Toute souffrance psycho-émotionnelle chronique est le produit de systèmes de croyances, de notions et de concepts binaires non examinés, auxquels l’on s’identifie.
Notre véritable nature, qui est ineffable, est l’accomplissement de tous nos élans. Nous sommes cependant fascinés par une image étriquée, éloignée du réel : notre « moi-conceptuel ».
Nous croyons savoir qui nous sommes, mais en fait nous ne cessons pas de nous définir avec des notions, des idées, des images et des représentations abstraites, archaïques et schizoïdes que notre entourage nous a transmises. Nous nous identifions à ces concepts au point de croire que nous sommes notre contenu mental. En raison de la myopie de l’intellect non éclairé du moi-conceptuel, nous nous dédions à une quête incessante. Ce qui nous est connu en tant que moi-conceptuel, c’est l’anxiété de manquer, l’insécurité ontologique, les sentiments de solitude et de séparation, la lutte intérieure chargée de violence. En tant que moi-conceptuel, notre centre d’intérêt n’est que nous-mêmes. Nous vivons la vie des idées implicites transmises par autrui et, d’une façon ou d’une autre, les pensées des autres vivent notre vie. Cette mystification ou état hypnotique, nous empêche d’être ancrés dans notre nature véritable, dans la paix de l’existence elle-même, et dans l’autonomie ontologique.
L’introspection proposée par le docteur Prabhã Calderón tient compte du corps et de l’esprit. Elle signale avec précision les mécanismes d’identification, les systèmes de croyances de base et les idées sous-jacentes qui soutiennent l’activité stressante de ce moi-conceptuel.
Les Sources auxquelles s’alimente la pensée et la pratique de l’Autoquestionnement du Docteur Prabhã Calderón
La déconstruction postmoderne initiée par Nietzsche, Heidegger et Derrida …
Derrida disait en substance :
La déconstruction a pour fonction de révéler les structures qui sont situées au-delà du texte. En d’autres termes, la destruction des représentations linguistiques a pour fonction de mettre à nu ce qui a toujours été là.
Saussure disait : Ce que nous signalons n’est qu’un jeu de langage…

Il en découle entre autres, une branche de la linguistique : la linguistique contextuelle
Si nous utilisons le langage comme un instrument pour comprendre ce que nous appelons réalité, il est très intéressant et fondamental, d’examiner de très près cet instrument.
La réalité ou la vérité objective n’est pas pré-donnée. Nous nous en faisons une représentation arbitraire en la décrivant par nos artefacts littéraires, artistiques … et nos jeux triviaux de mots... Nous confondons nos expressions de la réalité avec la réalité et nous confondons les autres et nous-même avec nos interprétations arbitraires de la réalité.
Toutes nos définitions sont basées sur une vision bipolaire de ce que nous appelons la réalité. En privilégiant un concept par rapport à un autre, nous pensons donner de la consistance à nos idées, à nos souvenirs, à nos représentations … En cela, nous espérons nous rassurer sur la réalité de notre propre existence, car nous ne cessons d’en douter.
Au croisement de mouvements philosophiques postmodernes et de traditions très anciennes, tels que le bouddhisme ou le taoïsme, se trouve « L’Advaita Vedanta ou la vision de la Réalité Non-Duelle ». Les maîtres les plus connus, dans la grande tradition de la Non-Dualité, sont entre autres Ramana Maharshi et Nisargadatta Maharaj.

La vision de la Réalité Non-Duelle
La Non-Dualité, du sanscrit Advaita, nous parle d’une vision d’unité et d’un vécu par lequel, ayant nos yeux ouverts sur le monde tel qu’il se présente, sans l’interpréter, nous demeurons dans la conscience sans contenu.
La conscience sans contenu est le substrat de toutes nos expériences. Elle est préalable à notre conscience mentale restreinte et séparée de l’Être. La conscience sans contenu nous permet une vision globale, l’acceptation et la réalisation que ce que nous sommes, se trouve déjà là. Nous sommes là, par-delà nos besoins de contrôler et de définir la réalité, par-delà toute définition valorisante ou dévalorisante du monde et de nous-même.
Une pratique très ancienne appelée Vedanta permet de démanteler les fausses images et les définitions bipolaires que nous avons de nous-même.
L’expression du sanscrit “Neti Neti” signifie : “je ne suis pas ceci et je ne suis pas cela”.
Il nous est impossible d’accéder à une définition pertinente de nous-même, car ce que nous sommes intrinsèquement, est indéfinissable. A fortiori indéfinissable par nous-même. Cependant, par une introspection accompagnée, nous pouvons faire le constat objectif de ce que nous ne sommes pas.
Le Dr. Stephen Wolinsky est un héritier de tous ces mouvements. Il a bâti son œuvre sur des mouvements nommés : Neuroscience, dé-hypnose, linguistique, physique quantique, déconstruction postmoderne, Non-dualité. Initialement, il a nommé son travail : La Psychologie Quantique.

Werner Heisenberg a démontré que “l’observateur” ne peut être séparé de “ce qu’il/elle observe”. Ce faisant, il démontre comment « nous inventons » des réalités subjectives et comment nous faisons d’elles notre propre prison mentale. En observant l’activité de notre ‘moi’ fragmenté - entre l’observateur et ce qu’il observe -, nous comprenons les mécanismes par lesquelles nous pensons tout contrôler, alors que c’est ce mécanisme même de contrôle qui nous enferme et nous limite.
Einstein disait, “le vide est forme, la forme, c’est du vide condensé”. Nous pouvons observer que notre essence est vide de tous concepts. À l’instant où nous accédons à ce vide, nous entrons dans un état où toutes les idées limitées que nous avons de nous-même sont dépassées.
Pour les mêmes raisons, nous envisageons comment nous nous approprions les concepts d’énergie, d’espace, de masse, de temps, de gravité, de distance, de lumière, de son, de champs électromagnétiques, de forces faibles et fortes… pour créer des réalités subjectives erronées auxquelles nous nous identifions. Ce faisant, nous ignorons ce qui est vraiment là, en accordant aux choses des significations erronées que nous utilisons pour nous raconter des histoires purement subjectives.
La dé-hypnose
Quand nous nous identifions inconsciemment avec les mécanismes de survie de notre système nerveux, nous rentrons, sans nous en rendre compte, dans des “transes hypnotiques ” enfantines. De fait, nous régressons en âge, nous avons des sentiments, des émotions et des pensées induites par les pensées et les émotions que nous avions quand nous étions de petits enfants. Par exemple, nous pouvons nous sentir abandonné et confondu, ou rejeté et seul… Nous imaginons des catastrophes … toutes choses que nous croyons induites par ce que nous croyons être la réalité de notre vie d’adulte.
Les mécanismes de survie du système nerveux se reproduisent et se répètent en boucle, chez l’être humain. Cette boucle est structurée, soutenue, entretenue par le langage. Le langage qui nous permet de structurer notre pensée, à notre insu, nous enferme dans sa structure.
La dé-hypnose suppose de regarder de près notre activité hypnotique, de reconnaître les confusions et les représentations produites par notre imaginaire, de déconstruire les visions limitées et les croyances de base bipolaires et réductrices qui nous hypnotisent.
L’étude approfondie de cet ensemble de traditions anciennes et de travaux contemporains a permis au docteur Prabhã Calderón de mûrir sa pratique : L’Autoquestionnement accompagné
- Cette pratique nous permet de trouver par nous-même les ressources qui sont déjà en nous. Cette pratique nous permet de constater comment les mots et les concepts que nous plaquons arbitrairement depuis très longtemps sur la réalité, pèsent sur l’idée que nous nous faisons de la réalité. Cette pratique nous permet de constater que nous ne sommes pas condamné à nous confondre avec notre vision limitée de la réalité et nous invite à être librement ce que nous sommes.
| « Le problème avec le langage, c’est que, peu importe comment nous essayons de nous exprimer, nous sommes absorbé dans la structure des paroles » (Nisargadatta Maharaj ). |

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