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Alimentation

La nutrition au service de la santé publique

Par Willy Vandenschrick, Nutrithérapeute.

Le lien entre nutrition et santé n’est plus à démontrer.
Une alimentation équilibrée est un réel facteur de prévention des maladies cardio-vasculaires, de certains cancers, de l’obésité, de l’ostéoporose et de bien d’autres pathologies... mais il ne suffit pas de manger « un peu de tout » pour que tout aille bien.

La façon de s’alimenter est un des facteurs essentiels pour maintenir ou retrouver un état de santé optimal. La nutrition est au cœur de l’état de santé. Nos os, nos muscles, nos viscères, notre sang, nos hormones, … mais aussi notre cerveau (et donc notre humeur, notre mémoire, notre capacité de concentration) sont fabriqués, réparés, mis en action à chaque instant par les substances qui composent l’alimentation.

Malheureusement, deux facteurs sociétaux actuels ont une incidence négative sur l’équilibre fonctionnel alimentaire de la population :

  • D’abord, les grands changements d’habitude de vie. Il y a quelques décades encore, les repas se prenaient en famille avec un cérémonial qui garantissait une bonne assimilation et digestion efficace. Une méta-analyse a démontré que la prise des repas en famille et à la maison a une incidence favorable sur la santé [1]. Les plats étaient préparés à la maison à partir d’aliments « originels » c’est-à-dire non transformés. Actuellement, chacun mange n’importe où, n’importe comment (devant l’ordinateur au travail, en rue, devant la télévision, …) et surtout n’importe quoi !
  • Et c’est là qu’intervient le deuxième facteur : la dénaturation alimentaire. Depuis quelques décennies, l’industrie agro-alimentaire « transforme » et de plus en plus « ultra-transforme » les aliments afin de les rendre plus appétants, plus faciles à gérer, à conserver… et à consommer. Raffinage, modes de conservation, modes de cuisson industrielles, additifs divers et nombreux pesticides … vont altérer gravement la qualité nutritionnelle des aliments couramment consommés par la population avec un risque majeur pour la santé publique. Ce qui est présenté par l’industrie agro-alimentaire comme une facilité pour le consommateur est en fait un piège dont nous sommes (sans en être conscients) les premières victimes.

En effet, chacune de nos cellules a, en permanence, besoin d’un apport adéquat de matériaux et d’énergie afin d’assurer son fonctionnement et sa maintenance. Cet apport est assuré par les nutriments que l’on retrouve dans l’alimentation. En dehors des macronutriments (lipides, protides et glucides), nous avons aussi besoin des micronutriments contenus dans une alimentation de bonne qualité. Il s’agit des acides aminés, des minéraux, des vitamines, des acides gras et des oligo-éléments. Leurs rôles sont multiples et fondamentaux.

De nombreuses études scientifiques, expérimentales, cliniques, épidémiologiques ont montré, ces dernières années, que bien souvent, l’organisme ne reçoit pas quotidiennement la quantité suffisante en micronutriments.

Lorsque l’un de ces éléments n’est pas présent, dans l’organisme, en quantité suffisante, l’organisme puise dans ses réserves. Lorsque celles-ci sont épuisées, certaines fonctions cellulaires sont forcées de « tourner au ralenti » et certaines structures cellulaires sont mal réparées. Si ces ralentissements persistent, surviennent alors fatigue physique, diminution de l’adaptation au stress, anxiété, difficulté à faire face à une infection. Si la situation se prolonge, les dégâts cellulaires peuvent devenir importants avec le risque de voir se développer une pathologie grave.
L’industrialisation des cultures ainsi que certains modes de cuisson trop agressifs réduisent la richesse des aliments en micronutriments tout en apportant aussi des substances néfastes et toxiques. L’utilisation des additifs dans les transformations alimentaires vont également dégrader la qualité nutritionnelle des aliments avec un risque majeur d’altération de la santé pour le consommateur.

Une étude récente a démontré qu’une consommation importante d’aliments ultra-transformés augmentait le risque de mortalité toutes causes confondues [2].

Le mode de vie contemporain et de nombreuses circonstances particulières (croissance, grossesse, vieillissement, surmenage, examens, sports, maladies…) vont encore accroître nos besoins en micronutriments essentiels.
Paradoxalement, l’amélioration de nos conditions de vie fait que nous dépensons moins d’énergie, ce qui entraîne aussi une diminution de notre ration alimentaire et donc des apports journaliers de ces micronutriments.

Des milliers d’études scientifiques montrent de manière claire que de très nombreuses maladies ont des facteurs nutritionnels et que ni leur prévention ni leur traitement ne peuvent faire l’économie d’une intervention nutritionnelle.

Même des affections comme le cancer et les maladies cardio-vasculaires dépendent largement de la qualité de l’alimentation. Une étude récente a démontré l’intérêt du Bio dans la prévention du cancer du sein en période de ménopause [3].
Une autre étude a démontré l’intérêt de la consommation régulière d’oméga3 sur l’augmentation de l’espérance de vie en bonne santé [4]. Une consommation régulière d’édulcorants a été démontrée comme pouvant favoriser l’hypertension, le surpoids, le syndrome métabolique, le diabète de type 2 et les maladies cardio-vasculaires [5].
De très nombreuses études montrent aussi que les régimes riches en fruits et légumes se traduisent par un risque de cancer réduit de manière substantielle.

Dans l’état actuel de la connaissance, les experts estiment que des apports accrus dans certains micronutriments (vitamines, minéraux, acides gras, …) pourraient réduire de 20 à 40 % l’incidence de maladies chroniques aux conséquences sérieuses.

Devant ce constat alarmant, il est indispensable de prendre toutes les dispositions pour optimiser l’alimentation de chacun et de lui apporter les micronutriments nécessaires en dose suffisante et régulière.

La population doit être informée et recevoir les conseils nécessaires et indispensables à l’élaboration d’un bon protocole alimentaire.
Aucun autre protocole thérapeutique ou préventif connu ne possède le potentiel de celui de l’Optimalisation de l’Alimentation®, telle que proposé par le CERDEN.

Pour optimiser la forme, l’énergie physique, le fonctionnement intellectuel, pour améliorer l’adaptation au stress, se protéger plus efficacement contre la pollution, se défendre mieux contre les infections, réparer plus complètement les dégâts moléculaires et cellulaires liés à l’environnement et au vieillissement, pour mieux prévenir la plupart des pathologies, il est INDISPENSABLE d’optimiser les apports nutritionnels, d’abord par l’alimentation, mais aussi éventuellement par la complémentation.

C’est le rôle des Conseillers en Nutrition Humaine et des Nutrithérapeutes formés au CERDEN.

Ils interviennent en informant et formant la population à la « bonne parole nutritionnelle » par des conférences, des articles, des ouvrages. Ils donnent aussi en individuel le Conseil Adapté Cerden® permettant à la personne de maintenir ou retrouver un état de santé optimal. Enfin, les Nutrithérapeutes prennent en charge, en fonction de leurs compétences, les malades nécessitant une correction alimentaire.

Ils agissent ainsi positivement, à tous les échelons possibles, sur la Santé Publique.

Willy VANDENSCHRICK
Nutrithérapeute certifié CERDEN
Centre Européen pour la Recherche, le Développement
et l’Enseignement de la Nutrition et de la Nutrithérapie.
www.cerden.be

[2Association Between Ultraprocessed Food Consumption and Risk of Mortality Among Middle-aged Adults in France
JAMA Intern Med. Published online February 11, 2019 doi:10.1001/jamainternmed.2018.7289

[4Heidi Lai et al. Serial circulating omega 3 polyunsaturated fatty acids and healthy ageing among older adults in the Cardiovascular Health Study : prospective cohort study

[5Nonnutritive sweeteners and cardiometabolic health : a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials and prospective cohort studies. Canadian Medical Association Journal, 2017 ; 189 (28) : E929 DOI : 10.1503/cmaj.161390



Publié le 1er septembre 2019 - Auteur : CERDEN
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- www.cerden.org

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