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	<title>Mieux-Etre.org</title>
	<link>https://www.mieux-etre.org/</link>
	<description>Le portail de la Psychoth&#233;rapie, du Coaching et du mieux-&#234;tre en Belgique, &#224; Bruxelles et en Wallonie. Recommandations de th&#233;rapeutes et formations.</description>
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		<title>Mieux-Etre.org</title>
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		<title>Arr&#234;tons de vouloir changer !</title>
        
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		<dc:creator>Pion Paul-Henri</dc:creator>
        
      



		<description>&lt;p&gt;Quand Arlette s'est pr&#233;sent&#233;e effondr&#233;e en demandant mon aide, sa situation lui paraissait d&#233;sesp&#233;r&#233;e. L'ambiance familiale &#233;tait devenue telle qu'il devenait difficile de parler encore de famille et son couple &#233;tait un combat permanent.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/-Articles-.html" rel="directory"&gt;Articles&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2832-13548.jpg?1712765892' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quand Arlette s'est pr&#233;sent&#233;e effondr&#233;e en demandant mon aide, sa situation lui paraissait d&#233;sesp&#233;r&#233;e. L'ambiance familiale &#233;tait devenue telle qu'il devenait difficile de parler encore de famille et son couple &#233;tait un combat permanent. Son mari buvant, Arlette avait tout essay&#233;. Elle avait cach&#233; les bouteilles, pleur&#233;, interdit, rationn&#233;. Elle s'&#233;tait oppos&#233;e en vain. Elle avait fini par se dire que tout cela &#233;tait de sa faute et qu'il avait raison de boire pour la supporter tellement elle r&#233;alisait qu'elle &#233;tait dure avec lui. Alors elle avait d&#233;cid&#233; de ne plus l'emb&#234;ter et m&#234;me d'&#234;tre gentille avec lui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; pr&#233;sent, elle ne lui parlait plus du tout de son alcoolisme et du mal que cela lui faisait qu'il boive. Elle ramenait m&#234;me de l'eau min&#233;rale rien que pour lui quand elle allait faire les courses or il continuait &#224; s'alcooliser malgr&#233; tous les efforts qu'elle faisait pour lui &#234;tre agr&#233;able. Elle n'en pouvait plus. Elle avait essay&#233; de le changer, elle avait essay&#233; de se changer, et cela n'avait rien donn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son exemple m'a montr&#233; tr&#232;s clairement que vouloir changer ne sert &#224; rien. Si vouloir changer avait march&#233;, elle n'aurait pas &#233;t&#233; devant moi ce jour l&#224;. Cependant elle illustrait parfaitement un biais issu de l'&#233;volution et de notre culture qui fait le bonheur des psys et la mis&#232;re des relations sociales. Elle avait essay&#233; de raisonner pour changer et s'&#233;tait embourb&#233;e : &#034;si mon mari boit, il faut que je l'en emp&#234;che&#034; &#233;tait tellement marqu&#233; dans son &#234;tre qu'elle en &#233;tait venue &#224; &#234;tre persuad&#233; d'avoir radicalement chang&#233; alors qu'elle n'avait fait que la m&#234;me chose. En ramenant de l'eau min&#233;rale &#224; son mari, elle continuait &#224; lui demander indirectement d'arr&#234;ter de boire de l'alcool. Elle n'avait que chang&#233; la forme de son message. Elle continuait &#224; s'opposer &#224; lui. Elle ne s'en rendait pas compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si son raisonnement avait &#233;t&#233; libre, il lui aurait apport&#233; que ce qu'elle fait ne marche pas et lui aurait permis d'acc&#233;der &#224; d'autres possibilit&#233;s. Ce n'&#233;tait pas le cas, et c'est normal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#234;tre vivant n'est que le r&#233;sultat d'essais et d'erreurs dont nous constatons les erreurs qui ont march&#233; et les r&#233;sidus de ce qui ne marche plus. C'est ainsi que nous avons un coccyx et plus de queue et des doigts et plus de palmes. Nous pouvons ainsi observer que le vivant fonctionne par ajouts puis abandons successifs, ici ajout de la station verticale et de l'usage des phalanges, et non par abandons puis ajouts. La nature ne s'oppose jamais, elle cr&#233;e. Si ce qui est cr&#233;&#233; a sa place, alors il se d&#233;veloppe, se maintient et empi&#232;te sur le domaine d'une structure vivante pr&#233;existante. Si cette derni&#232;re continue &#224; &#234;tre utile, elle coexiste avec la nouvelle, sinon, faute s'&#234;tre utilis&#233;e elle s'atrophie puis dispara&#238;t.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Tout indique que si quelque chose a eu sa place, la nature le consid&#232;re comme vital et le conserve jusqu'&#224; son remplacement. Ce qui est vrai des organismes se v&#233;rifie aussi dans les actions. Ce qui est logique, l'une des caract&#233;ristiques du vivant &#233;tant le mouvement, donc justement cette capacit&#233; d'agir. Ainsi tout mouvement qui a eu lieu, dans la mesure o&#249; celui qui l'a act&#233; est encore vivant ne peut &#234;tre emp&#234;ch&#233;. Vouloir emp&#234;cher de s'exprimer ce qui a contribu&#233; &#224; &#234;tre vivant aujourd'hui revient &#224; porter atteinte &#224; la vie. La nature nous en emp&#234;che.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ce constat est lourd d'implications. Il signifie en particulier que vouloir changer en essayant de ne plus faire ce qui est fait est vou&#233; &#224; l'&#233;chec, comme Arlette nous le montre si bien. Son mari a bu. Il ne peut pas s'emp&#234;cher de boire. Elle s'oppose &#224; lui. Quoique son raisonnement lui apporte, elle ne peut s'emp&#234;cher de s'opposer &#224; lui. Vouloir changer en arr&#234;tant de faire ce qu'on fait, ici boire ou s'opposer, ne marche pas. La nature nous montre que la seule solution &#224; notre disposition est de d&#233;velopper quelque chose de nouveau qui viendra prendre la place de ce qui d&#233;range. Autrement dit, quand une habitude d&#233;range, rien ne sert de vouloir s'en emp&#234;cher. Il y a lieu d'en cultiver une nouvelle. Au-del&#224; des jugements, ce qui a &#233;t&#233; fait doit pouvoir continuer &#224; &#234;tre fait. Ce que vise le jugement n'est pas ce qui a &#233;t&#233; fait mais bien ce qui a &#233;t&#233; fait dans le contexte o&#249; cela a &#233;t&#233; fait. Frapper son voisin peut &#234;tre condamn&#233;. Assommer ce m&#234;me voisin qui, en proie &#224; la panique en devient violent, et pouvoir ainsi mieux le soustraire &#224; une situation qui le met en danger vital est presque une n&#233;cessit&#233;. Ce que nous avons d&#233;j&#224; fait doit rester faisable. Si nous le regrettons, il s'agit alors d'&#233;duquer &#224; discriminer les contextes dans lesquels ce que nous avons fait peut prendre place et de s'exercer &#224; une autre possibilit&#233; pour les autres contextes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre enseignement de ce que nous apporte Arlette est le suivant : le raisonnement devient complice du probl&#232;me dans certaines circonstances. L&#224; aussi l'observation de la nature nous &#233;claire. L'empilement d'essais-erreurs qui parvient &#224; notre connaissance sous la forme d'un &#234;tre vivant est hi&#233;rarchis&#233;. Toutes les structures organiques qui ont &#233;t&#233; conserv&#233;es alors que de nouvelles structures organiques &#233;taient d&#233;velopp&#233;es sont de rang sup&#233;rieur &#224; ces derni&#232;res. La survie a impliqu&#233; les structures r&#233;flexes. La vie sociale a d&#233;velopp&#233; les structures &#233;motionnelles comme autant de moyens de communiquer entre &#234;tres vivants. Le besoin de jouer avec le temps a conduit &#224; l'&#233;mergence de capacit&#233;s d'anticipation et de simulation dont la premi&#232;re manifestation est la capacit&#233; &#224; se raconter une histoire en pens&#233;e, la seconde de raconter des histoires &#224; autrui, la troisi&#232;me de recourir mentalement &#224; des symboles et la quatri&#232;me connue d'&#233;crire. Cela s'est fait dans cet ordre. Le raisonnement est donc subordonn&#233; &#224; l'&#233;motion. Quand celle-ci s'emballe, raisonner ne sert qu'&#224; la renforcer. Arlette, tr&#232;s triste de voir son mari dans cet &#233;tat, a peur de le perdre et de se retrouver abandonn&#233;e. Incapable de g&#233;rer cette situation, elle sombre dans la col&#232;re, derni&#232;re ressource que la nature a mis &#224; notre disposition. La col&#232;re est l'&#233;nergie de la destruction. Elle se trouve donc prise dans une dynamique destructrice qui la d&#233;passe et qui l'emporte. Il n'y a aucun jugement &#224; propos de cette situation. Il y a juste le constat qu'Arlette est maintenant complice de l'interaction qui fait souffrir le syst&#232;me familial et elle en particulier. Il n'est pas question de victimes &#224; plaindre. Il est question d'acteurs d'une m&#234;me dynamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment faire si le raisonnement se trouve pi&#233;g&#233; par l'&#233;motion et en devient complice ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Paradoxalement, il s'agit d'y recourir. Toute la dynamique d'Arlette est orient&#233;e vers l'arr&#234;t de sa souffrance. Elle veut en finir, non pas de cette situation mais de sa peur de se retrouver seule &#224; g&#233;rer ce qu'elle a &#224; g&#233;rer. Son mari n'est plus &#224; la hauteur et elle ne peut plus compter sur lui. Sa conscience r&#233;flexive cherche &#224; s'opposer &#224; sa peur. Dame nature veille au grain : la peur doit &#234;tre accueillie et prise en compte et non rejet&#233;e, ignor&#233;e, ou &#233;radiqu&#233;e. Il lui faut la prendre en charge avant toute chose, c'est &#224; dire arr&#234;ter de subir et redevenir actrice de sa vie. L&#224; encore, la nature ne s'oppose jamais, elle compose. Tant qu'elle cherche &#224; changer son mari, elle s'oppose et est en &#233;chec a sortir de la situation. Tant qu'elle cherche &#224; se changer, elle s'oppose &#224; ses &#233;motions et ne peut avancer. Il lui faut apprendre &#224; rencontrer ses &#233;motions et passer au-del&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vouloir changer conduit dans le mur&lt;/strong&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;Passer au-del&#224; des &#233;motions permet d'avancer. Il existe pour cela une m&#233;thode simple d'application. Elle consiste &#224; recenser de fa&#231;on tr&#232;s factuelle et concr&#232;te tous les &#233;v&#232;nements petits ou grands qui sont associ&#233;s &#224; l'&#233;motion et &#224; la situation, quels que soient leurs dates ou contextes. Quand cela est fait &#224; un moment choisi, en se centrant sur ce que les cinq sens permettent de reconstruire de ces instants m&#233;moris&#233;s, alors l'&#233;motion s'apaise et le raisonnement peut reprendre librement son cours et adopter une logique cr&#233;ative qui d&#233;passe le jugement. Ce faisant, il a &#233;t&#233; renonc&#233; &#224; vouloir changer. Il a aussi &#233;t&#233; renonc&#233; &#224; s'opposer au cours de la vie, c'est &#224; dire &#224; l'autre ou &#224; ce que le primate social qui nous h&#233;berge encode malgr&#233; nous, nos &#233;motions. Il a &#233;t&#233; l&#226;ch&#233; prise et il redevient possible de se sentir acteur de sa vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Paul-Henri Pion - Th&#233;rapie br&#232;ve</title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/Paul-Henri-Pion-Therapie-breve.html</link>
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		<dc:date>2025-06-22T10:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Pion Paul-Henri</dc:creator>
        
      


		<dc:subject>Th&#233;rapie br&#232;ve</dc:subject>
		<dc:subject>Consultations et/ou ateliers &#224; distance</dc:subject>
		<dc:subject>Psychoth&#233;rapie / Relation d'aide</dc:subject>
		<dc:subject>Coaching</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; C'est en l&#226;chant prise que vient la ma&#238;trise &#187;. Paul-Henri Pion s'int&#233;resse aux conditions de la performance et du bien-&#234;tre humains. Sa pratique s'inscrit dans la lign&#233;e des travaux du Mental Research Institut dont il a suivi les enseignements. &#201;conomiste de formation, certifi&#233; en PNL et hypnose &#233;ricksonnienne, dipl&#244;m&#233; en psychologie, il met son exp&#233;rience au service de votre bien-&#234;tre.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/-Psychotherapeutes-Coachs-Praticiens-.html" rel="directory"&gt;Psychoth&#233;rapeutes, Coachs, Praticiens&lt;/a&gt;

/ 
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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/+-Consultations-et-ou-ateliers-a-distance-+.html" rel="tag"&gt;Consultations et/ou ateliers &#224; distance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/+-Psychotherapie-Relation-d-aide-+.html" rel="tag"&gt;Psychoth&#233;rapie / Relation d'aide&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/+-Coaching-521-+.html" rel="tag"&gt;Coaching&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton1419-e8c7c.jpg?1712765892' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; C'est en l&#226;chant prise que vient la ma&#238;trise &#187;. Paul-Henri Pion s'int&#233;resse aux conditions de la performance et du bien-&#234;tre humains. Sa pratique s'inscrit dans la lign&#233;e des travaux du Mental Research Institut dont il a suivi les enseignements. &#201;conomiste de formation, certifi&#233; en PNL et hypnose &#233;ricksonnienne, dipl&#244;m&#233; en psychologie, il met son exp&#233;rience au service de votre bien-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est l'auteur de &#171; L&#226;cher prise, prendre du recul, lib&#233;rer sa cr&#233;ativit&#233; et sortir du contr&#244;le &#187;, du &#171; Manuel de l&#226;cher prise &#187; et de &#171; cinquante exercices de l&#226;cher prise &#187; aux &#233;ditions Eyrolles.&lt;/p&gt;
&lt;figure class='spip_document_4031 spip_documents spip_documents_center' style=&#034;max-width:867px;&#034; data-w=&#034;867&#034;&gt; &lt;a href='https://www.mieux-etre.org/IMG/jpg/livres-paul-henri-pion.jpg' class=&#034;fond mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034; data-photo-w=&#034;867&#034; data-photo-h=&#034;345&#034; &gt; &lt;picture style='padding:0;padding-bottom:39.792387543253%' class='conteneur_image_responsive_h'&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/IMG/jpg/livres-paul-henri-pion-resp160.jpg?1711791080' alt='' data-src='IMG/jpg/livres-paul-henri-pion.jpg' data-l='867' data-h='345' data-tailles='[\&#034;160\&#034;,\&#034;320\&#034;,\&#034;640\&#034;,\&#034;1280\&#034;,\&#034;1920\&#034;]' data-autorisees='{&#034;160&#034;:{&#034;1&#034;:&#034;IMG\/jpg\/livres-paul-henri-pion-resp160.jpg?1711791080&#034;,&#034;2&#034;:&#034;IMG\/jpg\/livres-paul-henri-pion-resp320.jpg?1711791080&#034;},&#034;320&#034;:{&#034;1&#034;:&#034;IMG\/jpg\/livres-paul-henri-pion-resp320.jpg?1711791080&#034;,&#034;2&#034;:&#034;IMG\/jpg\/livres-paul-henri-pion-resp640.jpg?1711791080&#034;},&#034;640&#034;:{&#034;1&#034;:&#034;IMG\/jpg\/livres-paul-henri-pion-resp640.jpg?1711791080&#034;,&#034;2&#034;:&#034;IMG\/jpg\/livres-paul-henri-pion-resp867.jpg?1711791080&#034;},&#034;867&#034;:{&#034;1&#034;:&#034;IMG\/jpg\/livres-paul-henri-pion-resp867.jpg?1711791080&#034;,&#034;2&#034;:&#034;IMG\/jpg\/livres-paul-henri-pion-resp867.jpg?1711791080&#034;}}' class='image_responsive'&gt;&lt;/picture&gt; &lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le mod&#232;le de Th&#233;rapie Br&#232;ve qu'il propose est essentiellement pragmatique et suit l'&#233;volution des pathologies et des contextes socio-culturels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour qui&lt;/strong&gt; : &lt;br class='autobr' /&gt;
Enfants, adolescents, adultes, couples, familles&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour quoi &lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; difficult&#233;s relationnelles en famille, au travail, en couple, avec soi m&#234;me...
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; anxi&#233;t&#233;, peur, panique, phobies, qu'elles soient issues d'un traumatisme connu ou inconnu
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; ruminations, pens&#233;es en boucles
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; obsessions et compulsions
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; d&#233;pression
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &#233;chec scolaire
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; probl&#232;mes li&#233;s &#224; l'absorption de substances telles l'alcool, le tabac, la drogue...
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; troubles de l'alimentation comme la boulimie, l'anorexie
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; somatisations chroniques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand &lt;/strong&gt; : quand le niveau de souffrance devient tel que vous consid&#233;rez que la vie serait plus belle sans cette souffrance, ce trouble, ces pens&#233;es, ces comportements ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment&lt;/strong&gt; : par des entretiens en face &#224; face, dont la dur&#233;e et le rythme s'adaptent &#224; la situation que vous apportez et &#224; son &#233;volution. De bons r&#233;sultats sont obtenus rapidement avec des entretiens d'environ 50 minutes espac&#233;s de 2 semaines, sans que cela puisse &#234;tre &#233;tabli comme une r&#232;gle stricte. La progression de la th&#233;rapie est valid&#233;e de s&#233;ance en s&#233;ance et son efficacit&#233; donne lieu de la part du th&#233;rapeute &#224; une &#233;valuation plus particuli&#232;re entre la 5&#232;me et la 10&#232;me s&#233;ance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Note&lt;/strong&gt; : avec l'accord du patient, la th&#233;rapie pourra &#234;tre enregistr&#233;e &#224; des fins p&#233;dagogiques et de recherche.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Paul-Henri Pion&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
T&#233;l. 06 03 10 66 90 - 01 43 34 12 39&lt;br class='autobr' /&gt;
Courriel : phpion.tb@free.fr&lt;br class='autobr' /&gt;
Site : &lt;a href=&#034;http://pion.tb.free.fr/&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://pion.tb.free.fr/&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
France &#8211; Courbevoie (92400)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;a href=&#034;http://www.bsst.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;European Brief Strategic and Systemic Therapy Network&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La prescription de sympt&#244;me, un acte d'humanit&#233;</title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/La-prescription-de-symptome-un-acte-d-humanite.html</link>
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		<dc:date>2025-06-20T16:35:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pion Paul-Henri</dc:creator>
        
      



		<description>&lt;p&gt;Outre le travail d'appropriation de son histoire, le &#171; connais-toi toi-m&#234;me &#187; au c&#339;ur de la relation psychoth&#233;rapeutique, le patient vient parfois avec un comportement ou une pens&#233;e qui le taraude et dont il subit les cons&#233;quences. Il n'arrive pas &#224; s'en d&#233;faire et demande de l'aide. Deux grands m&#233;canismes sont &#224; l'&#339;uvre malgr&#233; lui et l'en emp&#234;chent.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/-Articles-.html" rel="directory"&gt;Articles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton4292-8108d.png?1750437378' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Outre le travail d'appropriation de son histoire, le &#171; connais-toi toi-m&#234;me &#187; au c&#339;ur de la relation psychoth&#233;rapeutique, le patient vient parfois avec un comportement ou une pens&#233;e qui le taraude et dont il subit les cons&#233;quences. Il n'arrive pas &#224; s'en d&#233;faire et demande de l'aide. Deux grands m&#233;canismes sont &#224; l'&#339;uvre malgr&#233; lui et l'en emp&#234;chent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quel que soit le mammif&#232;re, le premier principe est que ce qui a fonctionn&#233; dans un contexte est m&#233;moris&#233; pour &#234;tre r&#233;utilis&#233; ult&#233;rieurement. Si aucune occasion proche de restructurer cette solution en simple possibilit&#233; alternative &#224; d'autres solutions ne se pr&#233;sente, ce qui a fonctionn&#233; une fois est r&#233;p&#233;t&#233;. &#192; terme, le contexte &#233;voluant, cette r&#233;ponse install&#233;e en v&#233;rit&#233; est en &#233;chec. L'enfant qui obtient durablement par la col&#232;re ce qu'il attend de ses parents, a de fortes chances, une fois adulte, de se mettre en col&#232;re dans un contexte qui restera de glace, voire s'opposera fermement &#224; son attitude. La col&#232;re se trouve &#234;tre le bout de l'impasse de l'impuissance et sa dynamique est de d&#233;truire au risque d'&#234;tre d&#233;truit. Le patient, dans cette dynamique, vient d&#233;poser aupr&#232;s du &#171; psy &#187; un programme socialement suicidaire par lequel il s'isole &#171; tout le monde ayant tort (de son point de vue) &#187; ou &#171; personne ne l'aime (tel qu'il est) &#187; puisque tout le monde le rejette en r&#233;action &#224; sa col&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second principe &#224; l'&#339;uvre est de vouloir ne plus faire ce qui d&#233;range. Or le cerveau ne conna&#238;t pas la n&#233;gation et vouloir ne pas vouloir revient &#224; mettre en &#339;uvre malgr&#233; soi ce qu'il est souhait&#233; voir dispara&#238;tre. Quand changer &#233;quivaut &#224; rejeter ce qui d&#233;range, vouloir changer conduit &#224; une succession d'&#233;checs qui ouvre potentiellement la porte &#224; la d&#233;pression via, entre autres, la perte d'estime de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patient est alors coinc&#233;. Le &#171; psy &#187; peut &#234;tre tent&#233; de vouloir qu'il change malgr&#233; lui. Cependant, le &#171; psy &#187; sait que le substrat nourricier de son accompagnement est la relation. Pour &#234;tre accueilli et entendu du patient, aller &#224; la rencontre du patient dans sa position du moment est la cl&#233; de la r&#233;ussite de la prestation attendue. Le patient est aussi un client qui attend d'&#234;tre servi&#8230; par lui-m&#234;me au travers de la rencontre du &#171; psy &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patient sait qu'il ne peut arr&#234;ter ce qu'il fait. Lui demander d'arr&#234;ter ce qu'il fait revient &#224; le maintenir dans l'&#233;chec dont il veut sortir. Prendre cette orientation nourrit l'opposition du patient. L'astuce est de lui demander de faire volontairement ce qu'il fait malgr&#233; lui. S'il peut le faire volontairement, alors il peut l'arr&#234;ter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trois grandes modalit&#233;s peuvent &#234;tre mobilis&#233;es en fonction des circonstances :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; demander au client de refaire volontairement ce qu'il vient de faire involontairement tout en d&#233;tournant son attention du caract&#232;re volontaire ou involontaire ;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; lui demander de d&#233;caler dans le temps ce qu'il fait involontairement s'il a conscience de la mont&#233;e du d&#233;sir irr&#233;pressible de le faire ;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; lui demander de perfectionner ce qu'il vient de faire involontairement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il lui est prescrit de faire ce pour quoi il est venu et dont il veut se d&#233;barrasser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce faisant, le &#171; psy &#187; accueille l'autre dans sa position. Le patient se sent reconnu. Par ailleurs, ce qui est subit devient volontaire. Le patient reprend le pouvoir. Enfin le message du patient est &#171; je ne peux pas faire autrement &#187; et la prescription du sympt&#244;me envoie un accus&#233; de r&#233;ception positif &#224; son message. D'une part le patient redevient acteur de sa vie et d'autre part son message est re&#231;u fort et clair. Il n'a plus besoin de continuer &#224; l'envoyer et la possibilit&#233; d'agir diff&#233;remment est maintenant disponible. Le &#171; psy &#187; l'a rendu gagnant sur les deux tableaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques cas d'application :&lt;br class='autobr' /&gt;
Le patient souffre d'insomnies pendant lesquelles des id&#233;es tournent malgr&#233; lui. Sur la base de son exp&#233;rience r&#233;p&#233;t&#233;e, le &#171; psy &#187; lui demande d'&#233;crire chaque soir, avant d'aller se coucher, tout ce &#224; quoi il pensera pendant sa prochaine insomnie. Cette prescription reconna&#238;t la pr&#233;sence des pens&#233;es nocturnes envahissantes et les rend volontaires et d&#233;cal&#233;es dans le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, le patient qui v&#233;rifie compulsivement que tout est bien en place sur ses &#233;tag&#232;res pourra s'entendre demander de ranger ses &#233;tag&#232;res &#224; la perfection et, une fois cette perfection atteinte et uniquement apr&#232;s avoir atteint cette perfection, de modifier de fa&#231;on infinit&#233;simale l'orientation ou la place d'un des objets rang&#233;s parfaitement. Son besoin de perfection est nourri ; son d&#233;sir de changement est reconnu ensuite. La cr&#233;ativit&#233; du &#171; psy &#187; est l&#224; pour cr&#233;er la prescription adapt&#233;e au contexte du patient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette prescription valide le client dans sa dynamique : il se sent accueilli. L'impossible est reconnu : il se sent compris. Le &#171; psy &#187; a fait preuve d'humanit&#233;. La pratique d'une langue respectueuse voire d'une forme d'hypnose conversationnelle potentialise l'intervention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, en toute logique, puisque s'opposer est vain, alors il est logique de faire l'inverse, il s'agit simplement de logique et uniquement en apparence d'une pratique paradoxale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pourquoi et comment fonctionne la th&#233;rapie br&#232;ve ?</title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/Pourquoi-et-comment-fonctionne-la-therapie-breve.html</link>
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		<dc:date>2024-09-15T10:18:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pion Paul-Henri</dc:creator>
        
      


		<dc:subject>Th&#233;rapie br&#232;ve</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;M&#234;me apr&#232;s 50 ans d'existence, la th&#233;rapie br&#232;ve, souvent appel&#233;e aussi th&#233;rapie strat&#233;gique pour la distinguer des th&#233;rapies courtes d&#233;velopp&#233;es depuis son apparition, rencontre dans le public un certain scepticisme quant &#224; son efficacit&#233;. La principale critique avanc&#233;e est de l'ordre &#171; si c'est bref, &#231;a ne peut pas traiter des situations compliqu&#233;es, lourdes ou issues de la petite enfance &#187;.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton1670-4d28c.png?1712765892' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le raffinement des techniques d'investigation et de changement d&#233;ploy&#233;es par la th&#233;rapie br&#232;ve cache une fa&#231;on toute particuli&#232;re d'acc&#233;der aux fonctionnements probl&#233;matiques du client. Elle repose profond&#233;ment sur la confiance en l'auto-r&#233;organisation du syst&#232;me de perception apprise de Milton Erickson et sur la congruence du th&#233;rapeute ch&#232;re &#224; Carl Rogers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;M&#234;me apr&#232;s 40 ans d'existence&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Cr&#233;ation du 1er centre de th&#233;rapie br&#232;ve au Mental Research Institut de Palo (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la th&#233;rapie br&#232;ve, souvent appel&#233;e aussi th&#233;rapie strat&#233;gique pour la distinguer des th&#233;rapies courtes d&#233;velopp&#233;es depuis son apparition, rencontre dans le public un certain scepticisme quant &#224; son efficacit&#233;. La principale critique avanc&#233;e est de l'ordre &#171; si c'est bref, &#231;a ne peut pas traiter des situations compliqu&#233;es, lourdes ou issues de la petite enfance &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce doute est tout &#224; fait respectable d'un point de vue culturel : malgr&#233; tous les discours sur l'efficacit&#233;, notre soci&#233;t&#233; valorise l'effort par rapport au r&#233;sultat, et reste marqu&#233;e par l'exp&#233;rience psychanalytique. Dans le premier cas, il s'agit de m&#233;riter ce &#224; quoi on acc&#232;de. Dans le second cas, la psychanalyse a historiquement &#233;tabli une approche du traitement de la souffrance mentale dont le signal de fin appara&#238;t au terme d'un parcours de plusieurs ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en respectant ces points de vue, force est de constater que des pratiques sont apparues depuis, qui permettent, en quelques s&#233;ances, l'obtention de r&#233;sultats concrets et durables pour le client, et dont la plus spectaculaire aujourd'hui est certainement le traitement des traumatismes par l'EMDR&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='EMDR, ou int&#233;gration neuro-&#233;motionnelle par les mouvements oculaires, est une (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;rapie br&#232;ve, de son c&#244;t&#233;, s'est d&#233;velopp&#233;e de concert avec les approches hypnotiques issues de la pratique de Milton Erickson&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Milton Erickson (1901-1980) : psychiatre &#224; qui l'on doit l'hypnose (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Son cadre initial limitait le nombre de s&#233;ances &#224; 10, pas une de plus, que le probl&#232;me du client semble relever de la psychiatrie ou de l'inconfort psychique.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Comment se fait-il qu'en aussi peu de temps, un probl&#232;me parfois jug&#233; grave et susceptible de n&#233;cessiter une prise en charge de plusieurs ann&#233;es dans d'autres champs de pratique, puisse &#234;tre r&#233;solu ? Comment se fait-il aussi que certaines &#233;coles de pratique arrivent en quelques entretiens de 10 &#224; 20 minutes &#224; obtenir des r&#233;sultats o&#249; d'autres praticiens prennent entre 50 et 90 minutes par entretien ?&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C'est ce que je vais m'attacher &#224; d&#233;crire ci-dessous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est important de pr&#233;ciser que la notion de r&#233;sultat obtenu s'entend du point de vue du client, tant par son niveau d'atteinte que par sa p&#233;rennit&#233; dans le temps. En effet, la robustesse du r&#233;sultat obtenu en th&#233;rapie br&#232;ve est valid&#233;e par un contr&#244;le de consolidation &#224; six mois puis un an apr&#232;s la derni&#232;re s&#233;ance de th&#233;rapie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce point de l'appr&#233;ciation du r&#233;sultat est important, car la r&#233;mission ne r&#233;sulte pas d'une comparaison de la situation du client avec une norme d&#233;crite a priori, mais bien de la reconnaissance par le client d'un niveau de confort de vie atteint et adapt&#233; &#224; sa situation. Il ne s'agit nullement, sauf en cas de prise en charge sous contrainte, d'oeuvrer pour que le client ne pr&#233;sente plus les sympt&#244;mes r&#233;pertori&#233;s par la science et consid&#233;r&#233;s comme devant dispara&#238;tre. Il s'agit de permettre au client de vivre dignement, en terme de souffrance et d'adaptation &#224; son contexte relationnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fin de la th&#233;rapie est act&#233;e par la reconnaissance conjointe par le client et le th&#233;rapeute de la disparition de la manifestation dysfonctionnelle qui avait motiv&#233; l'accompagnement. Il arrive fr&#233;quemment &#224; cette occasion, que le client d&#233;clare avoir atteint ou retrouv&#233; un confort de vie qu'il n'osait m&#234;me pas envisager comme possible ; dans les cas de suivis concert&#233;s avec le corps m&#233;dical, une baisse, voire un arr&#234;t total, de la consommation de psychotropes est souvent constat&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accompagnement est donc centr&#233; sur ce que vit le client au quotidien, dans le respect de sa vision de la situation. C'est au travers de ce qu'apporte le client dans l'entretien que la th&#233;rapie oeuvre. Il s'agit donc pour le th&#233;rapeute, non seulement d'&#233;couter le client, mais aussi de le conduire &#224; d&#233;voiler concr&#232;tement par la parole, comment il vit le d&#233;sordre pour lequel il vient consulter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fa&#231;on d'amener le client &#224; d&#233;voiler ce qu'il per&#231;oit/ressent est au coeur de l'art de la th&#233;rapie br&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, la fa&#231;on de proc&#233;der &#224; l'&#233;change verbal, parfois proche d'une conversation de salon, est loin d'&#234;tre anodin. L'accent mis sur l'expression concr&#232;te et contextualis&#233;e de la souffrance du client, conduit ce dernier &#224; remonter &#224; un niveau plus ou moins conscient de m&#233;moire le contexte neuro-sensoriel&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Par simplification, car il s'agit en fait de toute la cha&#238;ne de la perception (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pr&#233;valent lors des situations critiques qui l'am&#232;nent &#224; consulter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La qualit&#233; de la relation cr&#233;&#233;e et la ma&#238;trise de la pratique de l'entretien par le th&#233;rapeute d&#233;terminent directement la qualit&#233; de rappel en s&#233;ance du contexte neuro-sensoriel associ&#233; au &#171; trouble &#187; apport&#233; par le client. Ce dernier vient car il est en quelque sorte pi&#233;g&#233; dans un automatisme qui le d&#233;passe. Alors, par l'usage du recadrage&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Pratique qui concerne &#224; enrichir le point de vue du client de points de vue (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, de la m&#233;taphore et d'un discours adapt&#233;, le th&#233;rapeute peut inviter le client &#224; consid&#233;rer sa situation de fa&#231;on l&#233;g&#232;rement diff&#233;rente. La mini perturbation qui s'en suit a l'effet d'un battement d'ailes de papillon et d&#233;clenche chez le client la r&#233;organisation de sa vision de la situation, souvent de fa&#231;on &#171; automatique &#187; et inconsciente, et de fa&#231;on totalement autonome par rapport au th&#233;rapeute. Ce dernier sait une seule chose : il a mis &#224; la disposition du client, par les constructions conversationnelles qu'il a utilis&#233;es, la possibilit&#233; de consid&#233;rer diff&#233;remment sa situation. Il ne sait pas si le client l'a prise en compte, ni ce qu'il en a fait. Il sait simplement que l'automatisme dysfonctionnel du client est potentiellement enrichi d'un &#233;l&#233;ment nouveau qui le rompt et peut ouvrir de ce fait sur quelque chose de nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le professionnalisme du th&#233;rapeute, sera d'estimer si des diff&#233;rences observables chez le client au travers d'indicateurs corporels ou verbaux sont apparues. Mais parfois rien de tout cela n'est lisible par le th&#233;rapeute. Il lui faudra faire confiance &#224; la nature, et &#224; sa position bienveillante &#224; l'&#233;gard du client pour laisser les informations nouvelles qu'il a propos&#233;es faire leur chemin. Ce qu'il sait, c'est que l'organisme prend en compte toute information nouvelle et se r&#233;organise pour en tenir compte, pour autant qu'elle ait &#233;t&#233; entendue par le client.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or la situation du client l'emp&#234;che souvent de prendre en compte des informations nouvelles. Nombreux sont les clients qui arrivent en th&#233;rapie en sachant ce qu'ils devraient faire mais ne peuvent le mettre en oeuvre. L'art du th&#233;rapeute sera alors de d&#233;ployer son savoir faire et son imagination pour cr&#233;er avec le client les conditions d'ouverture n&#233;cessaires &#224; l'accueil, au del&#224; de la pure connaissance consciente, d'au moins un &#233;l&#233;ment nouveau aussi minime soit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cela, il faudra parfois passer outre les barri&#232;res conscientes du client, sans d&#233;clencher une lever de boucliers, et donc par l'emploi d'un langage adapt&#233; et respectueux. Ce langage adapt&#233; est le langage du changement th&#233;rapeutique, celui de l'hypnose conversationnelle directement apprise de Milton Erickson. C'est &#224; dire un langage qui parle au del&#224; du conscient, dans le respect de la libert&#233; du client. En effet, les constructions langagi&#232;res utilis&#233;es, visent &#224; favoriser la r&#233;ceptivit&#233; du client &#224; ce qui se passe aujourd'hui pour lui, c'est &#224; dire &#224; prendre lui m&#234;me en charge les aspects dysfonctionnels de sa situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa situation, le client la conna&#238;t et vient &#224; cause d'elle. Ce qu'il n'arrive pas &#224; faire, c'est &#224; se lib&#233;rer d'une configuration neuro-sensorielle dysfonctionnelle. Sa fa&#231;on de prendre en compte ce qu'il per&#231;oit avec ses sens le conduit &#224; une forme d'inadaptation &#224; la situation, inadaptation que son d&#233;sagr&#233;ment lui signale. Son attitude g&#233;n&#233;rale, est d'essayer de rem&#233;dier &#224; cet inconfort. Or plus il essaye de rem&#233;dier &#224; cet inconfort, plus il se maintient dans celui-ci voire s'enfonce dans celui-ci. Car son mode de prise en consid&#233;ration de ce qu'il per&#231;oit fonctionne comme un automatisme et le remet en permanence dans l'orni&#232;re dont il voudrait sortir. Quand il en a assez, il vient consulter. Et l'art de la th&#233;rapie br&#232;ve sera de lui permettre de sortir de l'orni&#232;re dans laquelle il se maintient naturellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les moyens mis en oeuvre dans la conversation th&#233;rapeutique rel&#232;vent de l'investigation scientifique pour ce qui est du d&#233;cryptage de l'orni&#232;re neuro-sensorielle du client. Ils rel&#232;vent de l'art de la persuasion pour ce qui est de la cr&#233;ation de l'ouverture du client &#224; l'accueil d'&#233;l&#233;ments nouveaux sur sa situation : &#224; ce titre, il sera parfois parl&#233; de la mise en oeuvre de stratag&#232;mes ou de tours bienveillants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoiqu'il en soit, l'effet sera celui que le client voudra bien donner. La r&#233;organisation de son syst&#232;me perceptuel et cognitif impliqu&#233; dans son &#171; trouble &#187; rel&#232;ve de ses propres processus internes et &#233;chappe en grande partie &#224; tout contr&#244;le conscient de sa part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit l&#224; de la foi en l'auto-r&#233;organisation du client que Milton Erickson a transmis &#224; bient&#244;t 3 g&#233;n&#233;rations de th&#233;rapeutes. Ce processus permet &#224; l'organisme de passer &#171; spontan&#233;ment &#187; d'une organisation dysfonctionnelle &#224; une organisation fonctionnelle : le client constate que ses interactions avec son environnement ou avec lui-m&#234;me, ant&#233;rieurement invalidantes, sont devenues adapt&#233;es et lui permettent de vivre normalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette auto-r&#233;organisation appartient au vivant et n'est pas sp&#233;cifique &#224; la th&#233;rapie br&#232;ve. Ce qui est propre &#224; la th&#233;rapie br&#232;ve, c'est la fa&#231;on toute particuli&#232;re qu'elle a de cr&#233;er les conditions de l'&#233;mergence de cette auto-r&#233;organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ces conditions se retrouvent dans un triptyque bien particulier dont les ingr&#233;dients ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; abord&#233;s dans ce qui pr&#233;c&#232;de et que nous reprenons plus en d&#233;tail :
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; la position du th&#233;rapeute
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; l'usage de la rh&#233;torique
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; la dynamique de la th&#233;rapie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est courant d'entendre qu'en th&#233;rapie br&#232;ve le th&#233;rapeute doit adopter une position basse sur le contenu et haute sur le cadre. Ce qui signifie que le th&#233;rapeute se centre sur la structure de l'entretien et du discours du client, le contenu du discours du client appartenant &#224; ce dernier et n'int&#233;ressant que ce dernier, &#224; l'exception de ce qu'il v&#233;hicule sur la structure du mal-&#234;tre en terme d'interactions entre le client et lui-m&#234;me ou son entourage. Le th&#233;rapeute s'int&#233;resse en effet au processus auquel participe le client, c'est &#224; dire &#224; la structure de ce qui se r&#233;p&#232;te quand il souffre dans son quotidien. De ce fait, il est nullement question de neutralit&#233; bienveillante du th&#233;rapeute : celui-ci est pleinement impliqu&#233; dans la recherche des informations pertinentes et son implication fait partie du cheminement du client.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, &lt;strong&gt;la qualit&#233; de l'implication mobilisatrice du th&#233;rapeute d&#233;pend directement de son degr&#233; de congruence&lt;/strong&gt;. Carl Rogers a particuli&#232;rement attir&#233; l'attention des th&#233;rapeutes sur ce point : la communication th&#233;rapeutique est d'autant plus efficace que le th&#233;rapeute est congruent, c'est &#224; dire qu'il y a accord entre sa pens&#233;e, son comportement et ses paroles. L''implication du th&#233;rapeute dans le processus de changement en th&#233;rapie br&#232;ve met en effet en relief toute incongruence au risque de compromettre la th&#233;rapie. Plus que dans tout autre mode th&#233;rapeutique, la congruence du th&#233;rapeute est indispensable &#224; la r&#233;ussite de l'accompagnement et met la barre tr&#232;s haut pour le praticien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La rh&#233;torique de l'entretien,&lt;/strong&gt; quant &#224; elle, doit permettre que le client acc&#232;de rapidement &#224; une expression concr&#232;te et contextualis&#233;e de ce qu'il traverse dans les p&#233;riodes caract&#233;ristiques de trouble qui l'am&#232;nent &#224; consulter. Le fil directeur de l'entretien est de d&#233;couvrir ce que le client fait et refait pour sortir des situations qui le d&#233;rangent et dont il n'arrive pas &#224; se d&#233;partir. De fa&#231;on &#224; rompre l'in&#233;luctabilit&#233; des processus &#171; pathologiques &#187;, le th&#233;rapeute cherche &#224; permettre au client d'y introduire une diff&#233;rence aussi minime soit-elle. Ceci alors m&#234;me que parfois, le &#171; trouble &#187; amen&#233; par le client emp&#234;che celui-ci de l'exprimer, voire d'y toucher. Le th&#233;rapeute doit alors d&#233;ployer des tr&#233;sors d'ing&#233;niosit&#233; linguistique pour permettre au client d'acc&#233;der &#224; ce qu'il vit et le partager en s&#233;ance tout en lui en proposant une facette inattendue et acceptable de sa situation. A ce stade, le langage de l'entretien est intervention et d&#233;clenche par lui-m&#234;me le changement. Ce qui conduit certains th&#233;rapeutes &#224; relativiser le r&#244;le des t&#226;ches&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='Pens&#233;e ou comportement qu'il est demand&#233; au client de mettre en oeuvre entre (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; inter-s&#233;ances dans leurs accompagnements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, &lt;strong&gt;le th&#233;rapeute veille &#224; la dynamique&lt;/strong&gt; de la th&#233;rapie et s'assure que de s&#233;ance en s&#233;ance le client est bien sur son chemin de progr&#232;s. Pour ce faire, beaucoup de praticiens ont recours &#224; des t&#226;ches inter-s&#233;ances. Celles-ci ont plusieurs justifications. La premi&#232;re est que le changement s'int&#232;gre par l'action : l'une de leur vis&#233;e est de permettre au client de vivre une exp&#233;rience correctrice et de d&#233;couvrir qu'il a fait des choses que sa &#171; pathologie &#187; l'emp&#234;chait de r&#233;aliser ant&#233;rieurement. L'int&#233;gration de la perception/sensation adapt&#233;e en remplacement du syst&#232;me dysfonctionnel pr&#233;valent est facilit&#233;e. La seconde est que la compr&#233;hension de la situation du client ne peut &#234;tre valid&#233;e que par la compr&#233;hension de l'impact d'un changement volontaire et d&#233;termin&#233; qui y est introduit. Le th&#233;rapeute collecte ainsi de riches informations sur la dynamique dans laquelle est le client et peut ajuster les termes de son intervention en entretien. Toutefois, la t&#226;che est construite selon une logique qui est souvent consid&#233;r&#233;e comme &#171; illogique &#187; pour le client ce qui lui rend d&#233;licate l'adh&#233;sion &#224; la t&#226;che. Le th&#233;rapeute doit alors d&#233;ployer des qualit&#233;s de fin strat&#232;ge pour permettre au client de repartir avec la t&#226;che &#224; r&#233;aliser &#171; en poche &#187; et une chance que ce dernier tente quelque chose de nouveau, que ce soit la t&#226;che elle-m&#234;me ou une forme d&#233;riv&#233;e de celle-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trois aspects de la th&#233;rapie br&#232;ve peuvent &#234;tre plus ou moins d&#233;clin&#233;s par les praticiens. Relativement &#224; la position, certain praticiens cr&#233;eront un cadre proche de celui du cabinet m&#233;dical et de la relation au m&#233;decin en adoptant une position &#171; d'autorit&#233; &#187; et donneront des &#171; prescriptions &#187; plut&#244;t que des t&#226;ches &#224; r&#233;aliser. Dans le m&#234;me esprit, la rh&#233;torique utilis&#233;e pourra &#234;tre affin&#233;e pour livrer &#171; bataille &#187; aux &#171; habitudes pathologiques &#187; du client ; du moins est-ce l'impression qui pourra se d&#233;gager de tels entretiens. Les entretiens seront brefs et suivis de t&#226;ches claires et presque standardis&#233;es. D'autres praticiens auront une approche plus &#171; conviviale &#187;, voire ne donneront pas de t&#226;che inter-s&#233;ances et para&#238;tront moins directifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle que soit la forme prise par le cadre th&#233;rapeutique entre ces deux extr&#234;mes, le langage d'investigation et de changement suit les m&#234;mes sous-jacents th&#233;oriques et s'appuie sur des travaux aussi divers que ceux de l'anthropologie, la th&#233;orie des syst&#232;mes, la logique formelle et l'utilisation du paradoxe, la s&#233;mantique... appliqu&#233;s au contexte de la sant&#233; mentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, plus de 50 ans apr&#232;s ses d&#233;buts, la th&#233;rapie br&#232;ve propose une classification alternative des troubles rencontr&#233;s en terme de &#171; syst&#232;mes de perception et r&#233;action &#187;dans laquelle ce n'est pas le client qui porte une &#233;tiquette, mais le processus dynamique invalidant dans lequel il est impliqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;rapie br&#232;ve est donc bien diff&#233;rente des th&#233;rapies cognitivo-comportementales assises sur les m&#233;thodes d'habituation/d&#233;shabituation. Elle est aussi loin des th&#233;rapies analytiques et de la psychanalyse par sa fa&#231;on d'acc&#233;der &#224; la configuration neuro-sensorielle invalidante et d'ouvrir sur son auto-r&#233;organisation en se focalisant sur le comment faire aujourd'hui, plut&#244;t que sur le pourquoi c'est arriv&#233; il y a plus ou moins longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce faisant, elle reste une th&#233;rapie &#233;minemment relationnelle, au coeur de laquelle les &#233;motions jouent un r&#244;le discret et central.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cr&#233;ation du 1er centre de th&#233;rapie br&#232;ve au Mental Research Institut de Palo Alto en 1967&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;EMDR, ou int&#233;gration neuro-&#233;motionnelle par les mouvements oculaires, est une m&#233;thode de prise en charge des traumatismes&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Milton Erickson (1901-1980) : psychiatre &#224; qui l'on doit l'hypnose th&#233;rapeutique moderne. L'imbrication du d&#233;veloppement de la th&#233;rapie br&#232;ve et de l'hypnose &#233;ricksonienne conduit parfois &#224; qualifier la premi&#232;re &#034;d'hypnose sans hypnose&#034;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Par simplification, car il s'agit en fait de toute la cha&#238;ne de la perception &#224; la cognition puis l'action qui est concern&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pratique qui concerne &#224; enrichir le point de vue du client de points de vue alternatifs&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pens&#233;e ou comportement qu'il est demand&#233; au client de mettre en oeuvre entre deux s&#233;ances&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand la raison nous pi&#232;ge</title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/Quand-la-raison-nous-piege.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.mieux-etre.org/Quand-la-raison-nous-piege.html</guid>
		<dc:date>2023-03-19T10:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pion Paul-Henri</dc:creator>
        
      


		<dc:subject>Th&#233;rapie br&#232;ve</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Mais il me semble qu'il n'a pas du tout d'habit &#187; observa un petit enfant. Et bient&#244;t, on chuchota dans la foule &#171; l'empereur n'a pas d'habit du tout &#187;. Dans le conte &#171; les habits neufs de l'empereur &#187; Hans Christian Andersen nous rappelle que l'enfant voit avec les yeux de l'innocence et la candeur de celui qui a un acc&#232;s direct aux informations transmises par ses sens. Il ose voir que le roi (l'empereur) est nu alors que tout le peuple, la cour et le roi lui-m&#234;me se confondent en compliments sur les habits qu'ils croient que le roi porte alors qu'il n'en porte pas.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/-Articles-.html" rel="directory"&gt;Articles&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/+-Therapie-breve-modele-Palo-Alto-+.html" rel="tag"&gt;Th&#233;rapie br&#232;ve&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2737-d91b5.png?1712765892' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Mais il me semble qu'il n'a pas du tout d'habit &#187; observa un petit enfant. Et bient&#244;t, on chuchota dans la foule &#171; l'empereur n'a pas d'habit du tout &#187;. Dans le conte &#171; les habits neufs de l'empereur &#187; Hans Christian Andersen nous rappelle que l'enfant voit avec les yeux de l'innocence et la candeur de celui qui a un acc&#232;s direct aux informations transmises par ses sens. Il ose voir que le roi (l'empereur) est nu alors que tout le peuple, la cour et le roi lui-m&#234;me se confondent en compliments sur les habits qu'ils croient que le roi porte alors qu'il n'en porte pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Que se passe-t-il donc entre l'enfant et l'adulte pour que l'un voit ce qui est et que l'autre croit voir ce qui n'est pas ? L'enfant, dans sa puret&#233;, sent avec ses sens et se cr&#233;e une repr&#233;sentation mentale sur la base de ce que ses sens lui communiquent ; puis il agit en fonction de cette repr&#233;sentation, en toute simplicit&#233;. Quand il va &#224; l'&#233;cole, il apprend &#224; se m&#233;fier de ses sens, car en plus de ce qu'il peut percevoir directement, on lui demande de percevoir des choses qu'il ne peut rencontrer physiquement. On lui demande d'apprendre Vercing&#233;torix ou qu'il existe des adjectifs qualificatifs &#233;pith&#232;tes du nom. On lui enseigne la distributivit&#233; de la multiplication par rapport &#224; l'addition ou que les &#233;lectrons circulent. Il lui faut croire. Il ne rencontrera jamais ni Vercing&#233;torix ni un adjectif pas plus qu'une distributivit&#233; ou un &#233;lectron. Il lui faut concevoir que ce que ses sens lui v&#233;hiculent est insuffisant. Il lui faut arriver &#224; se cr&#233;er une r&#233;alit&#233; au-del&#224; de l'imm&#233;diatement sensible. Il commence alors &#224; s'&#233;quiper de filtres divers pour relativiser ce qu'il per&#231;oit naturellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil du temps, il s'approprie, par les enseignements divers qu'il re&#231;oit, un peu de l'exp&#233;rience des autres pour compl&#233;ter sa propre exp&#233;rience. C'est ainsi qu'il finit par s'orienter plus par ce qu'il croit que par ce qu'il per&#231;oit directement : la somme de ses savoirs d&#233;passe largement la somme de ses exp&#233;riences. Il finit adulte, par vivre en fonction de ce qu'il croit plut&#244;t que sur la base de ce qu'il conna&#238;t. L'enfant voit, l'adulte croit. L'un a des yeux et voit, l'autre non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; est le pi&#232;ge : il est vite fait de tordre les faits pour les faire entrer dans ses croyances ; c'est la source de bien des difficult&#233;s. Plut&#244;t que de faire selon ce qu'un enfant aurait vu, l'adulte cherche &#224; faire entrer la nature qu'il per&#231;oit dans ses &#171; th&#233;ories &#187;. Voici deux exemples de pi&#232;ges dans lesquels l'adulte tombe et s'enferre malgr&#233; lui.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Ne pas faire &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quand l'adulte pose que son enfant doit apprendre &#224; respecter des limites, il peut choisir de l'&#233;duquer &#224; coup de &#171; ne pas faire &#8211; ne pas &#234;tre &#8211; ne pas penser &#187;. Cependant, la simple observation des flux de pens&#233;es indique que l'organisme ne conna&#238;t pas la n&#233;gation : essayez de ne pas penser &#224; une jolie fille ou &#224; un bel adonis dans leur plus simple appareil ; l'image de la jolie fille ou du bel adonis dans leur plus simple appareil a n&#233;cessairement &#233;t&#233; form&#233;e par votre cerveau en lisant cette instruction quand bien m&#234;me il &#233;tait demand&#233; de ne pas le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas vouloir penser &#224; quelque chose conduit &#224; en construire l'image mentale et donc &#224; y penser. En cons&#233;quence de quoi le cerveau de son enfant cr&#233;e l'image de ce qui est interdit, ce qui a pour effet de l'inciter &#224; agir selon cette nouvelle image mentale. Chacun le sait, l'interdit attire. En conduisant &#224; penser encore plus &#224; ce &#224; quoi il ne faut pas penser, penser &#224; ne pas penser contribue &#224; cette attirance. L'enfant confront&#233; &#224; tous ces &#171; ne pas... &#187; a donc tendance &#224; faire tout ce que l'adulte ne veut pas qu'il fasse. L'adulte ne veut pas. L'enfant le fait. La guerre est ouverte. L'adulte sait d'exp&#233;rience, car il a &#233;t&#233; enfant avant de devenir adulte, que &#171; ne pas vouloir faire &#187; conduit &#224; faire. Il continue de l'exp&#233;rimenter adulte quand par exemple il &#171; ne veut pas faire comme ses parents &#187; et constate qu'il se met &#224; faire ce qu'il leur reprochait et ne voulait pas reproduire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Curieusement, alors qu'il a une information concr&#232;te que vouloir ne pas faire conduit &#224; faire et donc &#171; ne marche pas &#187;, il s'obstine &#224; mettre en &#339;uvre ce qui &#171; ne marche pas &#187;. Il suit ce qu'il croit &#171; devoir &#187; faire et que sa culture v&#233;hicule alors qu'il en exp&#233;rimente l'invalidit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, plut&#244;t que d'essayer d'emp&#234;cher de faire, il pourrait adopter une attitude alternative qui r&#233;ponde &#224; son attente : par exemple, au moment des repas, au lieu d'insister sans effet pour que son enfant reste assis &#224; table alors qu'il est &#224; moiti&#233; debout et &#224; moiti&#233; assis sur sa chaise, situation que bien des parents ont v&#233;cue, il peut tout simplement lui signifier qu'il a compris qu'il est important pour lui de manger debout et lui enlever la chaise ; il d&#233;couvrira rapidement que son enfant demandera &#224; manger assis sur une chaise, comme tout le monde ; l'adulte aura atteint son objectif... sans conflit. C'est certainement ce qu'aurait fait son arri&#232;re grand-p&#232;re paysan : il se serait servi des enseignements que l'observation quotidienne de la nature lui prodigue et aurait compos&#233; avec l'opposition plut&#244;t que cherch&#233; &#224; s'y opposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien des souffrances d&#233;coulent de cette incapacit&#233; apprise &#224; voir ce qui est tel que c'est. Bien des maux en sont issus. Voici un exemple banal d'un autre genre. Dans ce cas, croire qu'il ne faut pas avoir peur d&#233;g&#233;n&#232;re et conduit &#224; un comportement phobique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Gen&#232;se d'une phobie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un arr&#234;t de bus un matin. Elle attend patiemment perdue dans ses pens&#233;es. Soudain, quelque chose lui passe au ras des yeux. Elle rejette sa t&#234;te en arri&#232;re en criant, bouscule la personne qui &#233;tait derri&#232;re elle, manque de lui tomber dessus et reprend son &#233;quilibre pour constater qu'il s'agissait... d'un avion en papier. Elle cherche du regard le garnement qui a os&#233; faire cela. Il a disparu sans se laisser prier. Elle a eu bien peur. Elle en tremble encore. Elle se raisonne : ce n'&#233;tait qu'un avion en papier. Elle se calme. Elle se dit qu'elle fera bien rire ses coll&#232;gues en racontant cela au bureau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant son trajet, tout en regardant par la fen&#234;tre du bus, elle se sent prise d'un sentiment bizarre. Un sorte de tristesse se diffuse lentement en elle. Petit &#224; petit elle se sent honteuse de ce qui lui est arriv&#233;. Elle d&#233;cide alors de n'en souffler mot &#224; quiconque. Elle a trop peur qu'en voulant faire rire elle ne devienne l'objet de moquerie. Elle chasse le souvenir de cet &#233;v&#233;nement ridicule. Elle veut l'oublier. Elle l'oublie. Elle se contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un matin, elle arrive alors que l'abri de bus est d&#233;j&#224; bien plein et elle se positionne machinalement le long du trottoir, les autres voyageurs se prot&#233;geant de la bruine sous l'auvent. Elle se sent mal. Elle cherche &#224; s'&#233;loigner du bord de la voie. Elle n'en peut plus, elle se d&#233;cale de fa&#231;on &#224; &#234;tre loin du bord, et reste l&#224; &#224; se mouiller en attendant le bus. Elle prend conscience de cela. Ce qui la frappe par dessus tout est qu'elle se soit sentie oblig&#233;e de se d&#233;placer alors que cela ne lui &#233;tait jamais arriv&#233; jusqu'alors. Elle se raisonne : &#171; je dois &#234;tre fatigu&#233;e &#187;. Quelques semaines plus tard, sa fille lui demande alors qu'elles vont ensemble au march&#233; :&#171; pourquoi tu marches le long du mur ? &#187; Elle n'avait pas remarqu&#233;. Elle veut s'en &#233;loigner, et c'est comme si elle devait faire un effort pour s'arracher &#224; l'attraction des immeubles. Elle se contr&#244;le : &#171; il n'y a pas de raison &#224; fr&#244;ler les murs ainsi &#187;. Elle veille &#224; suivre sa fille comme si de rien n'&#233;tait. Il n'y a pas d'explication &#224; son envie d'&#234;tre loin du bord du trottoir. Les mois passent. Elle se sent fatigu&#233;e. Elle laisse de plus en plus souvent son mari aller faire les courses. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive et essaie de faire bonne figure de temps en temps. Elle finit par se contr&#244;ler suffisamment pour ne rien montrer et reprendre une vie normale en apparence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa famille lui pointe qu'elle est de plus en plus exigeante et irascible. Elle r&#233;alise par ailleurs qu'elle revient plusieurs fois sur son travail et cherche &#224; le v&#233;rifier plus que de coutume. &#171; Ce n'est rien, un petit passage difficile &#224; traverser, se dit-elle, une mini d&#233;pression &#224; laisser passer &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps passe. Elle sursaute quand elle d&#233;couvre qu'elle a commis une erreur. Elle culpabilise anormalement quand son patron ou ses coll&#232;gues lui pointent une b&#233;vue de sa part. Elle entend sa famille lui reprocher son irritabilit&#233; et ses exigences injustifi&#233;es. Elle se sent mal. Elle craint de perdre le contr&#244;le. Elle cherche &#224; &#233;viter l'erreur. Elle n'y arrive pas. Elle redouble d'efforts. Elle nourrit &#224; pr&#233;sent la peur de perdre le contr&#244;le d'elle-m&#234;me. Sourd alors en elle une peur encore plus effrayante : elle a peur de devenir folle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors qu'elle vient consulter sous la pression de son entourage. Au fil des s&#233;ances elle d&#233;couvre incidemment ce qui pr&#233;c&#232;de et sursaute &#224; la fois d'&#233;tonnement et d'&#233;merveillement devant la nature et ses pi&#232;ges. &#192; vouloir raisonner le primate qui vit en elle, elle s'est tendue un sacr&#233; pi&#232;ge et y est tomb&#233;e &#224; pieds joints. C'est promis, elle composera avec ce dont la nature l'a &#233;quip&#233;e et ne cherchera plus &#224; s'y opposer, ni &#224; l'ignorer, aussi raisonnable cela puisse-t-il para&#238;tre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette facult&#233; &#224; entrer en conflit avec ce que la nature nous a l&#233;gu&#233; au fil de l'&#233;volution est &#224; la base de bien des pathologies. Elle repose en partie sur la capacit&#233; apprise &#224; suivre ce qu'on croit, ici devoir ne pas avoir peur, plut&#244;t que ce qui est, ici la peur a besoin d'&#234;tre reconnue pour suivre son cycle naturel dans l'organisme. C'est en apprenant &#224; suspendre son jugement pour agir (ou ne pas agir) en fonction de ce qui est et non de ce qu'on croit, qu'il est possible de sortir de ce conflit entre nature et raison. N'est-ce pas l&#224; une voie de l&#226;cher prise ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Peut-on d&#233;jouer le pi&#232;ge de la souffrance mentale ?</title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/Peut-on-dejouer-le-piege-de-la-souffrance-mentale.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.mieux-etre.org/Peut-on-dejouer-le-piege-de-la-souffrance-mentale.html</guid>
		<dc:date>2022-07-10T15:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pion Paul-Henri</dc:creator>
        
      


		<dc:subject>Th&#233;rapie br&#232;ve</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La demande de th&#233;rapie na&#238;t d'une souffrance ou d'un dysfonctionnement qui s'installent de telle sorte qu'ils deviennent envahissants, jusqu'&#224; devenir parfois invalidants. &#171; Quelque chose &#187; se r&#233;p&#232;te. Le th&#233;rapeute cherche les s&#233;quences qui se r&#233;p&#232;tent et dans lesquelles la souffrance ou le dysfonctionnement se logent. Leur r&#233;p&#233;tition met en &#233;vidence certains invariants. Il en d&#233;code la logique.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton1879-f9e85.png?1712765892' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La demande de th&#233;rapie na&#238;t d'une souffrance ou d'un dysfonctionnement qui s'installent de telle sorte qu'ils deviennent envahissants, jusqu'&#224; devenir parfois invalidants. &#171; Quelque chose &#187; se r&#233;p&#232;te. Le th&#233;rapeute cherche les s&#233;quences qui se r&#233;p&#232;tent et dans lesquelles la souffrance ou le dysfonctionnement se logent. Leur r&#233;p&#233;tition met en &#233;vidence certains invariants. Il en d&#233;code la logique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'entretien en th&#233;rapie br&#232;ve doit permettre de savoir : &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; ce que le client vit de dysfonctionnel,
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; comment il est possible de construire la prochaine &#233;tape vers la &#171; gu&#233;rison &#187;,
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; si les strat&#233;gies mises en place pour aller d'&#233;tape en &#233;tape vont dans le sens souhait&#233; par le client.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier point d'attention fait partie de l'investigation. C'est une phase dans laquelle le th&#233;rapeute collecte les s&#233;quences de vie qui accompagnent l'&#233;mergence des &#171; sympt&#244;mes &#187;. Les descriptifs concrets lui permettent de se faire une repr&#233;sentation dynamique de la situation. Sur cette base il construit, avec l'aide de son client, l'issue attendue par ce dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lignes qui suivent vont d&#233;rouler comment les informations recueillies peuvent permettre de d&#233;nouer le pi&#232;ge dans lequel le client est tomb&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La demande de th&#233;rapie na&#238;t d'une souffrance ou d'un dysfonctionnement qui s'installent de telle sorte qu'ils deviennent envahissants, jusqu'&#224; devenir parfois invalidants. &#171; Quelque chose &#187; se r&#233;p&#232;te. Le th&#233;rapeute cherche les s&#233;quences qui se r&#233;p&#232;tent et dans lesquelles la souffrance ou le dysfonctionnement se logent. Leur r&#233;p&#233;tition met en &#233;vidence certains invariants. Il en d&#233;code la logique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;coute attentive du client indique que les &#171; sympt&#244;mes &#187; prennent une forme donn&#233;e. Certains facteurs doivent &#234;tre r&#233;unis pour qu'ils apparaissent. Des &#233;l&#233;ments les accompagnent et font immuablement partie de la s&#233;quence dans laquelle ils s'expriment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Client 1&lt;/strong&gt; : &#171; &lt;i&gt; je dois m'am&#233;liorer&lt;/i&gt; &#187; se r&#233;p&#232;te le client. Tant et si bien que toute remarque qu'il entend &#224; son &#233;gard le conduit &#224; se remettre en cause. Un doute permanent s'installe quant &#224; ses capacit&#233;s. Il finit par ne plus rien faire, de peur de mal faire et se perd dans des questions sans fin. Son questionnement se nourrit d'anticipations sur ce qu'on pourrait penser de ce qu'il fait. Il est terroris&#233; &#224; l'id&#233;e d'aller au bureau. Son patron essaie de le secouer. Plus son patron le secoue, plus il se perd dans ses doutes et questions et moins il peut pr&#233;senter de r&#233;alisations concr&#232;tes. Quand il vient en th&#233;rapie, son entourage le d&#233;peint comme &#171; victime de harc&#232;lement moral &#187; ; lui d&#233;clare souffrir d'un mal &#234;tre g&#233;n&#233;ral, de nourrir des id&#233;es noires et de ne plus supporter l'id&#233;e de ne rien valoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exploration de sa vie montre que ce cycle se r&#233;p&#232;te inlassablement et pr&#233;side &#224; l'apparition de ce pour quoi il vient consulter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'investigation a permis de mettre en &#233;vidence la forme des s&#233;quences &#171; pathog&#232;ne &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La forme des s&#233;quences &#171; pathog&#232;nes &#187; doit livrer la logique des probl&#232;mes pour lesquels le client vient consulter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A aucun moment il n'est pris en compte une quelconque normalit&#233; de ce que pr&#233;sente le client. Qu'il vienne consulter pour lui-m&#234;me, ou qu'il vienne pour celui qu'il d&#233;signe comme porteur des &#171; sympt&#244;mes &#187;, seule la logique d'apparition des &#171; sympt&#244;mes &#187; retient l'attention du th&#233;rapeute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Client 2&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Le client vit une fatigue chronique qualifi&#233;e de d&#233;pression lourde et est m&#233;dicalis&#233; dans ce sens. Les entretiens r&#233;v&#232;lent que d&#232;s qu'il va mieux il se sent oblig&#233; de prendre en charge toutes les t&#226;ches m&#233;nag&#232;res et &#233;ducatives du foyer et s'&#233;puise. Son conjoint souffre aussi de la situation : il a l'impression de ne plus avoir sa place dans le m&#233;nage. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cet autre client, la logique sous-jacente pourrait &#234;tre d&#233;crite ainsi : je souhaite avoir un r&#244;le actif dans la famille, je donne le maximum &#224; cette famille et me fatigue ; alors je ne suis plus disponible comme je con&#231;ois que je devrais l'&#234;tre pour cette famille ; je poursuis donc &#224; lui donner jusqu'&#224; l'&#233;puisement qui me cloue au lit coupable de ne plus rien faire et en violente col&#232;re contre moi-m&#234;me qui ne suis qu'un incapable ; quand je ne suis plus fatigu&#233;, je culpabilise d'avoir &#233;t&#233; indisponible pour la famille, et donc lui en donne encore plus, et j'y mets tant d'&#233;nergie que j'essaie de faire tout parfaitement ; je r&#233;primande mon conjoint parce qu'il ne fait pas assez vite ou bien, et je refais derri&#232;re lui pour que ce soit parfait ; petit &#224; petit j'en viens &#224; faire &#224; sa place et mon conjoint perd sa place au sein du foyer ; la relation se d&#233;grade, j'angoisse qu'il me quitte, alors j'en fais encore plus pour cette famille...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire court, la logique de cette fatigue est &#171; je dois &#234;tre attentif &#224; ma famille et &#224; ses membres, donc je leur donne au point d'&#234;tre &#233;puis&#233;... et de ne plus pouvoir leur donner &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette lecture logique n'enl&#232;ve rien au fait que l'&#233;tat de sant&#233; g&#233;n&#233;ral du client s'alt&#232;re et qu'un support m&#233;dicamenteux devient n&#233;cessaire. Ce dernier n'est pas pour autant suffisant : cela fait plusieurs ann&#233;es que la situation dure et le client se d&#233;cide finalement &#224; consulter un th&#233;rapeute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#233;rapeute d&#233;code le cercle vicieux au fil des &#233;changes. Il en comprend la logique. Il sait que pour arr&#234;ter le processus qui s'est install&#233;, il lui faut l'alt&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re ce cercle il entrevoie la peur de d&#233;cevoir, de ne pas &#234;tre &#224; la hauteur. C'est cette peur qui mobilise le client et canalise son &#233;nergie au point de ne plus lui en laisser pour autre chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette situation, il est difficile de demander au patient de s'arr&#234;ter. En effet, lui demander de se reposer, de ne plus donner autant &#224; sa famille est irrecevable pour lui. C'est pourtant ce qu'il lui est demand&#233; depuis des ann&#233;es. &#171; N'en fais pas tant &#187; &#171; repose toi un peu &#187; &#171; ce que tu as l'air fatigu&#233; &#187;, &#171; laisse moi faire &#187;, etc sont les injonctions directes qu'il re&#231;oit en permanence. Indirectement, le message entendu par le client est &#171; ne nous donne pas &#187;, ce qui le blesse et le stimule &#224; en faire encore plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lui demander de faire quelque chose de plus, c'est prendre le risque de surcharger sa barque un peu plus au risque de le faire couler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette derni&#232;re &#233;vidence occulte un point : le risque n'existe que si la demande va dans le sens de ce qu'il faisait ant&#233;rieurement. S'il lui est demand&#233; de faire quelque chose qui va dans l'autre sens, alors la situation devrait s'am&#233;liorer. Demandons lui de faire quelque chose qui all&#232;ge son fardeau ou tout du moins l'emp&#234;che de s'alourdir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, le client est fortement attach&#233; &#224; ce qu'il fait. Il y trouve un sens. Cela respecte ses valeurs les plus hautes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute tentative de s'opposer &#224; ses valeurs est vou&#233; &#224; l'&#233;chec. Il suffit pour s'en convaincre d'imaginer tous les essais que son entourage a mis en oeuvre avec certainement une grande cr&#233;ativit&#233; pour obtenir qu'il se repose. Leur effet est connu : la situation s'est d&#233;grad&#233;e jusqu'&#224; venir consulter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous ne savons plus quoi faire &#187;, &#171; je n'y arrive pas &#187;, &#171; je ne m'en sortirai jamais &#187;&lt;/i&gt;... sont entendus en premi&#232;re s&#233;ance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#233;rapeute doit rester dans le cadre de r&#233;f&#233;rence du client. Il ne peut emp&#234;cher frontalement qu'il fasse. Il lui faut respecter les valeurs cach&#233;es du client pour le mobiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; une des grandes lois du changement th&#233;rapeutique : le th&#233;rapeute doit avancer avec le client, au rythme et dans le monde du client avant de pouvoir induire un quelconque mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;capitulons&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; il est important pour le client de donner &#224; sa famille, &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; lui demander d'arr&#234;ter de le faire est vou&#233; &#224; l'&#233;chec
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; lui demander de faire quelque chose doit aller dans le sens d'all&#233;ger sa charge
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; lui demander de faire quelque chose doit lui permettre de donner &#224; sa famille
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1712759308' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; le client a peur de ne pas faire assez bien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que faire avec ces &#233;l&#233;ments ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le client attend une intervention qui le soulage. Le cadre de travail du th&#233;rapeute implique qu'il cr&#233;e les conditions pour que le processus enclench&#233; il y a bien longtemps, et qui se r&#233;p&#232;te encore et encore, s'arr&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu des &#233;l&#233;ments collect&#233;s, il lui faut oeuvrer pour qu'une modification de la s&#233;quence prenne place &#224; l'int&#233;rieur de ce que fait, pense et ressent le client. L'impact de ce changement doit &#234;tre un arr&#234;t de la suite logique jou&#233;e par le client avec son entourage ou son environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la rupture de l'encha&#238;nement &#171; pathog&#232;ne &#187;, devrait na&#238;tre une nouvelle s&#233;quence. Cette derni&#232;re doit &#234;tre vertueuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Revenons au cas pr&#233;c&#233;dent. Le th&#233;rapeute doit&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; respecter le point de vue du client, c'est &#224; dire lui proposer quelque chose qui soit destin&#233; &#224; rendre service &#224; sa famille, &#224; le rendre utile et attentif &#224; celle-ci,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; arr&#234;ter que le client se fatigue et culpabilise de l'&#234;tre, c'est &#224; dire permettre qu'il se sente utile sans s'&#233;puiser,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; arr&#234;ter qu'il prenne la place des autres membres de la famille, situation anxiog&#232;ne pour lui, c'est &#224; dire redonner &#224; chacun la place d'assumer activement son r&#244;le au sein de la vie familiale, conjugale et parentale.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Une possibilit&#233; pour le th&#233;rapeute est de reprendre l'encha&#238;nement d&#233;crit avec son client et de lui faire expliciter son caract&#232;re paradoxal ; en voulant &#234;tre utile et attentif &#224; sa famille il conduit sa famille &#224; &#234;tre attentive &#224; lui qui ne peut plus contribuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conclusion naturelle est qu'il n'est pas encore assez attentif &#224; sa famille puisqu'il arrive au r&#233;sultat inverse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#233;rapeute peut accompagner son client vers la formulation d'une nouvelle attitude &#224; mettre en place pour &#234;tre encore plus attentif &#224; sa famille : le client devra demander de l'aide pour certaines t&#226;ches de fa&#231;on &#224; respecter les autres membres de la famille dans leurs r&#244;les respectifs, lui-m&#234;me devenant l'organisateur du bien &#234;tre de la famille. Le th&#233;rapeute mobilisera pour cela la peur de mal faire. De moteur &#171; pathog&#232;ne &#187; elle devient force constructive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est bien &#233;vident qu'il ne s'agit pas l&#224; d'une recette passe partout ; pour la mettre en oeuvre avec succ&#232;s, il convient d'avoir int&#233;gr&#233; les principes de l'approche syst&#233;mique et strat&#233;gique en th&#233;rapie br&#232;ve et suivi un entra&#238;nement adapt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit l&#224; d'illustrer le mouvement logique qui permet de construire un premier pas vers la sortie du cercle vicieux dans lequel s'est enferr&#233; le client.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette orientation g&#233;n&#233;rale est la bonne. Sa mise en oeuvre en s&#233;ance et la prise en compte de l'entourage seront d&#233;licates. Il y aura certainement lieu de mobiliser ce dernier pour ajuster des boucles connexes ou des articulations fines de la s&#233;quence &#171; pathog&#232;ne &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce qui se joue pr&#233;c&#233;demment, le client prend l'initiative des actions au sein de la famille. L'initiative fait partie de la boucle &#171; pathog&#232;ne &#187;. Le client, fatigu&#233; et inquiet pour son couple, peut accueillir favorablement l'id&#233;e de demander l'aide de son conjoint dans la d&#233;marche th&#233;rapeutique. Le th&#233;rapeute expliquera alors au conjoint combien il est fatiguant pour son client de penser ainsi &#224; tout. Il lui demandera d'anticiper sur les actions du client. Le conjoint devra demander au client de faire certaines t&#226;ches m&#233;nag&#232;res qu'il aurait faites de toutes fa&#231;ons spontan&#233;ment. L'initiative change de camp. La s&#233;quence est alt&#233;r&#233;e. Un nouvel &#233;quilibre doit en sortir. Quand les s&#233;ances suivantes valident cette orientation compl&#233;mentaire, le r&#244;le du th&#233;rapeute aupr&#232;s du conjoint sera de l'encourager &#224; pers&#233;v&#233;rer &#224; prendre l'initiative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux interventions vont &#224; l'encontre l'une de l'autre : dans la premi&#232;re le client est invit&#233; &#224; en faire moins en organisant le travail des autres ; dans la seconde il lui est demand&#233; de faire. L'articulation des deux t&#226;ches rel&#232;ve d'une n&#233;gociation entre conjoints en s&#233;ance, de fa&#231;on &#224; cantonner leurs impacts respectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres &#171; micro-r&#233;gulations &#187; seront n&#233;cessaires pour que tout ceci se d&#233;roule respectueusement et efficacement du point de vue du client. La th&#233;rapie est pleine de facettes exploitables pour d&#233;clencher ce qui est coinc&#233; depuis si longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la th&#233;rapie est souvent un jeu de poup&#233;es russes dans lequel les probl&#232;mes &#224; prendre en charge se succ&#232;dent. Leur nombre, comme pour les poup&#233;es russes, est limit&#233;. La th&#233;rapie a donc une fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#224; chaque fois, les quatre &#233;tapes seront d&#233;roul&#233;es :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Etape 1&lt;/strong&gt; : entrer dans le monde du client et parler avec lui de ce qu'il vit&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Etape 2&lt;/strong&gt; : d&#233;coder l'encha&#238;nement logique dans lequel apparaissent les &#171; sympt&#244;mes &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Etape 3&lt;/strong&gt; : imaginer la modification &#224; apporter &#224; cet encha&#238;nement logique pour interrompre son caract&#232;re vicieux&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Etape 4 &lt;/strong&gt; : construire avec le client une fa&#231;on de concr&#233;tiser cette modification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;marche en 4 &#233;tapes peut-&#234;tre reproduite avec des r&#233;sultats dans la plupart des troubles mentaux. Sa limite semble &#234;tre la capacit&#233; du th&#233;rapeute &#224; entrer dans le monde du client, puis &#224; manoeuvrer strat&#233;giquement dans ce monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le l&#226;cher prise : un renoncement ou un moyen de se d&#233;passer ?</title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/Le-lacher-prise-un-renoncement-ou-un-moyen-de-se-depasser.html</link>
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		<dc:date>2022-02-13T09:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pion Paul-Henri</dc:creator>
        
      


		<dc:subject>Th&#233;rapie br&#232;ve</dc:subject>
		<dc:subject>Confiance en soi / Estime de soi</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'expression l&#226;cher prise renvoie l'image de quelqu'un qui s'agrippe d&#233;sesp&#233;r&#233;ment et finit par renoncer &#224; sa proie ou &#224; sa prise. Elle porte en elle l'impression qu'il faut arr&#234;ter de se battre ou de forcer. Dans une soci&#233;t&#233; aux sollicitations multiples qui invite &#224; faire toujours plus entre le travail, les loisirs, l'&#233;ducation des plus jeunes, le maintien &#224; niveau de ses comp&#233;tences, la dynamique de ses r&#233;seaux sociaux et tout ce que vous connaissez et que j'ai oubli&#233; ou ne peux imaginer, l&#226;cher prise prend un air de &#171; savoir s'asseoir dans un canap&#233; et laisser le temps passer &#187;.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton3015-9b65b.jpg?1712765892' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'expression l&#226;cher prise renvoie l'image de quelqu'un qui s'agrippe d&#233;sesp&#233;r&#233;ment et finit par renoncer &#224; sa proie ou &#224; sa prise. Elle porte en elle l'impression qu'il faut arr&#234;ter de se battre ou de forcer. Dans une soci&#233;t&#233; aux sollicitations multiples qui invite &#224; faire toujours plus entre le travail, les loisirs, l'&#233;ducation des plus jeunes, le maintien &#224; niveau de ses comp&#233;tences, la dynamique de ses r&#233;seaux sociaux et tout ce que vous connaissez et que j'ai oubli&#233; ou ne peux imaginer, l&#226;cher prise prend un air de &#171; savoir s'asseoir dans un canap&#233; et laisser le temps passer &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pourtant, le l&#226;cher prise est attach&#233; au d&#233;veloppement de la personne et m&#234;me au d&#233;veloppement spirituel et associer d&#233;veloppement et farniente est antinomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'homme a besoin de se sentir acteur de sa vie, alors le l&#226;cher prise doit &#234;tre une action, ce ne peut &#234;tre un renoncement. Rappelons nous en effet en toute chose que l'homme est sujet &#224; trois ph&#233;nom&#232;nes caract&#233;ristiques des organismes vivants : l'activit&#233;, le repos et l'&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le premier aspect&lt;/strong&gt;, l'activit&#233;, est le syndrome inverse de celui de la pile Wonder : &#171; la pile Wonder ne s'use que si l'on s'en sert &#187; selon le slogan publicitaire bien connu. Un organisme, pour sa part, ne s'use que si l'on ne s'en sert pas. En fait, il s'atrophie. L'exercice est une des conditions de la survie d'un organisme vivant. Nous l'avons tous exp&#233;riment&#233; un jour, les courses de la semaine sont moins lourdes au retour des vacances d'&#233;t&#233;, ces derni&#232;res &#233;tant souvent propices &#224; un peu d'exercice physique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le second aspect&lt;/strong&gt;, le repos, est d&#233;terminent pour les p&#233;riodes d'activit&#233;. Il permet non seulement de r&#233;cup&#233;rer de la fatigue mais aussi et surtout d'int&#233;grer les informations et les exp&#233;riences de la journ&#233;e. &#171; La nuit porte conseil &#187; en est une traduction populaire. C'est dans les phases de repos et en particulier dans les phases de sommeil paradoxal que les informations non int&#233;gr&#233;es dans la journ&#233;e sont pr&#233;sent&#233;es et tritur&#233;es pour prendre leur place au sein de nos organismes. Il n'est pas d'exercice fructueux sans repos qui l'a pr&#233;c&#233;d&#233; ni repos qui le suit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le troisi&#232;me aspect&lt;/strong&gt;, l'&#233;volution, est le vaste proc&#233;d&#233; d'essais-erreurs dont nous sommes issus. Il serait bien pr&#233;tentieux de vouloir s'y soustraire, surtout quand il nous a structur&#233; et continue de le faire. Nous baignons dedans et devons y nager. Toute situation permet d'acc&#233;der &#224; la suivante par ce proc&#233;d&#233;. Cela nous &#233;chappe et passe inaper&#231;u quand il y a succ&#232;s. La souffrance se r&#233;veille quand nous tombons sur la case erreur. &#171; L'erreur est vivante &#187; pourrait-on dire plut&#244;t que &#171; l'erreur est humaine &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exacerbation de l'une de ces trois caract&#233;ristiques au d&#233;triment des autres conduit &#224; se retrouver &#224; un moment ou un autre dans l'impasse. Vouloir toujours &#234;tre au top, devant les autres, irr&#233;prochable ou simplement toujours disponible aux sollicitations de nos proches, de nos employeurs, de nos clients, de nos fournisseurs, de nos amis ou des associations auxquelles nous contribuons conduit droit au burn out, au surmenage, &#224; l'accumulation des insatisfactions et &#224; la d&#233;pression. Se reposer sur les assistances disponibles comme l'ascenseur, la voiture ou les courses &#224; distances construit l'incapacit&#233; &#224; s'en passer et &#224; faire face &#224; l'adversit&#233; que la vie n'oubliera jamais de nous faire rencontrer ainsi qu'&#224; se sentir trop faible ou trop petit dans des circonstances banales pour notre prochain ce qui en devient profond&#233;ment blessant. R&#233;p&#233;ter ce que l'on sait faire sans jamais oser explorer l'inconnu m&#232;ne droit &#224; l'&#233;chec face aux situations nouvelles et nourrit l'impuissance, m&#232;re de toute col&#232;re dans laquelle nous finissons par nous vautrer bien malgr&#233; nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#226;cher prise devient alors indispensable. D'avoir trop fait ce que nous faisions, nous en sommes devenus prisonnier. La voie du l&#226;cher-prise devient celle qui &#233;quilibre en toute chose ces dimensions qui nous construisent. C'est celle qui marie exercice, repos et exp&#233;rimentation. &#171; En toute chose cultive la diversit&#233; afin de t'adapter &#224; tout instant &#187; serait sa devise. L'&#233;tat d'esprit qui conduit &#224; sortir de l'impasse est ainsi celui qui peut permettre aussi de ne pas y entrer.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;L&#226;cher-prise devient alors synonyme du d&#233;passement de soi, dans le respect de soi, donc du respect des autres. Ne vous y trompez pas, parmi les hyper-actifs que vous pourrez rencontrer, beaucoup suivent simplement cette voie, c'est ce qui leur permet de rebondir en permanence et de vous &#233;tonner sur la dur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quatre secrets pour vivre heureux avec soi, les autres, le monde</title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/Quatre-secrets-pour-vivre-heureux-avec-soi-les-autres-le-monde.html</link>
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		<dc:date>2021-12-04T11:47:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pion Paul-Henri</dc:creator>
        
      



		<description>&lt;p&gt;Vous voulez vous sentir acteur de votre vie, contr&#244;ler sans vouloir tout ma&#238;triser, sentir quand vos qualit&#233;s peuvent devenir des d&#233;fauts, faire appel &#224; vos d&#233;fauts pour en faire des qualit&#233;s selon le contexte ? Cet article est pour vous.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/-Articles-.html" rel="directory"&gt;Articles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2880-a06bf.jpg?1712765892' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Vous voulez vous sentir acteur de votre vie, contr&#244;ler sans vouloir tout ma&#238;triser, sentir quand vos qualit&#233;s peuvent devenir des d&#233;fauts, faire appel &#224; vos d&#233;fauts pour en faire des qualit&#233;s selon le contexte ? Cet article est pour vous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous tr&#233;buchons au fil des ans sur nos souffrances pass&#233;es non dig&#233;r&#233;es, nos peurs non assum&#233;es, notre aspiration &#224; la paresse et l'impression de subir notre quotidien. Voici quatre fa&#231;ons de d&#233;jouer ces pi&#232;ges, de desserrer les freins qui &#339;uvrent en nous, de se maintenir dans le mouvement et de rebondir des contraintes du quotidien. Elles sont mises en sc&#232;nes en toile de fond par toutes les philosophies, sagesses, spiritualit&#233;s et relations d'aide s&#233;rieuses. Alors que vous croyiez en Dieu et plus dans les religions, que vous ayez encore une confession de r&#233;f&#233;rence ou pas, que vous ne croyez plus en rien, ou simplement que vous vouliez piloter votre vie sereinement, voici de quoi vous mettre le sourire au l&#232;vres et la foi au c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier secret vise &#224; se lib&#233;rer des douleurs pass&#233;es ; le second &#224; faire la paix avec ses peurs ; le troisi&#232;me &#224; se sentir vivant ; le quatri&#232;me &#224; s'approprier les contraintes du quotidien et &#224; rebondir.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;1- osez aller &#224; la rencontre de vos souvenirs quels qu'ils soient.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Notre organisme lib&#232;re, au fil des heures, des pens&#233;es relatives &#224; des souvenirs s&#233;lectionn&#233;s par notre syst&#232;me nerveux selon les contextes travers&#233;s. Ces souvenirs et images g&#233;n&#233;r&#233;s ind&#233;pendamment de tout acte volontaire r&#233;pondent &#224; un besoin biologique d'int&#233;gration des informations pass&#233;es et d'orientation dans le pr&#233;sent. Alors, si nous voulons faire de notre organisme un alli&#233; pour avancer dans la vie, notre pens&#233;e r&#233;flexive doit aller &#224; la rencontre de ce que nos &#233;quipements archa&#239;ques d&#233;clenchent. Sinon, c'est le conflit interne. Pour cela,&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;i&gt;&#034;quand une image du pass&#233; s'invite dans le pr&#233;sent, identifions-la, et plus tard, volontairement, &#224; un moment &#224; notre initiative, rappelons la tr&#232;s factuellement et concr&#232;tement avec ce dont nos cinq sens disposent et ce dont il est possible de se rappeler. Z&#233;ro interpr&#233;tation, z&#233;ro inhibition, seulement le rappel de ce que nos cinq sens ont enregistr&#233; et rien que cela.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;2- osez explorer vos peurs.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Ce sont les cons&#233;quences de ce que nous redoutons ou pr&#233;f&#233;rons &#233;viter qui rendent un &#233;v&#232;nement ou une situation ind&#233;sirable. Nous pr&#233;f&#233;rons ne pas les voir, au point que quand nous pr&#233;tendons les conna&#238;tre, nous en connaissons le th&#232;me ou le cadre g&#233;n&#233;ral, jamais la circonstance concr&#232;te. Soyons honn&#234;te, notre culpabilit&#233; et notre &#034;bonne &#233;ducation&#034; nous retiennent d'imaginer que ce que nous fuyons est parfois tr&#232;s prosa&#239;quement &#233;go&#239;ste. Un bless&#233; dans la famille perturbe toute l'organisation familiale et a un impact sur le travail et les loisirs, sur notre socialit&#233;, notre irritabilit&#233;, etc., ce qui est bien plus d&#233;stabilisant que les simples soins &#224; prodiguer au bless&#233;. Nous ne voulons pas le voir et cela nous ronge silencieusement, nous avons honte d'avoir peur et peur d'avoir peur au point de nous masquer la face et de se trouver pris au d&#233;pourvu faute d'avoir anticip&#233; pratiquement. Alors pour en finir avec les peurs qui nous poursuivent,&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;i&gt;&#034;osons imaginer les cons&#233;quences de ce qui nous fait peur et comme un malheur ou une catastrophe n'arrive jamais seul, explorons les cons&#233;quences des cons&#233;quences, factuellement et concr&#232;tement, comme si nous &#233;tions face &#224; la situation et dans la sc&#232;ne la plus d&#233;sagr&#233;able qui soit. Poussons le raffinement &#224; multiplier les cons&#233;quences perturbatrices jusqu'&#224; traverser l'abandon puis, toujours tr&#232;s concr&#232;tement, comme dans un mauvais film d'horreur, poussons jusqu'&#224; la mort la plus d&#233;gradante qui soit pour nous. Z&#233;ro interpr&#233;tation, z&#233;ro inhibition, juste les images concr&#232;tes et factuelles, ce que nos cinq sens peuvent synth&#233;tiser et que notre organisme nous livre, rien que cela.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;3- chaque jour faites une petite chose nouvelle.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Nos habitudes nous tuent &#224; petit feu : le syst&#232;me nerveux est fait pour encoder la nouveaut&#233;, sous peine de s'atrophier. Alors, si nous voulons rester acteur de notre vie et d&#233;jouer le pi&#232;ge du mal-&#234;tre cons&#233;cutif &#224; une vie trop bien organis&#233;e ou trop bien second&#233;e par les outils de confort dont nous savons appr&#233;cier les usages, couchons-nous le soir avec la certitude d'&#234;tre diff&#233;rents du matin :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;i&gt;&#034;chaque jour, transgressons l'une de nos limites aussi petite soit-elle et partons au lit avec la fiert&#233; d'avoir trouv&#233; dans sa journ&#233;e une petite chose que nous avons fait diff&#233;remment de la veille.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;4- restez acteur de votre quotidien.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Nous butons chaque jour, plusieurs fois par jour, sur des contraintes, sur l'impression que quelque chose s'oppose ou ne veut pas composer avec nos d&#233;sirs ou notre volont&#233;. Quand nous y regardons de pr&#232;s, en fait nous cherchons &#224; faire tourner le monde et &#224; faire agir les autres comme nous imaginons que ce serait bien pour nous ou pour eux. Pour sortir de ce pi&#232;ge et reprendre l'initiative, nous avons besoin de composer avec ce qui s'impose &#224; nous plut&#244;t que de nous &#233;puiser &#224; nous y opposer ou &#224; faire comme si cela ne nous atteignait pas. Alors,&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;i&gt;&#034;chaque fois qu'une opposition ou une contrainte s'offre &#224; nous, questionnons la situation et l'autre pour en savoir plus, cherchons &#224; en grossir le trait, remercions ces circonstances de nous permettre de nous confronter &#224; nos limites et de nous intimer de trouver un passage pour aller au-del&#224;, et si cet &#233;tat de fait &#233;tait pr&#233;visible, anticipons sur la contrainte et l'opposition. Bref, explorons ce en quoi ce qui advient est logique et coh&#233;rent du point de vue de ce qui s'oppose &#224; nos d&#233;sirs ou notre volont&#233; ; &#224; d&#233;faut, signifions qu'il y a des motifs qui permettent de penser que cette contrainte ou ce blocage sont bien l&#233;gers au regard de ce qui se d&#233;roule ; trouvons l'opportunit&#233; dans la situation ; et si nous pensons voir la contrainte se dresser, sollicitons son expression comme quelque chose de logique.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Enfin, si tout ceci est infaisable avec toute la col&#232;re qui r&#232;gne en vous, alors purgez cette col&#232;re seul, dans un cadre qui &#233;pargne votre prochain et qui vous permet de sortir votre fiel, votre hargne etc., tout en prenant soin de rencontrer mentalement, factuellement, sans inhibition, censure ni interpr&#233;tation, les sc&#232;nes concr&#232;tes qui &#233;tayent votre &#233;tat, qu'elles soient r&#233;centes ou viennent d'un pass&#233; lointain.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Alors, et seulement alors, attelez-vous &#224; tout ce qui pr&#233;c&#232;de, &#224; dose hom&#233;opathique et pour en faire une hygi&#232;ne de vie. Et rappelez-vous que Gandhi disait qu'il n'y a pas de feu que l'amour ne puisse &#233;teindre et que si le feu continue encore, c'est que l'amour n'est pas assez fort. Puissent ces orientations renforcer votre amour en vous et en la vie.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L&#226;cher-prise, moi ? Jamais !</title>
        
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		<dc:date>2021-05-02T16:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pion Paul-Henri</dc:creator>
        
      



		<description>&lt;p&gt;&#171; L&#226;che-prise ! &#187; &#171; Mais l&#226;che donc prise ! &#187;. Que de fois cela m'est-il rapport&#233; dans mon cabinet ! Et &#224; chaque fois ma r&#233;ponse reste la m&#234;me : &#171; surtout, continuez, ne changez rien, l&#226;cher prise ne se d&#233;cr&#232;te pas comme cela &#187;. En effet, se lib&#233;rer des boucles comportementales douloureuses pour soi ou devenues insupportables pour autrui n&#233;cessite quelques pr&#233;cautions.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/-Articles-.html" rel="directory"&gt;Articles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton4061-c83b6.png?1712765892' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; L&#226;che-prise ! &#187; &#171; Mais l&#226;che donc prise ! &#187;. Que de fois cela m'est-il rapport&#233; dans mon cabinet ! Et &#224; chaque fois ma r&#233;ponse reste la m&#234;me : &#171; surtout, continuez, ne changez rien, l&#226;cher prise ne se d&#233;cr&#232;te pas comme cela &#187;. En effet, se lib&#233;rer des boucles comportementales douloureuses pour soi ou devenues insupportables pour autrui n&#233;cessite quelques pr&#233;cautions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Car si quelqu'un s'av&#232;re avoir besoin de l&#226;cher prise, c'est qu'il s'accroche et qu'il a une bonne raison &#224; cela : l'exp&#233;rience lui a appris que ce qu'il fait a &#233;t&#233; gagnant. C'&#233;tait cependant dans un contexte particulier&#8230; qui n'est plus celui qui pr&#233;vaut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le besoin de l&#226;cher-prise devient-il criant ? La dynamique qui y conduit se d&#233;crit comme suit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La socialisation du petit &#234;tre que nous sommes tous un jour conduit &#224; r&#233;primer des app&#233;tits particuliers inadapt&#233;s au contexte dans lequel nous grandissons. Il s'agit de se conformer aux conventions socialement admises par notre groupe d'appartenance dont la structure minimale est la cellule familiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, certains apprennent &#224; &#171; dire merci &#224; la dame &#187;, d'autres &#171; &#224; taper le premier &#187; et d'autres encore &#224; contr&#244;ler leurs tremblements, voire que travailler &#233;quivaut &#224; faire des efforts sans obtenir de r&#233;sultat. Ce ne sont l&#224; que quelques exemples caricaturaux. Ces apprentissages sont li&#233;s &#224; la fois aux injonctions des adultes qui nous entourent ou encadrent et surtout &#224; la fa&#231;on dont nous obtenons le regard bienveillant, de notre point de vue, de ceux qui nous nourrissent ou prot&#232;gent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, ces apprentissages devenus des acquis, l'un aura des difficult&#233;s &#224; s'affirmer, iel sera &#171; trop gentil &#187;, l'autre se retiendra de donner de l'espace &#224; ses contreparties et manquera d'information pour agir avec pertinence. Enfin, le troisi&#232;me nourrira un stress chronique qui l'&#233;puisera. Il s'agit toujours l&#224; de voies caricaturales possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car un pi&#232;ge nous guette : si les exp&#233;riences de vie ne favorisent pas l'&#233;largissement de nos r&#233;ponses adaptatives, alors nous finissons par g&#233;n&#233;raliser des r&#233;ponses limit&#233;es apprises dans des contextes sp&#233;cifiques &#224; des contextes nouveaux et fort diff&#233;rents avec &#224; la cl&#233; un massif &#171; &#231;a ne marche pas &#187; en retour. Par ailleurs, certains contextes rappelant ceux qui pr&#233;valaient lors de notre socialisation initiale, le &#171; naturel &#187; revient au galop et, c'est plus fort que nous, nous refaisons ce que nous avons appris dans ce contexte ancien proche de ce que nous appr&#233;cions &#234;tre le contexte pr&#233;sent, alors que ce nouveau contexte appelle une r&#233;ponse diff&#233;rente de celle int&#233;gr&#233;e ant&#233;rieurement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faute d'autre corde &#224; son arc, le retour &#171; &#231;a ne marche pas &#187; conduit &#224; refaire ce que l'on sait faire et qui est notre seule option. La situation se radicalise alors et le cercle infernal se referme : &#171; plus nous faisons la m&#234;me chose, plus nous obtenons le m&#234;me r&#233;sultat &#187;. La n&#233;cessit&#233; de l&#226;cher prise s'impose du point de vue de ceux qui nous c&#244;toient et la souffrance s'installe petit &#224; petit chez celui qui s'obstine dans des attitudes et pratiques acquis dans d'autres contextes ou &#233;poques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est bien &#233;vident, &#224; ce stade d'urgence, qu'abandonner ce qui nous a permis de nous socialiser, c'est &#224; dire &#224; exister, devient impossible m&#234;me si persister &#224; l'exprimer revient &#224; creuser sa tombe. L&#226;cher-prise, aussi n&#233;cessaire soit-il, est impossible ; s'accrocher est vital, c'est d'ailleurs ce qui nous a permis d'arriver jusque l&#224;, alors comment l'abandonner ?&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Enjoindre &#224; son prochain de l&#226;cher prise est ainsi anxiog&#232;ne et pourrait m&#234;me para&#238;tre sadique puisque ce dernier ne peut s'y conformer. Cons&#233;quence : plus nous entendons &#171; l&#226;cher-prise &#187; moins nous pouvons nous lib&#233;rer de ce qui nourrit cette demande.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Se faire authentiquement confiance et rester acteur de sa vie : le L&#226;cher-prise&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; L&#226;che prise ! &#187; est comme &#171; aime moi ! &#187; ou &#171; soit spontan&#233; ! &#187;, vou&#233; &#224; l'&#233;chec, la nature ne se commande pas. S'il est enjoint de &#171; l&#226;cher-prise &#187;, c'est que nous nous accrochons pour de bonnes raisons &#224; ce qui nous met en souffrance et nous subissons, malgr&#233; nous, notre propre dynamique. L&#226;cher-prise est ainsi indissociable de redevenir acteur de sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, nous nous accrochons aux conditions r&#233;ussies de notre socialisation aupr&#232;s de ceux qui nous ont nourris ou prot&#233;g&#233;s. Parall&#232;lement, nous avons appris &#224; nos d&#233;pends que laisser aller notre spontan&#233;it&#233; peut revenir en boomerang douloureusement. Nous devons donc nous contr&#244;ler. Or nombreux d'entre nous ont int&#233;gr&#233; que contr&#244;ler &#233;quivaut &#224; &#171; emp&#234;cher &#187;, ce qui est aussi vou&#233; &#224; l'&#233;chec : vouloir ne pas faire quelque chose alors que la nature et en particulier notre cerveau ignorent la n&#233;gation conduit &#224; la faire encore plus.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Puisque s'accrocher, conduit &#224; subir et s'opposer aggrave la situation, l&#226;cher prise revient &#224; devenir acteur de sa vie en composant avec le contexte : facile &#224; dire ; plus d&#233;licat &#224; mettre en &#339;uvre ; il va s'agir de jouer sur les conditions de sa survenance.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Composer avec le contexte n&#233;cessite de rep&#233;rer &#171; comment composer &#187; puis d'interagir de fa&#231;on pertinente. Les fonctions cognitives et &#233;motionnelles sont ainsi mobilis&#233;es, les unes pour d&#233;crypter les conditions pr&#233;valentes, les autres pour construire une interaction pertinente. Les capacit&#233;s de traitement de l'information et d'adaptation interactionnelle sont ainsi au c&#339;ur du l&#226;cher prise. Or leur disponibilit&#233; d&#233;pend directement de l'&#233;tat de nos fonctions v&#233;g&#233;tatives : c'est un legs de l'&#233;volution et de l'ordre dans lequel elle s'est d&#233;roul&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La col&#232;re est mauvaise conseill&#232;re &#187; est une illustration de la d&#233;pendance de la cognition envers l'&#233;motion. &#171; Porter des souliers serr&#233;s pour oublier ses soucis &#187; met en &#233;vidence la cascade du physiologique au cognitif. La sagesse populaire sait tout cela depuis longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui, dans une soci&#233;t&#233; tr&#232;s structur&#233;e et qui plus est en proie &#224; une pand&#233;mie qui limite nos d&#233;placements et relations, l&#226;cher-prise n&#233;cessite de remonter plus globalement aux conditions premi&#232;res de notre capacit&#233; d'adaptation : la qualit&#233; de notre physiologie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conditions sanitaires actuelles r&#233;duisent le recours spontan&#233; &#224; nos fonctions motrices, notre acc&#232;s au grand air ou encore la pr&#233;sence stimulante d'autrui. Dans ces conditions, d&#233;cider de prendre le chemin du l&#226;cher-prise a toutes les chances d'aboutir &#224; un &#233;chec d&#233;moralisant s'il s'agit juste de s'appliquer quelques recettes tir&#233;es des conseils d'autrui. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs, c'est bien connu. Est-ce le moment de s'imposer cela ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela met en &#233;vidence que l&#226;cher prise est une vaste dynamique &#224; notre service, une hygi&#232;ne de vie qui part de la sant&#233; physique pour aboutir &#224; consid&#233;rer les situations sous divers aspects simultan&#233;ment tout en cultivant une capacit&#233; d'interaction vari&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;L&#226;cher prise diff&#232;re d'une quelconque forme d'acceptation. C'est un processus qui rel&#232;ve de l'accueil de ce qui advient et construit dessus. Il vise &#224; transformer les contraintes ressenties en ressources vivantes. Il ne conna&#238;t aucun jugement, il se contente de r&#233;pondre &#224; la question &#171; est-ce que cela rapproche du vivre ensemble durablement et all&#232;ge la souffrance ressentie ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Outre les multiples exercices cognitifs et &#233;motionnels susceptibles d'y conduire et repris dans des ouvrages comme &#171; &lt;strong&gt;50 exercices pour l&#226;cher prise&lt;/strong&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; 50 exercices pour l&#226;cher prise &#187; par Paul-Henri Pion aux &#201;ditions (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dont c'est le 11&#232;me tirage cette ann&#233;e, il n&#233;cessite de se lib&#233;rer des stress posturaux et nutritionnels qui nous minent silencieusement dans un contexte &#224; temp&#233;rature r&#233;gul&#233;e. &#171; &#192; l'origine &#233;tait le verbe &#187;, peut s'entendre comme &#171; &#224; l'origine &#233;tait le souffle, l'&#233;lan vital &#187;. Or l'un des principaux fl&#233;aux de la s&#233;dentarit&#233; d&#233;nonc&#233; depuis de nombreuses d&#233;cennies est la pi&#232;tre qualit&#233; de la respiration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;apprendre &#224; respirer induit des modifications posturales, la cage thoracique et la cavit&#233; abdominale sont mobilis&#233;es, et des modifications nutritionnelles, la combustion des aliments se faisant plus compl&#232;tement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#226;cher-prise s'apparente ainsi aux d&#233;marches spirituelles en ce qu'il commence par r&#233;apprendre &#224; respirer et &#224; se lib&#233;rer de ses stress invalidants. Il met en jeu aussi tout un ensemble de modes d'interactions et de pens&#233;es tourn&#233;s vers la vari&#233;t&#233; et l'adaptabilit&#233; &#224; l'impr&#233;visible.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;En cela, l&#226;cher-prise est une hygi&#232;ne de vie qui permet de se faire authentiquement confiance au-del&#224; de nos conditionnements sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.eyrolles.com/Loisirs/Livre/50-exercices-pour-lacher-prise-9782416000201/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&#171; 50 exercices pour l&#226;cher prise &#187; par Paul-Henri Pion aux &#201;ditions Eyrolles&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La nature et la logique : histoire d'une exp&#233;rience</title>
        
		<link>https://www.mieux-etre.org/La-nature-et-la-logique-histoire-d-une-experience.html</link>
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		<dc:date>2021-02-28T11:08:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pion Paul-Henri</dc:creator>
        
      



		<description>&lt;p&gt;Parfois, &#034;et&#034; para&#238;t violent pour un esprit logique &#233;duqu&#233; &#224; l'&#233;cole d'Aristote. Utiliser &#034;et&#034; &#224; la place de &#034;mais&#034; &#034;fait mal aux oreilles. L'articulation des propositions avec &#034;et&#034; d&#233;range et cr&#233;e un vrai paradoxe que notre raison a du mal &#224; soutenir. Insister et maintenir le &#034;et&#034; et soutenir le paradoxe conduit au miracle : faute de pouvoir supporter l'incoh&#233;rence logique, notre esprit s'&#233;l&#232;ve vers d'autres niveaux de fonctionnement. En voici un t&#233;moignage.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.mieux-etre.org/-Articles-.html" rel="directory"&gt;Articles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.mieux-etre.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2981-81b8b.png?1712765892' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Parfois, &#034;et&#034; para&#238;t violent pour un esprit logique &#233;duqu&#233; &#224; l'&#233;cole d'Aristote. Utiliser &#034;et&#034; &#224; la place de &#034;mais&#034; fait mal aux oreilles. L'articulation des propositions avec &#034;et&#034; d&#233;range et cr&#233;e un vrai paradoxe que notre raison a du mal &#224; soutenir. Insister et maintenir le &#034;et&#034; et soutenir le paradoxe conduit au miracle : faute de pouvoir supporter l'incoh&#233;rence logique, notre esprit s'&#233;l&#232;ve vers d'autres niveaux de fonctionnement. En voici un t&#233;moignage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est un spectacle dont je ne me lasse jamais c'est celui du soleil de minuit. Le soleil de minuit a ceci de merveilleux pour moi qu'au del&#224; de la beaut&#233; et du charme qu'il v&#233;hicule, il est un affront &#224; mes connaissances scolaires : le soleil y est au Nord, chose qui m'avait &#233;t&#233; annonc&#233;e comme impossible. Le soleil se l&#232;ve &#224; l'Est, se couche &#224; l'Ouest et passe par le Sud. &#171; Tu ne le verras jamais au Nord &#187; m'avaient affirm&#233; mes instituteurs quand je m'enqu&#233;rais du quatri&#232;me point cardinal dans la course du soleil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Or, assis sur un rocher, dans cette lumi&#232;re magique que seules les zones polaires savent offrir, je voyais le soleil au Nord et bien des cons&#233;quences inattendues allaient en d&#233;couler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Devant moi, j'avais l'&#233;vidence incontestable que mes instituteurs avaient tort.&lt;/strong&gt; Au fond de moi, j'avais la certitude qu'ils avaient raison. Par construction et pour ma coh&#233;rence interne, mes instituteurs ont raison. Je vivais donc dans cet instant un paradoxe dans lequel mes instituteurs avaient tort et raison &#224; la fois. De plus je go&#251;tais le plaisir de l'instant tout en &#233;tant triste de le vivre seul et de ne pouvoir le partager avec ma bien aim&#233;e rest&#233;e &#224; des milliers de kilom&#232;tres de l&#224;. Pire, j'&#233;tais aussi inquiet que, la temp&#233;rature baissant, je n'attrape froid ce qui serait de nature &#224; compromettre la bonne fin de mon voyage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ils avaient tort et raison &#224; la fois&lt;/strong&gt;. J'&#233;tais heureux et triste et inquiet simultan&#233;ment. Le soleil de minuit s'av&#233;rait bouleversant. Quelque chose &#233;tait en train de se passer au plus profond de moi. Ce n'est que bien plus tard que j'ai pris la mesure de cet &#233;v&#232;nement. C'est en voyant dans ma vie active que l'on me signifiait que si l'autre gagnait du terrain alors n&#233;cessairement j'&#233;tais en train d'en perdre et que s'il gagnait c'&#233;tait n&#233;cessairement que je devais perdre que la clart&#233; a commenc&#233; &#224; se faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en m'int&#233;ressant &#224; la vie de couple et en y d&#233;couvrant que si bien souvent l'un se porte bien alors l'autre se porte mal comme s'il &#233;tait interdit d'&#234;tre heureux durablement en m&#234;me temps, que la lumi&#232;re s'est faite. Dans mon for int&#233;rieur s'&#233;tait inscrit en moi que tout et son contraire peuvent coexister, que la vie fait cohabiter l'improbable et le logiquement impossible. Le bouleversement que j'avais senti tout l&#224;-haut un jour d'&#233;t&#233; polaire n'&#233;tait autre que l'effondrement de mes certitudes aristot&#233;liciennes. Le tiers exclu et la non contradiction sont des fictions issues des limites de nos capacit&#233;s cognitives. Si je gagne, l'autre peut gagner aussi. Si je suis heureux, l'autre peut aussi &#234;tre heureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fatalit&#233; constat&#233;e dans certaines relations me semblait pouvoir &#234;tre d&#233;pass&#233;e. Si l'un va bien, il doit exister une voie pour que l'autre aille aussi bien plut&#244;t que de s'inqui&#233;ter de n'&#234;tre utile &#224; rien, puisque l'autre va bien, et de d&#233;velopper des signes inqui&#233;tants destin&#233;s &#224; accaparer l'attention de l'autre qui, allant bien, pourrait avoir l'esprit ouvert au point de s'int&#233;resser &#224; quelqu'un d'autre que moi. Le sort du &#034;si je gagne tu perds&#034; pouvait aussi &#234;tre d&#233;jou&#233; et les mesquineries li&#233;es &#224; un raisonnement fond&#233; sur l'exclusion et la rivalit&#233; pouvaient &#234;tre d&#233;pass&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aristote avait marqu&#233; mon contexte culturel. Le soleil de minuit avait r&#233;veill&#233; la coexistence des possibles. La logique formelle tentait d'imposer son dictat. La logique naturelle imposait l'&#233;vidence. Il me restait &#224; articuler le passage de l'un &#224; l'autre. Le langage m'y a aid&#233;. Aristote a une conjonction de coordination, le &#034;mais&#034;. La nature en a une autre, le &#034;et&#034;. Alors, j'ai test&#233;. J'ai os&#233; prononcer les phrases et articuler les propositions avec &#034;mais&#034;, c'est le culturellement correct, et avec &#034;et&#034;, c'est le naturellement correct. Quelle ne fut pas ma surprise !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune proposition ne refuse d'&#234;tre articul&#233;e avec &#034;et&#034;. En dehors de quelques expressions toutes faites comme &#034;non seulement ... mais encore&#034; dont la langue fran&#231;aise doit comporter trois ou quatre exemplaires, toutes les occurrences de &#034;mais&#034; peuvent &#234;tre remplac&#233;es par &#034;et&#034;. La magie du vivant fait que tout coexiste. Mon nouveau n&#233; est insupportable et adorable &#224; la fois. Ma compagne est &#233;nervante et bienveillante &#224; la fois. Mon coll&#232;gue est m&#233;prisant et brillant &#224; la fois. Mon voisin est bavard et int&#233;ressant &#224; la fois. Et ainsi de suite. Il est possible de dire &#034;tu es beau ce matin et ta cravate est l&#233;g&#232;rement trop &#224; droite&#034; tout comme &#034;je t'aime bien et j'ai besoin d'&#234;tre tranquille &#224; l'instant&#034; dans le cas par exemple d'un enfant qui sollicite intempestivement son parent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois, &#034;et&#034; para&#238;t violent pour un esprit logique &#233;duqu&#233; &#224; l'&#233;cole d'Aristote. Utiliser &#034;et&#034; &#224; la place de &#034;mais&#034; &#034;fait mal aux oreilles&#034;. L'articulation des propositions d&#233;range et cr&#233;e un vrai paradoxe que notre raison a du mal &#224; soutenir. Insister et maintenir le &#034;et&#034; et soutenir le paradoxe conduit au miracle : &lt;strong&gt;faute de pouvoir supporter l'incoh&#233;rence logique, notre esprit s'&#233;l&#232;ve vers d'autres niveaux de fonctionnement.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le ph&#233;nom&#232;ne de la dissonance cognitive bien connue des psychologues et qui a la particularit&#233; de, spontan&#233;ment, par des processus inconscients, restructurer les croyances et les connaissances. C'est la voie de l'&#233;veil cultiv&#233;e par bien des spiritualit&#233;s. Le cerveau ne sachant traiter avec son niveau de connaissance du moment, acc&#232;de &#224; un autre niveau de connaissances en d&#233;bloquant et articulant des informations qui &#233;chappaient &#224; la conscience. La v&#233;rit&#233; admise laisse place &#224; une v&#233;rit&#233; r&#233;v&#233;l&#233;e jusqu'&#224; la r&#233;v&#233;lation suivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bienveillance de l'inconscient est exp&#233;riment&#233;e : il nous livre un nouvel &#233;tat de conscience plus adapt&#233; que le pr&#233;c&#233;dent, juste en maintenant une conjonction de coordination qui a pour effet de descendre du pi&#233;destal de la logique formelle pour acc&#233;der au merveilleux de la logique naturelle, celle qui crie haut et fort que tout coexiste et cohabite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exp&#233;rimenter cela m'a mis en face d'un autre ph&#233;nom&#232;ne certainement li&#233; &#224; notre logique de l'exclusion. J'ai voulu g&#233;n&#233;raliser le &#034;et&#034; et pour cela j'ai cherch&#233; &#224; ne pas dire &#034;mais&#034;. Peine perdue. Plus je voulais ne pas dire &#034;mais&#034; plus j'&#233;chouais. De plus ces &#233;checs me donnaient l'impression d'&#234;tre impuissant &#224; faire ce que j'aurais voulu faire, ce qui a commenc&#233; &#224; nourrir une col&#232;re larv&#233;e. Mon estime de moi en prenait un coup &#224; chaque apparition de &#034;mais&#034; entre mes deux oreilles. Vouloir g&#233;n&#233;raliser &#034;et&#034; &#233;tait en train de nourrir mon malheur. Or l'exp&#233;rimentation avait &#233;t&#233; concluante. G&#233;n&#233;raliser &#034;et&#034; ? Il s'agissait de g&#233;n&#233;raliser &#034;et&#034; non d'&#233;radiquer &#034;mais&#034;. Je m'&#233;tais encore pris les pieds dans la logique de l'exclusion. Je cherchais &#224; supprimer plut&#244;t qu'&#224; cultiver. J'avais sous les yeux l'&#233;vidence de la coexistence et je m'obstinais &#224; vouloir l'&#233;radication. La solution allait s'av&#233;rer d'une simplicit&#233; &#233;tonnante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois &#034;mais&#034; entendu entre mes deux oreilles, il me suffisait de redire exactement la m&#234;me articulation logique avec &#034;et&#034; et de laisser faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre miracle cach&#233; derri&#232;re cela s'est r&#233;v&#233;l&#233; &#224; ma grande surprise : reformuler mentalement fonctionnait aussi et reformuler mentalement ce que quelqu'un venait de prononcer, que cela m'ait &#233;t&#233; adress&#233; ou non, avait un impact sur ce qui se passait. L'opposition latente devenait fluidit&#233; et la voie de la coop&#233;ration apparaissait o&#249; elle se cachait ant&#233;rieurement. Apr&#232;s tout, ceci n'est-il pas une des cons&#233;quences naturelles de l'&#233;volution qui a mis le langage &#224; notre disposition bien avant que nous puissions prononcer des sons articul&#233;s et signifiants pour l'autre avec pour cons&#233;quence que nous nous parlons d'abord &#224; nous m&#234;me avant de parler &#224; l'autre ? &#034;Et&#034; venait d'ouvrir sur une autre &#233;vidence : se parler &#224; soi-m&#234;me encode dans l'organisme quelque chose que l'autre est &#224; m&#234;me d'entendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le langage est structurant comme nous l'a d&#233;montr&#233; Chomsky. Surtout parce qu'il est destin&#233; &#224; synth&#233;tiser des signaux qui d&#233;passent sa part verbale articul&#233;e. Par ailleurs &#034;et&#034;, m&#234;me silencieusement, redonne au vivant la place qui est la sienne au sein du foisonnement cr&#233;ateur caract&#233;ristique de l'&#233;volution et cher &#224; Darwin.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure de la biodiversit&#233; et de la densification qui nous met en situation de composer plus que jamais avec notre prochain et les autres esp&#232;ces avec lesquelles nous partageons notre petite Terre, &#034;ET&#034; prend figure de conjonction de coordination d'un futur d&#233;j&#224; pr&#233;sent. Je vous en souhaite le meilleur usage.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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