='SALATHE, No&#235;l, Psychoth&#233;rapie existentielle : une perspective gestaltiste, (...)' id='nh17'&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a ensuite pr&#233;f&#233;r&#233; celui de &#034;donn&#233;es existentielles&#034; : finitude, solitude, responsabilit&#233;, perfection, qu&#234;te de sens. Je pr&#233;f&#232;re quant &#224; moi, celui de &#034;pressions existentielles&#034;, pour insister sur l'id&#233;e que l'angoisse peut &#233;galement &#234;tre un formidable &#034;appel &#224; la vie&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb18' class='spip_note' rel='appendix' title='MASQUELIER Gonzague, Vouloir sa vie, la Gestalt th&#233;rapie aujourd'hui, Retz, (...)' id='nh18'&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La mauvaise foi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette &#034;mauvaise foi&#034;, au sens sartrien, est d'abord une fuite devant la libert&#233;. Le philosophe d&#233;crit de nombreuses mani&#232;res d'&#234;tre de mauvaise foi, c'est-&#224;-dire de ne pas assumer notre pleine responsabilit&#233; dans nos actions. Nous cherchons alors &#224; faire porter la responsabilit&#233; par un autre que nous-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sartre, qui ne m&#226;che jamais ses mots, qualifie de &#034;l&#226;ches&#034; ceux qui ont besoin de trouver un aval ou une excuse pour justifier leurs choix ; par exemple, &#034;je suis entra&#238;n&#233; par une passion ou une compulsion, c'est dans mon temp&#233;rament, on fait toujours comme cela, etc.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons une m&#233;taphore : une table n'a pas le choix d'&#234;tre plac&#233;e dans telle partie de la maison. Mais l'homme n'est pas une table ; m&#234;me s'il est contraint de vivre dans une situation donn&#233;e, il peut au moins se poser la question : &#034;que vais-je faire de cette contrainte ?&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#034;mauvaise foi&#034; s'apparente &#224; certaines conceptions gestaltistes :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; celle que Perls appelle le &#034;shouldism&#034;. Ce n&#233;ologisme cr&#233;&#233; &#224; partir de &#034;I should (je devrais)&#034; est un &#233;vitement du contact qui permet de fuir le r&#233;el ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'ensemble des r&#233;sistances, mais plus particuli&#232;rement les introjections&lt;br class='autobr' /&gt;
et d&#233;flexions, dans leur forme pathologique.&lt;/i&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;++++&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'importance du futur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour Sartre, l'homme est pro-jet, c'est-&#224;-dire que sa conscience se jette en avant, vers l'avenir. Ce projet est v&#233;cu subjectivement et fait na&#238;tre le d&#233;sir ; il donne un sens &#224; notre vie. Nul ne peut choisir &#224; notre place.&lt;br class='manualbr' /&gt;Cette notion est tellement importante que le philosophe affirme, dans&lt;i&gt; L'&#226;ge de raison&lt;/i&gt;, qu'on n'est pas un homme tant qu'on n'a pas trouv&#233; une id&#233;e pour laquelle on accepterait de mourir. Dans les &lt;i&gt;Mains sales&lt;/i&gt;, il pr&#233;cise que les hommes ne l'int&#233;ressent pas pour ce qu'ils sont, mais pour ce qu'ils pourront devenir&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb19' class='spip_note' rel='appendix' title='SARTRE Jean-Paul (1948), Les Mains sales, Livre de poche n&#176; 10, (...)' id='nh19'&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le pass&#233; ne compte plus. Si nous ne voulons pas que notre pr&#233;sent soit un pur n&#233;ant, nous devons nous tourner vers l'avenir. C'est le futur qui f&#233;conde le pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;En d&#233;finissant le self comme &#034;syst&#232;me de contacts actuels et agent de croissance&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb20' class='spip_note' rel='appendix' title='Gestalt therapy, op. cit.' id='nh20'&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, PHG d&#233;veloppent cette importance du futur dans le processus de croissance. Nous assimilons la nouveaut&#233; pour ne pas nous scl&#233;roser. Des multiples possibilit&#233;s que nous offre le pr&#233;sent, &#233;merge une figure unique qui nous met en mouvement. La n&#233;vrose peut alors se d&#233;finir comme la fixation d'un pass&#233; immuable.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une th&#233;orie des &#233;motions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans son expos&#233; &lt;i&gt;Les &#233;motions, esquisse d'une th&#233;orie&lt;/i&gt;, paru en 1939, c'est-&#224;-dire quatre ans avant &lt;i&gt;l'Etre et le N&#233;ant&lt;/i&gt;, Sartre d&#233;veloppe une conception de la recherche en psychologie qui me semble &#234;tre d'une remarquable modernit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il critique la recherche traditionnelle en psychologie selon plusieurs arguments :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; le chercheur traditionnel se place en dehors du sujet qu'il &#233;tudie ; la prise en compte de son implication est insuffisante ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'observation de &#034;faits disparates&#034; ne peut expliquer le fonctionnement humain ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le chercheur traditionnel a des pr&#233;suppos&#233;s sur l'homme avant de commencer ses travaux.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Sartre s'inspire, dans cette critique, des principes de la ph&#233;nom&#233;nologie allemande pour les appliquer &#224; la recherche en psychologie. Pour lui, exister, c'est &#234;tre en relation au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;motion est un ensemble de faits &#224; &#233;tudier avec une approche ph&#233;nom&#233;nologique. Elle n'est pas un d&#233;sordre psychique, mais une mani&#232;re d'&#234;tre en contact, et l'on ne peut pas la r&#233;duire &#224; ses manifestations psychologiques. L'homme ne peut transformer la r&#233;alit&#233; des objets ; mais, par l'&#233;motion, la personne modifie sa perception du monde et adopte une conduite nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, Sartre affirme que l'&#233;motion est un &#233;l&#233;ment essentiel de la vie psychique, constitutif de notre &#034;&#234;tre dans le monde&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Inutile de pr&#233;ciser &#224; quel point cette &#233;tude, utilisant la ph&#233;nom&#233;nologie au service de la psychologie, est proche de nos concepts gestaltistes :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; valorisation de l'&#233;motion comme un moteur d'adaptation &#224; notre environnement ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; implication &#233;motionnelle du psychoth&#233;rapeute ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; pr&#233;sence du th&#233;rapeute dans le champ ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; conception holistique de l'homme (le tout est diff&#233;rent de la somme des parties).&lt;/i&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;++++&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Points de divergence&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La Gestalt se distingue de la pens&#233;e de Sartre sur plusieurs points comme celui de la relation ou du risque de dogmatisme.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Sartre envisage l'individu comme un &#234;tre solitaire, en proie &#224; ses propres angoisses. M&#234;me s'il affirme que chaque homme, en s'impliquant, engage l'humanit&#233; enti&#232;re, il est peu sensible &#224; une approche dialogale (le JE-TU de Buber&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb21' class='spip_note' rel='appendix' title='Gestalt therapy, op. cit.' id='nh21'&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;) ou syst&#233;mique de la condition humaine. Il affirme que lorsque je regarde autrui, il m'appara&#238;t comme un objet, comme un miroir dans lequel j'essaye de mieux me conna&#238;tre. Et quand autrui me regarde, il me chosifie &#233;galement.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;La Gestalt valorise l'exp&#233;rience du Nous et parle d'une saine confluence.&lt;br class='manualbr' /&gt;&#192; la notion d'angoisse ou d'impasse existentielle, elle r&#233;pond par celle de l'ajustement cr&#233;ateur, qui permet l'&#233;mergence de multiples mani&#232;res d'&#234;tre en relation au monde.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; L'homme est non seulement fondamentalement seul, mais son environnement n'est pas pris en compte par les existentialistes :&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;&#034;Un homme s'engage dans la vie, dessine sa figure,&lt;br class='manualbr' /&gt;et en dehors de cette figure, il n'y a rien.&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb22' class='spip_note' rel='appendix' title='L'existentialisme est un humanisme, op. cit., (p.63).' id='nh22'&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;En Gestalt, le concept de figure est bien diff&#233;rent. Il n'y a pas de figure sans fond, sans un syst&#232;me de contacts, un environnement dont elle &#233;merge. &lt;br class='manualbr' /&gt;Avec Sartre, nous sommes donc loin de la notion de fronti&#232;re-contact, de la th&#233;orie du self et de la notion de champ qui insiste sur l'unit&#233; organisme-environnement.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Le troisi&#232;me point me semble &#234;tre un &#233;cueil : &#224; force d'affirmer que l'existence pr&#233;c&#232;de l'essence, on pourrait tomber dans un nouveau dogmatisme. L'existentialisme pr&#244;ne la libert&#233; individuelle, l'unicit&#233; de chaque homme ; mais &#034;l'anti-essentialisme&#034; finit par cr&#233;er &#224; nouveau une th&#233;orie explicative de l'homme. Ce n'est pas la pens&#233;e de Sartre que j'&#233;voque, mais l'utilisation que nous pourrions en faire.&lt;br class='manualbr' /&gt;Prenons comme exemple les &#034;contraintes existentielles&#034;. Si nous les dogmatisions, elles pourraient entra&#238;ner une sch&#233;matisation simpliste du psychisme humain, elles pourraient re-chosifier l'homme en affirmant que chacun se heurte n&#233;cessairement &#224; ces contraintes, bref qu'elles font partie de &#034;l'essence de l'homme&#034;. Nous serions revenus &#224; ce que Sartre voulait combattre !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La notion de &#034;polarit&#233;&#034; me semble ici bien utile et chaque Gestalt-th&#233;rapeute navigue entre ces deux antagonismes que sont l'essentialisme et l'existentialisme, trouvant les r&#233;ponses qui lui conviennent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela donne par exemple des conceptions tr&#232;s diff&#233;rentes de la psychopathologie. La Gestalt-th&#233;rapie, centr&#233;e sur le processus et l'interaction, nous a fait passer de l'&#232;re de la photographie (qui fixe un paysage ou une expression) &#224; celle du cin&#233;ma (qui int&#232;gre la mobilit&#233;, le jeu des acteurs, l'instant pr&#233;sent). &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;++++&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un peu de th&#233;&#226;tre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans cet article, j'ai abord&#233; quelques-unes des id&#233;es philosophiques de Sartre que peuvent accepter ou rejeter les Gestaltistes. Mais pour conclure, pourquoi ne pas nous centrer sur les personnages eux-m&#234;mes et regarder ce que Fritz Perls, Paul Goodman et Jean-Paul Sartre, en tant que personnalit&#233;s, peuvent avoir de commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginons un pastiche de &lt;i&gt;Huis Clos&lt;/i&gt;. Vous vous souvenez de la pi&#232;ce ? Trois personnages sont enferm&#233;s dans un salon, &lt;strong&gt;pour l'&#233;ternit&#233; puisqu'ils sont morts&lt;/strong&gt;. Il n'y a pas de miroir dans cette maison. Sans glace, ils ne peuvent se voir que dans le regard d&#233;formant de l'autre. Leur drame : c'est l'autre qui les fait exister !&lt;br class='autobr' /&gt; Alors, quels miroirs pourraient-ils s'offrir les uns les autres, ces diff&#233;rents personnages ? Risquons quelques &#233;l&#233;ments du synopsis&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fritz (Perls) et Jean-Paul (Sartre) :&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Avec ses canadiennes &#233;lim&#233;es, sa pipe, son physique ingrat, Jean-Paul peut servir de miroir &#224; Fritz, grand fumeur, boh&#232;me et voyageur. Tous deux partagent un d&#233;sint&#233;r&#234;t profond pour l'argent, le terroir (Sartre vivait le plus souvent &#224; l'h&#244;tel, Perls avait la &#034;bougeotte&#034;). Tous deux aiment les femmes et ne s'en cachent pas, mais gardent une loyaut&#233; de c&#339;ur, l'un avec Simone (de Beauvoir), l'autre avec Laura (Perls).&lt;br class='manualbr' /&gt;Tous deux ont attendu longtemps la c&#233;l&#233;brit&#233;, qui vint sur le tard, Jean-Paul vers la quarantaine et Fritz, la soixantaine. Ils pourront probablement passer leur &#233;ternit&#233; &#224; parler de Husserl ou Heidegger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur passion pour le th&#233;&#226;tre les r&#233;unit : pour Jean-Paul S., il est un moyen de subversion, de diffusion de ses id&#233;es. Pour Fritz P., il permet de d&#233;busquer les r&#233;sistances et d'amplifier les &#233;motions (monodrame).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un pastiche de dialogue pourrait &#234;tre :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Fritz P. : &lt;i&gt;&#034;Jean-Paul, la Gestalt est trop bonne pour &#234;tre r&#233;serv&#233;e aux seuls existentialistes !&#034;&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Jean-Paul S. : &lt;i&gt;&#034;Attention, Fritz, quand beaucoup d'hommes sont ensemble,&lt;br class='autobr' /&gt;
ils faut les s&#233;parer par des rites, ou bien ils se massacrent&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb23' class='spip_note' rel='appendix' title='Les Mots, op. cit., p. 78.' id='nh23'&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Paul (Sartre) et Paul (Goodman) :&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&#192; deux, ils refont le monde et se retrouvent par leurs engagements politiques ou leur passion de la contestation. Ils ont tous deux milit&#233; contre toutes les guerres, les racismes et sont de toutes &#034;les manifs et autres barricades&#034;. Ils se racontent &#224; l'infini leurs souvenirs libertins et libertaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Paul G. affirmerait : &lt;i&gt;&#034;Supprimez l'autorit&#233;, et vous aurez, non pas le chaos, mais l'autor&#233;gulation et l'ordre naturel&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb24' class='spip_note' rel='appendix' title='GOODMAN Paul, New reformation, Vintage Books, New York, 1971, p. (...)' id='nh24'&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; et Jean-Paul S. nuancerait : &lt;i&gt;&#034;Ce sont les enfants sages qui font les r&#233;volutionnaires les plus terribles. &lt;br class='manualbr' /&gt;Ils ne disent rien, ils ne se cachent pas sous la table,&lt;br class='manualbr' /&gt;ils ne mangent qu'un bonbon &#224; la fois,&lt;br class='manualbr' /&gt;mais plus tard ils le font payer cher &#224; la soci&#233;t&#233;.&lt;br class='manualbr' /&gt;M&#233;fiez-vous des enfants sages !&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb25' class='spip_note' rel='appendix' title='Les Mains sales, op. cit., (p. 71).' id='nh25'&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je les imagine donc tous les trois sur la sc&#232;ne de th&#233;&#226;tre. Ils mixeraient tous les arts : th&#233;&#226;tre, po&#233;sie, chansons&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb26' class='spip_note' rel='appendix' title='Jean-Paul Sartre a &#233;crit des chansons pour Juliette Greco.' id='nh26'&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, inspir&#233;s par les neufs Muses, qui prot&#232;gent les artistes dans la mythologie grecque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je serais bien volontiers dans la salle, au milieu de mes coll&#232;gues gestaltistes, &#224; rire de leurs escarmouches verbales, &#224; go&#251;ter leur brillance intellectuelle. Et bien s&#251;r, avant le tomber de rideau, quand la salle serait chauff&#233;e &#224; blanc, quand nos mains seraient br&#251;lantes de nos applaudissements, ils nous regarderaient dans les yeux pour nous ass&#233;ner la phrase que nous attendons tous et qui a rendu la pi&#232;ce c&#233;l&#232;bre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Pas besoin de gril : l'enfer, c'est les Autres&#034;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et je me plais &#224; imaginer que, dans la salle, nous organiserions un d&#233;bat pour trouver des alternatives &#224; cette affirmation p&#233;remptoire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;figure class='spip_document_2499 spip_documents spip_documents_right' style=&#034;max-width:85px;&#034; data-w=&#034;85&#034;&gt; &lt;span &gt; &lt;picture style='padding:0;padding-bottom:103.52941176471%' class='conteneur_image_responsive_h'&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/IMG/jpg_arton679-resp85.jpg?1711790700' alt='' data-src='IMG/jpg_arton679.jpg' data-l='85' data-h='88' data-tailles='[\&#034;160\&#034;,\&#034;320\&#034;,\&#034;640\&#034;,\&#034;1280\&#034;,\&#034;1920\&#034;]' data-autorisees='{&#034;85&#034;:{&#034;1&#034;:&#034;IMG\/jpg_arton679-resp85.jpg?1711790700&#034;,&#034;2&#034;:&#034;IMG\/jpg_arton679-resp85.jpg?1711790700&#034;}}' class='image_responsive' style='max-width: 500px; max-height: 10000px'&gt;&lt;/picture&gt; &lt;/span&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;GonzagueMASQUELIER&lt;/strong&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;Directeur de l'Ecole Parisienne de Gestalt (&lt;a href='https://www.mieux-etre.org/Ecole-Parisienne-de-Gestalt-EPG-877.html' class='spip_in'&gt;voir pr&#233;sentation de l'EPG&lt;/a&gt;)&lt;br class='manualbr' /&gt;Titulaire de la Soci&#233;t&#233; Fran&#231;aise de Gestalt et du Certificat Europ&#233;en de Psychoth&#233;rapie.&lt;br class='manualbr' /&gt;Psychoth&#233;rapeute et superviseur. Formateur dans une douzaine de pays.&lt;br class='manualbr' /&gt;Auteur de La Gestalt aujourd'hui, choisir sa vie, chez Retz.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; e-mail &lt;a href=&#034;mailto:gonzague.masquelier@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;gonzague.masquelier@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.mieux-etre.org/forums/index.php?showtopic=3718&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;R&#233;agir &#224; cet article dans nos forums&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Friedrich et Laura PERLS, Paul GOODMAN, Paul WEISZ, Elliot SHAPIRO, Isadore FROM, &lt;br class='autobr' /&gt;
Sylvester EASTMAN.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;PERLS F., HEFFERLINE R., GOODMAN P., Gestalt therapy, Julian Press Inc., New York, 1951.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;GOODMAN Paul, Growing up absurd : problems of Youth in the Organised Society, &lt;br class='autobr' /&gt;
Random House, 1960.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SONTAG Susan, Under the sign of Saturn, Barnes &amp; Noble, New York, 1991.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Conf&#233;rence de No&#235;l SALATHE : La Gestalt, une philosophie clinique, Congr&#232;s de l'Association Europ&#233;enne de Gestalt-th&#233;rapie &#224; Paris, 1983.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SARTRE Jean-Paul, Les Mots, Gallimard, Paris, 1963, 224 pages.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sartre obtient la premi&#232;re place, Beauvoir la deuxi&#232;me !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SARTRE Jean-Paul, Situations IV, Gallimard, Paris, (p. 250). Je d&#233;die cette situation &#224; tous ceux d'entre nous qui parfois peinons &#224; comprendre Heidegger ou Husserl !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='appendix'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;HENRI-LEVI Bernard, Le si&#232;cle de Sartre, Grasset, Paris, 2000, 663 pages (p. 49).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='appendix'&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SARTRE Jean-Paul, L'idiot de la famille, Gallimard, Paris, 1972-73, 3 tomes, 823 pages.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb11'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='appendix'&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SARTRE Jean-Paul, L'existentialisme est un humanisme, &#233;d. Nagel, Paris, 1968, 108 pages.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb12'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh12' class='spip_note' title='Notes 12' rev='appendix'&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#192; distinguer de l'existentialisme chr&#233;tien, pr&#244;n&#233; par Gabriel MARCEL.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb13'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh13' class='spip_note' title='Notes 13' rev='appendix'&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SARTRE Jean-Paul (1943), Les Mouches, Livre de poche n&#176; 1132, (p. 182).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb14'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh14' class='spip_note' title='Notes 14' rev='appendix'&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SARTRE Jean-Paul (1944), Huis Clos, Livre de poche, (p.27).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb15'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh15' class='spip_note' title='Notes 15' rev='appendix'&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les Mouches, op. cit., (p. 104).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb16'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh16' class='spip_note' title='Notes 16' rev='appendix'&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;GINGER Serge &amp; Anne (1987), La Gestalt, une th&#233;rapie du contact, Hommes et Groupes, Paris, 6e &#233;dition 2000, 535 pages, (p. 41).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb17'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh17' class='spip_note' title='Notes 17' rev='appendix'&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SALATHE, No&#235;l, Psychoth&#233;rapie existentielle : une perspective gestaltiste, Paris, Amers, 1991.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb18'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh18' class='spip_note' title='Notes 18' rev='appendix'&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;MASQUELIER Gonzague, Vouloir sa vie, la Gestalt th&#233;rapie aujourd'hui, Retz, Paris, 1999, 144 pages, (pp. 73-85).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb19'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh19' class='spip_note' title='Notes 19' rev='appendix'&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SARTRE Jean-Paul (1948), Les Mains sales, Livre de poche n&#176; 10, (p.220).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb20'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh20' class='spip_note' title='Notes 20' rev='appendix'&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gestalt therapy, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb21'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh21' class='spip_note' title='Notes 21' rev='appendix'&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gestalt therapy, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb22'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh22' class='spip_note' title='Notes 22' rev='appendix'&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'existentialisme est un humanisme, op. cit., (p.63).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb23'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh23' class='spip_note' title='Notes 23' rev='appendix'&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les Mots, op. cit., p. 78.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb24'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh24' class='spip_note' title='Notes 24' rev='appendix'&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;GOODMAN Paul, New reformation, Vintage Books, New York, 1971, p. 155.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb25'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh25' class='spip_note' title='Notes 25' rev='appendix'&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les Mains sales, op. cit., (p. 71).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb26'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh26' class='spip_note' title='Notes 26' rev='appendix'&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Paul Sartre a &#233;crit des chansons pour Juliette Greco.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>De la force du groupe</title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/De-la-force-du-groupe.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.mieux-etre.org/De-la-force-du-groupe.html</guid>
		<dc:date>2010-05-22T16:48:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masquelier Gonzague</dc:creator>
        
      


		<dc:subject>Gestalt</dc:subject>
		<dc:subject>Supervision</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Sur Mieux-Etre.org nous consid&#233;rons qu'il est n&#233;cessaire et utile pour tous les professionnels de la relation d'aide de b&#233;n&#233;ficier d'une supervision individuelle et/ou de groupe. Gonzague Masquelier partage dans cet article son exp&#233;rience de superviseur d'un groupe de Gestalt-th&#233;rapeutes. Il donne des rep&#232;res sur le fonctionnement groupal et aborde :
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; la difficile question de la confiance. Comment &#233;tablir un cadre s&#233;curis&#233; qui permette &#224; chacun d'aborder ses difficult&#233;s sans peur du jugement ?
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; &#034;l'effet Pygmalion&#034; : le regard positif du superviseur et des participants aide le th&#233;rapeute &#224; s'affirmer ; &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; les quatre fonctions de la supervision : les apports th&#233;oriques et m&#233;thodologiques, le rep&#233;rage psychopathologique, la mise en lumi&#232;re du contre-transfert et ce qu'il appelle &#034;la fonction poubelle&#034;, &#224; savoir la possibilit&#233; d'&#233;vacuer la fatigue, la lassitude parfois.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/-Articles-.html" rel="directory"&gt;Articles&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/+-Gestalt-+.html" rel="tag"&gt;Gestalt&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/+-Supervision-+.html" rel="tag"&gt;Supervision&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L101xH150/arton2589-72920.jpg?1712880382' width='101' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sur Mieux-Etre.org nous consid&#233;rons qu'il est n&#233;cessaire et utile pour tous les professionnels de la relation d'aide de b&#233;n&#233;ficier d'une supervision individuelle et/ou de groupe.&lt;br class='manualbr' /&gt;Gonzague Masquelier partage dans cet article son exp&#233;rience de superviseur d'un groupe de Gestalt-th&#233;rapeutes. Il donne des rep&#232;res sur le fonctionnement groupal et aborde :
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; la difficile question de la confiance. Comment &#233;tablir un cadre s&#233;curis&#233; qui permette &#224; chacun d'aborder ses difficult&#233;s sans peur du jugement ?
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; &#034;l'effet Pygmalion&#034; : le regard positif du superviseur et des participants aide le th&#233;rapeute &#224; s'affirmer ; &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; les quatre fonctions de la supervision : les apports th&#233;oriques et m&#233;thodologiques, le rep&#233;rage psychopathologique, la mise en lumi&#232;re du contre-transfert et ce qu'il appelle &#034;la fonction poubelle&#034;, &#224; savoir la possibilit&#233; d'&#233;vacuer la fatigue, la lassitude parfois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'anime un groupe de supervision gestaltiste depuis une vingtaine d'ann&#233;es, ou plus pr&#233;cis&#233;ment je l'ai anim&#233; seul pendant quatre ans et le co-anime avec Brigitte Martel depuis seize ans. Je donne &#233;galement des supervisions individuelles, mais dans cet article, je me limiterai &#224; mon exp&#233;rience groupale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;cisons d'abord quelques modalit&#233;s pratiques : ce groupe se r&#233;unit deux journ&#233;es cons&#233;cutives tous les deux mois. Les entr&#233;es ne se font qu'en janvier et l'engagement se prend pour une ann&#233;e au minimum. Concr&#232;tement, les participants restent en moyenne trois ou quatre ans, parfois beaucoup plus ; le fait d'&#234;tre deux superviseurs, en offrant un double regard, d'un style diff&#233;rent et compl&#233;mentaire, favorise cette stabilit&#233;. Se retrouver six fois par an permet d'offrir un temps fort de supervision (deux jours) mais pr&#233;sente une difficult&#233; en cas d'urgence avec un client difficile : dans ce cas, le th&#233;rapeute demande une s&#233;ance en individuel ou un rendez-vous t&#233;l&#233;phonique. Nous travaillons avec une alternance de grand groupe (dix-huit personnes) et de demi-groupes, choisis librement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici quelques r&#233;flexions tir&#233;es de ma pratique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;I) La difficile question de la confiance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;S'il existe une condition fondamentale et primordiale pour la supervision, c'est bien celle de la confiance. Un tel climat ne se d&#233;cr&#232;te pas, mais se tisse au jour le jour, entre les participants et le superviseur, mais &#233;galement entre les participants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or il y existe une diff&#233;rence &#233;motionnelle importante entre un groupe de th&#233;rapie et un groupe de supervision :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; en th&#233;rapie, lorsqu'une personne travaille sur ses difficult&#233;s (une impasse existentielle, un traumatisme&#8230;) et plonge dans ses &#233;motions, elle suscite en g&#233;n&#233;ral de la compassion ; chacun retrouve ses propres difficult&#233;s (empathie) et d&#233;veloppe une solidarit&#233; bienveillante.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; en supervision, lorsqu'une personne apporte un cas difficile, les autres membres du groupe sont souvent connect&#233;s &#224; une forme d'anxi&#233;t&#233; (et si cela m'arrivait ?) Pour se prot&#233;ger, les participants peuvent avoir le r&#233;flexe de se d&#233;marquer, de poser des jugements de valeur (il aurait d&#251; agir autrement !), de se r&#233;fugier dans des explications et interpr&#233;tations parfois blessantes alors que le th&#233;rapeute en difficult&#233; est particuli&#232;rement vuln&#233;rable. Des ph&#233;nom&#232;nes de rivalit&#233; peuvent &#233;galement appara&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le superviseur doit donc veiller &#224; ce que les feed-backs ne soient pas conjugu&#233;s au conditionnel pass&#233; (si tu avais dit cela, alors le client aurait&#8230; ou pire si j'avais &#233;t&#233; &#224; ta place). La perspective gestaltiste du champ est alors bien utile : un autre th&#233;rapeute aurait g&#233;n&#233;r&#233; une autre situation&#8230; Mais cette vigilance du superviseur n'est pas suffisante ; elle doit s'accompagner, &#224; mon sens, d'un travail sur la r&#233;sonance &#233;motionnelle. De quelle mani&#232;re ce que le th&#233;rapeute vient de travailler touche les autres participants (et le superviseur) dans leur &#171; &#234;tre au monde &#187; professionnel et personnel ? Lorsque la confiance existe, alors la confrontation peut &#233;merger : il ne s'agit pas de rassurer, de flatter l'ego du th&#233;rapeute, mais d'&#234;tre rigoureux et pr&#233;cis, bref de l'aider &#224; d&#233;couvrir le meilleur de lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le superviseur n'est donc pas &#034;l'expert&#034; cens&#233; tout savoir, mais il doit avoir d&#233;velopp&#233; une &#034;expertise clinique&#034; pour g&#233;n&#233;rer de la confiance ainsi qu'une expertise en dynamique de groupe, car sans cela un groupe de supervision pourrait devenir maltraitant, voire sauvage. Au contraire, un groupe bien g&#233;r&#233; d&#233;veloppe par lui-m&#234;me une fonction supervisante qui suscite souvent mon &#233;tonnement et mon admiration. Le travail de l'un initie et facilite le travail des suivants et les s&#233;quences s'encha&#238;nent dans la m&#234;me tonalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail sur la honte (je ne suis pas bon) ou sur la culpabilit&#233; (je n'aurais pas d&#251;) me semble fondamental pour construire cet espace de confiance, pas &#224; pas. Lorsque chacun a pu exp&#233;rimenter qu'il peut se &#171; mettre &#224; nu &#187;, qu'il peut explorer ses zones d'ombres, partager ce qu'il vit comme un &#233;chec&#8230; et qu'il peut se nourrir de bienveillance, de retours &#233;clairants, bref qu'il peut sortir grandi de son travail, alors la confiance (au sens latin du terme, confidere, croire ensemble) s'enracine dans le groupe. La &#034;long&#233;vit&#233;&#034; des participants est une aide en ce domaine : les anciens s&#233;curisent les nouveaux, et ces derniers, par leurs questionnements parfois confrontants, apportent de salutaires remises en cause&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;II) Deux mani&#232;res d'envisager la supervision&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le verbe superviser peut d&#233;crire deux mani&#232;res de travailler :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; soit il fait r&#233;f&#233;rence &#224; la posture du superviseur, qui &#034;regarde de haut&#034; le travail du participant ; ce professionnel est envisag&#233; comme &#034;sup&#233;rieur hi&#233;rarchiquement&#034;. Il est cens&#233; d&#233;tenir l'exp&#233;rience et le savoir. Il peut guider, orienter, conseiller. Une m&#233;taphore possible serait celle des poup&#233;es russes : une grande matriochka, le superviseur, qui contient le groupe, qui contient le th&#233;rapeute, qui lui-m&#234;me contient le client. Mais alors, qui supervise et nourrit le superviseur ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; soit il indique que le th&#233;rapeute, avec le support du groupe et du superviseur, peut s'&#233;lever, regarder d'un point de vue diff&#233;rent son propre travail, bref &#034;prendre de la hauteur&#034;. J'imagine une sculpture &#034;&#224; la Rodin&#034; : un groupe de participants, tous diff&#233;rents, avec chacun leur style et leur histoire, un superviseur, reconnaissable mais inclus dans ce groupe, portant &#224; bout de bras un th&#233;rapeute qui regarde son client avec un &#339;il neuf. C'est cette image qui fonde ma pratique, nourrie par la ph&#233;nom&#233;nologie gestaltiste qui valorise l'&#233;mergence de ce qui est l&#224; et prend en compte la personnalit&#233; du th&#233;rapeute, celle des participants et celle du superviseur.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;III) L'effet Pygmalion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Selon la l&#233;gende, le sculpteur Pygmalion cr&#233;a une statue de femme d'une telle beaut&#233; qu'il en tomba amoureux ; Aphrodite, sensible &#224; cet amour, donna la vie &#224; ce marbre. Cette l&#233;gende n'est pas le reflet de ce qui se passe dans le groupe : le superviseur ne &#034;fa&#231;onne&#034; pas le th&#233;rapeute, bien &#233;videmment, mais je la cite pour l'utilisation scientifique du terme : en p&#233;dagogie, c'est Rosenthal qui a &#233;tudi&#233; &#034;l'effet Pygmalion&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons bri&#232;vement son exp&#233;rience. Ce chercheur constitue au hasard deux lots de six rats qu'il confie &#224; deux classes d'&#233;tudiants. Au premier groupe, il annonce que ces rats ont &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233;s sur des crit&#232;res g&#233;n&#233;tiques s&#233;v&#232;res et qu'ils d&#233;velopperont certainement des performances exceptionnelles dans un labyrinthe. Au second groupe, il pr&#233;tend que ces animaux sont m&#233;diocres et que les r&#233;sultats risquent d'&#234;tre d&#233;cevants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les tests effectu&#233;s par les &#233;tudiants valident ses proph&#233;ties : les rats du premier lot d&#233;veloppent des comp&#233;tences remarquables, ceux du second lot stagnent. Apr&#232;s analyse, le chercheur d&#233;couvre que les membres du premier groupe ont choy&#233; leurs animaux, manifestant de la sympathie et des encouragements. Ceux du second groupe, influenc&#233;s par le mensonge de Rosenthal, ne les ont gu&#232;re valoris&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que mes &#034;supervis&#233;s&#034; me pardonnent cette comparaison os&#233;e avec des rats dans un labyrinthe ! Mais je constate souvent que mon regard positif de superviseur, la valorisation des qualit&#233;s intrins&#232;ques de chaque th&#233;rapeute, surtout lorsqu'il est d&#233;butant et doute de ses comp&#233;tences, est un puissant adjuvant dans la lente maturation professionnelle. Ce &#034;regard de Pygmalion-superviseur&#034; ne signifie pas la complaisance, la d&#233;magogie ou la facilit&#233;, car il perdrait alors son effet positif en s'affadissant.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;IV) Quatre fonctions de la supervision gestaltiste&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il me semble que toute supervision offre quatre tonalit&#233;s principales ; les superviseurs que je connais travaillent tous avec ces quatre couleurs mais ont parfois des teintes pr&#233;f&#233;r&#233;es, comme on parlerait des jaunes de Van Gogh ou du bleu de Klein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1) Les apports th&#233;oriques et m&#233;thodologiques &lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Cette facette de la supervision est souvent r&#233;clam&#233;e par les jeunes th&#233;rapeutes. Elle prend parfois une forme maladroite : par exemple, que faut-il faire avec une boulimique ? en oubliant qu'en Gestalt, nous ne pouvons pas r&#233;pondre &#224; une question aussi g&#233;n&#233;rique. Mais nous ne devons pas &#233;vacuer, d'abord l'anxi&#233;t&#233; qui est sous-tendue par une telle question, mais &#233;galement la soif l&#233;gitime de rep&#232;res th&#233;oriques. Il me semble alors int&#233;ressant de profiter de cette demande pour r&#233;actualiser ou compl&#233;ter ce qui a &#233;t&#233; appris en formation didactique, alors que l'&#233;tudiant n'avait pas encore de client. C'est un prolongement plus incarn&#233; de la p&#233;riode de formation. La th&#233;orie s'enrichit alors de l'exp&#233;rience des uns et des autres, peut s'illustrer de cas v&#233;cus, bref prend une coloration tout autre. Ce n'est plus le &#034;prof qui parle&#034;, mais le groupe qui &#233;labore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il s'agit parfois de demande d'exp&#233;rimentations nouvelles : nous partons alors dans la cr&#233;ativit&#233;, le brainstorming, afin que chacun &#233;largisse sa palette d'outils ou d&#233;couvre d'autres mani&#232;res de s'impliquer. D'autres fois, nous pouvons travailler sur &#034;quel message mettre sur le r&#233;pondeur ?&#034; ou bien &#034;faut-il et comment entretenir des liens avec un psychiatre ?&#034; Le pi&#232;ge serait alors de donner des recettes ou des mod&#232;les &#224; introjecter, mais le partage d'exp&#233;riences est souvent enrichissant. L'int&#233;r&#234;t n'est pas d'additionner des points de vue diff&#233;rents, ce qui se limiterait &#224; &#233;largir la r&#233;flexion, mais plut&#244;t de confronter ces points de vue afin que de nouvelles figures &#233;mergent, figures qui enrichissent toutes les personnes du groupe, y compris le superviseur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2) Le rep&#233;rage psychopathologique&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Ce travail me semble tr&#232;s important. La supervision en psychopathologie gestaltiste n'est pas une recherche nosographique : il ne s'agit pas &#034;d'&#233;tiqueter&#034; le client (le th&#233;rapeute se mettant en position d'observateur) m&#234;me si parfois la tentation est grande ! Il s'agit de chercher ce qui &#233;merge dans la situation th&#233;rapeutique. Par exemple, un client n'est pas hystrionique &#224; lui tout seul ; le th&#233;rapeute par sa pr&#233;sence, sa mani&#232;re d'&#234;tre, contribue &#224; ce qu'une facette de la personnalit&#233; du client colore la relation. Nous regardons alors les r&#233;sistances, les manifestations dites psychopathologiques, comme une mani&#232;re, parfois la meilleure mani&#232;re, que le client trouve pour &#034;&#234;tre en contact&#034;, m&#234;me si cette r&#233;ponse est inadapt&#233;e ou rigidifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est utile que chacun connaisse les grandes classifications de la psychopathologie, car elles facilitent la r&#233;flexion th&#233;orique, comme le solf&#232;ge est pr&#233;cieux aux musiciens. Mais il est fondamental que le groupe s'impr&#232;gne de la perspective gestaltiste, &#224; savoir que la psychopathologie est &#224; regarder &#224; la fois dans la relation client-th&#233;rapeute mais &#233;galement dans le champ ici-pr&#233;sent, &#224; savoir dans le syst&#232;me &#034;th&#233;rapeute-groupe-superviseur&#034;. Pour l'&#233;crire autrement, ce qui se joue entre le client et son th&#233;rapeute se manifeste souvent dans la s&#233;ance de supervision.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les jeux de r&#244;le &#8211; quand le th&#233;rapeute prend la place de son client par exemple &#8211; donnent l'opportunit&#233; au &#034;supervis&#233;&#034; de mettre en sc&#232;ne ce qu'il ressent, au lieu de simplement en parler. Le travail &#233;motionnel, la cr&#233;ativit&#233; &#224; travers un dessin ou le choix d'un objet, permettent d'intensifier l'implication, de traverser les peurs, de sortir de la r&#233;flexion trop cart&#233;sienne et facilitent l'&#233;mergence de nouvelles figures. Et parfois le &#034;plus fou&#034; des deux, du client et du th&#233;rapeute, n'est pas celui que l'on croit !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3) La mise en lumi&#232;re du contre-transfert&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;La supervision permet de prendre conscience des manifestations contre-transf&#233;rentielles qui viennent teinter la relation th&#233;rapeutique. Certaines ont un effet favorable (l'effet Pygmalion par exemple), mais d'autres viennent freiner le d&#233;roulement du travail et il est indispensable de les visiter. On peut distinguer de nombreuses variantes du contre-transfert mais je me limiterai &#224; deux formes : d'une part la r&#233;action au transfert du client (positif ou n&#233;gatif) et d'autre part la r&#233;activation d'une probl&#233;matique de l'histoire du th&#233;rapeute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Employons &#224; nouveau une image : pendant la s&#233;ance, le th&#233;rapeute est un miroir pour le client qui peut ainsi se d&#233;couvrir (avec toutes les acceptions du terme) ; le superviseur tend de m&#234;me un miroir au th&#233;rapeute pour qu'il envisage de nouvelles perspectives. Attention : il ne s'agit pas d'une prolongation de la th&#233;rapie du th&#233;rapeute, m&#234;me si la supervision contre-transf&#233;rentielle a un effet th&#233;rapeutique. Mais le &#034;psy&#034; est un homme ou une femme, avec son histoire, ses blessures, ses joies. Il ne se d&#233;sincarne pas en entrant dans son cabinet de consultation. L'approche gestaltiste, en favorisant le travail dans le champ, en suscitant l'implication contr&#244;l&#233;e du th&#233;rapeute, rend indispensable ce travail contre-transf&#233;rentiel afin que le professionnel ne projette pas son v&#233;cu et ses croyances sur le client, ou du moins qu'il rep&#232;re ses projections pour qu'elles ne soient pas un frein au d&#233;roulement de la cure th&#233;rapeutique. C'est pour cette raison que nous proposons parfois de v&#233;ritables s&#233;ances d'implication &#233;motionnelle, durant lesquelles le th&#233;rapeute mobilise les participants &#8211; pour &#034;jouer le client&#034; bien s&#251;r &#8211; mais convoque &#233;galement des repr&#233;sentants de sa propre famille par exemple. Il y a parfois plus de monde pour repr&#233;senter l'entourage affectif du th&#233;rapeute que celui du client ! Souvent l'insight arrive : &#034;bon Dieu, mais c'est bien s&#251;r !&#034; et tout s'&#233;claire, comme si l'on allumait un projecteur dans l'arri&#232;re-sc&#232;ne d'un th&#233;&#226;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#233;videmment, le superviseur est lui-m&#234;me un &#234;tre humain qui vit un contre-transfert diff&#233;rent avec chacun de ses supervis&#233;s&#8230; et qui doit se remettre en cause en permanence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4) La fonction poubelle&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Lorsque j'&#233;voque cette quatri&#232;me et derni&#232;re facette de la supervision, on me sugg&#232;re souvent de trouver un mot plus po&#233;tique&#8230; Mais je tiens &#224; ce terme qui souligne le n&#233;cessaire besoin &#034;d'&#233;vacuer&#034;, que ce soit le stress, la fatigue, la lassitude parfois. Le cadre s&#233;curisant et le secret en supervision nous y autorisent : on peut tout dire, tout faire, tout jouer, m&#234;me nos sentiments les plus inavouables, au sein de ce lieu prot&#233;g&#233;. L'effet de la catharsis &#233;motionnelle est revigorant pour le th&#233;rapeute &#8212; la r&#233;serve de mouchoirs n'est jamais loin ! Chacun peut exprimer ses d&#233;sirs, ses frustrations, se moquer d'un client qui le met en difficult&#233;, bref, &#034;tirer la chasse d'eau&#034; de ce qui l'encombre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette proposition de deux journ&#233;es enti&#232;res de supervision me semble offrir un rythme bien adapt&#233; pour ce n&#233;cessaire &#034;coup de balai&#034; et la derni&#232;re apr&#232;s-midi est souvent celle du &#034;grand nettoyage&#034; ! Le supervis&#233; peut se laisser porter par l'&#233;nergie du groupe, peut rire et pleurer sur sa vie professionnelle. L'humour est un merveilleux tonique et je constate que dans ce groupe de supervision, nous rions beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En concluant ce partage d'exp&#233;rience, je me retourne sur mes vingt ann&#233;es de superviseur et constate avec &#233;motion qu'elles ont berc&#233; et nourri ma vie professionnelle. Dans ce groupe, que certains th&#233;rapeutes fr&#233;quentent depuis tant d'ann&#233;es, je me sens cr&#233;atif, ose des approches novatrices, prend le risque de la provocation parfois, car je sais que la confiance et le respect existent. Nous nous sommes mutuellement fait grandir : l'effet Pygmalion fonctionne dans les deux sens ! C'est donc &#224; vous, participants du groupe de supervision, ainsi qu'&#224; ma co-animatrice, que je dois cette belle aventure et je vous en remercie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gonzague MASQUELIER&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Directeur de l'Ecole Parisienne de Gestalt (&lt;a href='https://www.mieux-etre.org/Ecole-Parisienne-de-Gestalt-EPG-877.html' class='spip_in'&gt;voir pr&#233;sentation de l'EPG&lt;/a&gt;)&lt;br class='manualbr' /&gt;Titulaire de la Soci&#233;t&#233; Fran&#231;aise de Gestalt et du Certificat Europ&#233;en de Psychoth&#233;rapie.&lt;br class='manualbr' /&gt;Psychoth&#233;rapeute et superviseur. Formateur dans une douzaine de pays.&lt;br class='manualbr' /&gt;Auteur de La Gestalt aujourd'hui, choisir sa vie, chez Retz.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Les fondements des psychoth&#233;rapies </title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/Les-fondements-des-psychotherapies.html</link>
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		<dc:date>2007-10-05T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masquelier Gonzague</dc:creator>
        
      


		<dc:subject>Gestalt</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les psychoth&#233;rapies repr&#233;sentent un v&#233;ritable ph&#233;nom&#232;ne de soci&#233;t&#233;.Tout ce qui tourne autour de la psychoth&#233;rapie est v&#233;cu par le public comme intriguant et intimidant, tout en suscitant des attirances ou des rejets souvent passionnels. Comment se rep&#233;rer dans la &#034;jungle&#034; de toutes les formes de th&#233;rapie, comment trouver la formule qui conviendrait &#224; telle personne ou tel trouble, sont les questions qui nous sont le plus souvent pos&#233;es, &#224; nous les &#034;psy&#034;.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L85xH88/arton679-809aa.jpg?1712880382' width='85' height='88' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les psychoth&#233;rapies repr&#233;sentent un v&#233;ritable ph&#233;nom&#232;ne de soci&#233;t&#233;.Tout ce qui tourne autour de la psychoth&#233;rapie est v&#233;cu par le public comme intriguant et intimidant, tout en suscitant des attirances ou des rejets souvent passionnels.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment se rep&#233;rer dans la &#034;jungle&#034; de toutes les formes de th&#233;rapie, comment trouver la formule qui conviendrait &#224; telle personne ou tel trouble, sont les questions qui nous sont le plus souvent pos&#233;es, &#224; nous les &#034;psy&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu d'entrer dans une &#233;tude, qui ne pourrait d'ailleurs &#234;tre exhaustive, des diff&#233;rentes familles de psychoth&#233;rapie, il me semble plus utile de pr&#233;ciser quels sont les fondements indispensables et communs &#224; toutes formes de psychoth&#233;rapie. D&#233;finissons d'abord la psychoth&#233;rapie comme &#034;le traitement de troubles psychiques ou psychosomatiques par des moyens psychologiques pr&#233;cis&#034; et abordons dans cet article la question des &lt;strong&gt;&#034;Fondements de la psychoth&#233;rapie&#034;. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble que toutes les variantes de la psychoth&#233;rapie ont besoin d'un &#233;tayage th&#233;orique et pratique sur quatre points : un soubassement philosophique, une focalisation sur la relation, une conception de la psychopathologie et un cadre d'intervention. J'illustrerai ces quatre th&#232;mes par les r&#233;ponses que j'ai trouv&#233;es dans ma propre pratique, la Gestalt-th&#233;rapie, non pas pour les mettre en exergue, mais plut&#244;t pour inviter chacun &#224; trouver les siennes propres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1) Un soubassement philosophique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La psychologie s'est s&#233;par&#233;e r&#233;cemment de la philosophie, et la psychoth&#233;rapie en est une des applications concr&#232;tes. Le postulat de d&#233;part, commun &#224; toutes les psychoth&#233;rapies, me semble &#234;tre la capacit&#233; d'&#233;volution de l'&#234;tre humain. Si l'homme &#233;tait pr&#233;destin&#233;, s'il &#233;tait uniquement conditionn&#233; par son instinct, ses g&#232;nes ou son histoire familiale, alors pourquoi investir tant d'&#233;nergie pour l'aider &#224; sortir de ses n&#233;vroses ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'ils croient &#224; la puissance de l'inconscient (psychanalyse) ou &#224; la rigidit&#233; des comportements acquis (comportementalisme), qu'ils attribuent une importance majeure &#224; l'environnement (th&#233;rapie familiale et syst&#233;mique), qu'ils insistent sur l'unicit&#233; de chaque individu (th&#233;rapie humaniste) ou qu'ils travaillent &#224; lib&#233;rer les &#233;motions (th&#233;rapies corporelles ou &#233;motionnelles), tous les psychoth&#233;rapeutes partagent un postulat, celui de la possibilit&#233; d'&#233;volution de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Gestalt-th&#233;rapie, nous donnons beaucoup d'importance &#224; &#034;l'ici et maintenant&#034; : je ne suis pas conditionn&#233; &#224; vie par ce que j'ai v&#233;cu dans mon enfance. Cette conception de l'homme est illustr&#233;e par une affirmation de Sartre : &#034;L'essentiel n'est pas ce qu'on a fait de l'homme, mais ce qu'il fait de ce qu'on a fait de lui &#034;. L'homme recherche en permanence les conditions de son &#233;quilibre. La th&#233;rapie est donc l'occasion d'&#233;largir son &#034;&#233;ventail des possibles&#034;, afin de d&#233;velopper &#034;son ajustement cr&#233;ateur&#034;. L'objectif est de restaurer la capacit&#233; de choisir. Le corollaire de ce postulat de la libert&#233;, le &#034;prix &#224; payer&#034; est le sentiment de responsabilit&#233;. Se sentir responsable de ses actes, d&#233;velopper sa capacit&#233; de choisir, peut engendrer une mont&#233;e d'angoisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2) Une focalisation sur la relation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les psychoth&#233;rapies reposent sur la relation client-th&#233;rapeute, m&#234;me si celle-ci peut prendre des formes tr&#232;s diff&#233;rentes selon les techniques et les personnalit&#233;s de chacun. Pour qu'une psychoth&#233;rapie soit &#034;efficace&#034;, il faut qu'un lien puissant s'&#233;tablisse entre &#034;le psy&#034; et son client.&lt;br class='manualbr' /&gt;L'alliance th&#233;rapeutique suppose que le client vive son th&#233;rapeute comme lui apportant de l'aide et du soutien (alliance affective), et que s'instaure un climat de coop&#233;ration, c'est-&#224;-dire que client et th&#233;rapeute aient le sentiment d'un travail en commun (alliance de travail), ce qui n'exclut pas la frustration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un livre publi&#233; en 1923, le philosophe Martin Buber oppose deux couples de mots, qu'il appelle des &#034;mots principes&#034;, Je-Tu et Je-Cela, et qui sont deux mani&#232;res d'&#234;tre au monde et surtout d'&#234;tre en relation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne d&#233;veloppe ici que ce qui concerne la relation d'aide : &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Le mod&#232;le m&#233;dical nous propose une relation Je-Cela. Le m&#233;decin (Je) observe la maladie (Cela) qui se manifeste par des sympt&#244;mes. Son art consiste &#224; poser le bon diagnostic. Ensuite, r&#233;diger l'ordonnance est facile, du moins si le diagnostic est juste ; le m&#233;dicament est alors charg&#233; de combattre la maladie. La seule responsabilit&#233; du malade est d'aller consulter, puis de suivre l'ordonnance. La m&#233;decine traditionnelle est b&#226;tie sur ce mod&#232;le scientifique. Le m&#233;dicament et le &#034;microbe&#034; tiennent le devant de la sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Dans la relation Je-Tu, deux &#234;tres diff&#233;rents, un professionnel et un client, &#233;tablissent un contact dialogal et c'est cette relation qui est soignante. &#034;Au commencement est la relation&#034;, &#233;crit Buber. Le sympt&#244;me est alors consid&#233;r&#233; comme un langage, comme un appel, comme une difficult&#233; de relation qui emp&#234;che la personne de d&#233;velopper tout son potentiel. Et, comme l'affirme Buber, &#034;Une fois pass&#233; le temps de la rencontre, l'homme n'en sort pas tel qu'il est entr&#233;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Gestalt est une th&#233;rapie dialogale et herm&#233;neutique. Que veut dire ce dernier mot ? En grec ancien, il pourrait se traduire par &#034;faire comprendre&#034;. Il a &#233;t&#233; utilis&#233; dans l'Encyclop&#233;die de Diderot (1747) pour d&#233;signer l'art de d&#233;couvrir le sens exact d'un texte. L'herm&#233;neutique moderne insiste sur l'id&#233;e que l'&#233;tude d'un m&#234;me texte peut apporter une multiplicit&#233; de sens et d'interpr&#233;tations : c'est la polys&#233;mie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Gestalt-th&#233;rapie est herm&#233;neutique et polys&#233;mique, car elle ne pr&#233;tend pas donner une interpr&#233;tation unique &#224; un &#233;v&#233;nement. Nous revenons aux apports de Martin Buber : il n'y a pas un professionnel charg&#233; de donner du sens aux mat&#233;riaux apport&#233;s par le client. C'est de la recherche dialogale que va surgir lentement la figure, c'est-&#224;-dire la signification de ce que le client travaille en th&#233;rapie. En d&#233;but de s&#233;ance, cette forme est cach&#233;e aux deux partenaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3) Une conception de la psychopathologie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour comparer les diff&#233;rentes mani&#232;res d'aborder la psychopathologie, nous devons d'abord nous interroger sur la notion de bonne sant&#233;. Pour l'Organisation Mondiale de la Sant&#233; (OMS) : &#034;La sant&#233; est un &#233;tat de complet bien-&#234;tre physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmit&#233;&#034;. Il y a, me semble-t-il, trois mani&#232;res de concevoir la &#034;mauvaise sant&#233;&#034; en psychoth&#233;rapie : notre regard peut &#234;tre port&#233; sur l'intra-psychique, sur l'inter-psychique ou sur le champ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une conception intra-psychique, je postule que la source de la difficult&#233; est inscrite dans le psychisme de mon patient. Je vais pouvoir identifier une n&#233;vrose, un m&#233;canisme de d&#233;fense, emprunter la &#034;voie royale&#034; vers l'inconscient que sont les r&#234;ves ou les lapsus.&lt;br class='autobr' /&gt;
_Dans une conception inter-psychique de la psychopathologie, je vais m'int&#233;resser aux perturbations de la relation avec les autres. En th&#233;rapie familiale, on parle par exemple de &#034;l'enfant sympt&#244;me&#034;, qui sert de bouc &#233;missaire dans un fonctionnement familial perturb&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe une troisi&#232;me vision de la psychopathologie, qui fait r&#233;f&#233;rence &#224; la th&#233;orie du champ. Kurt Lewin d&#233;finit le champ psychologique comme l'ensemble des donn&#233;es conscientes ou inconscientes qui influencent une conduite. Ces faits peuvent &#234;tre sociologiques, physiques, &#233;ducationnels, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant sa psychoth&#233;rapie, principalement centr&#233;e sur sa vie de couple, Paul prend la d&#233;cision de rompre. Mais apr&#232;s quelques semaines de s&#233;paration, il d&#233;cide de renouer avec sa compagne, puis se s&#233;pare &#224; nouveau, et recommence plusieurs fois ces &#034;navettes&#034;, qui le perturbent beaucoup, ainsi que ses proches.&lt;br class='manualbr' /&gt;Ces changements de cap r&#233;p&#233;t&#233;s peuvent s'&#233;tudier comme un conflit interne entre les d&#233;sirs de Paul et ce qu'il d&#233;cide (intra-psychique), comme une dynamique de la relation entre lui et sa partenaire (inter-psychique) ou comme la recherche d'&#233;quilibre entre des tensions antagonistes (th&#233;orie du champ) ; parmi ces tensions, Paul identifie peu &#224; peu des d&#233;sirs d'ind&#233;pendance, une &#233;ducation moralisante, la peur de vivre seul, la crainte de d&#233;cevoir son psychoth&#233;rapeute dont il imagine qu'il aurait un projet sur lui, etc. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est la mise en lumi&#232;re de toutes ces tensions qui lui fait d&#233;couvrir o&#249; se niche son v&#233;ritable d&#233;sir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut alors d&#233;finir la psychopathologie comme une rupture d'&#233;quilibre, une perturbation des &#233;changes entre un organisme et son environnement. L'accent est mis sur la perception subjective, ph&#233;nom&#233;nologique, de ces &#233;changes ; le th&#233;rapeute et son client peuvent avoir une perception tr&#232;s diff&#233;rente de ce qui se joue &#034;ici et maintenant&#034;. Cette approche est passionnante car elle permet de lutter contre la &#034;fixit&#233;&#034; de la personnalit&#233; ou de la psychopathologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Gestalt-th&#233;rapie nous a fait passer de l'&#232;re de la photographie &#224; l'&#232;re du cin&#233;ma. Je veux signifier par l&#224; qu'elle s'int&#233;resse au &#034;processus&#034;, &#224; l'ajustement permanent entre un organisme et son environnement. Cet ajustement est par d&#233;finition en perp&#233;tuel changement. Il n'est pas possible de fixer ce contact, comme une photo pourrait fixer une expression, une mimique. Le Gestaltiste parle de cycle de contact, d'ajustement cr&#233;ateur, de forme qui &#233;merge du fond, autant de termes qui &#233;voquent le mouvement, le cin&#233;ma, le th&#233;&#226;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4) Un cadre d'intervention&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne peux d&#233;velopper dans ce bref article les multiples axes de travail utilis&#233;s par les diff&#233;rents courants de psychoth&#233;rapie. Certains s'appuient sur le transfert, d'autres le n&#233;gligent. Certains utilisent majoritairement le mode verbal, d'autres lui ajoutent les approches corporelles et &#233;motionnelles ou valorisent la cr&#233;ativit&#233; artistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tous les psychoth&#233;rapeutes ont besoin d'un cadre de travail pr&#233;cis, compos&#233; du &#034;protocole de la cure&#034;, d'une d&#233;ontologie, d'une &#233;thique et d'une supervision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- Le protocole&lt;/strong&gt; pr&#233;cise l'organisation pratique de la psychoth&#233;rapie (horaires, tarifs, modalit&#233;s par rapport aux s&#233;ances manqu&#233;es, aux vacances, etc.). Il s'agit d'une forme de contrat, tacite ou parfois &#233;crit, qui organise le travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- La d&#233;ontologie&lt;/strong&gt; concerne un corps de m&#233;tier : nous sommes donc li&#233;s &#224; la fois par la d&#233;ontologie des psychoth&#233;rapeutes (exigence d'une th&#233;rapie personnelle approfondie, r&#232;gles d'abstinence, secret professionnel, etc.) telle qu'elle est formul&#233;e par les associations , f&#233;d&#233;rations ou syndicats professionnels, et par la d&#233;ontologie propre &#224; l'&#233;cole de pens&#233;e &#224; laquelle nous nous r&#233;f&#233;rons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- L'&#233;thique&lt;/strong&gt; est d&#233;finie par Robert Misrahi comme &#034;le choix de la moins mauvaise solution possible&#034;. Nous sommes parfois plac&#233;s devant un choix &#034;corn&#233;lien&#034;, qui nous place dans un conflit de valeurs : si je constate que mon client est dans une crise suicidaire, dois-je le prot&#233;ger de ses pulsions, m&#234;me malgr&#233; lui ? Si j'ai un client incestueux, dois-je prot&#233;ger l'enfant avant tout et lever le secret professionnel, comme m'y oblige la Loi fran&#231;aise ; mais alors, que devient l'alliance th&#233;rapeutique ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'y a jamais de r&#233;ponse binaire (&#034;il faut, tu dois, il n'y a qu'&#224; !&#034;) &#224; ces questions, mais une interrogation qui laisse parfois le th&#233;rapeute face &#224; un choix d&#233;chirant qu'il devra assumer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- La supervision&lt;/strong&gt; permet au psychoth&#233;rapeute de s'interroger sur sa pratique, de questionner le lien qui le relie &#224; son patient. Cette supervision peut explorer trois domaines :
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; le domaine technique : dans telle situation, qu'aurais-je du ou pu faire ? Quels concepts pourraient m'&#234;tre utiles ?
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; le domaine de la psychopathologie : quels sont les sympt&#244;mes d&#233;velopp&#233;s par mon client, que se passe-t-il dans la s&#233;ance ?
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; le domaine contre-transf&#233;rentiel : que vient-il r&#233;veiller chez moi ? Quels sont les &#233;l&#233;ments de mon histoire qui se rejouent dans la relation &#034;ici et maintenant&#034; avec mon client ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Gestalt, ces deux derniers points sont particuli&#232;rement li&#233;s. En effet, si nous nous appuyons sur une conception de la psychopathologie en lien avec la th&#233;orie du champ, alors le travail de supervision contre-transf&#233;rentiel est fondamental. La pathologie de mon client entre en r&#233;sonance avec la mienne. Je ne peux le faire travailler qu'en &#233;tant le plus conscient possible de ce qui est en train de se jouer pour moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un m&#233;tier en constante &#233;volution&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour terminer ces quelques r&#233;flexions sur les fondements de la psychoth&#233;rapie, je voudrais redire &#224; quel point notre m&#233;tier est au carrefour de disciplines diff&#233;rentes. Si la philosophie, la psychologie et la sociologie sont traditionnellement v&#233;cues comme des &#034;cousines germaines&#034; fr&#233;quentables, chez qui nous pouvons nous ressourcer r&#233;guli&#232;rement, je pense que nous ne fr&#233;quentons pas assez les chemins d'Esculape, je veux dire ceux de la m&#233;decine et des sciences de la vie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les travaux r&#233;cents sur le cerveau et les connexions synaptiques , sur les hormones qui r&#233;gulent l'humeur , ou sur les ph&#233;romones qui attisent notre d&#233;sir , sur notre patrimoine g&#233;n&#233;tique, bref tous ces travaux scientifiques me semblent une autre &#034;voie royale&#034; sur laquelle psychoth&#233;rapeutes et scientifiques devraient davantage cheminer de concert&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;GonzagueMASQUELIER&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Psychologue, psychoth&#233;rapeute. Directeur de l'Ecole Parisienne de Gestalt (EPG).
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; e-mail &lt;a href=&#034;mailto:gonzague.masquelier@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;gonzague.masquelier@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie sommaire en Gestalt-th&#233;rapie :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; GINGER Serge et Anne (1987), La Gestalt, une th&#233;rapie du contact. Paris, Hommes et Groupes, 6&#176; &#233;dit. 2000, 535 p.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; MASQUELIER Gonzague. Vouloir sa vie. La Gestalt-th&#233;rapie aujourd'hui. Paris, Retz, 1999, 148 p.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; PETIT Marie, La Gestalt, th&#233;rapie de l'ici et maintenant. Paris, 1&#176; &#233;dit, Retz, 1980 ; 3&#176; &#233;dit, ESF, 1986, 184 p.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; SALATHE No&#235;l (1991), Psychoth&#233;rapie existentielle : une perspective gestaltiste. Paris, Amers, 2e &#233;dit. 1995, 173 p.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; ZINKER Joseph (1977) trad. fran&#231;. Se cr&#233;er par la Gestalt. Montr&#233;al, &#201;ditions de l'homme, 1981, 381 p.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Regards singuliers sur la Gestalt-th&#233;rapie &lt;br class='autobr' /&gt;
Un film documentaire sur la Gestalt r&#233;alis&#233; par Itaka Schlubach (126 minutes) disponible &#224; l'Ecole Parisienne de Gestalt (epg@gestalt.asso.fr).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie personnelle&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
MASQUELIER Gonzague :
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Drogue ou libert&#233;, un lieu pour choisir. Paris, Editions universitaires, 1983, s114p.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Gestalt et P&#233;dagogie, in Les carnets du Yoga, n&#176; 79, mai 1986, pp. 8-15.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; La Gestalt en &#233;volution, in L'impact de la Gestalt dans la soci&#233;t&#233; d'aujourd'hui.&lt;br class='autobr' /&gt;
Paris, SFG, 1988, pp. 289-294.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; La Gestalt en France, in Revue Gestalt, n&#176; 1, SFG, automne 1990, pp. 145-152.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; La Gestalt, in Guide des m&#233;thodes et pratiques en formation, &lt;br class='autobr' /&gt;
sous la direction de E. Marc et J. Garcia-Lorqueneux. Paris, Retz, 1995, pp. 146-157.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; L'appartenance tribale dans les groupes th&#233;rapeutiques &#034;lentement&#034; ouverts,&lt;br class='autobr' /&gt;
in Revue Gestalt, n&#176; 13-14, SFG, mai 1998, pp. 131-144.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Vouloir sa vie : la Gestalt-th&#233;rapie aujourd'hui. Paris, Retz, 1999, 144 p.&lt;br class='autobr' /&gt;
english translation : Gestalt therapy : Living Creatively Today, EPG, Paris, 2003, 154p.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Gestalt et P&#233;dagogie, in l'insertion par l'ailleurs, &lt;br class='autobr' /&gt;
sous la direction de Denis Dubouchet. Paris, La documentation fran&#231;aise, 2002, pp. 8-15.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Qu'est-ce que la Gestalt-th&#233;rapie ?, in Annuaire 2002 des psychoth&#233;rapeutes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lyon, &#233;ditions REEL, 2002, pp. 23-30 (2e &#233;dition 2003).
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Les fondements de la psychoth&#233;rapie, in Revue de la Psychologie de la Motivation, Cercle d'&#233;tudes Paul Diel, Paris, juin 2003, pp.37-41.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Sartre, une muse pour Perls ? in Revue Gestalt n&#176;24, Paris, juin 2003, pp. 31-44
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; MASQUELIER Gonzague et BLAIZE Jacques :&lt;br class='autobr' /&gt;
La Gestalt-th&#233;rapie : th&#233;orie et m&#233;thode, in Journal des Psychologues, n&#176; 94, &lt;br class='autobr' /&gt;
f&#233;vrier 1992, pp. 48-52.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le groupe comme &#034;suprath&#233;rapeute&#034;</title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/Le-groupe-comme-supratherapeute.html</link>
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		<dc:date>2007-01-03T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masquelier Gonzague</dc:creator>
        
      


		<dc:subject>Gestalt</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La Gestalt th&#233;rapie s'est principalement d&#233;velopp&#233;e dans sa forme groupale durant les ann&#233;es soixante-dix. En France, c'est &#233;galement sous cette forme qu'elle fut introduite. Actuellement, il y a probablement autant de clients qui pratiquent la Gestalt en groupe qu'en individuel. Nous pouvons juste remarquer que les &#034;d&#233;butants&#034; formulent le plus souvent une premi&#232;re demande d'individuel, car cette formule semble plus traditionnelle (mod&#232;le m&#233;dical ou psychanalytique qui impr&#232;gne notre culture) ou moins difficile (&#034;en groupe ? je n'oserai jamais ! &#034;).&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/+-Gestalt-+.html" rel="tag"&gt;Gestalt&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Gestalt th&#233;rapie s'est principalement d&#233;velopp&#233;e dans sa forme groupale durant les ann&#233;es soixante-dix. En France, c'est &#233;galement sous cette forme qu'elle fut introduite. Actuellement, il y a probablement autant de clients qui pratiquent la Gestalt en groupe qu'en individuel. Nous pouvons juste remarquer que les &#034;d&#233;butants&#034; formulent le plus souvent une premi&#232;re demande d'individuel, car cette formule semble plus traditionnelle (mod&#232;le m&#233;dical ou psychanalytique qui impr&#232;gne notre culture) ou moins difficile (&#034;en groupe ? je n'oserai jamais ! &#034;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;figure class='spip_document_1062 spip_documents spip_documents_left' style=&#034;max-width:170px;&#034; data-w=&#034;170&#034;&gt; &lt;span &gt; &lt;picture style='padding:0;padding-bottom:159.41176470588%' class='conteneur_image_responsive_h'&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/IMG/jpg/doc-1062-resp160.jpg?1711790957' alt='' data-src='IMG/jpg/doc-1062.jpg' data-l='170' data-h='271' data-tailles='[\&#034;160\&#034;,\&#034;320\&#034;,\&#034;640\&#034;,\&#034;1280\&#034;,\&#034;1920\&#034;]' data-autorisees='{&#034;160&#034;:{&#034;1&#034;:&#034;IMG\/jpg\/doc-1062-resp160.jpg?1711790957&#034;,&#034;2&#034;:&#034;IMG\/jpg\/doc-1062-resp170.jpg?1711790957&#034;},&#034;170&#034;:{&#034;1&#034;:&#034;IMG\/jpg\/doc-1062-resp170.jpg?1711790957&#034;,&#034;2&#034;:&#034;IMG\/jpg\/doc-1062-resp170.jpg?1711790957&#034;}}' class='image_responsive' style='max-width: 500px; max-height: 10000px'&gt;&lt;/picture&gt; &lt;/span&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Nous devons d'abord distinguer la Gestalt &lt;strong&gt;en&lt;/strong&gt; groupe et la Gestalt &lt;strong&gt;de&lt;/strong&gt; groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; La premi&#232;re est la plus r&#233;pandue en France. Elle s'int&#233;resse aux individus, r&#233;unis dans un m&#234;me lieu, avec un ou plusieurs Gestalt-praticiens qui proposent une alternance d'exp&#233;rimentations collectives et de temps centr&#233;s sur un seul participant ; le groupe est alors un t&#233;moin, un amplificateur, une surface de projection, mais ses membres, sauf demande particuli&#232;re du client ou du th&#233;rapeute, restent en retrait et n'interviennent verbalement qu'au moment du feed-back.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; La Gestalt de groupe propose une approche diff&#233;rente. Le groupe est regard&#233; comme un organisme en perp&#233;tuelle &#233;volution : il peut passer, par exemple, par des phases de fusion, d'agressivit&#233;, de recherche d'un leader, etc. C'est lla maturation du groupe qui apporte la croissance de chacun de ses membres. Le Gestalt-praticien, par ses interventions et ses feed-back, aide le groupe &#224; &#233;voluer, et ses membres &#224; prendre conscience des &#233;tapes de la progression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les questions que pose la Gestalt-th&#233;rapie groupale sont nombreuses, par exemple :
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; quels sont les outils, les concepts, les m&#233;thodes sp&#233;cifiques &#224; l'approche groupale ? &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; comment se compl&#232;tent (o&#249; se nuisent ?) les pratiques en individuel et en groupe pour une m&#234;me personne ; pouvons-nous les conseiller simultan&#233;ment ou l'une apr&#232;s l'autre ? avec le m&#234;me th&#233;rapeute ou non ? &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; les diff&#233;rentes pathologies peuvent-elles servir d'indicateur pour l'orientation ? par exemple, les troubles hyst&#233;riques seront moins th&#233;&#226;tralis&#233;s en individuel, ceux qui souffrent de troubles d&#233;pressifs retrouveront plus d'&#233;nergie et de chaleur dans un groupe.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; comment se n&#233;gocie le transfert et le contre-transfert dans un groupe, avec, en particulier, l'&#233;mergence de transferts lat&#233;raux entre participants ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je souhaite, quant &#224; moi, aborder quelques sp&#233;cificit&#233;s du travail en groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1) Le groupe est une &#034;machine &#224; fabriquer de la triangulation &#034;. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons tous l'importance psychique de la triangulation dans tout processus de croissance. C'est au moment de l'Oedipe que ce processus prend toute son importance mais nous le retrouvons tout au long de notre d&#233;veloppement : renoncer &#224; n'&#234;tre que deux pour nous tourner vers les autres, vers l'ext&#233;rieur, vers l'inconnu ; nous retrouvons cette n&#233;cessaire triangulation, dans la vie de couple pour &#233;viter la confluence, dans la vie d'une &#233;quipe pour &#233;viter de tourner en rond, etc. La pr&#233;sence du groupe en th&#233;rapie permet, sui generis, la mise au travail de cette triangulation et notre regard gestaltiste sur &#034;l'ici et maintenant&#034; prend toute sa valeur. Le tiers n'est plus une abstraction, un fantasme ; il est l&#224;, incarn&#233; par le groupe, et va, par exemple, r&#233;clamer sa place si le client monopolise trop longtemps l'attention du th&#233;rapeute. Et pour l'animateur, le groupe est un miroir qui va renvoyer, parfois violemment, les &#233;vitements, le contre-transfert, les zones d'ombre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2) Le groupe permet au th&#233;rapeute d'&#233;viter plus facilement l'&#233;cueil de l'acharnement th&#233;rapeutique.&lt;/strong&gt; C'est en g&#233;n&#233;ral avec l'exp&#233;rience que nous comprenons que plus le th&#233;rapeute a le souci que son client &#233;volue rapidement, plus celui-ci r&#233;siste. &lt;br class='autobr' /&gt;
En Gestalt, nous sommes particuli&#232;rement vuln&#233;rables &#224; cette difficult&#233;, &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; puisque nous sommes dans un registre d'implication contr&#244;l&#233;e, &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; puisque nous travaillons sur le contact entre le client et nous-m&#234;mes, &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; puisque nous cherchons &#224; augmenter son awareness.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est alors tentant d'en faire &#034;un peu trop&#034;, de devenir nous-m&#234;me l'acteur du changement chez le client. Que celui qui n'a jamais ressenti cet &#034;effet Pygmalion&#034;, o&#249; mon regard donne vie et beaut&#233; &#224; la statue que je sculpte, l&#232;ve la main&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or nous savons, et nous v&#233;rifions parfois, que si nous sommes toujours dans ce registre, le client va r&#233;sister de plus en plus et ne pourra se remettre en mouvement que si nous lui redonnons la responsabilit&#233; de sa th&#233;rapie. La question &#224; nous poser r&#233;guli&#232;rement est : &#034;Qui travaille le plus dur dans la s&#233;ance ? Qui est le plus acharn&#233; ? &#034;. Je vois donc le groupe comme un r&#233;gulateur, qui m'aide &#224; ajuster mon degr&#233; d'implication personnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3) En groupe, le th&#233;rapeute peut laisser vivre, et m&#234;me amplifier, toutes ses propres polarit&#233;s, qui seront naturellement &#233;quilibr&#233;es par le groupe&lt;/strong&gt;. Ainsi, &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; je peux &#234;tre provocant, sachant que le groupe aura une fonction protectrice si n&#233;cessaire
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; je peux &#234;tre distant et laisser le client se d&#233;brouiller pour &#034;r&#233;tablir le contact&#034;, sachant qu'il ira puiser chez les participants l'aide &#233;ventuellement n&#233;cessaire, &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; je peux &#234;tre d&#233;monstratif physiquement, car je sais que la pr&#233;sence du groupe &#233;vitera que mes gestes ne puissent sembler ambigus&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un participant pourra aider le client &#224; d&#233;couvrir sa propre fluidit&#233;, &#224; naviguer au sein de ses diverses polarit&#233;s, &#224; d&#233;velopper son ajustement cr&#233;ateur. Le groupe au complet se mettra au service d'une personne, inhib&#233;e dans la col&#232;re ou &#224; la recherche de sa puissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4) Enfin, et ce sera mon dernier point, le groupe permet aux Gestaltistes d'explorer des champs nouveaux.&lt;/strong&gt; Nous sortons l&#224; du cadre de la th&#233;rapie, mais, pour paraphraser Perls, la Gestalt est trop bonne pour n'&#234;tre r&#233;serv&#233;e qu'aux &#034;th&#233;rapisants&#034;, n'est-ce pas ?&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Seule la formule groupale nous a permis d'utiliser les concepts gestaltistes dans des secteurs aussi divers que la formation, l'entreprise, les h&#244;pitaux, l'entra&#238;nement sportif. Nous avons aujourd'hui des r&#233;ponses de plus en plus affin&#233;es &#224; la traditionnelle question : &#034;Oui, mais est-ce encore de la Gestalt ?&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous pouvons distinguer les interventions centr&#233;es sur les individus de celles centr&#233;es sur le groupe (socio-Gestalt), en consid&#233;rant l'entreprise ou l'&#233;quipe comme un organisme, avec sa fronti&#232;re-contact, son awareness, ses pressions existentielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, je voudrais souligner que le groupe n'est pas pour moi un simple d&#233;cor ou m&#234;me un contenant pour le travail de Gestalt. Il me semble &#234;tre, en lui-m&#234;me, un op&#233;rateur de changement, un partenaire avec qui, et sur qui, compter dans notre &#034;strat&#233;gie th&#233;rapeutique&#034;. C'est un partenaire exigeant, qui nous est favorable ou hostile, qui nous aiguillonne ou nous inhibe. Le groupe me semble avoir une fonction de suprath&#233;rapeute, par analogie avec les supraconducteurs : certains mat&#233;riaux, plac&#233;s dans un environnement pr&#233;cis (temp&#233;rature, etc.), voient leur r&#233;sistance &#233;lectrique diminuer fortement. En serait-il de m&#234;me pour nos clients ? Serait-ce l&#224;, le r&#234;ve un peu os&#233; de beaucoup de Gestaltistes ? Mais non, nous ne faisons pas d'acharnement th&#233;rapeutique, n'est-ce pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Gonzague MASQUELIER&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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