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	<title>Mieux-Etre.org</title>
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	<description>Le portail de la Psychoth&#233;rapie, du Coaching et du mieux-&#234;tre en Belgique, &#224; Bruxelles et en Wallonie. Recommandations de th&#233;rapeutes et formations.</description>
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		<title>Mieux-Etre.org</title>
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		<title>Ma&#238;triser ou... Utiliser ses &#233;motions ?</title>
        
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		<dc:subject>Emotions (gestion des)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les &#233;motions n'ont pas bonne presse dans notre monde. Dans la vie professionnelle, exprimer de la tristesse ou de l'anxi&#233;t&#233; est vite per&#231;u comme un &#233;talage d'&#233;tats d'&#226;mes ind&#233;cents, voire comme un aveu de faiblesse. La col&#232;re, &#224; la rigueur, passe encore car elle reste assimil&#233;e &#224; une preuve de force ou de virilit&#233; dans un univers encore assez macho. Les personnes trop &#233;motives se verront proposer des stages de gestion du stress par ceux qu'elles mettent mal &#224; l'aise, &#233;tant entendu qu'on pourrait apprendre &#224; g&#233;rer le stress et les &#233;motions comme on g&#232;re ses ressources ou ses revenus. Dans la vie priv&#233;e, les &#233;motions ne sont souvent gu&#232;re mieux accueillies et sont facilement assimil&#233;es &#224; des caprices ou des enfantillages.&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;figure class='spip_document_1646 spip_documents spip_documents_left' style=&#034;max-width:300px;&#034; data-w=&#034;300&#034;&gt; &lt;span &gt; &lt;picture style='padding:0;padding-bottom:100%' class='conteneur_image_responsive_h'&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/IMG/jpg_oeufsok2-resp160.jpg?1711790733' alt='' data-src='IMG/jpg_oeufsok2.jpg' data-l='300' data-h='300' data-tailles='[\&#034;160\&#034;,\&#034;320\&#034;,\&#034;640\&#034;,\&#034;1280\&#034;,\&#034;1920\&#034;]' data-autorisees='{&#034;160&#034;:{&#034;1&#034;:&#034;IMG\/jpg_oeufsok2-resp160.jpg?1711790733&#034;,&#034;2&#034;:&#034;IMG\/jpg_oeufsok2-resp300.jpg?1711790733&#034;},&#034;300&#034;:{&#034;1&#034;:&#034;IMG\/jpg_oeufsok2-resp300.jpg?1711790733&#034;,&#034;2&#034;:&#034;IMG\/jpg_oeufsok2-resp300.jpg?1711790733&#034;}}' class='image_responsive'&gt;&lt;/picture&gt; &lt;/span&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;motions n'ont pas bonne presse dans notre monde. Dans la vie professionnelle, exprimer de la tristesse ou de l'anxi&#233;t&#233; est vite per&#231;u comme un &#233;talage d'&#233;tats d'&#226;mes ind&#233;cents, voire comme un aveu de faiblesse. La col&#232;re, &#224; la rigueur, passe encore car elle reste assimil&#233;e &#224; une preuve de force ou de virilit&#233; dans un univers encore assez macho. Les personnes trop &#233;motives se verront proposer des stages de gestion du stress par ceux qu'elles mettent mal &#224; l'aise, &#233;tant entendu qu'on pourrait apprendre &#224; g&#233;rer le stress et les &#233;motions comme on g&#232;re ses ressources ou ses revenus. Dans la vie priv&#233;e, les &#233;motions ne sont souvent gu&#232;re mieux accueillies et sont facilement assimil&#233;es &#224; des caprices ou des enfantillages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dieu merci, il reste toujours l'exutoire des th&#233;rapies ou des stages de d&#233;veloppement personnel dans lesquels on nous encourage &#224; lib&#233;rer les &#233;motions enfouies. &lt;br class='manualbr' /&gt;Ils agissent comme des lieux de d&#233;compression, voire des lieux &#171; d'aisance &#187; o&#249; l'on irait &#233;vacuer ce qu'il est impropre de laisser sortir en public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, ce tableau est caricatural, et beaucoup diront que depuis le mouvement du potentiel humain dans les ann&#233;es 60 et m&#234;me depuis l'av&#232;nement de la psychanalyse, on assiste &#224; un retour en force de l'&#233;motion dans notre culture o&#249; l'on laisse beaucoup plus ce registre s'exprimer, au point d'introduire l'intelligence &#233;motionnelle par la grande porte m&#234;me dans les entreprises et d'y parler du langage du &#171; ressenti &#187;. Toujours est-il que, honnie ou pl&#233;biscit&#233;e, l'&#233;motion ne semble pas encore quelque chose de tout &#224; fait naturel : il est convenu d'en parler comme d'un probl&#232;me pour la plupart d'entre nous. Mais tout d'abord, de quoi s'agit-il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut regrouper toutes les &#233;motions en trois grandes familles : la peur, la col&#232;re et la tristesse. Toutes les autres sont, ou bien des variantes, ou bien des m&#233;langes de ces trois &#233;motions de base. Ainsi, selon le degr&#233; d'intensit&#233;, la peur ira-t-elle du souci passager &#224; la terreur ou &#224; la phobie s'il y a fixation ; la col&#232;re ira de l'agacement l&#233;ger &#224; la crise de rage ou de d&#233;mence, voire l'agressivit&#233; chronique ; et la tristesse ira de l'ennui au d&#233;sespoir le plus profond ou &#224; la d&#233;pression si la tristesse s'installe. Au-del&#224; des trois &#233;motionsde base, on retrouve les &#233;motions m&#233;lang&#233;es : ainsi, la culpabilit&#233;, qui m&#234;le souvent la tristesse &#224; la col&#232;re rentr&#233;e ; la jalousie, m&#233;lange de peur et de col&#232;re, et ainsi de suite. A la diff&#233;rence des sentiments qui se ressentent mais n'impliquent pas de tensions, comme la compassion, l'amour, la joie, l'&#233;motion exprime une tension. Le langage le traduit bien puisqu'on parle d'&#233;-motion et non &#171; d'in-motion &#187;. Qu'est-ce qui s'exprime sinon une tension ? Selon la nature de la tension exprim&#233;e, on peut savoir facilement o&#249; l'attention se dirige. Par une curieuse co&#239;ncidence de la langue fran&#231;aise, les deux mots se prononcent de la m&#234;me fa&#231;on. Dans la peur, l'attention est orient&#233;e vers l'avenir ; dans la col&#232;re, elle est tourn&#233;e vers le pr&#233;sent, et dans la tristesse, vers le pass&#233;. On voit ainsi les &#233;motions varier selon le temps vers lequel l'attention se porte comme une vague allant du pass&#233; vers l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est int&#233;ressant de se demander quelles fonctions remplissent chacune des &#233;motions. Quand on observe la peur, elle a clairement pour mission de nous pr&#233;parer face &#224; un danger, r&#233;el ou imaginaire, nous aidant ainsi &#224; mobiliser nos ressources. La col&#232;re se manifeste plus particuli&#232;rement dans l'instant, pour tenter de faire respecter notre int&#233;grit&#233; physique ou morale lorsqu'elle est viol&#233;e. La tristesse enfin, a comme utilit&#233; de nous aider &#224; faire le deuil du pass&#233;. Comme le dit Khalil Giban dans Le Proph&#232;te : &#171; Le chagrin creuse le puits o&#249; la joie peut se d&#233;verser. &#187; Ainsi, chacune des &#233;motions de base intervient comme messag&#232;re d'un besoin : celui de se prot&#233;ger, celui de se faire respecter, celui de tourner la page. M&#234;me si leur manifestation peut avoir quelque chose de lourd ou de p&#233;nible, elles ne font que nous inviter &#224; r&#233;tablir un d&#233;s&#233;quilibre momentan&#233;. Les choses se compliquent quand les &#233;motions se m&#233;langent parce qu'elles tissent de v&#233;ritables n&#339;uds autour de besoins souvent contradictoires : telle personne enviera telle autre mais ne voudra surtout pas lui ressembler ; telle autre &#233;prouvera des remords par rapport &#224; un pass&#233; qu'elle ne peut plus changer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles se compliquent encore davantage quand l'expression d'une &#233;motion, et plus encore son ressenti, nous a &#233;t&#233; interdit pendant notre croissance. Culturellement, les hommes ont plus facilement acc&#232;s &#224; la col&#232;re mais moins &#224; la tristesse et &#224; la peur ; c'est l'inverse chez les femmes. Bien entendu, on rencontre d'innombrables exceptions, mais il est en tout cas fr&#233;quent dans une famille de ne pas autoriser l'expression d'une gamme d'&#233;motions. Telle famille par exemple &#171; rira jaune &#187; l&#224; o&#249; elle aurait bien besoin de laisser sortir son chagrin ; telle autre r&#233;agira par la peur au lieu de reconna&#238;tre que sa peur ne fait que la prot&#233;ger contre sa propre col&#232;re non reconnue. Eric Berne parle &#224; leur propos d'&#233;motions parasites : elles font &#233;cran par rapport aux &#233;motions authentiques. Le premier travail &#224; faire en th&#233;rapie dans ces conditions est d'autoriser, voire d'encourager l'expression des &#233;motions inter-dites : elles se disent en filigrane &#224; travers tel sympt&#244;me ou telle maladie psychosomatique. Pour reprendre l'expression de Jacques Salom&#233;, devenue c&#233;l&#232;bre : &#171; le corps exprime en maux ce que l'on ne peut dire en mots &#187; : c'est la soupape. Ou encore : le ressentiment traduit le sentiment qui n'a pas &#233;t&#233; dit. Il y a alors un v&#233;ritable travail de r&#233;&#233;ducation &#233;motionnelle &#224; entreprendre : apprendre &#224; traduire ses jugements en ressenti, &#224; exprimer &#224; la premi&#232;re personne ce qui se passe en nous plut&#244;t que d'accuser l'entourage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on le voit, une saine gestion des &#233;motions est un apprentissage de la vie de tous les jours. C'est en cela que consiste l'intelligence &#233;motionnelle : la capacit&#233; de reconna&#238;tre ses &#233;motions et celle des autres, et de faire ce qu'il faut pour satisfaire ses besoins. Mais l'expression des &#233;motions &#224; tout prix n'est pas une panac&#233;e. Si une femme ou un homme &#233;prouvent sans arr&#234;t de l'agressivit&#233;, ce n'est ni en hurlant ni en se d&#233;foulant sur un coussin qu'ils se lib&#233;reront, encore moins qu'ils se feront respecter. On touche l&#224; les limites de l'expression des &#233;motions favoris&#233;es dans certaines th&#233;rapies &#233;motionnelles : une chose est d'exprimer ses &#233;motions, autre chose est de les reconna&#238;tre, et autre chose encore d'identifier les croyances qui les g&#233;n&#232;rent. On ne r&#233;sout pas un probl&#232;me au niveau o&#249; il se pose, suivant l'adage cher &#224; la syst&#233;mique : autrement dit, on ne lib&#232;re pas une &#233;motion en se contentant de d&#233;charger la tension qu'elle g&#233;n&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un agressif chronique devra aller rechercher, dans son dialogue int&#233;rieur, ce qui suscite en lui une telle col&#232;re r&#233;currente : est-ce l'illusion qu'il est victime de l'injustice, qu'on se paye sa t&#234;te ou que personne n'a rien &#224; faire de lui ? De m&#234;me, quelqu'un de d&#233;prim&#233; devra se demander s'il s'estime digne d'&#234;tre aim&#233;, s'il se donne le droit de prendre sa place et d'exprimer ce qu'il pense ou ressent. Un anxieux aura int&#233;r&#234;t &#224; sonder les ressources qu'il porte en lui pour affronter les menaces de la vie, mais surtout &#224; r&#233;&#233;valuer la port&#233;e de ces soi-disant &#171; menaces &#187;. En dehors de ces pathologies, une v&#233;ritable intelligence &#233;motionnelle peut se r&#233;apprendre par une observation attentive de nos &#233;motions, des besoins qu'elles v&#233;hiculent et des croyances qui les sous-tendent. On apprend ainsi &#224; utiliser ses &#233;motions, &#224; jouer avec elles au lieu d'en &#234;tre le jouet. Les besoins que l'on se cr&#233;e peuvent &#234;tre illusoires et nous entretenir dans une d&#233;pendance malsaine, tel le besoin de reconnaissance tellement r&#233;pandu. Aurions-nous tant &#171; besoin &#187; de la reconnaissance des autres si nous &#233;tions capables de nous donner la reconnaissance que nous attendons &#233;perdument d'eux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup d'&#233;motions ne sont finalement qu'une r&#233;sistance aux vrais besoins, et c'est en cela qu'elles gagnent &#224; &#234;tre clarifi&#233;es en profondeur. 90 % du stress provient de la r&#233;sistance et non de l'&#233;motion elle-m&#234;me. Apprendre &#224; se servir des tensions ressenties pour &#233;lucider ce qui se passe en nous est une v&#233;ritable cl&#233;. Une approche th&#233;rapeutique digne de ce nom doit prendre en compte les diff&#233;rentes couches d'identit&#233;, aussi bien physiques qu'&#233;motionnelles, mentales et essentielles &#224; la racine de notre &#234;tre, si elle veut se donner les chances de r&#233;soudre durablement les blocages affectifs qui nous encombrent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;Karin Reuter&lt;/strong&gt; est Psychologue, Directrice de l'Institut Hoffman France
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;Michel Savage&lt;/strong&gt; est Philosophe et Sociologue&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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