Dossier

Rêver sur les rêves

Par Roland Pec

En 2009, le petit monde de la somnologie a fêté un jubilé. Celui qui commémore la découverte du sommeil paradoxal, réalisée en 1959 donc, par Michel Jouvet, à Lyon. Or, il existe un lien très étroit entre le paradoxal et le rêve. J’y ai naturellement vu une excellente occasion de procéder à un « State of the Art » du savoir onirique. Ce jubilé est par ailleurs quelque peu étrange. En effet, dans un dossier sur le sommeil daté de 2003, j’annonçais en fanfare les cinquante ans de la découverte du REM sleep, par Azerinsky et Kleitman, à Chicago. Or, sommeil REM et sommeil paradoxal, c’est bonnet blanc et blanc bonnet ! L’unique différence tenait en vérité à l’angle d’approche du problème... Cette bataille d’egos nous vaut donc de fêter par deux fois le même anniversaire. Mais revenons-en aux rêves. En cette matière (comme en beaucoup d’autres d’ailleurs), la science montre rapidement ses limites. Et force est d’admettre que ce sont essentiellement des croyances, des théories, que je vais exposer ici. Même si certaines croyances sont un peu plus scientifiques que d’autres…

Petit panorama des théories sur le rêve à travers les âges

On peut affirmer sans trop s’avancer que le rêve intrigue l’homme depuis toujours. Les peintures rupestres en attestent. Elles montrent que l’homme de Crô Magnon, vieux de trente mille ans, s’intéressait déjà à ses rêves, et éprouvait le besoin de les raconter aux autres. De nombreuses scènes de chasse figurent, en effet, selon les paléontologues, davantage un rêve que des faits s’étant réellement produits.

Pour l’Ancien Testament (écrit, comme on le sait, il y a environ trois mille ans), les dormeurs (lorsqu’ils sont enfouis dans la « torpeur » - un sommeil très profond) voient et font alliance avec dieu. Directement. C’est le cas notamment pour Adam, Abraham, Judith, etc. Les rêveurs, quant à eux, n’ont pas le privilège de voir dieu, ils doivent se contenter de traiter avec ses messagers. Le premier rêveur à être cité dans la bible est Abimelekh - un roi philistin - qui, dans un rêve, se fait intimer l’ordre, par un ange, de renoncer à Sarah, la femme d’Abraham. Ordre qu’il suivra à la lettre (fort heureusement pour lui). Ensuite, il y a Jacob, avec sa célèbre échelle. Puis Joseph, le rêveur biblique n° 1, avec ses vaches et ses épis de blé. Le dernier de la liste est Eliphaz de Teman - un des trois amis de Job - qui fait un rêve dit « furtif ». Ainsi, le rêve biblique place l’homme dans le monde intermédiaire de l’armée des anges. En outre, le rêve s’avère être une prophétie. Par exemple, Nabuchodonosor - roi de Babylone - apprend sa chute future au travers d’un rêve mettant en scène un géant aux pieds d’argile (miroir de lui-même). Pour la bible, sommeil comme rêve constituent donc le temps de la rencontre entre l’homme et la transcendance ; canal unique de communication entre le dessus et le dessous. Moïse seul fait exception, puisqu’il a l’insigne honneur de voir dieu à l’état vigile. Mais sans doute était-il déjà lui-même un ange…

Pour l’hindouisme, Brahmâ a créé le monde dans son sommeil - au cours d’un rêve - couché sur un serpent. Et il en est exactement de même pour le dieu scandinave Ymir.

Chez les Grecs antiques, Oneiros (dieu des rêves) visitait le dormeur et lui transmettait un oracle. Un Grec ne faisait donc pas un rêve (comme on dit en français), n’avait pas un rêve (comme on dit en anglais), il voyait tout simplement Oneiros. Puis Morphée, fils d’Hypnos (dieu du sommeil), prenait successivement la forme des diverses personnes venant se montrer au dormeur au cours de ses rêves (tout en agitant sous son nez une fleur de pavot, propice aux hallucinations visuelles). Ainsi donc, comme dans la conception biblique, le dormeur reçoit de la visite, et le rêve est le récit de cette rencontre à domicile. Dans les textes homériques, les rêves sont pareillement conçus comme des oracles. S’ils passent par la porte de corne, ils sont vrais et laissent en nous - au réveil - la conviction qu’il faut en tenir compte. Si, par contre, ils passent par la porte d’ivoire, ils sont faux et il ne faut pas y prêter attention.

Au VIème siècle avant J.-C., apparaît l’Orphisme, un mouvement religieux qui introduit la notion de séparabilité du corps et de l’esprit. Le rêve devient à partir de ce moment l’âme du dormeur qui s’envole pendant son sommeil. Le rêve comme récit de voyage était né.

Pour la plupart des sociétés traditionnelles (les sociétés chamaniques de Sibérie et d’Océanie, par exemple), c’est toujours la même chose : l’âme du dormeur quitte l’enveloppe charnelle et s’en va rendre des visites. Cette âme part vers d’autres contrées, vers le monde des ancêtres, des morts, des dieux, des démons… Elle s’évade, part vagabonder, et le rêve raconte ce périple. Si le dormeur est malencontreusement réveillé à cet instant précis, l’âme risque d’errer à tout jamais ! D’où, par conséquent, les pratiques assez répandues d’occlusion de la bouche et des oreilles pendant le sommeil (pour retenir l’âme) ; ou encore l’interdiction de changer la position d’un dormeur, de peur que l’âme ne puisse pas reconnaître son logis au retour.

En somme, qu’il s’agisse de la conception biblique, de celle des sociétés antiques ou de celle des sociétés traditionnelles (ou encore de celle de l’énorme contingent de personnes superstitieuses vivant dans notre propre société), le monde invisible d’où proviennent les rêves est surnaturel et extérieur au dormeur. Soit ce dernier reçoit une visite, soit il en rend une. Et ces rêves ont pour fonction d’annoncer l’avenir. Il est intéressant de constater que pour le modèle scientifique, aujourd’hui prégnant en Occident, c’est exactement l’inverse ! En effet, selon ce modèle, le monde invisible - et fort naturel - qui expédie les rêves, est logé à l’intérieur de nous-mêmes (c’est « l’inconscient » pour la psychanalyse ou « le cerveau » pour la neurobiologie). Et si d’aventure le rêve renseigne sur quelque chose, c’est forcément sur le passé.

Il existe de par le monde des populations qui vivent littéralement pour rêver. On les appelle les « dream cultures ». Les Senoïs de Malaisie, une peuplade d’une vingtaine de milliers d’aborigènes (disparue dans les années septante, du fait de la déforestation), fut probablement la plus étudiée d’entre elles (par Patricia Garfield notamment). Les Senoïs apprenaient à se souvenir de leurs rêves et à favoriser les rêves lucides - des rêves dans lesquels le sujet sait qu’il rêve, et qu’il peut orienter à sa guise (affronter et vaincre, recevoir des cadeaux, se faire guider, prendre du plaisir…). Une journée-type d’un Sénoï était littéralement structurée par les rêves. Le matin on racontait les rêves en famille, l’après-midi en groupe (en présence de l’homme-médecine) et le reste de la journée était consacré à leur interprétation et aux actions qui en découlent. Ce peuple a fortement questionné les scientifiques, car il se démarquait par une absence de névrose, de psychose, de criminalité et de volonté guerrière.

Vivre en accord avec ses rêves serait-il un gage de meilleure santé mentale, ainsi qu’un outil de cohésion sociale ? C’est en tout cas l’avis du psychologue Stewart, qui a systématisé ces techniques en thérapie. Il faut néanmoins noter que les travaux de Garfield et de Stewart semblent actuellement être remis en cause. La validité de leurs données est par conséquent sujette à caution.

Autrefois, un Indien d’Amérique du Nord qui rêvait qu’il avait été mordu par un serpent, se soignait immédiatement à son réveil : pour lui, le rêve ne s’opposait absolument pas à la réalité. La culture amérindienne adhère le plus souvent à la théorie du monde extérieur. Ainsi, le « capteur de rêves », suspendu au-dessus de la couche (du papoose essentiellement), a pour fonction d’attirer les bons rêves vers le dormeur (grâce notamment à une pierre placée en son centre), et de retenir les mauvais dans sa toile. La culture guatémaltèque est l’une des exceptions à la règle. Avant d’aller se coucher, les enfants sont invités à placer sous l’oreiller une série de petites poupées de chiffon auxquelles ils auront pris soin de confier leurs soucis (un souci par poupée). Conservant les soucis pour elles, les poupées préservent ainsi les enfants des cauchemars. Ici, la théorie sous-jacente du rêve est donc bien, comme la notre, celle du monde intérieur.

Au XVIIème siècle, Descartes défend une conception « hydraulique » du rêve, théorie qui n’est pas très éloignée de celle des « humeurs » formulée par Hippocrate au Vème siècle avant J.-C. Alors qu’il pense que l’éveil provient de la bonne humectation du cerveau (et le sommeil de sa dessiccation), il décrit le rêve comme un produit de la semi-humectation du cerveau !

En 1861, Alfred Maury, un esprit encyclopédique de son temps, fait un rêve : « Je rêve de la terreur ; j’assiste à des scènes de massacre, je comparais devant le tribunal révolutionnaire, je vois Robespierre, Marat, toutes les plus vilaines figures de cette époque terrible ; je discute avec eux ; enfin, après bien des évènements, je suis jugé, condamné à mort, conduit en charrette sur la place ; je monte sur l’échafaud, l’exécuteur me lie sur la planche fatale, il la fait basculer, le couperet tombe ; je sens ma tête se séparer de mon tronc ; je m’éveille en proie à la plus vive angoisse ; et je sens sur le cou la flèche de mon lit à baldaquin qui s’était subitement détachée, et était tombée sur mes vertèbres, à la façon du couteau d’une guillotine. »… Dans la foulée, il écrit « Le sommeil et les rêves », ouvrage dans lequel il présente sa théorie : le rêve est le résultat d’une réaction mentale à un stimulus, stimulus interne (un organe qui se manifeste) ou externe (une porte qui claque, par exemple).

C’est ce qu’il appelle l’hypothèse réactionnelle. Le livre relate les multiples expériences de stimulation sensorielle qu’il a menées durant le sommeil de ses sujets. Il s’est ainsi mis à chatouiller leurs pieds avec une plume, à les brûler légèrement avec une bougie, à passer une fiole de parfum sous leur nez, etc., cherchant ainsi à confirmer sa théorie. En examinant bien la chronologie des faits rapportée par Maury, la somnologie actuelle a permis de comprendre que le « rêve » de la guillotine n’était en fait rien d’autre qu’une hallucination hypnagogique, un percept lié à l’endormissement (le plus connu, proprioceptif celui-là, étant la sensation de tomber dans un trou sans fin). D’ailleurs, selon l’expression de Rechtschaffen, le rêve est en réalité un processus « monomaniaque » - c’est à dire que, sous influence, il ne dévie que très peu de sa route propre. Dement a par ailleurs refait les expériences de Maury dans les années ’50 et ’60 : les stimuli pouvaient parfois être intégrés dans le rêve, mais ils ne créaient jamais l’intrigue. La mésaventure du lit à baldaquin reste néanmoins importante, car elle implique une seconde hypothèse, plus intéressante, déduite de la première : l’hypothèse hypnopompique. Puisque le rêve survient suite à une douleur qui conduit à un réveil, ce doit donc être le réveil qui provoque - en une fraction de seconde - le rêve (l’hypnopompe étant le mot scientifique pour dire « éveil »). Cette hypothèse est toujours d’actualité, et donne encore lieu à des études (nous en reparlerons plus loin).

La somnologie a également mis fin à la mythologie du rêve comme source d’inspiration. Par exemple, en 1890, le chimiste Kekule était convaincu de devoir l’intuition de la structure cyclique du benzène à un rêve qui lui était venu durant la nuit, celui d’un serpent qui se mord la queue. En réalité, il s’agissait à nouveau d’une hallucination hypnagogique. Et il est avéré par ailleurs que le fameux « rêve » qui inspira à Stevenson l’intrigue de « L’étrange cas du Docteur Jekyll et de Mister Hyde » n’était en fait que les « rêveries » d’un insomniaque !

Dans « L’interprétation des rêves », son ouvrage-clé datant de 1900, Freud décrit le rêve comme étant le produit d’une satisfaction hallucinatoire des désirs interdits (et donc inconscients). Ces désirs remontent à la conscience durant le sommeil - par l’affaiblissement des défenses psychologiques (essentiellement le refoulement). Sans les rêves, ces désirs risqueraient de réveiller le dormeur (pour Freud, il est surtout question des désirs sexuels infantiles). Le rêve est donc une « formation de compromis », le résultat d’une négociation, entre la poussée de l’inconscient (qui fournit « le contenu latent » du rêve) et la gouvernance du conscient (qui en crée « le contenu manifeste »). Grâce à l’analyse du contenu manifeste, qui permet l’élucidation du contenu latent, « le rêve est la voie royale qui conduit à l’inconscient » et, à ce titre, le principal objet de la psychanalyse.

Pour Jung, qui s’est dissocié de Freud à partir d’un certain point, le rêve émane également de l’inconscient. Mais pour lui, l’inconscient est largement collectif, il se compose notamment de symboles universels - les « archétypes ». Ainsi donc, alors que Freud avait mis fin à l’analyse immémoriale des rêves par le décodage de symboles, Jung y revient pour sa part dans un second temps. En outre, Jung pensait que les désirs qui sont à l’origine des rêves peuvent être de tout ordre, et non pas seulement sexuels.

Le sommeil paradoxal (REM sleep)

Le sommeil paradoxal fut découvert en 1953, à Chicago - par Azerinsky et Kleitman (on l’a vu, sous le nom de « REM sleep »), et en 1959, à Lyon - par Jouvet. Cette découverte est à ce point importante, qu’elle a permis de formaliser la première théorie valable sur le sommeil (théorie dite « active »).
Entraînant dès lors avec elle la naissance de la somnologie, la science qui étudie le sommeil. Le sommeil paradoxal représente environ un quart du temps de sommeil. Il se répartit en courtes périodes itératives de 10 à 30 minutes. A proprement parler, le sommeil paradoxal n’est pas du sommeil, ni de l’éveil d’ailleurs. C’est un troisième état de vigilance qui, dans l’évolution, est apparu avec les oiseaux.

Le train est une bonne métaphore du sommeil. Si les wagons représentent les quatre à six périodes de sommeil orthodoxe, le sommeil paradoxal constitue quant à lui les passerelles qui relient les wagons entre eux. Et les wagons à l’arrière étant plus petits qu’à l’avant, le paradoxal en profite pour occuper davantage de place. C’est ainsi que plus la nuit avance, plus le paradoxal est abondant. Voilà pourquoi le réveil matinal a beaucoup de chances de se produire en paradoxal. L’association d’un wagon et d’une passerelle de paradoxal forme ce qu’on appelle un cycle de sommeil (lequel dure environ 90 minutes).

En anglais, le sommeil paradoxal porte donc le nom de « REM sleep » (Rapid Eye Movement sleep). C’est du fait des mouvements oculaires rapides (MOR) (haut-bas surtout) qui abondent lors de ce stade. D’ailleurs, dans le paradoxal, tout est rapide : rythmes cérébraux thêta, alpha, bêta et même gamma (extrêmement rapide) ; images foisonnant à l’arrière du cortex ; membres pris de petites secousses ; tympans se mettant à bouger avec fébrilité, etc. Toute cette agitation contraste singulièrement avec le calme du corps. Ce dernier est en fait complètement paralysé ! Seuls certains muscles respiratoires - et oculaires bien sûr - restent encore actifs. Voilà le principal paradoxe du paradoxal : un cerveau en folie dans un corps abandonné… Cette atonie musculaire (liée au locus coeruleus alpha) semble jouer un rôle de verrou de sécurité, sélectionné au cours de l’évolution, afin d’éviter les comportements moteurs en rapport avec les rêves (et empêcher ainsi les blessures éventuelles consécutives). Mais ceci n’explique probablement pas tout.

Les fonctions du sommeil paradoxal sont aussi nombreuses que controversées. Une première contradiction : le paradoxal est un moment essentiel du sommeil, mais il semble qu’on puisse très bien s’en passer ! En voici l’exemple le plus frappant : lors de la guerre de Kippour, en 1973, un soldat israélien a perdu définitivement son paradoxal à cause d’une blessure à la tête ; aujourd’hui encore, malgré cette privation, cet avocat de Haïfa vit sans perturbations apparentes...

De nombreux chercheurs prêtent néanmoins deux fonctions primordiales au sommeil paradoxal. D’une part, mettre de l’ordre dans l’esprit, notamment sur le plan de la cognition et de l’humeur (les apprentissages sont stockés, les souvenirs fixés et les pare-chocs affectifs reconstitués). Et d’autre part, le REM aiderait notre personnalité à faire des progrès - par l’exploitation des ressources profondes. D’autres voient le paradoxal comme un re-programmateur de l’identité : l’instant précieux d’heureuses retrouvailles avec soi-même, après une longue journée passée à jouer divers rôles au contact des autres. Quoiqu’il en soit, de nombreuses questions restent sans réponse. Pourquoi sommes-nous sexuellement excités en paradoxal, même en l’absence de rêve érotique ? Pourquoi redevenons-nous lors de ce stade des animaux poïkilothermes (à sang froid), à la merci des variations extérieures de température ? Pourquoi un écureuil privé de paradoxal perd-t-il son identité d’espèce (son instinct), et ne pense dès lors plus à enterrer ses noisettes ?

On l’a dit, le rêve est étroitement associé au sommeil paradoxal. Ainsi, quatre à six fois par nuit, nous traversons des périodes intenses de rêve d’une durée de 10 à 30 minutes. Un peu comme si le sommeil paradoxal nous emmenait chaque nuit au cinéma voir une séance complète. Même si nous avons complètement oublié le film au réveil... Pour se souvenir d’un rêve, il faut en réalité se réveiller en plein dedans. 3 minutes après, le rêve est complètement amnésié ! Ceux qui gardent le souvenir d’un rêve le matin se sont donc réveillés dedans - et c’est souvent en paradoxal. Chacun peut améliorer sa mémoire des rêves. Une simple autosuggestion au coucher - du type « je souhaite me souvenir d’un rêve demain matin » - peut déjà être d’un grand secours. Et garder un « carnet de rêves » à portée de main permet de noter rapidement le récit avant de l’oublier, tout en opérant de surcroît une auto-suggestion indirecte. Ou encore, changer l’heure du réveil permet de partir à la recherche du sommeil paradoxal.

Mais le rêve n’est pas limité au sommeil paradoxal. La plupart des chercheurs rejettent aujourd’hui en effet l’équation « rêve = sommeil paradoxal ». Ils pensent au contraire qu’on rêve dans tous les stades de sommeil (profond y compris). C’est à dire tant sur les passerelles du train que dans les wagons. Et ils pensent également (Cavallero notamment) que le contenu des rêves ne diffère pas qualitativement en fonction des stades de sommeil (contrairement à ce qu’affirmait Foulkes, par exemple). Voilà qui peut sembler quelque peu confus !

Pour y comprendre quelque chose, il faut veiller à bien différencier trois niveaux de réalité : la production d’un rêve (son vécu), sa remémoration et son récit. Il est prouvé que le sommeil paradoxal est favorable aux compétences mnésiques et verbales, contrairement au sommeil orthodoxe qui privilégie davantage les aptitudes visuo-spatiales. On peut en conclure que les rêves produits en paradoxal sont plus facilement « capturables » que les autres, car on s’en souvient mieux et l’on dispose de plus de mots pour en faire des récits. Les études de Foulkes montrent que réveillés en paradoxal, nous avons 80 à 90 chances sur 100 de nous souvenir d’un rêve et de pouvoir le raconter ; en sommeil léger, au moins 60 chances sur 100 (alors que ce sommeil représente plus de la moitié du temps total de sommeil !) ; et au cours du premier sommeil profond, 20 chances sur 100. Notons à cette occasion qu’on a pensé pendant longtemps que les rêves du sommeil orthodoxe n’étaient en fait que des résidus de rêves produits précédemment en sommeil paradoxal. Ceci est donc infirmé, puisque des rêves présents lors du sommeil profond précédant la première phase de paradoxal, ne peuvent donc pas - par définition - avoir été produits lors du REM précédent !

Le rêve produit est un ensemble structuré d’hallucinations multi-sensorielles (la vision, puis l’audition, étant les plus fréquentes), procédant d’un état modifié de la conscience. Le rêveur prend toujours part à l’action du scénario. A posteriori, ce dernier apparaît le plus souvent comme étrange voire incohérent. Le souvenir du rêve relève, lui, d’une reconstruction par la conscience vigile ; il n’est donc jamais le parfait homologue du rêve vécu. Et le récit du rêve, quant à lui, est une traduction verbale du souvenir du rêve, toute traduction étant une trahison. En conclusion, nous ne connaissons nos rêves qu’au travers d’un double filtre !

Contrairement à ce que l’on a pensé pendant longtemps, il n’y a aucun lien entre les mouvements oculaires et le contenu visuel onirique (ce qu’on appelait naguère la théorie du balayage). D’ailleurs, les MOR existent chez les nouveaux-nés et les aveugles de naissance (qui n’ont - par définition - jamais rien vu). Incidemment, l’EMDR – célèbre technique thérapeutique utilisée pour les traumatismes psychologiques - n’a strictement rien à voir ni avec les rêves, ni avec les MOR du sommeil REM, contrairement à ce que soutien son auteur, Francine Shapiro.

L’approche scientifique du rêve

On l’a vu plus haut, à l’orée du 20ème siècle, c’est Freud qui a ouvert la voie. Il ne fut pas le seul. Nous avons par exemple en Belgique un autre précurseur : Joseph Delboeuf, qui publia en 1885 (15 ans avant Freud, donc) un ouvrage très sérieux et intéressant intitulé « Le sommeil et les rêves » (titre probablement emprunté à Maury).

Historiquement, la première analyse statistique des rêves fut menée par une certaine Mary Calkins, en 1893. L’étude portait sur 375 rêves ! Résultats : 20% de rêves très agréables, 4% de cauchemars, 57% de rêves visuels, 37% de rêves auditifs, 1% de rêves gustatifs - olfactifs, 37% de rêves en couleurs, 29% de rêves récurrents et 26% de rêves lucides.

Pour certains neurobiologistes (Hobson par exemple, très en vogue depuis le milieu des années nonante), le rêve n’est que le déchet des processus d’entretien neuronaux ! La scorie du vidange/graissage quotidien des circuits de neurones les plus utilisés la veille. Il ne signifie donc strictement rien. Il est juste bon à être jeté à la poubelle !

L’approche cognitivo-comportementale n’est guère plus réjouissante. Pour Domhoff (Université de Santa Cruz, Californie), par exemple, seule est pertinente une froide analyse du contenu du rêve (c.-à-d. chacune de ses « briques » constitutives). Toute autre considération ayant trait au « mur » construit - le scénario, le récit - et aux associations et interprétations cherchant à lui donner sens, est nulle et non avenue !

Le logicien français Goblot a repris à son compte, en 1896 (35 ans après, donc), la théorie hypnopompique du rêve de Maury. Cette théorie permet d’expliquer les « rêves réveille-matin » (ceux qui intègrent la sonnerie du réveille-matin), rêves manifestement produits après la stimulation éveillante, donc en un temps ultra-bref. La théorie hypnopompique a encore la cote chez certains cognitivistes d’aujourd’hui. Pour Tassin, par exemple, l’éveil crée en effet le rêve bien plus qu’il ne l’interrompt ! Ceci est pourtant contredit par les expériences menées sur le rêve lucide par Laberge. On peut apprendre à un rêveur lucide à signaler le début et la fin de son rêve (par des mouvements oculaires particuliers, par exemple) ; Laberge a découvert ainsi que la durée subjective d’un rêve correspond plus ou moins au temps réel écoulé, ce qui plaide évidemment en faveur d’un rêve produit pendant le sommeil. Ceci dit, on peut légitimement se demander si le rêve lucide est un rêve comme les autres…

Pour Tobie Nathan, le fondateur de l’ethnopsychiatrie, le rêve servirait avant tout à faire du lien entre les hommes. En les poussant à le raconter, le rêve ferait en effet office d’opérateur de reliance et, partant - au sens littéral - de religion !

Les événements qui « font événement » (qui sortent de l’ordinaire) n’apparaissent généralement dans l’intrigue des rêves que 6 à 8 jours après leur occurrence. Le temps nécessaire à la digestion mentale ?

On l’a dit, un sujet réveillé en REM rapporte un rêve dans 80 à 90% des cas. Les études menées par Peretz Lavie au Technion de Haïfa ont montré que des survivants non résilients de la Shoah (souffrant donc d’un stress post-traumatique) n’en rapportent que dans 55% des cas ; et des survivants résilients (sans trauma) n’en rapportent, eux, que dans 33% des cas. L’interprétation de ces résultats est que l’effacement des rêves semble agir comme un mécanisme de défense, et que ce dernier est visiblement mieux utilisé chez les résilients que chez les non résilients.

Les aveugles de naissance rêvent. Mais de quoi rêvent-ils au juste ? Leurs rêves correspondent très exactement aux représentations du monde qu’ils se sont construits. Comme ils imaginent le monde, ils le rêvent. Freud disait qu’ « on ne tombe pas hors du monde lorsqu’on rêve » (il voulait dire de son monde). On bâtit ses rêves avec ce qui est en mémoire dans notre esprit. C’est pour cela que, au sens strict, le rêve n’est pas le contraire de la réalité ! On rêve toujours dans sa réalité propre, cette réalité que nous construisons tous.

Le rêve lucide apparaît principalement dans le REM de fin de nuit, davantage dans le REM tonique que dans le phasique et il est souvent associé à un rythme alpha hypervolté. Il succède la plupart du temps à l’apparition d’un contenu onirique terrifiant, et à un éveil très bref. Laberge a mis au point des techniques d’apprentissage du rêve lucide (pour les 74% de la population qui n’en n’ont donc pas spontanément). Et Rosalind Cartwright utilise le rêve lucide à des fins thérapeutiques. Elle apprend au patient à modifier - tout en rêvant - le scénario du rêve, et à orienter ce dernier dans une direction plus favorable.

Plus on avance dans la nuit, plus les rêves s’enrichissent en intrigues, personnages, détails et sentiments. Et plus ils portent sur le passé éloigné du rêveur.

Même les fœtus rêvent ! Ils rêvent des comportements instinctifs (mémoire d’espèce) qu’ils auront à la naissance : agripper, téter, exécuter la marche réflexe… D’ailleurs, les animaux homéothermes - dans leur ensemble - rêvent pareillement d’une séquence de comportements instinctifs. Mais pour eux, bien sûr, c’est tout au long de la vie. Expérimentalement, ces comportements rêvés sont mis en évidence en lésant le locus coeruleus alpha, la structure cérébrale responsable de la paralysie au cours du REM. Dans cette condition, l’animal se met alors à agir ses rêves.

Malgré le fait qu’un rêve soit quelque chose qui se voit, on ne peut s’en souvenir et en faire le récit qu’avec des mots. Sans langage, point de scénario. Et sans scénario, point de rêve. Dans cette perspective, celui qui ne parle pas ne rêve pas. Dès lors, un fœtus ne peut donc pas rêver, pas plus qu’un nourrisson (infant) ou un animal ! Des images apparaissent bien au cours du REM, mais ces hallucinations ne sont pas reliées entre elles afin de constituer une histoire. De même, on peut aller jusqu’à soutenir - avec la psychanalyse - que sans relation, il n’y a pas de rêve non plus ! En effet, le rêve n’existe pas réellement en dehors du récit qui s’adresse à un Autre.

D’un point de vue scientifique, les rêves prémonitoires sont soit le fait d’une concomitance, soit celui d’une corrélation. Lorsque deux événements apparaissent en même temps, ou successivement (ce qui est le cas pour le rêve prémonitoire et l’événement « prédit »), alors qu’il n’existe aucun lien entre eux, on parle de concomitance (ou coïncidence).

Voici un exemple de concomitance, observé en Alsace : alors que la natalité chute, il y a de moins en moins de cigognes ! Le rêve prémonitoire peut être pareillement le fruit du hasard. On parle par ailleurs de corrélation, lorsque deux événements sont reliés entre eux (mais pas nécessairement par un lien de causalité, les deux événements pouvant avoir une cause commune). Par exemple, on constate que les gens qui font du ski vivent généralement dans des appartements dont le loyer est cher ; mais il ne suffit pas d’augmenter les loyers pour que davantage de gens puissent aller skier !
Le rêve prémonitoire, en tant que produit d’une corrélation, résulte de la montée à la conscience - au cours du sommeil - de signes subtils enregistrés de manière inconsciente à l’état vigile. Nous ne pouvons en effet être conscients que d’une infime portion de la somme d’informations que nous traitons en permanence. Notre esprit est ainsi capable de saisir, à notre insu, les prodromes de phénomènes qui se produiront ultérieurement.

Les OBE (Out of Body Experience) sont des rêves qui sont faits, spontanément, par 5% de la population, en sommeil paradoxal. Ils traduisent la désactivation de régions pariétales du cerveau, responsables de l’intégration du Soi et du corps.

De même, ce sont des hallucinations qui apparaissent lors d’une NDE (Near Death Experience), et qui correspondent cette fois à une stimulation du gyrus angulaire (une structure du cerveau).

Enfin, il existe une certaine continuité thématique pour les rêves d’une même nuit. Ceci plaide en faveur d’un continuum onirique durant la nuit pour un dormeur donné.

Rêver sur les rêves

« C’est la nuit qu’on se voit sous son vrai jour » nous enseigne la sagesse populaire. Et il est vrai que nos rêves en disent long sur nous-mêmes. Encore faut-il comprendre ce qu’ils disent ! Pendant longtemps, les hommes ont cherché la clé des songes. Depuis Freud, et selon la jolie expression de Prévert : « on a mis la clé des songes sous le paillasson ». Avant (et on procède toujours de la sorte en parapsychologie), on cherchait à décoder des symboles (c’est à dire des représentations se référant à une culture commune - laquelle fait tiers pour tout le monde). Actuellement, grâce à la psychanalyse, on tente plutôt de donner sens aux rêves d’un individu en se basant principalement sur son histoire propre. Pour Freud, en effet, l’inconscient est strictement personnel. L’analyse des rêves ne peut donc pas se faire par le décodage de symboles, mais bien par le décryptage de signifiants (c’est à dire des représentations auto-référencées). Pour Freud, la clé des songes ne circule que là où la psychologie est absente.

Freud a le grand mérite d’avoir fait du travail sur le rêve le noyau de sa cure. « Un rêve non interprété, c’est comme une lettre non lue » rapporte la sagesse juive. Et le Talmud - vieux de 1800 ans - rapporte déjà que « les songes n’ont aucune valeur dans leur sens littéral » (insistant aussi sur le fait que « nul ne peut comprendre son rêve sans interprète »). L’interprétation des rêves, par un tiers laissant « flotter » son écoute, est de fait le fer de lance, très talmudique, de la psychanalyse. D’ailleurs, si Freud n’avait pas été juif, et s’il n’avait pas eu vent de la Guematria (discipline religieuse visant le décodage des mots bibliques par les chiffres, et postulant ainsi l’existence d’un contenu latent derrière le contenu manifeste), on peut légitimement se demander s’il aurait pu écrire son chef-d’œuvre, « L’interprétation des rêves ».

Pour la psychanalyse, le rêve est - de manière fondamentale - une production mentale nocturne qui tente de traiter un vécu émotionnel qui, sans cela, serait insupportable. La perturbation affective en question peut tout à la fois être liée à une préoccupation de type existentiel (la « crise » dans laquelle l’individu se trouve, au sein de son cycle de vie), à des soucis récents du quotidien (« the remains of the day ») et, enfin, à la condition même de l’homme endormi (vécu de déréliction, perte de contrôle, abandon...). Au matin, le traitement reste inachevé et chaotique. L’intervention thérapeutique consiste dès lors à poursuivre, de jour, cette mentalisation. Pour ce faire, Freud propose la méthode des « associations libres », invitation à l’inflation des représentations mentales, qui permet d’interpréter les rêves d’une façon ouverte et ontologique (l’interprétation ne pouvant être réalisée qu’à partir du contexte transférentiel – transfert / contre-transfert - propre à la cure psychanalytique). Cependant, la méthode freudienne a ses limitations. D’abord, en tant qu’interprétation, elle est à la recherche d’une signification véritable (le contenu latent) ; on peut donc dire qu’elle est « réaliste ». Ensuite, elle est strictement rétrospective, en ce sens qu’elle se propose d’élucider uniquement des vérités du passé (un désir sexuel infantile, la plupart du temps). Dans ce travail de décryptage, elle emprisonne donc, à son insu, la mentalisation du sujet dans une sorte d’entonnoir. Ça ressemble à un « Wudunit » à la Sherlock Holmes : enquêter, remonter la piste, trouver le coupable.

A l’instar des phénoménologues de la première moitié du vingtième siècle, de nombreux thérapeutes pensent de nos jours que donner sens à un rêve consiste moins à débusquer une vérité du passé qu’à ouvrir des portes et des fenêtres sur le futur (afin de résoudre des problèmes du présent). Construire l’avenir plutôt que reconstruire le passé. Il s’agit donc tout à la fois d’une approche constructiviste et prospective. « Co-constructiviste » devrait-on dire, puisque le sens d’un rêve (sa direction – rassérénante, et sa signification - existentielle) va naître, au cours de la séance, à l’intersection de l’histoire du patient et de celle du thérapeute. En aucun cas comme une vérité. Mais comme une hypothèse de travail, opératoire, fruit du mariage de deux rêveries, de la formation d’un isthme entre deux esprits, qui n’a pour objet que d’aider à rendre plus supportable un vécu émotionnel insupportable (celui du patient bien sûr, mais également celui du thérapeute !). Il s’agit donc de donner un sens au rêve, bien plus que de le découvrir.

Au cours d’un tel processus, la mentalisation prend dès lors son envol, dans une sorte d’entonnoir renversé, qui produit davantage de rêve encore. Dans cette perspective, c’est en prenant de la hauteur, en s’éloignant du rêve, qu’on se rapproche de sa vérité. Et c’est, en particulier, en se mettant à rêver sur les petites singularités du rêve, sur les petits détails apparemment insignifiants et incongrus. Il s’agit en quelque sorte de faire de l’anti-Sherlock.

Freud disait que « le rêve est le gardien du sommeil » (et le cauchemar, par conséquent, un rêve dont la mission a échoué). Ce qu’il entendait par là, c’est que le rêve se charge de traiter la perturbation émotionnelle qui menace de réveiller le dormeur (ce traitement passant par la satisfaction hallucinatoire du désir, sur le modèle du « qui dort dîne ».).

Aujourd’hui, on serait presque tenté de retourner l’adage, tant le rêve apparaît comme primordial ! Le sommeil fait dès lors figure de simple gangue abritant un inestimable diamant. La pierre brute du traitement mental. Et le rôle du psychothérapeute s’apparente à celui du tailleur, affinant la pierre afin d’en exprimer toute la richesse. Les techniques de taille sont, du reste, multiples. Parmi les plus connues, et à côté de l’association libre (qui consiste, rappelons-le, à fragmenter le scénario du rêve en ses plus petites unités constitutives, et à associer ensuite autour de chacune d’entre elles), citons la méthode existentialiste, prônée par la gestalt thérapie. Cette approche, qui s’apparente sur un certain plan à l’analyse jungienne, propose au sujet de s’identifier à chaque constituant de son rêve, et à ressentir dès lors ce qu’il vit. Si, par exemple, il a rêvé qu’il faisait du ski, il sera invité à se mettre à la place des skis (ou de la neige), puis à ressentir ce qu’il vit en tant que skis (ou neige), et à parler pour eux ! Relevons encore les techniques ericksoniennes qui, par l’hypnose, permettent non seulement de donner sens aux rêves, mais aussi de modifier ceux-ci de l’intérieur. Cette approche est particulièrement utile pour traiter les cauchemars et les flash-backs post-traumatiques.

Mais au-delà des techniques, ce qui importe le plus, c’est la merveilleuse mise en résonance de deux appareils psychiques, celui du patient et celui du thérapeute, autour d’un contenu onirique, au sein d’une relation très particulière. Une expérience véritablement grandissante.

Qu’on se le dise : rêver et, plus encore, rêver sur les rêves, est probablement l’une des activités mentales les plus raffinées et les plus productives de l’être humain !

Roland Pec est licencié en Psychologie Clinique - Université Libre de Bruxelles.
Il est psychologue, psychothérapeute et spécialiste des troubles du sommeil.
Il a reçu aux Etats-Unis une formation de somnologue dans un laboratoire accrédité par l’American Academy of Sleep Medicine, et a été diplômé en somnologie par la Société Française de Recherche sur le Sommeil (Diplôme Inter-Universitaire Veille/Sommeil). Il est actuellement adjoint au Centre d’Etudes des Troubles du Sommeil à l’Institut Médical Edith Cavell à Bruxelles.
Dans le domaine psychothérapeutique, il a été formé à la thérapie familiale à l’ULB (auprès de Mony Elkaïm), à la thérapie brève au MRI de Palo Alto (auprès de Paul Watzlawick), à l’hypnose ericksonienne à l’Institut Milton Erickson de Belgique, au travail du rêve en gestalt thérapie à Esalen (Californie) et à la thérapie de couple (auprès de Robert Neuburger).



Publié le 21 janvier 2010 - Auteur : Pec Roland
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Proposé par

Pec Roland

Licencié en psychologie (ULB). Formation de somnologue aux États-Unis (Los Angeles). Diplômé en somnologie par la Société Française de Recherche sur le Sommeil (Université de Paris XII).Formé à la thérapie systémique brève (au MRI de Palo Alto, Californie), à l’hypnose ericksonienne (à l’IMHEB) et au travail du rêve en gestalt thérapie (à Esalen, Californie).
- consultation au Centre Médical Edith Cavell (tél : 02/ 434 81 01)
- consultation à l’Hôpital Delta (tél : 02/ 434 81 00)
- consultation à la polyclinique du Mutsaert (tél : 02/ 267 05 85)
- consultation au Centre Européen de Psychologie Médicale PsyPluriel (tél : 02/ 331 56 65)
- Unité de Sommeil à Domicile DOMO SleepWell, (email : info@rolandpec.org) : ouvert depuis février 2018
- consultation privée : 19, rue du Coq, 1180 Bruxelles (tél : 0477/ 803 704)
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