La TST repose tant sur les différentes formations, recherches, lectures de Babette Rothschild que sur son expérience personnelle en tant que thérapeute, superviseuse et en tant que cliente résolvant ses propres traumatismes.
Dans les influences théoriques il y a notamment celles de Judith Herman M.D., Harvard University ; the Bodynamik Institute, Copenhagen ; Peter Levine, Ph.D., Bolder, Colorado ; Bessel van der Kolk, MD. et bien d’autres
Développée en 1992 et en évolution depuis, la TST n’est pas une méthode unique, rigide. Elle est une intégration de techniques psychothérapeutiques et corporelles qui continue a évoluer au fur et à mesure que de nouvelles théories ou méthodes émergent dans ce domaine. La TST tient compte de tous les aspects qui peuvent avoir été touchés lors d’un traumatisme : la pensée, les émotions et les réactions physiques, aide à les réguler et à mettre l’évènement traumatisant à sa juste place, c’est à dire dans le passé.
Toutes ces années de recherches et d’expérimentation ont permis à Babette Rothschild de forger ses propres opinions sur ce qui peut être utile ou dangereux dans le travail avec des survivants de traumatismes.
Travailler avec les traumatismes peut être plus délicat que travailler avec d’autres thèmes de thérapie et le risque de décompensation est plus grand, c’est pourquoi une plus grande prudence est nécessaire. Un aspect important dans la TST est la mise en place par différentes méthodes de la sécurité dans la thérapie, l’utilisation des ressources du client et des outils pour ralentir les réactions physiologiques lorsqu’elles deviennent trop intenses.
Le stress traumatique - le stress post-traumatique
Suite à un événement traumatisant, l’être humain a des réactions physiques : tremblements, sanglots, palpitations, torpeur, ... et émotionnelles : peur, colère, tristesse,... qui durent de quelques secondes à quelques jours. Ces réactions sont tout à fait normales, naturelles et s’estompent quand la personne se sent en sécurité et rencontre compréhension et écoute.
Suit alors une période d’intégration et de deuil où la personne a besoin de donner un sens à ce qui est arrivé, de vivre ses émotions par rapport à l’événement et la perte (humaine, physique, matérielle), d’utiliser ses ressources pour réorganiser sa vie.
Peuvent aussi suivre des réactions de stress post-traumatiques du genre :
cauchemars, flash-back visuels ou sonores,
palpitations, sueurs, oppressions, angoisses,
hyperagitation ou engourdissement,
manque de concentration ou hypervigilance,
évitement de lieux ou de situations, phobies,
culpabilité, émotions qui persistent dans leur intensité
perte de mémoire, dissociation, ...
Si certaines de ces réactions durent plus de trois mois ou si elles resurgissent lorsqu’il y a un stress ou un redéclencheur des mois ou parfois même des années après l’événement traumatisant, le stress post-traumatique est devenu chronique.
Ces réactions sont dues entre autres au déséquilibre entre les branches parasympathiques et sympathiques du système nerveux autonome / végétatif. Le SNV prépare l’individu à faire face à une menace et après que la menace soit passée, le SNV ne revient pas à son état normal et équilibré. La perturbation extrême peut mener aux Syndrome de stress post-traumatique (SSPT)
L’aide apportée par la Thérapie Somatique des Traumatisme
Le travail avec les séquelles de traumatismes comprend une approche verbale et corporelle. Il aide la personne à se souvenir des détails de la situation traumatique, à en résoudre toutes les facettes psychologiques, à restaurer les réflexes qui ont été perdus et ainsi à rééquilibrer le système neurovégétatif.
Cela se fait en passant d’abord en revue les événements entourant le trauma (avant et après son occurrence) et par le travail avec le corps où l’accent est mis sur un (re)développement de la conscience corporelle, l’acceptation du corps et de son intégrité. Les atouts de base qui sont utilisés lors de la thérapie somatique de trauma sont : les ressources psychologiques et physiques de la personne tout comme l’importance de la relation thérapeutique.
Par la suite l’événement traumatique lui-même, peut être confronté, quand la majeure partie de son effet a été absorbée et que l’équilibre dans le SNV a été reconstitué.
La durée de la thérapie somatique de trauma peut s’étendre de quelques sessions à plusieurs années selon : la nature du trauma, l’âge du client à l’époque du trauma, le caractère isolé du trauma ou sa combinaison avec d’autres traumas, la durée, les ressources et les forces du client.
Marie SCHILS
Psychothérapeute
Formatrice francophone en Thérapie Somatique des Traumatismes
praticienne du travail sur la vision « Longue Vie à la Vue »

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