Microkinésithérapie

La microkinésithérapie est une technique de soins manuelle consistant à retrouver dans l’organisme d’un sujet les "traces" des évènements non éliminés qui sont à l’origine des symptômes observés. Une stimulation de ces zones permet de déclencher les mécanismes auto-correcteurs capables de les éliminer.

1 - DÉFINITION

Le corps humain, comme tout organisme vivant, est conçu pour s’adapter, se défendre et s’auto-corriger en cas d’agressions traumatiques, émotionnelles, toxiques, virales, microbiennes ou d’environnement.

Lorsque l’agression est supérieure aux possibilités de défense de l’organisme, la vitalité du tissu corporel concerné va être altérée. Il y a " mémorisation " de l’agression. La modification de la vitalité tissulaire peut faire apparaître différentes manifestations locales ou à distance.

La microkinésithérapie va chercher par une technique micropalpatoire manuelle spécifique les traces laissées par ces agressions dans les différents tissus de l’organisme. Son action consiste à effectuer manuellement des actes stimulant les mécanismes d’auto-correction afin d’éviter la dégradation des tissus et d’en rétablir la fonction.

2 - DÉROULEMENT D’UNE SÉANCE

Concrètement, après s’être renseigné sur les douleurs ou les dysfonctionnements dont souffre le patient, le thérapeute lui demandera de s’allonger sur une table en restant légèrement vêtu. Puis, avec ses mains, il va palper le symptôme, c’est-à-dire la zone dont le patient souffre. Cette première palpation qui se fait de différentes manières avec les 2 mains : en poussée, en effleurement, en rotation, en aspiration, etc… permet déjà d’objectiver le " dysfonctionnement " des tissus et d’avoir une petite idée sur l’origine de ce désordre.

Mais, le traitement ne commence vraiment qu’en quittant le symptôme pour contrôler par des gestes méthodiques et rigoureux des ensembles tissulaires ou corporels qui contiennent la " trace ", la "mémoire" des événements responsables des désordres. On peut ainsi contrôler, par exemple, les traces des chocs traumatiques, des agressions infectieuses ou toxiques, mais aussi des chocs émotionnels ou des difficultés essentielles qui " perturbent " la personne.

En effet, chacune de ces causes non éliminées a laissé une trace dans l’organisme à des endroits spécifiques sans rapport apparent avec la zone qui souffre. Lorsqu’une restriction apparaît entre les mains du thérapeute dans ces ensembles, il va ensuite la mettre en rapport avec une zone anatomique en définissant par des gestes palpatoires l’étage corporel atteint et le tissu concerné et pouvoir ainsi situer la zone concernée par l’événement perturbant. Il peut ainsi indiquer que l’agression infectieuse trouvée concerne les bronches et que le choc émotionnel a dérangé le fonctionnement de la thyroïde.

La stimulation se fait entre la portion de l’ensemble qui a conservé la mémoire de l’événement qui est à l’origine du désordre et l’endroit où celui-ci s’est manifesté. Le thérapeute réinforme ainsi l’organisme sur son passé afin de lui permettre de réagir aujourd’hui à cet événement. Tous les différents ensembles qui conservent toutes les causes connues actuellement de dysfonctionnement sont ainsi contrôlées et " nettoyées ". À la fin , le thérapeute retourne palper les symptômes de départ pour vérifier si plus rien n’apparaît à ce niveau. Il explique ensuite à son patient ce qu’il a " trouvé " s’il ne l’a pas fait au fur et à mesure, et l’informe de la réaction de fatigue habituelle qui apparaît pendant 48 heures. La durée d’une séance est d’environ une demie heure.

3 - QUELQUES CONDITIONS GÉNÉRALES

Il n’est pas nécessaire de multiplier les séances, une seule devrait suffire, deux ou trois sont un maximum.

On peut effectuer ces traitements à titre préventif (une fois par an par exemple) ou à titre curatif après une agression ou un événement perturbant pour aider le corps à réagir et à s’auto-guérir.

Il ne faut pas opposer la médecine d’urgence (médicaments, chirurgie, etc…) à cette technique qui n’agit pas directement sur le symptôme comme la médecine d’urgence mais sur la cause. Les deux sont donc complémentaires.


Article publié le 18 janvier 2009
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