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Question de curiosité Article paru le 08/03/2009

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Admin 

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Posté 08 March 2009 - 11:31 AM

Les praticiens en relation d’aide (thérapeutes, counselors, coachs...) ont l’habitude de poser des questions. Bien sûr, ce n’est pas leur seule façon d’intervenir ou de pratiquer leur métier, néanmoins le questionnement occupe une place prépondérante dans le métier. Et c’est dans la pratique du questionnement que les impasses sont possibles. En effet, il existe deux orientations de questions possibles : tournées vers le praticien ou tournées vers le client.

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#2 L'utilisateur est hors-ligne   Dyann d'A. 

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Posté 09 March 2009 - 02:31 PM

Il est vrai que pour le thérapeute (quelle que soit la théorie dont il se réclame ou son domaine particulier d'activité), le questionnement est TENTANT !

Il est tentant, parce que tout thérapeute est, avant tout (sinon, il ferait un autre métier...) quelqu'un de curieux, aimant la nouveauté, aimant comprendre et se comprendre.

Il est tentant, parce qu'il rassure... quoi de plus rassurant qu'une question ?... je ne comprends pas, alors j'interroge l'autre, je cherche en lui, comme l'expliquent très bien les auteurs de cet article, du "Sens" avec un grand S, du sens pour lui, évidemment, mais surtout, du sens pour moi.

Cette question est LA question fondamentale : Quel est le Sens ?

Or, nous savons bien que les gens qui viennent voir le thérapeute sont là, précisément, parce qu'ils ont perdu le sens de quelque chose, et que cette absence, cette virtualité, est remplacée par ce que nous appellerions "un symptôme". Ce symptôme lui-même est porteur de sens, mais d'un sens symbolique, métaphorique, dont "l'inquiétante étrangeté" peut perturber non seulement l'analysé (ou le patient), mais aussi l'analyste (ou le thérapeute).

Méfions-nous donc des questions, comme nous nous méfions des réponses !...Elles peuvent être ouvertes ou fermées, anxiogènes ou libératrices, mais nous ne sommes jamais sûrs, au moment où nous les exprimons, de la manière dont elle seront reçues : car si la question est posée par l'émetteur (le thérapeute), elle implique néanmoins, directement, le récepteur (le "patient"), et ce que nous avons cru vouloir dire n'est pas forcément ce que le récepteur a cru entendre...

Bref, l'abus du questionnement peut mener au dialogue de sourds, voire au monologue, car, je suis en accord avec les auteurs de l'article sur ce point, aucun thérapeute n'est à l'abri d'une crise de narcissisme, voire d'une bouffée de sentiment de toute-puissance thérapeutique.......
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